vendredi 24 juin 2011

Bon sens britannique : David Cameron refuse que sa patrie paye pour la Grèce parasitaire

Zone Euro
La Grande-Bretagne ne veut pas payer pour la Grèce

Source : La Tribune.fr - 21/06/2011

David Cameron ne veut pas dépenser un centime dans le sauvetage de la Grèce, vient-il de rappeler encore une fois. Mais le pays devra quand même débourser de l'argent via le FMI.

David Cameron persiste et signe. Le premier ministre britannique refuse de débourser de l'argent dans le plan de sauvetage de la Grèce, dans la mesure où il ne fait pas partie de la zone euro. Il a une nouvelle fois rappeler sa position ce mardi matin : "le mécanisme européen de stabilité financière (créé l'an dernier, dont le Royaume-Uni fait partie) ne devrait pas être utilisé (pour le sauvetage de la Grèce)." Il estime qu'une zone euro saine est "dans notre intérêt" et que de "sévères turbulences pourraient être mauvaises pour le Royaume-Uni", mais qu'il n'est pas question qu'il débourse un centime pour cela.

Il avance pour cela deux arguments. D'une part, le Royaume-Uni n'a pas participé au premier sauvetage de la Grèce. D'autre part, les décisions actuelles se prennent par les pays de la zone euro.

La position du Royaume-Uni face à la crise de l'euro a été ambiguë depuis le début. Le pays a refusé de débourser de l'argent pour les aides à la Grèce, à l'Irlande et au Portugal. Mais ce refus ne concerne que la partie du sauvetage de l'Union Européenne. Du côté du FMI, qui est présent dans chaque plan de secours, le Royaume-Uni contribue, à hauteur de 4,5%. De plus, concernant l'Irlande, le pays a apporté un prêt bilatéral de 6,9 milliards de livres (environ 8 milliards d'euros) pour compléter l'aide. Les banques britanniques étant très exposée en Irlande, il n'est pas question pour le Royaume-Uni d'y laisser la possibilité d'un défaut de paiement.

Néanmoins, le principe général reste le même : Londres n'a pas l'intention de débourser un centime. David Cameron l'avait déjà dit à François Fillon en janvier lors d'un déplacement du premier ministre français à Londres. Il le redit une nouvelle fois, et fera tout pour que cela ne change pas.

Eric Albert, à Londres - 21/06/2011, 12:26
Source : http://www.latribune.fr/blogs/british-blog/20110621trib000630983/la-grande-bretagne-ne-veut-pas-payer-pour-la-grece.html

Grèce: le Royaume-Uni n'a pas à sauver à la Grèce, affirme Cameron

Londres (awp/afp) - Le premier ministre britannique David Cameron a affirmé mardi que le Royaume-Uni n'avait pas à participer au sauvetage de la Grèce via des prêts de l'Union européenne ou bilatéraux, estimant que la zone euro devait résoudre ses problèmes par ses propres moyens.

"Nous pensons que le Mécanisme européen de stabilité financière (MESF, une enveloppe de prêts garantis par l'ensemble des pays de l'UE et utilisée dans le cadre des sauvetages de l'Irlande et du Portugal, ndlr) ne doit pas être utilisé" pour venir en aide à la Grèce, a affirmé le chef du gouvernement britannique, lors d'une conférence de presse à Downing Street.

Il a justifié ce refus par le fait que, selon lui, la zone euro devait résoudre par elle-même ses difficultés.

"Nous n'avons pas été impliqués dans le plan de sauvetage initial (de la Grèce) et nous ne devrions pas être impliqués dans des plans de sauvetage ultérieurs. Ces questions sont débattues au niveau de la zone euro et non au niveau des 27, et ce serait malvenu de faire participer le Royaume-Uni à ce sauvetage", a-t-il insisté.

M. Cameron s'est cependant dit convaincu que la zone euro réussirait à surmonter la crise de la dette sans laisser tomber la monnaie unique, et, bien que son gouvernement ait rejeté catégoriquement une adoption de l'euro par le Royaume-Uni, il a réaffirmé que la stabilité de la zone était dans l'intérêt de son pays.

"La Grande-Bretagne souffre quand la zone euro est en difficulté. 40% de nos exportations vont vers les pays de la zone euro", a-t-il remarqué.

"Les pays qui ont adopté l'euro ont investi énormément dans la monnaie unique, ils ne veulent pas et ne vont pas la laisser échouer. Ils la considèrent comme une pièce maîtresse de leurs intérêts nationaux et je n'ai aucun doute quant à leur détermination" à résoudre les difficultés du moment, a-t-il ajouté un peu plus tard.

Les pays européens négocient depuis des semaines la mise sur pied d'un deuxième plan d'aide pour éviter une faillite de la Grèce à plus long terme, car les premiers prêts accordés l'an dernier avec le FMI, d'un montant total de 110 milliards d'euros, s'avèrent insuffisants.

rp


(AWP / 21.06.2011 16h46)
Source : http://www.romandie.com/news/n/Grece_le_Royaume_Uni_n_a_pas_a_sauver_a_la_Grece_affirme_Cameron210620111606.asp

Voir également : Crise grecque : le maire de Londres Boris Johnson (d'origine turque) s'oppose à l'assistanat