mardi 21 juin 2011

Mauvaise nouvelle pour Athènes : Israël et la Turquie mènent des négociations en vue d'une réconciliation

News: ISRAELVALLEY - PRESSE ISRAELIENNE : les titres - Israël et la Turquie mènent discrètement des négociations de réconciliation. Barak : « Dôme de Fer sera déployé sur tout le pays ».

Par Yoav Rheims
Rubrique: Revue de presse
Publié le 21 juin 2011

1. Israël et la Turquie mènent discrètement des négociations de réconciliation Israël et la Turquie mènent depuis quelques semaines des contacts discrets pour essayer de mettre fin à la crise israélo-turque. Selon un haut responsable à Jérusalem, des discussions directes ont été mises en place en parallèle de discussions menées par une médiation américaine. Une source au ministère turc des Affaires étrangères, ainsi qu’une autre dans l’administration américaine, confirment l’existence de contacts. Le cabinet du Premier ministre israélien s’est refusé hier à tout commentaire sur cette information, sans la démentir pour autant. Le cabinet du ministre des Affaires étrangères a lui aussi refusé de répondre aux questions à ce sujet.

Les négociations se déroulent par deux canaux : un premier canal direct avait été mis en place après l’incendie du Carmel entre une personnalité envoyée par Binyamin Netanyahu et le directeur général du ministère turc des affaires étrangères, Feridun Sinirlioglu, ardent défenseur des relations avec Israël. Un deuxième canal direct a ensuite été créé entre le représentant israélien à la commission d’enquête du secrétaire général de l’ONU pour la flottille à Gaza (commission Palmer), Yossef Ciechanover, et le représentant turc, Özdem Sanberk. Enfin, en plus de ces deux canaux, l’administration américaine a tenu ces derniers mois des contacts avec des très haut placées du gouvernement turc, notamment afin de torpiller la nouvelle flottille à Gaza, mais également pour pousser à l’amélioration des relations avec Israël.

Il s’agit là du troisième essai pour mettre fin à la crise israélo-turque. La tentative actuelle a pour contexte trois événements. Premièrement, la publication prévue dans la première semaine de juillet du rapport de l’ONU sur la flottille ainsi que le souhait des représentants des deux pays au sein de la commission de l’ONU de profiter de ce rapport pour tourner la page et rétablir les relations. Deuxième événement, les élections tuques tenues la semaine dernière : de hauts officiels à Jérusalem estiment qu’après les élections, Erdogan pourra se permettre de faire preuve de plus de pragmatisme. Le troisième évènement est la violence du régime syrien et le flux de réfugiés qui ont choqué Ankara. Les Turcs sont stupéfaits face à l’absence de réponse d’Assad à leurs demandes, à ses mensonges et sa préférence pour le patronage des Iraniens. « La situation en Syrie créé de graves problèmes à la Turquie comme à Israël, les deux pays ont donc un intérêt commun pour résoudre les problèmes entre eux », explique un haut responsable du ministère turc des Affaires étrangères.

2. Barak : « Dôme de Fer sera déployé sur tout le pays »

« Je lancerai un plan d’urgence pour le déploiement des systèmes de défense ‘Dôme de Fer’ et ‘Sharvit Hakessem’ sur tout le pays ». C’est ce qu’a déclaré hier le ministre de la Défense, Ehud Barak, à l’inauguration du pavillon israélien au salon de l’aéronautique du Bourget.

Le ministre de la Défense a fait l’éloge de ces systèmes de défense antimissiles, disant qu’ils révolutionneront totalement le domaine de la défense civile. Selon Barak, « il est possible d’achever le déploiement de Dôme de Fer partout dans le pays d’ici un an et demi, et celui de du système ‘Sharvit Hakessem’ d’ici quatre à cinq ans au plus tard ».

Par ailleurs, Rafael, l’autorité israélienne pour le développement de l’armement, a révélé hier au Bourget la version mobile de Dôme de Fer, désormais installé sur des camions et capable d’accompagner les troupes en mouvement et les défendre également contre les hélicoptères, les avions volant en basse altitude et les drones. Ce système suscite un vif intérêt au sein des armées étrangères au vu de l’efficacité dont il a sur faire preuve ces derniers mois. Rafael espère ainsi que cela contribuera à l’obtention d’un premier contrat d’exportation dès cette année./.

3. Le Hamas : nous attendons les médiateurs égyptiens

Quatre jours avant le cinquième anniversaire de l’enlèvement de Guilad Shalit, les informations dans les médias palestiniens annonçant l’imminence d’un accord entre Israël et le Hamas se multiplient.

Les médias palestiniens citaient hier le directeur du Bureau politique du Hamas, Moussa Abou Marzouk, disant que son organisation attendait les résultats d’une démarche des membres des renseignements égyptiens qui assurent la médiation entre le Hamas et Israël. Abou Marzouk a refusé d’en dire plus sur cette démarche des médiateurs égyptiens mais a précisé que « l’échec du médiateur allemand a ouvert d’autres possibilités permettant à l’Egypte de remplir un rôle central dans la médiation pour l’échange de prisonniers ».

Les médias arabes ont rapporté récemment que les renseignements égyptiens avaient élaboré un projet d’accord d’échange de prisonniers qu’ils auraient remis aux deux parties, mais le Hamas n’y aurait pas encore donné sa réponse. Abou Marzouk a indiqué à ce propos que « malgré le rôle central que l’Egypte joue à nouveau dans les contacts, les informations quant à une avancée significative en vue d’un marché ne sont pas en réalité pas fondées ».

Abou Marzouk a refusé de commenter les dernières informations des médias européens selon lesquelles la France et l’Allemagne auraient élaboré elles aussi un projet d’accord pour la libération de Shalit qui aurait été accepté par la branche politique du Hamas mais rejeté par la branche militaire sur ordre de l’Iran. « Je ne sais pas d’où viennent les informations sur ce projet d’accord », a déclaré Abou Marzouk.

Par ailleurs, la famille Shalit a diffusé hier les résultats d’un sondage qu’elle avait commandé auprès de l’institut Shilouv pour examiner les positions des Israéliens sur un éventuel marché d’échange de prisonniers. Ce sondage montre que 61 % des Israéliens sont favorables à la libération de 1.000 prisonniers palestiniens dont 450 prisonniers du Hamas ayant « du sang sur les mains » en échange de Guilad. 25 % s’y opposent.

Source: Ambassade de France en Israël
Source : http://www.israelvalley.com/news/2011/06/21/32231/israelvalley-presse-israelienne-les-titres-israel-et-la-turquie-menent-discretement-des-negociations-de-reconciliation-ba