vendredi 26 novembre 2010

Violences conjugales en Grèce : une femme sur trois battue

Concerns over domestic abuse

One in three Greek women have been victims of domestic violence, according to a study by the Research Center for Gender Equality.

The report, made public ahead of today’s International Day for the Elimination of Violence against Women, observes that social mores perpetuate the problem. "In Greece, the use of violence within the family is regarded as a strictly family affair," the report said, noting the existence of "an intense social prejudice against drawing attention to the problem."

Deputy Interior Minister Theodora Tzakri and Maria Stratigaki, general secretary for gender equality, are to travel to Brussels today for a summit of female ministers from European Union countries. The aim is to formulate a common policy on tackling domestic violence. In a recent report, the World Bank described violence against women as a serious cause of death and disability on a par with cancer.
Source : http://www.ekathimerini.com/4dcgi/_w_articles_politics_100012_25/11/2010_121420

mardi 9 novembre 2010

Le "raffinement" de la Grèce antique : les "prouesses" du "héros" homérique Achille

Homère, Iliade, Chants XVII à XXIV (traduit par Paul Mazon), Paris, Les Belles Lettres, 1998, p. 169 :

"Puis c'est Trôs, le fils d'Alastor, qui vient de tomber à ses genoux dans l'espoir que, faisant de lui son prisonnier, il [Achille] l'épargnera, et, au lieu de le tuer, lui laissera la vie, par pitié pour un frère d'âge. Pauvre sot ! Il ne sait pas qu'il ne sera pas écouté. Il ne s'agit pas ici d'un homme doux et facile, mais d'un furieux. Trôs, de ses mains, lui touche les genoux ; il le veut à tout prix supplier. L'autre le frappe de son épée au foie. Le foie jaillit hors du corps ; un sang noir en découle, qui remplit son giron ; l'ombre couvre ses yeux, le souffle à jamais lui échappe. Achille alors va à Moulios et le frappe de sa lance à l'oreille ; la pointe de bronze ressort aussitôt par l'autre oreille. C'est ensuite Echècle, le fils d'Agénor, qu'il frappe en pleine tête, de son épée à la bonne poignée. L'épée devient toute chaude de sang, et dans les yeux de l'homme entrent en maîtres la mort rouge et l'impérieux destin. C'est ensuite à Deucalion, là où se rejoignent les tendons du coude, qu'il transperce le bras de sa pointe de bronze ; et l'homme reste à l'attendre, le bras lourd, la mort devant les yeux : de son épée Achille lui tranche le col et jette ensemble au loin la tête avec le casque ; on voit même la moelle jaillir des vertèbres ; le corps gît là, étendu sur le sol. Il part alors à la poursuite du fils sans reproche de Piréôs, Rhigme, qui est venu de la Thrace au sol fertile. Il l'atteint en plein corps de sa javeline ; le bronze va se planter dans le ventre, et l'homme croule de son char."