vendredi 1 juillet 2011

Les "Vêpres grecques" : comment les Grecs ont lâchement massacré des soldats français en pleine Première Guerre mondiale

"Une flotte franco-britannique, commandée par l'amiral Dartige du Fournet, occupa en effet la baie de Salamine pour faire pression sur le gouvernement royaliste à Athènes, à qui divers ultimatums successifs, concernant principalement le désarmement de l'armée grecque, avaient été envoyés. Le 1er décembre 1916, le roi Constantin sembla céder aux exigences de l'amiral français, et les troupes débarquèrent pour s'emparer des pièces d'artillerie demandées. Mais l'armée, fidèle à Constantin, s'était secrètement mobilisée, et avait fortifié Athènes. Les Français furent donc accueillis par un feu nourri. L'amiral Dartige dut se réfugier au Zappéion, et ne put s'enfuir qu'à la faveur de la nuit. Le massacre des soldats français fut surnommé par la presse les « Vêpres grecques », en référence aux « Vêpres siciliennes » de 1282. Le roi félicita son ministre de la guerre et ses troupes. Les anti-vénizélistes s'attaquèrent alors très violemment à leurs adversaires politiques6. Ce fut le premier épisode de la « guerre civile » qui opposa partisans et adversaires de Venizélos."

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Schisme_national#Les_.C2.AB_V.C3.AApres_grecques_.C2.BB_.28d.C3.A9cembre_1916.29

"Sans peine nous avons pardonné aux Grecs le récent assassinat de nos chers matelots à Athènes ; nous ont-ils jamais fait l'équivalent d'une pareille traîtrise, ces pauvres Turcs, qui n'ont point cessé de nous aimer malgré nos outrages ? Non, mais qu'importe, ce sont les Turcs, toujours les Turcs !..." (Pierre Loti, Les alliés qu'il nous faudrait, Paris, Calmann-Lévy, 1919, p. 46)

"A Smyrne, lors du débarquement hellène, l'infamie des insultes à la population turque inoffensive, et l'horreur des meurtres, des viols, des tortures, tout cela lâchement perpétré, par une soldatesque immonde que ses officiers poussaient à faire pis, fut une tache de boue et de sang sur la soie déshonorée à jamais du drapeau grec. Depuis, chaque bataille, soit gagnée, soit perdue par ces mêmes héros athéniens qui fusillèrent en 1915 [1916] nos matelots sans armes fut prétexe à d'autres insultes, à d'autres meurtres, à d'autres viols, à d'autres tortures." (Claude Farrère, L'extraordinaire aventure d'Achmet pacha Djemaleddine, Paris, Flammarion, 1921, p. XVI)