mercredi 23 février 2011

La Grèce cherche à attirer les touristes turcs

La Grèce cherche à attirer les touristes turcs
Info ajouté par TRT le 2011-02-16 15:55:06

La Grèce cherche à attirer les touristes turcs


Luttant contre la crise économique, la Grèce s'apprête à adoucir l'application des visas.

Selon une information du quotidien grec Kathimerini, le gouvernement prévoit d'alléger les formalités des visas, exigées à un groupe de pays, y compris la Turquie, afin de pouvoir attirer plus de touristes.

Selon la même information, la Grèce lancera un pas pour attirer les Turcs, Chinois, Indiens, Russes et Ukrainiens.


Ce projet sera mené par un comité composé de responsables du ministère des Affaires étrangères et du ministère du Tourisme.

Les travaux seront intensifiés pour briser la mauvaise image de la Grèce, connu pour sa prise de position sévère au sujet des visas.

Dans ce cadre, une coopération sera assurée avec les représentations à l'étranger.
Source : http://www.1info2.com/la-grece-cherche-a-attirer-les-tour-358.html

lundi 21 février 2011

Fiscalité et non-chrétiens dans l'Empire byzantin

Aleksandr Aleksandrovich Vasiliev, Histoire de l'Empire byzantin, volume 1, Paris, Picard, 1932, p. 409 :

"La ville d'Alep (en arabe, Haleb) devenait un Etat vassal de l'Empire [byzantin]. La population musulmane devait payer à Byzance un impôt spécial, tandis que les chrétiens des districts vassaux étaient exempts de toute charge fiscale."

Robert Mantran, L'expansion musulmane (VIIe-XIe siècles), Paris, PUF, 1979, p. 266 :

"Dans l'Empire byzantin un impôt de capitation (képhaléion ou képhalition) était perçu sur les catégories inférieures de population dans les campagnes et sur les populations non chrétiennes (...)."

Dimitri Kitsikis, L'Empire ottoman, Paris, PUF, 1991, p. 41-42 :

"La loi de la Région intermédiaire était toujours la reconnaissance des diverses croyances, mais à condition que les populations des religions autres que celles de la religion d'Etat payent un impôt spécial. Dans les Etats musulmans cet impôt était la djizya (cizye). Dans l'Empire byzantin, un impôt similaire de capitation, le kephaleion (kephaliteion), était perçu sur les populations non chrétiennes. Dans l'Empire russe, en Sibérie conquise au XVIIe siècle, les non chrétiens étaient soumis à un impôt sous forme de fourrures."

L'oppression des Coptes par les Byzantins

Robert Mantran, L'expansion musulmane (VIIe-XIe siècles), Paris, PUF, 1979, p. 103-104 :

"En 628, les Grecs avaient repris l'Egypte aux Sassanides et l'empereur Héraclius en avait donné le commandement au patriarche d'Alexandrie, Cyrus. Or la province était en proie à de profondes dissensions, car la population, copte dans une large majorité, supportait mal l'oppression religieuse du patriarche qui voulait la ramener dans le giron de l'Eglise orthodoxe ; en outre elle était accablée par les agents du gouvernement qui percevaient sur elle au maximum impôts et blé destiné au ravitaillement de Constantinople. Aussi l'arrivée des Arabes fut-elle, comme en Syrie, accueillie favorablement."

La persécution des Araméens par les Byzantins

Robert Mantran, L'expansion musulmane (VIIe-XIe siècles), Paris, PUF, 1979, p. 103 :

"Entre la Syrie et la basse Mésopotamie s'étendait la Mésopotamie proprement dite, alors encore aux mains des Byzantins. Là aussi ceux-ci étaient en difficulté : la population araméenne, de religion monophysite, était persécutée par les Grecs ; des Arabes étaient venus s'y établir ; si bien que les conquérants musulmans furent accueillis sans hostilité."

jeudi 17 février 2011

Les Grecs, des nouveaux venus dans l'Anatolie antique

Marc Desti, Les civilisations anatoliennes, Paris, PUF, 1998, p. 125 :

"Si durant ces hautes époques les liens étaient nombreux avec les voisins installés à l'orient ou au sud du plateau anatolien (Mésopotamie, Levant, Egypte), au Ier millénaire de nouveaux venus, les Grecs, arrivés de l'Ouest comme les Hittites et les Phrygiens, vont rattacher ce vaste espace aux cultures occidentales."

lundi 14 février 2011

L'"Européen" Papandréou a tenté vainement de fourrer son nez dans la crise égyptienne

Georges Papandreou renonce à se rendre au Caire dimanche

Le Premier ministre grec Georges Papandreou envisage de se rendre au Caire “dans un avenir très proche”, a déclaré samedi son cabinet, en indiquant qu’il avait renoncé à se déplacer en Egypte dimanche comme envisagé initialement. Le cabinet du Premier ministre a publié un bref communiqué samedi soir indiquant que le “programme” du Premier ministre grec qui prévoyait de se rendre au Caire dimanche pour rencontrer le Président égyptien Hosni Moubarak, avait été “reporté”. Vendredi soir à Bruxelles, M. Papandreou avait laissé entendre à quelques journalistes, à l’issue du sommet européen, qu’il allait se rendre au Caire dimanche pour tenter une mission de médiation auprès du Président égyptien qui s’accroche au pouvoir malgré la contestation grandissante dans les rues égyptiennes. “Le Premier ministre est désireux de faire cette visite dans un avenir très proche” précise le communiqué, mais il n’ira “que lorsque les conditions seront bonnes”, ajoute le texte sans plus de détails. M. Papandreou qui a été l’un des Premiers chefs de gouvernement européen à réclamer une “transition démocratique” en Egypte cette semaine, a eu des entretiens téléphoniques samedi avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Une importante communauté grecque vit en Egypte et la diplomatie grecque est traditionnellement proche de celle de l’Egypte, voisine méditerrannéenne.

La rédaction du journal Le Soir

Publié le 05/02 à 19h56
Source : http://www.sudpresse.be/actualite/fil_info/2011-02-05/georges-papandreou-renonce-a-se-rendre-au-caire-dimanche-846534.shtml

Tiens donc, la Grèce n'est plus censée être un pays européen tout d'un coup ? Papandréou n'en finira donc jamais avec ses clowneries...

Risible : quand l'"Européen" Papandréou mendiait auprès des Arabes

Georges Papandreou invite les pays arabes à investir en Grèce

GRÈCE / LIBAN / PAYS ARABES. Présent à l'inauguration du 18e Forum économique arabe qui se tient à Beyrouth, le Premier ministre grec, Georges Papandreou, a invité les pays arabes à venir investir dans son pays. D'autant qu'en 2009, le commerce entre la Grèce et 18 pays de la zone Mena et du Golfe, a totalisé près de 5mds€.

Alors que la Grèce traverse une crise financière sans précédent, M. Papandreou a affirmé que son pays "est en train de changer rapidement, et dans ce processus, nous vous invitons tous à visiter et à investir en Grèce".

Selon le Premier ministre grec, son pays représente "aujourd'hui une opportunité pour les affaires", d'autant que des efforts sont faits pour "assurer un meilleur environnement pour les investissements".
Il a également expliqué qu'une nouvelle législation accordant automatiquement des licences aux nouvelles compagnies, allait bientôt être mise en place.

M Papandréou s'exprimait à l'occasion de l'inauguration du 18e Forum économique arabe, qui rassemble les acteurs économiques de quelque 25 pays arabes et qui s'est ouvert à Beyrouth le 20 mai 2010.

Lire aussi :
La zone euro s'engage dans un plan d'aide pour la Grèce sans précédent dans le monde


Jeudi 20 Mai 2010
Jenny Saleh, à BEYROUTH
Source : http://www.econostrum.info/Georges-Papandreou-invite-les-pays-arabes-a-investir-en-Grece_a2842.html

ça n'a pas l'air de lui suffire toutes les subventions gracieusement accordées par les pays membres de l'UE...

Mauvaise nouvelle pour Athènes : l'Angleterre de Cameron et la Turquie sont proches de conclure un accord militaire

    * EUROPE NEWS
    * FEBRUARY 14, 2011

U.K., Turkey Near Military Accord


By ALISTAIR MACDONALD

LONDON—The U.K. and Turkey are negotiating a military pact that would see the two European powers take part in joint exercises and share expertise, a person familiar with the matter said.

The agreement underscores how the U.K., Europe's most active military, is eager to work more closely with allied militaries amid budget cuts. In October, the British government announced cuts to the military budget of 7.5% over the next four years.

An accompanying Security and Defense Strategy Review placed great emphasis on alliances and partnerships to "enhance capability."

Britain hopes to have completed its memorandum of understanding with Turkey by July, this person said. Much of the deal will hinge on joint exercises. For instance, the U.K. could train helicopter pilots in Turkey, whose hot and mountainous terrain replicates Afghanistan.

Further down the line, the two countries are looking at cooperating on equipment programs.

One "possibility" is that the Turks would help build Britain's Type 26 Frigate, a type of naval ship due to enter service in the early 2020s. Britain also wants to offer more places to train Turkish officers at its Royal College of Defence Studies and the Turks will invite British personnel to their training courses.‬‪

A spokesman for the Turkish defense ministry couldn't be reached for comment Sunday.

Turkey has one of the largest militaries in the world, with around 517,100 people across all its, mainly conscript-based, armed services, according to Jane's International Defense Review. The U.K. currently has around 178,370, ahead of expected cuts of around 17,000 jobs.‬‪

Britain has already signed a more far reaching agreement with France to form a joint expeditionary force and cooperate on developing new military technology. The country is also talking to Northern European countries, such as Norway and the Baltic states, about closer military ties.‬‪

The person familiar with the matter said such deals show how the U.K. can cooperate with European armies without going through a supranational body like the European Union.

The deal also highlights a desire by the U.K. to court Turkey. Senior Conservative party officials such as Defense Secretary Liam Fox and Foreign Secretary William Hague have long championed the country's ambition to enter the European Union.

Mr. Fox said he believes that Europe risks alienating a friendly secular Muslim country that is a key ally in Middle Eastern politics.

Write to Alistair MacDonald at alistair.macdonald@wsj.com
Source : http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704657104576142374229513638.html

dimanche 13 février 2011

Grèce : le célèbre compositeur tiers-mondiste Mikis Theodorakis assume fièrement sa judéophobie

Mikis Theodorakis se déshonore

[Mercredi 09/02/2011 14:12]

Le célèbre compositeur grec Mikis Theodorakis s’est sérieusement déshonoré en se lançant dans des attaques antisémites sans précédent. En fin de semaine dernière, lors d’une émission télévisée dans son pays, il a fièrement déclaré « être non seulement antisioniste mais également antisémite », et a ajouté « que tous ce qui se passe dans le monde provenait du Sionisme ».
Selon cet « intellectuel », « ce sont les Juifs américains qui ont poussé George W. Bush à envahir l’Irak, et ce sont eux qui se trouvent derrière les banques qui sont responsables de la grande crise qui a frappé les Etats-Unis, puis l’Europe et la Grèce en particulier ». Antisémitisme on ne peut plus classique.
Paradoxalement, l’artiste qui apparemment vieillit mal, avait composé l’œuvre « Mauthausen » en souvenir des victimes des camps de la mort, ce qui lui avait valu d’être très populaire en Israël. Mais il est aussi depuis les années 1960 l’une des figures de proue de la gauche grecque, ce qui l’a sans doute fourvoyé et plongé dans un antisémitisme produit aujourd’hui par la gauche mondiale sous couvert d’antisionisme.
Depuis des années, après avoir même soutenu un temps l’Etat d’Israël, il est devenu l’un de ses grands contempteurs. Se cachant auparavant derrière « la critique d’Israël » ou son « opposition au Sionisme », Theodorakis a fait tomber le masque en allant jusqu’à dire « que les Juifs sont la racine du mal dans le monde ». Refrain connu à une certaine époque mais qui revient de façon inquiétante à la mode actuellement. Et dans l’émission télévisée, il a mis les choses au clair une fois pour toutes : « Je suis antisémite ». Dans la foulée, il s’attaquait à l’ancien Secrétaire d’Etat US Henry Kissinger, qu’il accuse « d’avoir donné l’ordre de détruire la culture grecque » !!!
Il dénonce également la politique de l’actuel Premier ministre grec, George Papandreou, parce qu’il noue de bonnes relations avec Israël et Binyamin Netanyahou, indiquant « que ce dernier est persona non grata en Grèce à cause de ses crimes commis au Liban et à Gaza ».
Enfin, l’« artiste » a crié « au danger » parce que la Grèce accueille prochainement une réunion des dirigeants juifs américains avant qu’ils ne se rendent en Israël.
Source : http://www.israel7.com/2011/02/mikis-theodorakis-se-deshonore/

Rappelons que Theodorakis fut membre du Parlement grec et ministre sans portefeuille du gouvernement de Mitsotákis.

Le fanatisme destructeur des Grecs à l'encontre de l'architecture turco-ottomane

vendredi 19 mars 2010
Pour Lisa Montmayeur, les échanges de population gréco-turcs peuvent être une clé de lecture de la société turque contemporaine.

Lisa Montmayeur (photo) est chercheuse en sociologie, doctorante à l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble et à l’Institut Français d’Etudes Anatoliennes (IFEA) d’Istanbul. Elle travaille sur les initiatives de rapprochement entre des villes turques et grecques issues des échanges de population de 1923. Le 4 mars dernier, elle était l’invitée du séminaire sur la Turquie contemporaine de l’OVIPOT. Lors de cet entretien exclusif, Benoît Montabone est revenue avec elle sur les aspects les plus stimulants de sa démarche.


Benoît Montabone : Comment se manifestent les rapprochements entre les villes grecques et les villes turques ? Est-ce une volonté gouvernementale ?
Lisa Montmayeur : Depuis le début des années 1980, on constate que la société civile joue un rôle croissant dans la dynamique de rapprochement gréco-turc, même si les gouvernements continuent d’être des acteurs majeurs des relations bilatérales entre les deux pays. Ces nouveaux acteurs civils ont, par exemple, bénéficié des accords qui ont été adoptées lors du rapprochement établi dans les années 1980 entre Turgut Özal et Andreas Papandréou (appelé «processus de Davos»). Ces accords ont contribué à dynamiser les échanges culturels, économiques et sociaux entre les deux pays. Certaines villes grecques dont les habitants sont originaires de Turquie contribuent fortement à cette nouvelle dynamique en revenant dans leur ville d’origine (en organisant notamment des voyages-pèlerinages). C’est le cas par exemple de Nea Karvali et de Güzelyurt dont les populations ont été échangées en 1924. Les villes co-organisent un festival d’amitié depuis maintenant plusieurs années, à l’occasion de la venue des réfugiés grecs à Güzelyurt (anciennement Gelveri). Les Grecs de Nea Karvali viennent ainsi rencontrer les habitants de Güzelyurt, retrouver les maisons où vivaient leurs parents ou leurs grands parents. D’autres collaborations de ce type existent également entre les îles de la mer Egée et le littoral turc voisin.


BM : Les relations sont-elles réciproques ? La mémoire de la migration s’est-elle développée de la même façon en Grèce et en Turquie ?
LM : Le processus de construction de cette mémoire collective de l’échange est très différent en Grèce et en Turquie. En Grèce, les réfugiés ont très tôt fondé des associations au niveau local. Un centre a également été créé pour recueillir la mémoire des réfugiés (Centre d’études sur l’Asie Mineure) à Athènes. Ces associations locales ont été les vecteurs des premiers rapprochements. Si l’on prend le cas de Güzelyurt-Nea Karvali, on constate que les réfugiés ont commencé, dès la fin des années 40, à retourner dans leur ville d’origine pour de courts séjours. Ces initiatives étaient surtout individuelles et familiales. A partir des années 1980, ces initiatives ont pris un caractère plus structuré, collectif et ont permis le développement d’échanges plus poussés avec les habitants de la ville de Güzelyurt. En Turquie, le processus de redécouverte et de valorisation d’une identité individuelle et collective de réfugiés est un phénomène beaucoup plus tardif. La première fondation de réfugiés, le «Lozan Mubadilleri Vakfi» (La fondation des migrants du Traité de Lausanne), n’a été créée qu’en 2001. Cette fondation fait un important travail de collecte d’archives, qui est difficile après plusieurs décennies d’oubli. Elle organise aussi des voyages-pèlerinages en Grèce depuis quelques années.


BM : La question des biens immobiliers et patrimoniaux doit, par conséquent, être au cœur des ces échanges. Constitue t-elle un point de rapprochement ou d’achoppement entre les différentes communautés ?
LM : C’est effectivement une dimension importante du problème, notamment en ce qui concerne le patrimoine religieux. La question se pose beaucoup plus en Turquie qu’en Grèce, car il subsiste très peu de traces de la présence musulmane en Grèce, alors qu’églises et monastères orthodoxes sont encore très nombreux en Turquie. En Grèce, les mosquées qui n’ont pas été détruites après l’échange ou qui ont pu résister au temps, commencent timidement à être mises en valeur. Elles sont dans la plupart des cas transformées en musées (à Meis, Kavala, par exemple). En Turquie, les monuments religieux orthodoxes ont rarement fait l’objet de destructions, mais ont le plus souvent été laissé à l’abandon. Si certaines églises ont parfois été reconverties en mosquée (les « kilise-camii » de Güzelyurt et Kas), on constate que, dans la majorité des cas, ces églises ne sont plus utilisées comme lieu de culte. Certaines ont été transformées en musée, d’autres ont été rénovées pour permettre aux touristes de les visiter. Beaucoup ne sont plus des lieux de culte. La question du patrimoine architectural est aussi problématique. Le rachat de biens immobiliers par des étrangers, parfois descendants de réfugiés, comme à Ayvalik (en face de l’île grecque de Mytilène), peut être perçu comme une menace pour les habitants de certains villages.


BM : La question des identités individuelles et collectives semble être au cœur de ce processus. Comment est-elle appréciée en Turquie ?
LM : De manière générale, la question de l’échange de population, et plus largement des mouvements de populations à la fin de l’Empire ottoman, est une clé très intéressante pour lire la société turque contemporaine. On assiste, par exemple, à un renouveau du rapport à l’identité, phénomène récent en Turquie, mais qui tend à s’affirmer. Par exemple, l’année dernière, plusieurs membres de la société civile, dont la Fondation pour les réfugiés de Lausanne («Lozan Mubadilleri Vakfi»), ont osé contredire publiquement les propos du Ministre de la Défense Vecdi Gönul qui s’était félicité de l’échange de population (cf. l’article de Lisa Montmayeur dans notre édition du 29 novembre 2008). L’aspect traumatique de l’échange pour les populations concernées, jusque là longtemps resté tabou, commence à être abordé dans la sphère publique par certains acteurs. Ce processus d’affirmation d’une identité de réfugié se manifeste aussi par la redécouverte en Turquie de la musique Rebetiko. Mais dans le même temps, cette affirmation identitaire peut être aussi le fait de logiques nationalistes fortes. Les Grecs pontiques notamment s’estiment victimes d’une politique de nettoyage ethnique et l’ont fait reconnaître par le Parlement grec. Le rapprochement entre descendants de réfugiés peut être ainsi une source de nouveaux conflits entre les deux pays, sur des questions qui restent sensibles.
Propos recueillis par Benoît Montabone
Source : http://ovipot.blogspot.com/2010/03/pour-lisa-montmayeur-les-echanges-de.html

Voir également : Le nettoyage ethnique, principe fondateur du stato-nationalisme grec

mardi 1 février 2011

Québec : un restaurant grec impliqué dans un trafic d'héroïne

Agrandissement refusé à un restaurateur d’Outremont accusé de trafic d’héroïne    
Nouvelles générales - Faits divers
Écrit par Daniel Renaud  
Lundi, 31 janvier 2011 00:48
Mise à jour le Lundi, 31 janvier 2011 13:36

Accusé de trafic d’héroïne, le propriétaire et chef cuisinier cinq étoiles d’un restaurant coté d’Outremont ne pourra pas agrandir son établissement.

Ainsi en ont décidé la Régie des alcools, des courses et des jeux et le Tribunal administratif du Québec dans deux décisions rendues respectivement le 3 septembre dernier et le 26 janvier.

Les déboires de Dionisios Katravas, propriétaire, principal actionnaire et cuisinier du restaurant Orexi, situé au 1270 de la rue Bernard, à Outremont, ont débuté le 21 février 2010.
Ce jour-là, lui et deux de ses employés, Geracimos Katravas et Constantinos Bitsanis, ont été arrêtés par les policiers de Montréal dans un logement attenant au restaurant avec environ un kilo d’héroïne et plus d’une livre de marijuana.

Les trois individus ont été appréhendés à l’issue d’une filature qui a duré 24 heures et qui a débuté après que la police eut reçu des informations voulant que Katravas était un important trafiquant de drogue, un prêteur usuraire, qu’il portait une arme de poing et qu’il était en conflit avec des gens du milieu criminel.

Lors de cette filature, les policiers ont suivi Katravas, qui, à bord d’un luxueux VUS Cadillac Escalade noir immatriculé au nom de sa conjointe, a notamment fait la navette entre sa résidence de Laval, son restaurant et un immeuble à condos situé au 3333, Jean-Talon Ouest, où il a fait monter l’un de ses employés. Il a ensuite déposé ce dernier dans le secteur des rues Rouen et Préfontaine, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, où l’employé est entré dans quelques résidences avant de ressortir avec un sac. À noter que la conjointe de Dionisios Katravas et ses enfants l’accompagnaient dans le VUS lorsque les policiers l’ont observé.

Accusé de trafic de stupéfiants avec ses présumés complices, Dionisios Katravas, 38 ans, a plaidé non coupable le 25 février suivant. Dix jours plus tard, il a été libéré en attendant la suite des procédures moyennant un dépôt de 15 000 $ et à la condition de ne pas porter d’arme. Son enquête préliminaire devait avoir lieu jeudi dernier. À noter que, malgré les informations reçues, les policiers n’ont pas trouvé d’arme sur le restaurateur et ne l’ont pas accusé de prêt usuraire.

Prête-nom

Or, quelques jours avant son arrestation, Katravas s’était adressé à la Régie des alcools, des courses et des jeux pour récupérer des permis d’alcool qu’il avait perdus, faute de les avoir payés, et pour obtenir trois permis de restaurant supplémentaires pour aménager une salle de 72 places au rez-de-chaussée de son établissement et une terrasse qui peut accueillir 29 personnes.

Mais le 30 avril, deux mois après son arrestation, lui et sa femme ont signé un document voulant que cette dernière devienne la seule actionnaire du restaurant.

Malgré le témoignage en ce sens de la femme devant les régisseurs Pierre H. Cadieux et Aïda Karibian, de la Régie des alcools, des courses et des jeux, ceux-ci ont conclu que la conjointe de Katravas ne possédait pas les compétences pour diriger le restaurant, qui, dans les faits, continuerait d’être dirigé par Katravas, pour qui sa femme agirait plutôt comme prête-nom.

La Régie a donc refusé la demande. Katravas et sa conjointe se sont alors tournés vers le Tribunal administratif pour obtenir gain de cause, mais ils y ont également été déboutés.

« Compte tenu des importantes quantités d’héroïne et de marijuana saisies dans une dépendance de l’établissement, de l’arrestation de Dionisios Katravas, administrateur et unique actionnaire de la requérante ainsi que de deux employés et des accusations portées contre Dionisios Katravas, il est justifié de considérer que la délivrance des permis serait contraire à l’intérêt public », écrit le juge administratif Louis A. Cormier dans une décision rendue la semaine dernière.
Source : http://ruefrontenac.com/nouvelles-generales/faitsdivers/33065-restaurant-orexi-heroine