jeudi 28 avril 2011

Le Spiegel : "L'enfant à problèmes de l'Europe est la Grèce"

Der Spiegel German Magazine States: “The Problem Child of Europe is Greece”

Posted on 27 April 2011 by Marianna Kourti

The German magazine Der Spiegel in its electronic edition refers to Greece, which is characterized as the problematic child of Europe. Speaking about yesterday’s results of Eurostat concerning the debt, it underlines that the mountain of the country’s debt is higher than expected. According to the magazine, the solution for the servicing of the Greek debt is to be served either with very high increase rates or with restructuring. “Considering that Greece has not presented a development model which will mark the turn, only the possibility of restructuring remains”, Der Spiegel mentions. Additionally, “Frankfurt Neue Presse” says that “Greece is not running a Marathon, but it faces an Odyssey and no one knows if the country will arrive to its destination. In any case, the publication of new financial information by Eurostat, increases doubts, the newspaper observes, submitting all new data regarding the national debt. The German edition of “Financial Times” notices: “Bigger than expected the financial ‘hole’. The data that Athens submitted are corrected again. Apart from that, economist and member of German Council of Economic Experts Lars P. Feld comes out for the Greek debt’s restructuring. Bond markets react in horror”, the newspaper writes.
Source : http://eu.greekreporter.com/2011/04/27/der-spiegel-german-magazine-states-%E2%80%9Cthe-problem-child-of-europe-is-greece/

Le vice-Premier ministre grec Theodoros Pangalos l'admet en privé : "Le conflit du nom entre la Macédoine et la Grèce est ridicule"

Dnevnik
Le conflit du nom entre la Grèce et la Macédoine est « ridicule »
Traduit par Andrijana Papikj

Publié dans la presse : 21 mars 2011
Mise en ligne : mercredi 23 mars 2011
Depuis le 21 mars, la CIJ étudie la plainte déposée par la Macédoine contre la Grèce. Dans une dépêche diplomatique révélée par Wikileaks, on apprend que l’actuel vice-Premier ministre grec, Theodoros Pangalos, jugeait « ridicule »2008 le conflit nominal qui oppose depuis 20 ans Athènes et Skopje.

« Le conflit du nom entre la Macédoine et la Grèce est ridicule et catastrophique depuis le début. Il faut permettre à notre voisin, la République de Macédoine, d’utiliser le nom qu’il a choisi. De son côté, Athènes devrait être honorée que Skopje veut utiliser ce nom. »

Voilà ce qu’a déclaré le Vice-Premier ministre grec Theodoros Pangalos lors de la réunion avec l’ambassadeur américain en Grèce Daniel Speckhard en février 2008 à Athènes, selon la correspondance secrète publiée par Wikileaks.

Selon le rapport que Speckhard a envoyé d’Athènes au Département d’État des États-Unis, Pangalos juge la position grecque sur le conflit du nom de « l’ARYM » absurde.

De l’avis de Pangalos, la proposition de nom du médiateur Matthew Nimetz reflétait son approche raisonnable. À l’époque il a assuré la chef de la diplomatie grecque Dora Bakoyannis que le parti socialiste grec (PASOK) n’abuserait pas cette question.

Theodoros Pangalos figure parmi les membres les plus réputés et les plus actifs du PASOK, aujourd’hui au pouvoir. Vice-Premier ministre au sein du gouvernement grec, il est chargé de la coordination entre le Conseil gouvernemental des affaires internationales et de défense et le Comité de politique économique et sociale, récemment créé.

Theodoros Pangalos, ancien ministre des Affaires étrangères, est aussi connu pour sa langue acérée et sa diplomatie maladroite.
Source : http://balkans.courriers.info/article17156.html

jeudi 21 avril 2011

Attaque contre une synagogue sur l'île de Corfou

Grèce: Incendie criminel d'une synagogue sur l'île de Corfou
Mis à jour le 19.04.11 à 14h46

Une synagogue de l'île grecque de Corfou a été endommagée ce mardi matin par un incendie d'origine criminelle. Il s'agit de la troisième attaque de ce type en moins de deux ans en Grèce.
Une trentaine d'ouvrages de prières ont été endommagés par les flammes, a précisé un policier. La porte de l'édifice a été fracturée et les enquêteurs ont retrouvé sur les lieux deux jerricanes d'essence vides.

En février 2010, les policiers avaient arrêté trois hommes soupçonnés d'avoir mis le feu à deux reprises à une synagogue ancienne sur l'île de Crète. L'île de Corfou, dans la mer Ionienne, abrite aujourd'hui environ 150 juifs. La communauté juive de Grèce, qui compte aujourd'hui environ 8.000 âmes, a été décimée lors de la Seconde Guerre mondiale.
Reuters
Source : http://www.20minutes.fr/ledirect/709569/monde-grece-incendie-criminel-synagogue-ile-corfou

lundi 18 avril 2011

Les brassages successifs dont est issu le peuple grec actuel

Les Pélasges et Minoens pré-indo-européens :

"Quoi qu'il en soit, que les proto-Grecs soient arrivés par l'Epire ou par la Macédoine, puis par la Thessalie, il est aujourd'hui quasiment acquis qu'ils s'installent dans l'Attique, puis dans le Péloponnèse, autour de 2000 av. J.-C. Si l'on appelle « Pélasges » les anciens habitants de la région comme le faisaient les Grecs dans l'Antiquité, c'est de ce peuple (dont une partie a peut-être fui vers les montagnes ou les îles, mais dont une autre partie, certainement importante, a dû payer tribut ou être mise en esclavage) que les nouveaux venus ont appris la navigation, ce qui leur a permis de conquérir la Crète." (Serge Métais, Histoire des Albanais. Des Illyriens à l'indépendance du Kosovo, Paris, Fayard, 2006, p. 84-85)

"Dire que les Albanais sont les descendants des Pélasges est une banalité si l'on appelle « Pélasges » les habitants de la région avant l'arrivée des Indo-Européens. Car même si le mélange ethnique des Indo-Européens et des peuples qu'ils ont soumis a pris plus ou moins de temps selon les régions, a été plus ou moins retardé au cours des siècles par la prégnance des mythes, l'existence de lois ou d'interdits religieux, il s'est fait partout, même en Inde." (Serge Métais, ibid., p. 92-93)

"Les plus anciens Balkaniques sont sans doute les Grecs et les Illyriens-Albanais. Parlant des langues indo-européennes, ils firent mouvement vers le sud : les premiers au milieu du IIe millénaire avant J.-C., en se mélangeant aux autochtones policés par la Crète pour donner naissance à la civilisation mycénienne (1600-1100 avant J.-C.), et, par la suite, à celle de l'Athènes classique (...)." (Georges Castellan, Histoire des Balkans, XIVe-XXe siècle, Paris, Fayard, 1991, p. 21)

Les Slaves (Péloponnèse, Crète, Macédoine grecque) :

"Les Slaves forment le contingent le plus important. Originaires de la zone de plaines entre Oder et Dniepr, ils franchirent les Carpates en direction du sud à partir du VIe siècle de notre ère en s'infiltrant à travers le couloir morave, les cols carpatiques, la plaine moldave. Sous Justinien, ils atteignirent la côte dalmate et firent trembler Salona (près de Split) et Dyrrachium (Dürres), puis, soumis par les Avars venus de l'Altaï, ils envahirent au siècle suivant l'Empire byzantin par vagues compactes qui submergèrent toutes les provinces, depuis l'Istrie jusqu'au Péloponnèse et à la Crète. En 626, ils mirent sans succès le siège devant les murailles de Byzance. La péninsule porte dans sa toponymie des traces de leur présence car, à la différence de leurs maîtres Avars, ces Slaves ne se contentèrent pas de piller les villes antiques : agriculteurs, exploitant le sol par leurs communautés familiales (zadruga) regroupées en clans et tribus, ils formèrent des « slavinies » qui surent se rendre indépendantes des puissances voisines. (...)

Les tribus slaves de la Grèce furent en effet soumises dès le IXe siècle à une hellénisation religieuse et culturelle qui fit disparaître peu à peu leurs caractères originaux, tandis que celles de la Macédoine, tiraillées entre leurs voisins, hésitèrent jusqu'au XXe siècle à acquérir une identité spécifique." (Georges Castellan, ibid., p. 22)

"Sous Justin 1er et son neveu Justinien (527-565), les Slaves franchirent le Danube en incursions dévastatrices jusqu'à l'Adriatique, le golfe de Corinthe, le littoral de la mer Egée, attaquant les villes puis se repliant au nord du fleuve. A partir des années 80 du VIe siècle, leurs tribus ne se contentèrent plus de pillages, mais s'implantèrent sur le territoire byzantin en masses de plus en plus nombreuses, poussées et dominées par les Avars, qui avaient crée un grand empire dans la plaine de Pannonie. Héraclius (610-641) écrasa leurs hordes qui assiégeaient Byzance en août 626. Délivrés de la domination avare, les Slaves restèrent dans les Balkans où ils avaient pénétré jusqu'au fond du Péloponnèse, qui deux siècles durant fut sous leur domination. Leur poussée fit refluer les populations antérieures sur la côte et dans les îles, renforçant ainsi leur caractère grec à l'est, illyro-romain à l'ouest. L'administration byzantine s'efforça de survivre ou de reprendre en main la situation en s'adaptant à l'organisation tribale de ces cantons désignés comme « Slavinies »." (Georges Castellan, ibid., p. 35)

"La poursuite des invasions fera que dans la première moitié du VIIe siècle on trouvera des tribus slaves installées dans pratiquement toutes les régions des Balkans, y compris aux environs de Constantinople. Certaines passeront même les Dardanelles et iront s'installer en Asie mineure. La politique de l'empereur byzantin Héraclius, dans la première moitié du VIIe siècle, visera à les intégrer : elles obtiendront le droit de s'installer dans les régions qui avaient été abandonnées par leurs habitants lors des invasions précédentes et dans les zones reculées, peu habitées." (Serge Métais, op. cit., p. 170-171)

"L'historien allemand Falmerayer contestait la notion de continuité de la « race » grecque, en insistant sur le repeuplement du Péloponnèse par des tribus slaves durant la période byzantine." (Georges Prévélakis, Géopolitique de la Grèce, Bruxelles, Complexe, 2006, p. 36)

"La date de l'immigration slave en Crète a été largement discutée. Beaucoup l'ont située au moment de la reconquête byzantine parce que Nicéphore Phokas comptait dans son armée, disent les chroniqueurs byzantins, des « sklavènes » et des Russes. Pourtant si les Actes de Démètrius ne mentionnent pas que les Slaves soient allés en Crète, nous disposons du témoignage irréfutable de la Chronique Syrienne pour l'année 623. Aussi nous pensons que les infiltrations slaves importantes dans l'île de Crète datent plutôt de la première période, de la grande vague des 7e-8e siècles, et que l'apport slave amené par Nicéphore Phokas a été de bien moindre envergure." (Elisabeth Malamut, Les îles de l'Empire byzantin : VIIIe-XIIe siècles, volume 1, Paris, Publications de la Sorbonne, 1988, p. 157)

"Au moment de leur ruée vers les Balkans, les Slaves avaient submergé la Grèce et la Macédoine de culture hellénique. Ceux d'entre eux qui avaient peuplé le territoire de l'ancienne Hellade s'y hellénisèrent assez rapidement. Les Slaves de Macédoine égéenne (cette partie de la Macédoine géographique annexée en 1912-1913 à l'Etat grec) furent beaucoup plus tardivement gagnés à la langue et à la culture grecque, puisque ce processus ne s'est achevé que très récemment. L'hellénisation des Slaves de Grèce résulte de la réintégration du territoire qu'ils occupaient dans l'Empire byzantin et de leur inorganisation politique, qui facilita leur assimilation. Celle des Slaves de Macédoine est imputable, à la fois, à l'action de l'Eglise orthodoxe, qui, dans le dernier tiers du XVIIIe siècle et le premier tiers du XIXe, était tombée entièrement sous la coupe des familles grecques de Constantinople, les Phanariotes, et aux mesures d'assimilation forcée de l'Etat grec." (Thierry Mudry, Guerre de religions dans les Balkans, Paris, Ellipses, 2005, p. 29-30)

"L'Etat grec, depuis 1913, applique la politique de dénationalisation et d'assimilation des Macédoniens de l'Egée. Le nom « macédonien » et « langue macédonienne » sont interdits et leur usage est sévèrement puni." (Frosa Pejoska-Bouchereau, "L'abécédaire d'une langue interdite : Le macédonien", in Thomas Szende (dir.), Politiques linguistiques, apprentissage des langues et francophonie en Europe centrale et orientale, Paris, Editions des Archives Contemporaines, 2009, p. 41)

"Si les Arvanites et les Koutzo-Valaques n'ont pas perdu le droit d'être bilingue, tous les autres allophones ont dû se convertir au grec. Cette attitude a surtout visé la slavophonie qui fut particulièrement réprimée à certaines périodes comme celle de la dictature militaire (1967-1974)." (Georges Prévélakis, op. cit., p. 44) 

Les Syriens et Arméniens déportés dans les Balkans :

"L'avance arabe en Asie Mineure se caractérisait par des raids profonds, mais ponctuels et séparés par de longues périodes de trêve qui permettaient une reconstruction au moins provisoire. La progression byzantine est extrêmement lente : la même région est, durant des années, le théâtre des opérations. Un dépeuplement accentué précède et même, parfois, suit, l'avancée des armées byzantines : fuite pour échapper à la famine devant la destruction des récoltes ; déportation des populations fraîchement rechristianisées et jugées peu sûres ; expulsion des musulmans qui refusent de se convertir. Ainsi Constantin V fait peupler les places fortes de Thrace par des Syriens et Arméniens qu'il a raflés autour de Mélitène et Théodosioupolis en 752." (Michel Kaplan, Les Hommes et la terre à Byzance du VIe au XIe siècle. Propriété et exploitation du sol, Paris, Publications de la Sorbonne, 1992, p. 448)

Les Arabes de Crète christianisés suite à la reconquête de l'île par les Byzantins :

"D'autre part l'expédition de Nicéphore, à laquelle avait participé un nombreux clergé, revêtait le caractère d'une guerre sainte qui s'était terminée par la victoire du Christ. La fermeture des mosquées, le rétablissement du culte chrétien, la conversion des Arabes entreprise par des missionnaires donnèrent à l'Empire un immense prestige dans la chrétienté entière aussi bien que dans le monde musulman. Le vainqueur de la Crète, déjà très populaire dans l'armée, fut acclamé avec enthousiasme à son retour à Constantinople et reçut les honneurs du triomphe." (Louis Bréhier, Vie et mort de Byzance, volume 1, Paris, Albin Michel, 1992, p. 161)

Les peuplades turques christianisées et absorbées dans l'Empire byzantin (Petchenègues, Coumans, Ouzes) : 

"Dans les Balkans, les Byzantins affrontèrent d'autres tribus nomades de race turque, restées païennes, les Ouzes, les Petchénègues et les Coumans, qu'ils finirent, après de lourdes pertes, par vaincre et assimiler à la fin du XIe siècle." (Jean-Claude Cheynet, Histoire de Byzance, Paris, PUF, 2009, p. 86)

"Au milieu du XIe siècle, un peuple turc, les Petchénègues [Pritsak, 513], pressé par le déplacement récent d'un autre peuple de même origine, les Ouzes, traversèrent le Danube [Skylitzès, 58, p. 455, 458] ; ils furent christianisés et installés au sud de la Serbie, dans une région alors peu peuplée. Les Petchénègues furent suivis de peu par leurs alliés les Coumans, eux aussi turcophones [Savvidès, 516]." (Jacques Lefort, "Population et démographie", in Le monde byzantin : L'Empire byzantin, 641-1204 (ouv. col.), tome 2, Paris, PUF, 2006, p. 207) 

"La Macédoine orientale offre un aspect original : si dans le sud de la province la population est grecque, dans les régions septentrionales les villages sont souvent occupés par des Slaves, mais (fait très ignoré) il existe aussi dans certains villages une population chrétienne d'origine turque, plus précisément coumane, colonisée au cours du XIIIe siècle par les empereurs byzantins : cette présence est révélée dans les documents par les noms des habitants qui apparaissent d'origine turque." (Nicoară Beldiceanu, "L'organisation de l'Empire ottoman (XIVe-XVe siècles)", in Robert Mantran (dir.), Histoire de l'Empire ottoman, Paris, Fayard, 1989, p. 133)

Les Koutzo-Valaques ou Aroumains (Epire, Macédoine grecque, Thessalie) :

"(...) les Valaques, qui se désignent eux-mêmes comme Aroumanes et que l'on trouve sous des noms divers : Tsintares du Pinde et de la Grèce du Nord, Vlasi de la Serbie orientale et de la Bosnie, Morlaques du littoral dalmate et de l'Istrie. Ce sont des Thraces, eux aussi romanisés mais pendant cinq siècles, et qui n'eurent jamais d'Etat propre." (Georges Castellan, op. cit., p. 21-22)

"Les Valaques, descendants de colons romains des premiers temps de l'Empire, de Daces et de Mysiens, mais aussi de Thraces et d'Illyriens latinisés, étaient présents dans toute la région, jusqu'en Thessalie." (Serge Métais, op. cit., p. 191)

"Dans la Grèce de 1830, il y avait des populations non hellénophones comme les Arvanites (Albanais), installés surtout dans le Péloponnèse, et des Valaques. Ces populations, généralement chrétiennes de rite grec, furent intégrées dans la communauté nationale « grecque » et ont progressivement cessé de parler leurs langues d'origine. Le « nettoyage » n'était donc pas à proprement parler « ethnique »." (Serge Métais, ibid., p. 269)

"Aujourd'hui, les Koutzo-Valaques grecs se trouvent néanmoins dans une situation délicate. De plus en plus assimilés à cause de la disparition de leur genre de vie pastoral semi-nomade et de leur sédentarisation, ils risquent de perdre leur spécificité culturelle. Ils ne peuvent pas trouver un appui notable dans la politique culturelle roumaine, dont la logique ne peut aller que dans le sens d'une roumanisation. De son côté, l'Etat grec ne s'est pas encore suffisamment éloigné de la logique d'homogénéisation culturelle et linguistique et confond encore l'intégration à la nation grecque avec l'assimilation linguistique." (Georges Prévélakis, op. cit., p. 38)

Les Albanais arvanites (Epire, Attique, Péloponnèse) :

"Au début des années 1830, Athènes était une ville déserte. Avant la guerre d'indépendance, elle fonctionnait comme un centre administratif régional de l'empire ottoman. Avec une population de dix mille habitants environ, elle était entourée par une campagne habitée essentiellement d'Arvanites (albanophones orthodoxes)." (Georges Prévélakis, Athènes : urbanisme, culture et politique, Paris, L'Harmattan, 2000, p. 64)

"Les Tchames, autrement dit les Albanais musulmans de la partie grecque de l'Epire, ont été expulsés en masse en 1944. Les Albanais chrétiens restés en Grèce continuent, pour beaucoup d'entre eux, surtout parmi les plus âgés, à parler leur langue (le dialecte tosque). Mais leurs enfants et petits-enfants, faute d'avoir été scolarisés en albanais, ont tendance à ne plus parler que le grec. Quant aux descendants des Arvanites du Péloponnèse, qui étaient nombreux à avoir conservé jusqu'à la fin de l'Empire ottoman leur langue et leurs traditions, ils ont été pour la plupart assimilés." (Serge Métais, op. cit., p. 418-419)

Les Turcs musulmans christianisés et grécisés de force :

"Les soldats grecs ont reçu l'ordre [durant les Guerres balkaniques de 1912-1913] de détruire les populations musulmanes, sans distinction d'âge ni de sexe, sauf les enfants assez jeunes pour recevoir une éducation grecque : logique génocidaire." (Yves Ternon, Guerres et génocides au XXe siècle : architectures de la violence de masse, Paris, Odile Jacob, 2007, p. 117)

Les réfugiés micrasiates (descendants d'Anatoliens pré-grecs et de Turcs chrétiens), dont des chrétiens-orthodoxes turcophones (les Karamanlides) :

"A Tokat et Sivas, on trouve un peuplement chrétien important, mais l'origine ethnique de certaines communautés soulève quelques problèmes. Le recensement de Mehmed II inscrit dans les villes des quartiers qui portent les noms de « Rûm » ou « Ermeni ». L'onomastique des habitants est surprenante : certaines personnes portent un nom dont l'étymon est turc. Une question se pose alors : est-il possible que le terme « Rûm » n'ait pas indiqué une population grecque et celui d'« Ermeni » une population arménienne ? Dans le premier cas, « Rûm » concernerait une population turque chrétienne orthodoxe ou un mélange turco-grec orthodoxe et, dans le second, une population turque de rite grégorien ou un mélange arméno-turc grégorien. (...)

Les recensements ottomans du XVe siècle révèlent que la province de Karaman, comme celle de Rûm (Tokat, Sivas), comprend un pourcentage de Turcs chrétiens, aussi bien sédentaires que nomades. Le peuplement turc chrétien n'est pas uniquement une caractéristique des régions citées. Dans un nombre important de provinces d'Asie mineure vivent des Turcs chrétiens, dont l'onomastique est le plus souvent d'origine turque et non pas arabe ou persane. Ajoutons qu'une source byzantine du XIIIe siècle contient d'intéressantes données sur la population turque chrétienne d'Alachehir (Philadelphie)." (Nicoară Beldiceanu, "L'organisation de l'Empire ottoman (XIVe-XVe siècles)", op. cit., p. 134)

"(...) ce fut la défaite de l'hellénisme, présent depuis deux millénaires sur ces côtes orientales de la mer Egée et autour de la mer Noire, de la Bulgarie jusqu'aux pieds du Caucase : la Megale Idea était morte. Tous ces « Pieds noirs » grecs durent rentrer dans la mère-patrie : une foule de 1,3 million de réfugiés dans un pays qui comptait alors 4,5 millions d'habitants. La grande majorité avait fui la Turquie kémaliste, mais 170 000 venaient de Bulgarie et de la Macédoine devenue serbe ; seule demeura sur place une partie de la population hellénique de Constantinople, quelques milliers. Avec l'aide de la SDN, ces réfugiés furent établis dans les territoires nouvellement réunis au royaume : la Thrace et la Macédoine, pour moitié comme agriculteurs, pour moitié aussi dans les villes, avant tout Thessalonique et Athènes. En contrepartie des problèmes économiques et sociaux que posa leur réinstallation, les nouvelles régions du Nord étaient hellénisées au point que leurs habitants slavophones se plaignirent d'une politique systématique d'absorption par interdiction de leur langue. Désormais, la Grèce ne connaissait que des Grecs." (Georges Castellan, op. cit., p. 423)

"L'importance du confessionnel dans la définition du national fut poussée jusqu'à l'absurde dans les « échanges » de populations entre la Turquie et la Grèce dans les années 1920 : beaucoup de « Turcs » expulsés de Grèce avaient pour langue maternelle le grec, et beaucoup de « Grecs » expulsés d'Asie mineure avaient pour langue maternelle le turc." (Serge Métais, op. cit., p. 269-270)

"L'arrivée des Grecs de la diaspora s'est poursuivie tout au long du XIXe siècle. Une des principales vagues de cette immigration a eu lieu au tournant des XIXe et XXe siècles, quand la montée des nationalismes dans les Balkans et au Proche-Orient a poussé les riches marchands et banquiers grecs d'Egypte et d'autres pays à se replier sur Athènes. Le moment le plus important du point de vue quantitatif et qualitatif du repli de la diaspora grecque a été les échanges de populations entre la Grèce, la Bulgarie et la Turquie pendant les années 1910 et 1920 qui ont conduit à l'arrivée en Grèce de plus d'un million et demi de réfugiés des Balkans et d'Anatolie. Aujourd'hui, dans des proportions moindres, on assiste à un phénomène similaire avec l'arrivée massive en Grèce des Grecs de Russie.

Les réfugiés, ainsi que les populations des territoires annexés, assimilaient la nouvelle culture de l'ethnos grec tout en lui apportant des éléments nouveaux. L'apport le plus important a été celui des Grecs d'Asie mineure, qui, par leur nombre, leur culture et leur savoir-faire ont pesé considérablement sur l'évolution de la culture grecque du XXe siècle (p. 54). L'arrivée régulière de Grecs des grandes métropoles de la Méditerranée orientale d'abord, comme Istanbul, Smyrne ou Alexandrie, du monde entier ensuite, a apporté et continue d'apporter à Athènes une ambiance cosmopolite assez surprenante pour une capitale balkanique. Le brassage des différents groupes constitutifs de la population grecque lui a cependant donné une forte homogénéité, phénomène relativement rare dans les Balkans et en Europe centrale. Si le nationalisme et l'appareil étatique ont le plus contribué à la réussite du creuset grec, celle-ci a été aussi favorisée par l'arrivée des Grecs de la diaspora et par le départ de nombreux anciens habitants du territoire grec." (Georges Prévélakis, Géopolitique de la Grèce, Bruxelles, Complexe, 2006, p. 40-41)

"Derrière la surface lisse et homogène de la géographie culturelle grecque, se cachent bien des rugosités. Le processus d'homogénéisation a été rapide et brutal. Les cultures linguistiques, régionales... ont été soumises à la force du nationalisme. Les drames des guerres, le déracinement des réfugiés... ont poussé, au moins au niveau de la première génération, à l'oubli du passé et de ses traditions.

Pourtant, le nouveau modèle culturel grec n'a pas eu le temps de pénétrer en profondeur. Aux marges des expressions de la culture officielle, on observe la survie de cultures régionales. On trouve dans Athènes des quartiers peuplés par des immigrés venant d'une même région, voire d'un même village. Aujourd'hui, les descendants de réfugiés d'Asie mineure et du Pont, les Pontiques (Pontii), réapprennent l'idiome dialectal de la région d'origine de leurs parents. Ces phénomènes ne mettent pas en cause la solidité du creuset grec, mais ils montrent la persistance d'autres cultures." (Georges Prévélakis, ibid., p. 48)

samedi 9 avril 2011

Les exactions des andartes grecs dans le sud de l'Albanie en 1914

Georges Castellan, Histoire de l'Albanie et des Albanais, Crozon, Armeline, 2002, p. 56 :

"La Grèce réclamait le Sud de l'Albanie appelé par elle Vario Epir (« l'Epire du Nord ») et y envoyait des bandes d'irréguliers (andartes) qui attaquaient l'administration mise en place par Vlorë." 

Georges Castellan, Histoire des Balkans, XIVe-XXe siècle, Paris, Fayard, 1991, p. 378 :

"Dans le sud, les bandes grecques des andartes terrorisaient les populations et provoquaient l'exode de villages entiers."

Voir également : Expulsion, hellénisation et oppression des Albanais par le stato-nationalisme grec

L'antagonisme gréco-slave

Robert Mantran, Histoire d'Istanbul, Paris, Fayard, 1996, p. 91, note 10 :

"Les Russes se comportent tantôt comme des alliés [de Byzance] tantôt comme des adversaires. En juin 941, une flotte russe commandée par le prince Igor arrive jusque dans le Bosphore, mais est dispersée par le feu grégeois. En 944, une attaque terrestre est arrêtée grâce à des négociations qui accordent notamment aux marchands russes des avantages commerciaux. Plus tard, Tzimiskès repousse avec succès des offensives bulgare et russe en direction de Constantinople (969-970 et 971). Inversement, les troupes russes ont permis à plusieurs reprises à Byzance de contrer les invasions bulgares."


Georges Castellan, Histoire des Balkans, XIVe-XXe siècle, Paris, Fayard, 1991, p. 35-36 :

"En fait, même à l'époque de son apogée, vers 1025, l'Empire byzantin était limité à la péninsule jusqu'au Danube, et à l'Asie mineure jusqu'au lac de Van. Encore sa partie européenne se trouva-t-elle réduite telle une peau de chagrin par les conquêtes successives des Bulgares et des Serbes."


Serge Métais, Histoire des Albanais. Des Illyriens à l'indépendance du Kosovo, Paris, Fayard, 2006, p. 189 :

"Une autre conséquence de 1204 a été une politique relativement accommodante du Vatican à l'égard des revendications des Serbes et des Bulgares. Il faut dire que dès la fin du XIIe siècle les uns comme les autres tentaient de s'émanciper de la tutelle de l'Empire byzantin. Leurs princes recherchaient activement le soutien du pape qui pouvait leur donner une couronne royale, voire impériale."


Georges Prévélakis, "Le processus de purification ethnique à travers le temps", Guerres mondiales et conflits contemporains, n° spécial "Les permanences balkaniques au XXe siecle", janvier 2005/217 :

"Traité entre la Grèce et la Bulgarie (novembre 1919)

Déjà avant les guerres balkaniques beaucoup de Bulgares vivant dans les régions macédoniennes qui allaient devenir grecques avaient émigré en Bulgarie. De même, beaucoup de Grecs vivant en Bulgarie avaient cherché refuge en Grèce. Ce mouvement s'est poursuivi pendant et après les guerres balkaniques. Les puissances européennes étant favorables à la poursuite de la "purification ethnique" gréco-bulgare mutuelle, des dispositions concernant ces migrations ont été prévues au traité de Neuilly. Il s’agissait de régler les problèmes financiers liés aux migrations déjà effectuées et de faciliter la migration des Grecs et des Bulgares qui souhaitaient traverser la frontière. En 1926, on comptait 90.000 Bulgares partis des territoires grecs et 50.000 Grecs partis de Bulgarie tandis que 10.000 Grecs avaient décidé de rester en Bulgarie et 85.000 Bulgares (ou Grecs slavophones selon les autorités grecques) en Grèce."


Georges Castellan, op. cit., p. 398 :

"De cette longue « guerre de sept ans » [Guerres balkaniques et Première Guerre mondiale], les peuples des Balkans sortaient meurtris. Du Dniestr au golfe de Corinthe, tous avaient directement connu les invasions, les batailles, les occupations ennemies ou amies ; des milliers de soldats étaient tombés sur les champs de bataille, mais surtout interminable était la liste des exactions subies par les populations civiles. Les Grecs parlent de quarante-cinq mille morts et de quarante mille déportés pour leurs concitoyens de la Macédoine occupée par les Bulgares. Les économies étaient ruinées, la famine avait régné à Sofia comme à Athènes. Les oppositions ethniques d'autrefois s'étaient transformées en haines, et l'affirmation des identités nationales y avait pris une connotation agressive et xénophobe."


Georges Castellan, ibid., p. 450-451 :

"Ce qui est certain, c'est que lorsque la résistance macédonienne se structura au début de 1943, ce fut sous l'égide du mouvement des Partisans yougoslaves de Tito, et que la participation des troupes bulgares aux côtés des Allemands dans la lutte contre ces maquis ne fit que propager la révolte. Dans les territoires ex-grecs de Thrace et de Macédoine, la politique de Sofia fut plus brutale. Le gouvernement d'Athènes, soucieux de gréciser ces régions, y avait établi en 1923 une grande partie des Grecs expulsés de la Turquie kémaliste, et, depuis lors, en avait refoulé la population slave. Celle-ci y était devenue assurément très minoritaire. Sofia pratiqua exactement la même politique, mais en sens contraire : on expulsa les Grecs pour y établir des colons bulgares. Toutefois, les méthodes employées furent telles que les historiens grecs parlent de milliers d'exécutions. Ce qui est sûr, c'est que l'opinion publique en Grèce devint durablement hostile aux Bulgares."


Frosa Pejoska-Bouchereau, "L'abécédaire d'une langue interdite : Le macédonien", in Thomas Szende (dir.), Politiques linguistiques, apprentissage des langues et francophonie en Europe centrale et orientale, Paris, Editions des Archives Contemporaines, 2009, p. 41-42 :

"L'Etat grec, depuis 1913, applique la politique de dénationalisation et d'assimilation des Macédoniens de l'Egée. Le nom « macédonien » et « langue macédonienne » sont interdits et leur usage est sévèrement puni.

Les Macédoniens sont traités comme « Bulgares », « Slavophones », « Grecs » ou « Population autochtone ». Pour changer le caractère ethnique de la Macédoine de l'Egée, la Grèce pratique l'expulsion de Macédoniens, la colonisation des biens de ceux-ci par la population non-macédonienne, soit 618 000 (le chiffre de 640 000 est parfois avancé) sujets, d'origine grecque principalement, ou l'échange « volontaire » de populations par la signature de traités.

Avec le rattachement de la Macédoine à la Grèce, a lieu le premier exode massif de la population slavophone (1912-1913). Une seconde vague interviendra, après le Traité de Neuilly (1919). La commission mixte de l'échange évalue à 100 000 au total les slavophones qui quittent la Grèce pour la Bulgarie, entre 1912-1932. Avec le Traité de Lausanne en 1923, entre la Turquie et la Grèce, ce sont 350 000 musulmans, parmi eux, 40 000 Macédoniens-musulmans qui sont expulsés. Pour la période de la guerre civile : selon les sources officielles du Comité central du Parti communiste grec, le nombre total d'émigrants accueillis dans les pays de l'Europe de l'Est et dans l'Union soviétique s'élevait à 55 881, dont plus de 20 000 étaient macédoniens. Quant aux réfugiés en Yougoslavie, on donne le chiffre de 45 000-50 000 personnes. Si on ajoute à ce chiffre le nombre d'enfants expulsés vers les pays de l'Est qui s'élève à 28 000 ou 30 000, on peut mesurer le destin tragique de nombreuses familles déplacées, séparées et disséminées de par le monde. Selon le rapport de la Commission spéciale sur les Balkans des Nations Unies du 13 mai 1949, 232 000 Macédoniens auraient dû quitter la Grèce lors des événements de la guerre civile grecque. A leur place furent installés des réfugiés d'Asie Mineure de religion orthodoxe.

Ainsi, cette partie de la Macédoine perd son caractère ethnique macédonien et la langue macédonienne parlée par majorité de la population de cette région devient la langue de la minorité.


En 1926, la Grèce instaure une loi d'après laquelle les toponymes macédoniens doivent être changés en toponymes grecs (voir même chose avec les patronymes, la Grèce procèdera de même avec la Thrace et les Turcs).

Sous la dictature de Métaxas (1936) l'oppression contre les slavophones ne fait que s'amplifier. L'usage de la langue macédonienne est interdit dans les maisons et en public. Pour quiconque parle le macédonien de lourdes sanctions sont prises (amende, incarcération, tortures, exil, etc.). Le flagrant délit est institué.

En 1944, les Macédoniens rallient le Parti communiste de la Grèce (KKE) pour avoir pris position pour l'indépendance et l'unité de la Macédoine et de la Thrace, puis pour l'autodétermination et enfin pour les pleins droits des « Slavo-Macédoniens ».

« Plus d'un tiers des forces des rebelles pro-communistes sont des slavophones et les zones peuplées de slavophones constituent le théâtre par excellence des affrontements de la guerre civile, jusqu'à ce qu'il lui soit mis un terme en 1949-50. Une vague de réfugiés slavophones fuit avec le NOF [Front National de Libération] vers la Yougoslavie, après la retraite des rebelles et une seconde vague, avec les autres réfugiés politiques de la formation de gauche battue.

A compter de cette date, les régions de Macédoine occidentale furent soumises à un marasme économique, qui visait à inciter la population à émigrer ou à aller s'installer ailleurs. De fait, on assiste à une émigration massive vers l'Australie, le Canada et les Etats-Unis. Il est caractéristique à cet égard que rien qu'à Toronto on trouve aujourd'hui 285 familles originaires du village d'Alona (département de Florina) et 700 familles environ, originaires de Skopos (département de Florina) vivent dans l'ex-République yougoslave de Macédoine. Les pressions exercées contre l'usage de la langue se poursuivent et s'accompagnent d'une exclusion plus générale qui confine à la discrimination. A cet égard, les serments prêtés publiquement, en 1959, par des villages entiers de ne plus jamais reparler leur langue sont révélateurs. » (Euromosaic)

« Devant Dieu et les hommes, en tant que fidèles descendants des anciens Grecs, nous jurons qu'à l'avenir nous n'utiliserons plus nulle part et jamais, le dialecte slave. »

Sous la dictature, les mesures qui concernent la langue s'intensifient."


Georges Castellan, op. cit., p. 385 :

"Pétrograd craignait en effet les visées anglaises sur Istanbul et les Détroits, et, le 4 mars [1915], le ministre des Affaires étrangères, S. Sazonov, précisait dans un mémorandum aux gouvernements de Londres et de Paris les ambitions de la Russie : il réclamait, en cas de victoire, la ville de Constantinople, les deux rives du Bosphore, la Thrace orientale, plus des objectifs en Asie. En outre, le Premier ministre grec Venizelos ayant offert aux Anglo-Français de joindre ses forces navales et terrestres pour une action contre Istanbul, la Russie mettait un veto à cette tentative de réaliser la Megale Idea. Au printemps 1915, Constantinople demeurait un des « buts de guerre » de l'Empire des tsars."


Voir également : Les Grecs plus slavophobes que turcophobes ?

jeudi 7 avril 2011

Trabzon, une pomme de discorde entre les nationalismes grand-grec (Megali Idea) et grand-arménien (Miatsial Hayastan)

Paul Dumont, Mustafa Kemal invente la Turquie moderne, Bruxelles, Complexe, 2006, p. 21 :

"Les Grecs ne sont pas les seuls à vouloir s'assurer la possession du littoral pontique. Les Arméniens ont eux aussi des visées sur cette partie de l'Anatolie. Ils revendiquent notamment la province de Trabzon. Les rapports entre les deux communautés chrétiennes ne tarderont pas à s'envenimer. A partir du début de 1919, on verra se multiplier dans la région les accrochages arméno-grecs. Dans la même foulée, on assistera aussi, bien entendu, à une multiplication des incidents entre Arméniens et musulmans."

mardi 5 avril 2011

Le gouvernement grec pourrait accueillir Kadhafi et sa famille

Dimanche, 03 Avril 2011 16:05
La Grèce, l’éventuel refuge de Kadhafi

IRIB- Le gouvernement grec accorderait, éventuellement, l’asile politique à Mouammar Kadhafi, ainsi qu’à sa famille, afin d’empêcher l’intensification de la guerre civile, en Libye.
Il semblerait que le colonel Kadhafi envisage de se retirer du pouvoir et de séjourner, quelque temps, en tant que réfugié politique, dans l’ile de Crète, avant l’intensification des attaques de l’OTAN et l’extension de la guerre civile, a révélé une base d’informations, sans citer le nom de sa source d’informations.
Source : http://french.irib.ir/info/afrique/item/111662-la-gr%C3%A8ce-l%E2%80%99%C3%A9ventuel-refuge-de-kadhafi

Rappelons qu'Andreas Papandréou, père de Georgios Papandréou, entretenait des liens d'amitié avec le colonel Kadhafi.

vendredi 1 avril 2011

Crète : des marins allemands tabassent les gardiens d'un port grec

Crete: Drunken German sailors beat Greek port guards

Posted by keeptalkinggreece in Very Mix
A German-Greek “clash” took place last night, when German frigates crew members attacked Greek port guards. The incident took place at the port of Heraklion on Crete, when the Greeks asked the papers of the German drunken sailors as they were trying to enter the port.
Security measures are high at the port from the moment three German frigates with 670 Marines docked there on Thursday morning.
However the 15 sailors freaked out and started to use their feet and fists to defend their right to pass through the check point. Two Greeks got slightly injured, one was even taken to hospital.
Two 25-year old sailors were detained but quickly released as the Greeks filed not complaint against them.

The frigates are expected to stay in Heraklion until March 15, 2011. (Source: CretaLive )
Source : http://www.keeptalkinggreece.com/2011/03/11/crete-drunken-german-sailors-beat-greek-port-guards/

La Grèce, une destination dangereuse pour les femmes britanniques : les viols de touristes

Fri 15 Aug 2008

The largest number of British rape victims in Greece


Posted by Greece Travel Blog under Greece
Greece attracts three million British tourists a year and now has more rapes reported (41 this summer) than Spain, which gets 17million Brits visiting a year. A senior police official in Athens said: “This figure is the worst ever in our records. “Greece will have the unenviable record of having the largest number of British rape victims, both in real figures and in proportion to the number of British holidaymakers.”

Last year, British consular officials dealt with 39 cases of rape, compared with 17 in 1998. The rise happened despite an anti-rape campaign which was launched by the Foreign Office in Greek resorts last month. Posters, postcards, beer mats and leaflets were distributed in resorts popular with Britons, warning them to be wary of sex attackers.
Source : http://www.greecetravelblog.com/blog/?p=283

A noter ce commentaire éloquent :

"britishgirl says:
April 6th, 2010 at 7:42 am

As a victim of an attempted rape october 2009 in crete, I would like to respond to the two comments, which are clearly speculatory and ill informed. First of all in my case I did not know my rapist. Secondly, my rapist broke into my apartment using a knife to cut the wood of the door around the lock. He was wearing latex gloves and a tshirt and NOTHING else… ie. no trousers, no underwear, no socks, no shoes, no mask, no hat. He had no pubic hair (I assume he shaved them off to prevent DNA idenification). In the stuggle he dropped the massive (approx 10inch) knife he’d used to cut my door with and threaten me with…. are you still saying that I asked for this? Are you still saying I wanted sex with this man and called it rape? Also the police registered my emergency call but chose not to answer it as it was from a UK mobile. The rapist took 1 hour to break in and I had no help and no escape. I left Greece in fear of my life. On my return to the UK I was told that the victim of crime money does not apply to crimes that happened abroad. As a result of this crime, I lost my home (I was living in Crete), my peace of mind, my trust in the world, my nerves, my trust in men and was unfit for work on my return home to the UK. I was in such a state for the first 2 months that I was afraid to be alone in the house during the day and in general. I am not the sort of person who sues or makes claims for money. I should have applied for unemployment benefit, but was in no state to do so mentally. 6 months on I have got over the worst of it and am now working again. But since I was unable to work or get to an unemployment office I am now in debt due to this. Basically, neither of you know what you are talking about. There were 2 other cases last year during my stay in a village in crete of attempted rape… those girls were dragged into bushes at the side of a road… they did not know their attackers either. I think rapists pick on English girls because they have a reputation for being ‘easy’ and also because after their holidays, they conveniently leave the country. They are also usually heavy drinkers so make for easier targets. The fact that I had hardly drank much that night probably saved my life and my chastity. By the way my rapist WAS GREEK… not Albanian as all the Greeks like to suggest. Also despite my being blonde, young and pretty, rape is an act of violence and not an impulse of desire… it doesn’t matter what a person looks like- it happens to old ladies too unfortunately."