lundi 21 février 2011

Fiscalité et non-chrétiens dans l'Empire byzantin

Aleksandr Aleksandrovich Vasiliev, Histoire de l'Empire byzantin, volume 1, Paris, Picard, 1932, p. 409 :

"La ville d'Alep (en arabe, Haleb) devenait un Etat vassal de l'Empire [byzantin]. La population musulmane devait payer à Byzance un impôt spécial, tandis que les chrétiens des districts vassaux étaient exempts de toute charge fiscale."

Robert Mantran, L'expansion musulmane (VIIe-XIe siècles), Paris, PUF, 1979, p. 266 :

"Dans l'Empire byzantin un impôt de capitation (képhaléion ou képhalition) était perçu sur les catégories inférieures de population dans les campagnes et sur les populations non chrétiennes (...)."

Dimitri Kitsikis, L'Empire ottoman, Paris, PUF, 1991, p. 41-42 :

"La loi de la Région intermédiaire était toujours la reconnaissance des diverses croyances, mais à condition que les populations des religions autres que celles de la religion d'Etat payent un impôt spécial. Dans les Etats musulmans cet impôt était la djizya (cizye). Dans l'Empire byzantin, un impôt similaire de capitation, le kephaleion (kephaliteion), était perçu sur les populations non chrétiennes. Dans l'Empire russe, en Sibérie conquise au XVIIe siècle, les non chrétiens étaient soumis à un impôt sous forme de fourrures."