mercredi 2 mars 2011

Grèce : les manifestations anti-austérité dégénèrent en affrontements avec la police

Affrontements entre jeunes et policiers à Athènes

23/02 17:44 CET

Les rues d’Athènes envahies par les cocktails molotovs.

Les policiers déployées dans la capitale grecque ont été pris pour cible, en marge de la manifestation de mercredi.

Celui-ci est secouru de justesse par ses collègues.

Les affrontements se déroulent aux abords du parlement, dans le centre-ville.


D’un côté, des dizaines de jeunes jetant des engins explosifs et des pierres.

De l’autre, les 5000 policiers qui encadrent la manifestation anti-austérité, et qui répliquent par des tirs de gaz lacrymogènes.

Plusieurs arrestations ont déjà eu lieu, et au moins 3 membres des forces de l’ordre ont été blessés.
Dans le même temps, le gros des manifestants continuaient de défiler.

Selon les syndicats, environ 60 000 personnes sont descendues dans les rues d’Athènes.

Ils réclament l’arrêt de la cure d’austérité menée par le gouvernement socialiste.

Une grève de 24 heures a été décrétée, alors que de nouvelles mesures de rigueur sont attendues.

En 2010, le gouvernement a déjà baissé les salaires et les retraites et augmenté les impôts.

Copyright © 2011 euronews
Source : http://fr.euronews.net/2011/02/23/affrontements-entre-jeunes-et-policiers-a-athenes/

Grèce: affrontements jeunes-police en marge d'un défilé de grève générale

ATHENES - Des affrontements ont eu lieu mercredi dans le centre d'Athènes entre des dizaines de jeunes et les forces anti-émeutes en marge d'une manifestation contre l'austérité dans le cadre d'une grève générale de 24 heures à l'appel des syndicats, a constaté une journaliste de l'AFP.

Les forces de l'ordre, déployées en cordon devant le ministère des Finances, en bas de la place centrale de Syntagma, ont tiré des grenades de gaz irritants et lacrymogènes pour repousser les jeunes qui les visaient avec divers projectiles.

La police s'est ensuite déployée pour repousser au-delà de la place la masse des manifestants, scindée en deux par les incidents et dont beaucoup toussaient et suffoquaient. Mais les échauffourées se sont poursuivies en contrebas du parlement, où des jeunes jetaient des cocktails Molotov, des morceaux de marbre ou des pierres sur les forces de l'ordre.

Un policier touché par un cocktail Molotov et dont l'uniforme s'est enflammé, a dû être secouru par ses collègues, selon un photographe de l'AFP.

La police qui comptait trois blessés légers dans ses rangs, a annoncé avoir procédé à cinq arrestations.

Selon les syndicats, plus de 60.000 personnes ont défilé à Athènes, selon la police ils étaient 20.000. A Salonique, la police a dénombré environ 16.000 manifestants.

Quelque 5.000 policiers avaient été déployés à Athènes face au risque de tels débordements qui sont quasi systématiques ces dernières années lors des manifestations.

La plupart des magasins étaient restés fermés, voire barricadés dans le centre-ville, où une moto de la police a été brûlée et la devanture d'une banque endommagée.


Les manifestations étaient organisées par les deux grandes centrales du pays, la GSEE pour le privé et l'Adedy pour le public, ainsi que par le front syndical communiste Pame, dans le cadre d'une journée d'action de 24 heures contre la cure d'austérité prescrite au pays par l'Union européenne et le Fonds monétaire international en échange de son sauvetage financier.

"Nous demandons que le gouvernement renonce à toutes ses mesures, qu'il renonce aux privatisations, qu'il interdise les licenciements et qu'il arrête la paiement de la dette du pays", a déclaré à l'AFP Tania Vrizaki, militante du Sek (gauche anticapitaliste).

Le président du principal syndicat de la société publique d'électricité DEI, Nikos Fotopoulos, s'est déclaré "spécialement inquiet" pour l'avenir de son entreprise que le gouvernement "veut faire entrer en bourse". "Nous savons que si cela se passe, le consommateur grec devra payer deux ou trois fois plus cher le kwh", a-t-il ajouté.

Après avoir augmenté en 2010 les impôts, réduit les salaires des fonctionnaires et les retraites, le gouvernement est désormais engagé dans une deuxième phase d'austérité, qui passe par une dérégulation de l'économie et de possibles nouvelles baisses de salaires dénoncées par les syndicats.

(©AFP / 23 février 2011 15h37)
Source : http://www.romandie.com/infos/news2/110223143741.wf5114z8.asp

International
23 février 2011, 23h22
Grèce : Les manifestations anti-austérité dégénèrent

Des manifestations contre le plan d'austérité imposé par l'union européenne et le FMI ont dégénéré mercredi en Grèce.

Soixante mille manifestants se sont regroupés mercredi à Athénes, selon les syndicats (20.000 selon la police), et 16.000 à Salonique, pour manifester contre la politique d'austérité menée par le gouvernement. La première grève générale de l'année – après sept journées de mobilisation en 2010 – répondait à l'appel des deux principaux syndicats du pays. Tous protestaient contre les nouvelles mesures d'austérité annoncées et passant par une dérégulation de l'économie, après les baisses des salaires et des pensions et les hausses de taxes déjà intervenues en 2010.

Le regroupement qui se voulait pacifique a très vite dégénéré. Dans l'après-midi, juste après l'arrivée du cortège principal sur la place Syntagma, face au parlement, des dizaines de personnes se sont opposées aux forces anti-émeute à coups de cocktails molotov et de divers projectiles, tandis que les forces de l'ordre ripostaient avec des grenades lacrymogènes. Trois policiers ont été légèrement blessés tandis que neuf émeutiers ont été interpellés. En prévention d'éventuels débordements, les magasins du centre d'Athènes étaient restés clos voire s'étaient barricadés. La police quant à elle s'était déployée en masse dans la capitale, avec pas moins de 5.000 unités.
"Nous n'en pouvons plus"

Les manifestants déplorent le manque de perspective offert par le gouvernement Grec. « Tout le monde pense que c'est l'impasse complète, financière, politique, morale et culturelle, la société grecque est sans espoir », rapporte l'un d'entre eux à l'AFP. La banderole en tête du cortège proclamait : « Nous n'en pouvons plus ». Et pour cause, le chômage touche 14% de la population.

Parallèlement aux manifestations, Georges Papandreou le Premier ministre grec était à Helsinki. Il effectue  une tournée européenne  pour demander à ses partenaires européens le rallongement des délais de remboursement du prêt de 110 milliards d'euros consenti à la Grèce par l'UE et le FMI. Il a annoncé que le pays rembourserait sa dette « avec les intérêts ».

Par Maxime Thomas
Source : http://www.francesoir.fr/actualite/international/grece-manifestations-anti-austerite-degenerent-75973.html