vendredi 7 janvier 2011

Chypre : une plaque tournante du blanchiment d'argent sale

Emel Akçali, soutenance de thèse de Doctorat : "La question chypriote, une approche nouvelle en géopolitique", Université Paris-Sorbonne IV, 5 février 2007 :

"Mis à part ses problèmes intérieurs, Chypre constitue un passage maritime important en Méditerranée. L’économie mondiale est en voie de « maritimisation », étant donné l’accroissement constant des échanges par voie maritime entre différentes parties du globe, notamment grâce aux progrès de certaines techniques, comme la conteneurisation. Le transport du pétrole et du gaz, ainsi que le trafic maritime, qu’il soit de marchandises ou d’êtres humains, situe aujourd’hui Chypre au cœur d’une zone d’échanges entre les pays riverains de la Méditerranée orientale et l’Union européenne, les Etats-Unis, la Russie et même la Chine, l’Inde et l’Iran. La RdC [République de Chypre], qui est la seule entité internationalement reconnue, est un centre privilégié de transit maritime. La valeur des biens réexportés, à partir de son territoire, a atteint 450 millions d’euros en 2004 et le volume plus de 19 millions de tonnage . La RdC possède toutefois la dixième plus grande flotte commerciale du monde (Ibid.). Les avancées dans les domaines électronique et communicationnel, dans les années 1990, lui ont offert aussi de nouvelles occasions de développer ses services financiers. Elle est devenue ainsi un centre bancaire off shore, voire un paradis fiscal et une plaque tournante du blanchiment de capitaux qui a déjà attiré des milliards d’euros, comme revenu national ." 

Source : http://www.paris-sorbonne.fr/fr/article.php3?id_article=4846