samedi 3 septembre 2011

Le Premier ministre grec Papandréou se couvre de ridicule en faisant part de son "prognostic" quant à l'avenir de son pays inutile et perfusé

Grèce: le premier ministre confiant
Le Figaro.fr avec AFP Mis à jour le 03/09/2011 à 16:32 | publié le 03/09/2011 à 16:11

Le premier ministre socialiste Georges Papandréou a affirmé aujourd'hui être certain que son parti allait sortir la Grèce de la crise économique et de l'endettement, lors de la conférence nationale du parti socialiste grec (PASOK). "Nous continuons la bataille, non seulement parce que nous croyons qu'il n'y a pas d'autre solution, mais aussi parce que nous avons confiance en nos capacités, dans les capacités de l'hellénisme, dans les possibilités de notre pays. Je suis certain que nous réussirons", a-t-il déclaré dans son discours.

Objectifs 2013

"Les citoyens nous jugeront en 2013, et d'ici là, non seulement nous aurons réussi à sortir la Grèce de la crise, mais nous aurons également mis en place de nombreuses et importantes réformes qui poseront les bases d'une évolution différente de la Grèce dans l'avenir", a-t-il ajouté, coupant court aux rumeurs d'élections anticipées.

Le premier ministre a également accusé l'ancien gouvernement conservateur d'être le principal responsable de la crise financière actuelle. Le porte-parole du principal parti d'opposition Nouvelle Démocratie, Yannis Mihelakis, a aussitôt réagi. "Il (Georges Papandréou) reconnaît l'impasse économique, mais ne dit rien de sa politique, qui a détruit l'économie et la société", a-t-il rétorqué. Dans un rapport publié mercredi, une commission d'experts du Parlement a aussi jugé que la dette était "hors de contrôle".

"Progrès satisfaisant"

L'an dernier, Athènes a reçu un plan d'aide de 110 milliards d'euros de l'Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI). Lors de leur sommet du 21 juillet, les pays de la zone euro ont accepté de verser un nouveau prêt de 109 milliards d'euros, auquel s'ajoute une participation du secteur privé, sur la base du volontariat, pour un montant de 50 milliards d'euros. Les représentants de la "Troïka" (UE, BCE et FMI) en mission à Athènes vendredi ont donné 10 jours au gouvernement pour faire avancer les réformes structurelles dans le pays.

Plusieurs médias ont interprété le départ jugé précipité des représentants de l'UE, du FMI et de la BCE comme un clash avec le gouvernement grec sur l'ampleur de l'effort de rigueur à fournir pour poursuivre l'assainissement des comptes. Mais une telle rupture a été démentie aussi bien par le ministère des Finances que par la troïka.
Elle a évoqué dans un communiqué des "progrès satisfaisants" dans les discussions, soulignant avoir "provisoirement quitté Athènes" pour "permettre aux autorités de terminer leur travail technique" lié "au budget 2012 et aux mesures structurelles de renforcement de la croissance".
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/09/03/97002-20110903FILWWW00440-grece-premier-ministre-confiant.php