samedi 29 octobre 2011

Germanophobie en Grèce : des sauvages brûlent le drapeau des Allemands civilisés



The Greeks are revolting again: German flag burned on the streets as they react angrily to historic Eurozone deal

By Daniel Miller

Last updated at 5:58 PM on 28th October 2011

First came the cartoons of Chancellor Merkel dressed up in a Nazi uniform.

Now angry Greeks are venting their fury over austerity measures being introduced as a result of their country's debt crisis by burning the German flag.


Thousands of anti-austerity protesters flocked into Thessaloniki, Greece's second largest city forcing the cancellation of an annual military parade commemorating the nation's entry into the Second World War.


The demonstrators heckled President Karolos Papoulias and other attending officials, calling him a traitor, and some anarchists spat at retired military officers.

In several other Greek cities, officials were heckled but most of the commemorative parades went ahead as scheduled.

The protests came two days after Europe's leaders announced a strengthened financial rescue plan that includes bigger write-downs of Greek debt and new injections of capital into weakened European banks.

Greeks are furious at the deal, even though it means the banks will write off 50 per cent of the country’s debt and Socialist prime minister George Papandreou said Greece had ‘avoided a mortal national danger’.

In Thessaloniki, the protesters blocked the parade route, forcing police to intervene and protect the officials' stand until it was evacuated.

After waiting in the parade stand for about 30 minutes, Mr Papoulias left, but not before launching a broadside against the protesters.

'When I was 15, I fought against Nazism and the German occupiers. Who are they calling me a traitor? Shame on them,' he told reporters.

Mr Papoulias, 82, joined the Greek resistance in 1944, during the last months of the three-year German occupation.

The protesters included leftists, anarchists, neo-Nazis, people fed up with the government's austerity policies, and fans of the local soccer club Iraklis, which was pushed out of the top division because of financial irregularities.
Asked if the protesters were justified, given the government's biting austerity measures and Greece's deep recession, Papoulias said the demonstrators represented 'a small minority'.

'The great mass of the people accept all these austerity measures that hit the weakest because they hope for a better day, when we will overcome the crisis and clean our house,' Papoulias said.

A student parade through Athens commemorating the day ended without a major incident.Bbut some protesters carried banners with slogans such as 'No to the selling out of the country,' and 'Merkel equals Hitler,' referring to German Chancellor Angela Merkel, who played a big role in negotiating the new euro-nation rescue plan.

The demonstrators were condemned by the government and the conservative opposition, but justified by some leftist parties.
Source : http://www.dailymail.co.uk/news/article-2054779/The-Greeks-revolting-German-flag-burned-streets-react-angrily-historic-Eurozone-deal.html

"Le 10 [septembre 1922], la foule qui remplit les grandes artères d'Izmir, acclame Mustafa Kemal qui arrive, à 14 heures, de Nif, dans sa vieille voiture décapotable décorée de branches d'olivier. Le maréchal accompagné de Fevzi et d'Ismet, porte, comme d'habitude, un habit militaire tout simple où rien n'indique son grade. Lorsqu'il arrive devant la Préfecture où l'on a aménagé un bureau pour lui, il est surpris de voir un drapeau grec étalé sur les marches. On lui explique que le roi Constantin était entré dans cet édifice en piétinant un drapeau turc. Il refuse d'imiter le souverain grec : « Enlevez cela immédiatement. Un drapeau est le symbole de l'honneur d'une nation. Nul n'a le droit de l'humilier ! »." (Georges Daniel, Atatürk : une certaine idée de la Turquie, Paris, L'Harmattan, 2000, p. 166)

mercredi 26 octobre 2011

Le complexe d'infériorité des Grecs : ils ne sont pas européens et ils le savent

Grèce : "Nous devenons une colonie" de Bruxelles

La crise européenne | LEMONDE | 25.10.11 | 14h02   •  Mis à jour le 26.10.11 | 09h45

Athènes Correspondance - "Est-ce que vous trouvez que l'on est paresseux ?" La rencontre avec Chris Bossinikis et Maria Sotiraki, un couple de fonctionnaires, est à peine commencée, que Chris pose la question.

Comme beaucoup de Grecs, Chris s'est senti humilié par l'image d'un pays qui se dore la pilule au soleil, pendant que l'Europe du Nord travaille dans les frimas. L'économiste Patrick Artus a montré que le cliché ne reposait sur rien et que les pays méditerranéens travaillaient plutôt davantage que d'autres pays européens, mais l'image est restée.

Chris est jardinier dans la principale déchetterie d'Athènes, où il aménage les abords et fait les plantations. Quand ses heures de travail sont finies et qu'il n'y a pas de manifestations – il les rate rarement –, il travaille chez des particuliers ou des entreprises. Sa femme est également salariée à la déchetterie, dans les bureaux.

Ce sont des fonctionnaires précaires. Voilà huit ans qu'ils sont contractuels, jamais titularisés. Et depuis l'automne 2010, le gouvernement sommé par la "troïka" des bailleurs de fonds d'Athènes - le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne et la Commission européenne - de faire des économies, tente de mettre fin à leur contrat. Mais tous les six mois, Chris et Maria vont devant la justice, qui invalide la décision administrative.

Comme 16 % de la population active, ils risquent de se retrouver au chômage. "Depuis septembre, un patient sur deux a perdu son travail dans l'année", constate le psychiatre Dimitris Ploumidis, qui exerce dans la banlieue d'Athènes.

La Grèce est malade. Le nombre de dépressions augmente, comme celui des suicides, alors que le pays a longtemps été fier d'être la lanterne rouge européenne en ce domaine. Une sorte de déprime collective, née dans ce tunnel de la récession qui n'en finit pas.

Les manifestants réguliers ou occasionnels, les candidats au départ vers l'Australie ou d'autres horizons moins lointains, témoignent tous de ce malaise : "Il n'y a pas d'avenir en Grèce."

Le gouvernement socialiste de Georges Papandréou est au bout du rouleau. Il est décrié à l'intérieur pour la radicalité de ses mesures d'austérité, et à l'extérieur pour sa lenteur à les mettre en oeuvre. L'opposition progresse dans les sondages, mais le rejet des hommes politiques frappe les deux partis alternativement au pouvoir depuis 1974. Le mémorandum et les mesures d'austérité avaient été acceptés en mai 2010. Ces dernières sont jugées trop douloureuses - et inefficaces - par la majorité des Grecs, tous milieux sociaux confondus, du chômeur au chef d'entreprise. Ils se serrent la ceinture et les résultats ne sont pas là.

La "troïka" vient de le reconnaître implicitement en fixant à 2021 un retour sur les marchés pour l'Etat grec, ce qui veut dire encore dix ans de perfusions monétaires et de privations. Les manifestations, émaillées de violences comme en attestent les images qui passent en boucle sur toutes les télévisions du monde, servent à hurler la colère. Elles n'ont empêché aucune mesure d'austérité.

Du côté de l'Europe, dont les sommets annoncés comme décisifs accouchent de souris les uns après les autres, les espoirs apparaissent également vains. Depuis la chute de la dictature, l'horizon politique grec est tourné vers l'Europe. La marche vers l'Union européenne et l'entrée dans la zone euro étaient synonymes de modernité et de prospérité. "C'est la première fois que les Grecs ont tant de réserve sur la maturité du leadership européen", constate le politologue Georges Sefertzis.

D'après les sondages, il existe toujours une majorité de partisans de la monnaie unique et de la construction européenne. Mais les doutes s'installent. Et s'expriment. Iannis Mavris de l'institut de sondage Public Issue a évoqué en mai "l'érosion graduelle du sentiment proeuropéen en Grèce".

"On ne veut pas être les pauvres de cette communauté européenne", explique Maria. Les fonds européens – si mal utilisés et souvent détournés en Grèce – devaient pourtant aider à combler l'écart avec les pays les plus riches. L'histoire a montré que la croissance grecque des années 2000 reposait sur le sable de l'endettement.

Les retards accumulés par le gouvernement pour mettre en oeuvre les privatisations et d'autres réformes promises entraînent un renforcement des contrôles et des initiatives de l'Europe ou de la "troïka". "Je me sens humilié en tant que Grec, quand j'entends que la vente du patrimoine du pays pourrait se faire de Bruxelles. Nous devenons une colonie", s'indigne Dimitris Ploumidis.

"L'Europe ne va pas réussir. Le Nord veut être séparé du Sud. Nous n'avons pas la même mentalité", explique Savvas Lazos.
Ce garagiste de Salonique, dans le nord du pays, veut partir en Australie ; il n'arrive plus à vendre ces 4 × 4, qui faisaient fureur dans la décennie de prospérité des années 2000.

Georges Karambelis a beaucoup de succès dans les manifestations avec son affiche "Wanted" représentant Georges Papandréou et son ministre des finances, Evangelos Venizélos, ces "marionnettes de la troïka". Récompense promise : "une vie libre". Ce directeur de la revue d'extrême gauche nationaliste Ardin est favorable à l'Europe, indispensable à Athènes face à la montée en puissance de la Turquie. Mais, pour lui, l'Europe et la Grèce sont dans "une impasse" : "L'Union européenne est irresponsable en poussant le gouvernement à continuer les mesures d'austérité. Cela crée une dynamique de la crise dans toute l'Europe."

La relation entre la Grèce et l'Europe est complexe. Sans l'appui financier et militaire des grandes puissances européennes, le pays hellène aurait eu du mal à se libérer du joug ottoman il y a moins de deux cents ans et à prendre son indépendance.

Paris, Londres et les autres, qui invoquaient alors le passé prestigieux de la Grèce antique, berceau de la démocratie, rappellent aujourd'hui à Athènes sa dette.

Dans son roman, Le Dicôlon (paru en 1995 en Grèce et traduit en 2011 chez Verdier), Yannis Kiourtsakis évoque ce rapport difficile à l'Europe et le poids de cet héritage antique : "Cette admiration transformait notre sentiment d'infériorité permanent à l'égard de l'Europe et des Européens en sentiment de supériorité inébranlable, puisque - nous le sentions bien - rien désormais ne pourrait faire descendre la petite Grèce du piédestal sur lequel, depuis bien des siècles, l'Histoire l'avait installée à tout jamais dans la conscience universelle !"

L'entrée dans l'Europe, puis dans l'euro, tout comme les Jeux olympiques de 2004, ont fait croire que c'était arrivé : la Grèce était à égalité.
L'argent était aussi facile à dépenser qu'à emprunter pour les particuliers et encore plus pour les gouvernements. La crise est venue. La Grèce est redescendue brutalement et douloureusement de son piédestal.

Alain Salles
Source : http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2011/10/25/nous-devenons-une-colonie-de-bruxelles_1593493_1581613.html

Des commentaires sous cet article témoignent d'une prise de conscience chez les Européens quant au problème grec :

"JEAN-CLAUDE MEYER 19h13

 et alors? les grecs siphonnent l'argent des contribuables de l'UE sans que les effets positifs se manisfestent. où va donc tout cet argent? à acheter encore plus de matériel militaire? à eux de se réformer sérieusement pour s'émanciper à nouveau!"

"walsdorf 17h23

 Plaigniez-vous, vous qui avez truandé vos comptes publics, petits et gros contribuables grecs. Demain vous risquez de devenir une colonie chinoise, et là fini de rire, fini pour longtemps. Là, l'Europe vous met sous morphine. Le réveil sera douloureux et vos manifs n'y changeront rien."

"Pierre SERNY 26/10/11 - 07h26

 Corruption, combines, passe-droits, clientélisme, absence de contrôles, assistanat pour les clients: bref le travail et l'efficacité économique sont sanctionnés et l'injustice règne. L'europe du nord n'en veut plus et elle a raison; dans deux ans on risque fort de devoir exclure les grecs car ils ne travailleront pas davantage et leur état ne rentrera pas plus d'impôts; idem ensuite pour l'italie du sud; cela promet. Autre sénario: une zone monétaire Nord, mais où tombera la France ?"

"Philippe Mangé 26/10/11 - 07h20

 Gonflée, cette allégation! Ce sont bien des Grecs de Grèce qui ont créé la situation économique qu'ils connaissent, non? Quand on vit au dessus de ses moyens en fraudant à tous niveaux et à tous stades, on subit de sévères purges: c'est une simple conséquence de cause à effet."

"Gerard Lemuet 26/10/11 - 00h11

 Les Grecs sont rentres dans l'Euro sur une fraude. Ils avaient menti sur leur chiffres de deficit en pourcentage du PIB. Lorsque le mensonge a ete decouvert, l'Europe aurait du exiger une annulation de l'Euro et un retour immediat au Drachma , les marches etaient encore en euphorei alors et on aurait pas eu l'accumulation de dettes qui s'est faite ulterieurement."

"Alain NEUROHR 25/10/11 - 23h19

 Par pitié, qu'on les largue !"

"Laurent 25/10/11 - 22h17

 S'ils ne veulent pas être une "colonie" de l'Europe, pourquoi ne les laissons-nous pas tomber? Pourquoi se donner du mal pour eux et risquer de couler avec eux? Ils nous entraînent dans leur chute; quand un membre est gangréné, ne l'ampute-t-on pas?"

"Richk. 25/10/11 - 21h52

 Les réformes sont évidemment conduites de façon injuste, brutale et avec des effets pervers (ex:le bazardage des infrastructures portuaires aux compagnies chinoises).Mais ce n'est pas la faute de "Bruxelles" si personne ou presque ne paye d'impôt en Grèce,si les armateurs et l'église orthodoxe sont protégés par la constitution 2 ans après la crise!Y a t-il un mot d'ordre là-dessus? A la limite,une vraie "tutelle" avec formation d'une "treuhand" comme en ex-RDA ferait plus sens."

"Pierre P. 25/10/11 - 21h51

 La Grèce n'est jamais entrée dans la modernité européenne. Elle s'est toujours sentie à part, regardant vers le passé plutôt que vers l'avenir. En témoignent ce conflit avec la Macédoine au sujet du nom du pays, cette dispute avec l'Europe au sujet de la mention de la religion sur les papiers d'identité. L'Europe est une ascèse, les Grecs semblent ne jamais l'avoir compris."

"Le contribuable furibard 25/10/11 - 21h14

 La misère des vendeurs de 4x4 me met la larme à l'oeil."

"bof 20h19

 Mais les grecs ont déjà reçu bcp de soutien:effacement probable de50%de la dette,FMI,fond européen etc.!Simplement,rien ne s'arrangera sans équilibre budgétaire primaire(avant intérêts)!Et là,personne ne peut les aider.Sans cela ils ne feront que s'enfoncer,jusqu'à être dans une situation d'hyper-inflation,ou de faillite totale.Et que peuvent FMI,UE etc.au fait que les grecs sont incapables en3ans d'équilibrer dépenses(avant intérêts)et recettes?Même l'Italie a un budget primaire équilibré"

Voir également : Le ministre des Finances grec Evangelos Venizelos accuse l'UE : la Grèce aurait été utilisée comme un "bouc-émissaire", "soumise au chantage et humiliée"

Le ministre des Finances grec Evangelos Venizelos nie l'évidence : "La Grèce n'est pas le paria de l'Union européenne, elle n'est pas une plaie et un problème permanents", mais un "pays équivalent, compétitif" (sic)

Ils ne peuvent pas s'empêcher de mentir : le parlementaire grec Simos Kedikoglou reproche à l'UE d'être responsable de la crise que traverse son pays

Un témoignage sans concession sur la Grèce "anormalement" resquilleuse, corrompue et improductive : "un pays encore loin de l'Europe, très loin"

lundi 24 octobre 2011

Allemagne : le dirigeant des Republikaner Reinhard Hornberger veut que son pays cesse de subventionner les Grecs

20.10.2011
Les REP manifestent à Munich contre la politique de l'euro.

Allemagne. Bavière. Munich. Le samedi 15 octobre 2011, la section de Munich et de Haute-Bavière des Republikaner a organisé une manifestation sur la Marienplatz à Munich (la Marienplatz, située dans le centre piétonnier, est la place principale de la ville) contre l’euro, les grandes banques et le Fonds de sauvegarde de l’euro. La presse du régime a boycotté l’annonce du rassemblement. 40 à 50 jeunes gauchistes ont cherché a perturber la réunion par des cris.

Reinhard Hornberger, le dirigeant des Republikaner à Munich, a tenu un discours au cours duquel il a utilisé la devise « Hors de l’euro » et « Non à l’union des dettes ». Pour lui, la principale chose est que cessent les payements à la Grèce et aux autres États en faillite.

Le Président des Republikaner de Haute-Bavière et Vice-président des Républikaner de Bavière Martin Huber a mis en garde contre un appauvrissement social des Allemands qui doivent prendre à leur compte la responsabilité de toutes les erreurs des autres. Ils ne doivent pas s’étonner si un jour ils se retrouvent eux aussi en faillite. Martin Huber exige que l’argent serve à aider les mères qui désirent rester à la maison pour élever leurs enfants et à protéger les pensionnés de la misère qui les menacent de plus en plus.

Le principal orateur de la manifestation a été le Président national des Republikaner Rolf Schlierer. Il a dit que son parti avait déjà en 1995 prévu le scénario actuel et ne croyait déjà pas à cette époque à une union monétaire stable et a déclaré : « Un pays ne doit pas payer pour les dettes d’un autre.». Il a conclu à l’adresse du gouvernement national d’Angela Merkel (CDU - Parti conservateur) : « Rendez nous notre argent.».
Source : http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2011/10/20/les-rep-manifestent-a-munich-contre-la-politique-de-l.html

Voir également : Allemagne : un haut responsable de la CSU veut que la Grèce parasitaire sorte de la zone Euro

Le ministre des Finances allemand Philipp Roesler renvoie balader les pleurnicheurs grecs : l'Allemagne ne paiera pas d'indemnités pour l'occupation de la Grèce durant la Seconde Guerre mondiale

Pays-Bas : Geert Wilders et Teun van Dijck exigent des explications quant à l'affaire des 400 chars qui auraient été achetés par les Grecs

07.10.2011
Questions du PVV sur le fait que la Grèce achète 400 chars.
Pays-Bas. Le PVV exige des explications du Premier ministre néerlandais Mark Rutte (VVD - Parti libéral de droite) à propos de l’achat par la Grèce de chars.
Questions des Députés PVV Wilders et van Dijk au Premier ministre et au ministre des finances à propos de l’article au sein duquel il est écrit que la Grèce achète 400 chars d’assaut.
1/ Connaissez-vous l’article « Les Grecs achètent 400 chars aux Etats-Unis » (Telegraaf, 7 octobre 2011).

2/ Est-ce que cet article est vrai ? Si oui, partagez-vous l’avis qu’il est complètement fou que la Grèce achète 400 chars alors que le pays est proche de la faillitte et est dépendant des milliards d’euros de soutien financier du contribuable néerlandais ? Sinon, pourquoi pas ?

3/ Partagez-vous l’avis que la Grèce doit renoncer à l’achat de ces 400 chars et plutôt consacrer cet argent à la réduction de son déficit budgétaire ? Si non, pourquoi pas ?

4/ Êtes-vous prêts à parler directement à la Grèce de ses plans insensés et si elle refuse de renoncer à ses achats, d’arrêter directement toute aide supplémentaire à la Grèce ? Sinon, pourquoi pas ?

5/ Voulez-cous répondre avant ce mardi 11h ?
Source : http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2011/10/07/questions-du-pvv-sur-le-fait-que-la-grece-achete-400-chars.html

Voir également : Ils se moquent des contribuables européens : les Grecs auraient dépensé plus d'un milliard d'euros pour acheter 400 chars Abrams

Pays-Bas : Geert Wilders humilie la Grèce corrompue

samedi 22 octobre 2011

La "sixième tranche" : près de 6 milliards d'euros pris dans les poches des contribuables européens pour financer la Grèce

Grèce: la zone € approuve la 6e tranche

AFP Mis à jour le 21/10/2011 à 21:35 | publié le 21/10/2011 à 19:51

Les ministres des Finances de la zone euro ont donné leur feu vert de principe vendredi soir au déblocage d'un prêt de 8 milliards d'euros au total en faveur de la Grèce, dont le pays a impérativement besoin pour éviter la faillite, a indiqué à l'AFP un diplomate européen.

Les ministres "ont donné leur accord pour la 6ème tranche du prêt pour la Grèce", a dit cette source. Il s'agit d'une tranche tirée du premier plan de sauvetage en faveur d'Athènes décidé l'an dernier.

La décision prise à Bruxelles fait suite au vote la veille par le Parlement grec en faveur d'une nouvelle cure de rigueur, en dépit de la protestation de la population, sur fond de grève générale dans tout le pays. Le plan prévoit de nouvelles coupes salariales et le placement en chômage technique d'environ 30.000 personnes dans le secteur public.

Le versement dépend du FMI

Le versement de ce prêt dépendra au bout du compte du feu vert du Fonds monétaire international (FMI) qui le co-finance, ont annoncé les ministres des Finances. "Le déblocage doit intervenir dans la première moitié de novembre sous réserve du feu vert du conseil d'administration du FMI", ont-ils affirmé dans un communiqué. Le prêt est en effet composé de 5,8 milliards d'euros de l'Europe et de 2,2 milliards financés par le Fonds monétaire international.

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, devrait de son côté recommander à son conseil d'administration de débloquer le prêt vital de 8 milliards d'euros dont la Grèce a besoin en novembre pour éviter la faillite, a affirmé vendredi soir à l'AFP une source proche du dossier.

La réunion du conseil d'administration aura lieu dans la première moitié de novembre, a-t-elle ajouté. Les ministres des Finances de la zone euro ont donné pour leur part leur feu vert vendredi soir à Bruxelles au déblocage de l'enveloppe, co-financée par l'Europe, à hauteur de 5,8 milliards d'euros, et le FMI.
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/10/21/97002-20111021FILWWW00672-grece-la-zone-approuve-la-6e-tranche.php

vendredi 21 octobre 2011

Le Grec Michel P. se pose une question légitime sur son peuple : "Est-on vraiment le pire peuple de la planète ?"

Grèce : «Est-on vraiment le pire peuple de la planète ?»

20/10/2011 | Mise à jour : 16:10

Par Le Figaro

TÉMOIGNAGE - Ce jeudi 20 octobre, la Grèce connaît une énième journée de troubles alors que le Parlement entend imposer une nouvelle diète à la population. Les syndicats ont déclaré ce jeudi une grève générale de 48h et les manifestants ne décolèrent pas. Michel P.*, marié sans enfant, est journaliste en Grèce, dans la ville de Thessalonique, au nord du pays. Il explique comment lui et son entourage vivent la crise de son pays au quotidien.

«C'est la première fois que je vois des gens pleurer, pleurer, pleurer»


Michel a conscience qu'il est relativement épargné par la crise profonde que connaît la Grèce : «Dans mon journal, pour le moment, des gens se sont arrêtés de travailler mais pour le reste ça va. J’ai de la chance, car dans la plupart des journaux c’est la guerre. Je connais très bien le milieu de la presse, j'y travaille depuis dix ans. Même dans les plus grands journaux grecs, beaucoup de gens ont été licenciés. Dans ma ville, j’ai aussi entendu dire que des journalistes n’étaient plus payés depuis trois ou quatre mois.»

Aujourd'hui, le Parlement grec doit voter de nouvelles mesures d’austérité qui prévoient notamment la réduction des traitements des fonctionnaires. Michel lui ne travaille pas dans le secteur public : ainsi, son salaire n’a pas été directement réduit.

Pourtant, indirectement son pouvoir d’achat a pâti des nouvelles taxes qui ont fait leur apparition depuis la crise. «La manière dont ces taxes sont imposées est très simple : c'est soit vous payez, soit on vous coupe l'électricité, par exemple.»

Dans son entourage, Michel voit pour «pour la première fois des gens pleurer, pleurer, pleurer. Ils vivent avec des salaires entre 600 et 700 euros, donc depuis septembre, ils vont devoir trouver d'autres sources de revenus pour pouvoir payer toutes ces taxes qui se rajoutent.»

La misère qui touche tout le peuple grec, Michel a pu la constater : «C'est terrible. Des gens ont perdu leur travail et n'ont pas un euro en poche. Ils s'en sortent tant bien que mal avec la retraite d'un parent, souvent entre 300 et 400 euros mensuels. Autant dire qu'ils sont obligés d'aller chercher - et si cela continue, de voler - de l'argent pour payer les nouvelles taxes.»

Et pourtant, malgré la réduction drastique des dépenses et l'augmentation des prélèvements, rien ne semble vraiment changer en Grèce, selon Michel. «Tous les deux ou trois mois, l'histoire se répète et l'on annonce de nouvelles mesures d'austérité, et à terme cela va vraiment tuer les gens. Comme on dit en Grèce : "L'opération a bien été effectuée mais le malade... est mort."»

«Notre horizon, c'est la fin de la semaine»

La corruption et la fraude pointées du doigt en Grèce, Michel les déplore. Il comprend et regrette le fait que ces mauvaises habitudes aient pu miner l'économie réelle du pays : «On connaît très bien nos défauts ; on a d'ailleurs les politiciens qu'on mérite. Mais est-on vraiment le pire peuple de la planète ? Est-ce la petite Grèce de 10 millions d'habitants qui va faire éclater le monde en mille morceaux ? Je crois plutôt que le même problème existe partout.»

Peut-on vraiment envisager une sortie de crise dans ce contexte catastrophique ? Michel n'y croit pas pour le moment. «Notre horizon, c'est la fin de la semaine. Au-delà, on ne peut rien programmer : on ne sait pas s'il y aura du travail, si l'on paiera en euro ou si l'on sera revenus à la drachme.»

Dans une période si incertaine, Michel n'est sûr que d'une chose : «Cet argent, on sait bien qu'il retournera aux banques, il n'y aura pas un sou pour le développement.»

* L'anonymat de Michel est préservé pour des raisons professionnelles.
Source : http://plus.lefigaro.fr/note/michel-grec-est-on-vraiment-le-pire-peuple-de-la-planete-20111020-576868

A noter que cet article a suscité des commentaires pertinents :

"marc wiel

J'ai voyagé deux semaines en Grèce du 22 septembre au 6 octobre.
La Grèce a été trop choyée par l'Europe, tout leur a été payé, y compris maintenant les salaires de la fonction publique. Ils ont claqué l'argent pour je n'hésite pas à le dire, "frimer", je n'ai jamais autant vu de superbes voitures haut de gamme, des petits ports remplis de bateaux de plaisance, de superbes villas etc....Doit on continuer à leur payer leurs envies de luxe et faire des sacrifices chez nous? Même le tourisme est en chute, recevoir des touristes pour les Grecs, c'était une activité dévalorisante, d'où un accueil du même niveau que dans un bistrot parisien de St Michel....
J'ai déjà dit, l'Europe paye maintenant sa mauvaise gestion, on savait en plus que les gouvernements Grecs trafiquaient les chiffres!
Marc, de Rouen, 61 ans."

"marc wiel

Oui, on doit tout autant aux Sumériens, aux Phéniciens (inventeur de notre alphabet) aux Egyptiens, aux Mésopotamiens ( le calendrier, la journée de 24H00) etc...les Grecs de l'antiquité ont été des intermédiaires, mais n'oubliez pas que c'était aussi des grands esclavagistes, et au sens moderne, des racistes aussi.
Marc, Rouen, 61 ans."

"AvatarBIRD 51

Sans doute que non, mais le fait est, que vous vous êtes conduit comme tel depuis plusieurs décennies. Maintenant il conviendrait de devenir exemplaire et digne."

jeudi 20 octobre 2011

Mauvaise nouvelle pour Athènes : une journée en l'honneur de la culture macédonienne en Russie

Days of Macedonian Culture Kick off in Russia    
Saturday, 15 October 2011

The manifestation 'Days of Macedonian Culture in Russia', will be formally opened Saturday evening at the prestigious 'Peter Ilyich Tchaikovsky' Conservatory in Moscow.



In the next three days Russia's capital and St. Petersburg will have an opportunity to get familiar with Macedonia's music, paintings, films and theater.


Culture Minister Elizabeta Lanceska Milevska has the honor to open the event. The opening ceremony also includes a concert of Moscow Philharmonic and Macedonian opera singers Ana, Igor Durlovski and Blagoj Nacoski.



An exhibit of the work of art of prominent Macedonian painter Vladimir Georgievski will be opened Monday at the F. M. Dostoevsky Memorial Museum in St. Petersburg. The scene of 'Vera Fedorovna Kommisarzhevskaya' Theater will host the performance of Choderlos de Laclos'  'Dangerous Liaisons', featuring the artists of Bitola Theater. The St. Petersburg Theater will also host the presentation of selection of Manaki Brothers' works, as well as of the movies 'Black Seed' and 'Bal-Can-Can'.

Last year Macedonia was the host of the Days of Russian Culture, welcoming the Moscow Synodal Choir, soloist of the Bolshoi Ballet and the vocal trio 'Relikt'.
Source : http://macedoniaonline.eu/content/view/19370/45/

Vaso Papandréou, président du Parlement grec : "Notre société est en désespérance, le pays est en train de s'effondrer"

Day of high drama in parliament

by Costas Papachlimintzos             20 Oct 2011

The drama surrounding the omnibus austerity bill reached its climax, as Prime Minister George Papandreou held on Thursday consecutive meetings with Pasok MPs who have expressed their reluctance to vote the bill.

After her meeting with Papandreou, former labour minister Louka Katseli declined to make any comment. Late in the afternoon, though, she announced that she cannot vote "in good concience" in favour of article 37 of the bill that suspends collective bargaining in the private sector.

Earlier today, Papandreou also met Vaso Papandreou, the chairperson of parliament’s standing committee on economic affairs.

Papandreou, who is no relation to the prime minister, said that tonight will be “the last time” that she will vote for austerity measures.
 
“Our society is in despair, the country is falling apart,” Papandreou said in a speech to parliament, admitting that Pasok bears “huge responsibility” for the current crisis.


Taking the floor in the parliament, Finance Minister Evangelos Venizelos noted that “things are as serious as I say they are”, adding that he is neither exaggerating nor bluffing.

Venizelos said that the bill was a “ticket of reliability” for Greece and emphasised that “neither Merkel or Sarkozy will pull a magical solution out of the hat”.

"You have to approve the law, with all its clauses," Venizelos told MPs. "This is not a game. If anybody thinks they can test how much wiggle-room we've have, they're mistaken."

Outside parliament, tens of thousands of protesters have gathered, in a demonstration turned violent shortly after 2.30pm.

MPs are expected to give a final green light to the new belt-tightening law required by the European Union and International Monetary Fund after a first reading on Wednesday, when protesters pelted police with petrol bombs and chunks of marble, in the biggest labour action the country has witnessed in years.
Source : http://www.athensnews.gr/portal/8/49357

L'émigration inexorable des jeunes grecs

L'exode discret et inexorable de la jeunesse grecque

Par Guillaume Guichard

Mis à jour le 19/10/2011 à 12:53 | publié le 12/10/2011 à 06:17

Face à la situation économique, la jeunesse du pays cherche à partir. Le phénomène se concentre sur les plus qualifiés.

Sauve qui peut ! Telle est la réponse de la jeunesse grecque diplômée à la crise et à l'empilement des plans de rigueur depuis début 2010. Et ce, alors que le pays se prépare à vivre 48 heures de grève générale ce mercredi et jeudi. Les exemples abondent. L'institut Goethe d'Athènes fait face à une hausse de 70% des inscriptions à ses cours d'allemand. Un bureau de recrutement nord-irlandais propose aux jeunes grecs, rapporte Athens News, de ramasser des champignons ou de travailler dans des fermes aquatiques. Une conférence sur l'émigration vers l'Australie -sur invitation seulement- a rassemblé récemment 1000 jeunes diplômés (alors même que seulement 100 Grecs se sont installés dans l'île-continent en 2010).

Les Grecs veulent quitter leur pays en crise, mais cela ne se voit pas dans les statistiques officielles. «À partir des premiers chiffres disponibles, nous n'observons pas de hausse de l'émigration en Grèce en 2010», note Jonathan Chaloff, expert migrations à l'OCDE, qui se fonde sur les informations données par les autorités américaines, australiennes, canadiennes ou encore suédoises. «Il existe bien un grand désir d'émigrer, mais les obstacles sont réels : barrière de la langue, reconnaissance des qualifications, etc.», explique-t-il.
Plus de frontière, plus de contrôle

Ce n'est pas l'unique raison pour laquelle les flux migratoires restent difficilement perceptibles. «Les jeunes grecs visent principalement les pays de l'Union européenne», pointe Lois Labrianidis, professeur d'économie à l'université de Thessalonique. «Or, comme il n'y a plus de frontière ni de contrôle, on ne peut plus compter ces départs.» Le chercheur relève un indice: les Grecs inscrits sur le portail Internet européen de CV Eures a explosé en 2011, atteignant 15.500, deux fois plus que le total enregistré depuis sa création, en 1993.

Les jeunes fuient un pays qu'ils jugent sans avenir. «La dynamique du marché du travail est inquiétante. Le taux de chômage atteint 16%, en hausse de 50% par rapport à 2010. Et, pour les jeunes, c'est le double (environ 30%)», relève Manon Domingues Dos Santos, spécialiste des migrations à l'Université Paris-Est Marne-La-Vallée. «Dans ce contexte, les plus qualifiés sont également les plus mobiles: ils parlent mieux les langues étrangères et correspondent aux besoins de main d'oeuvre des pays d'accueil.»

La crise accélère un phénomène de fuite des cerveaux qui frappe la Grèce depuis au moins 10 ans. À l'orée de la récession, en 2007, déjà 12,2% des Grecs les plus diplômés vivaient à l'étranger, soit au minimum 876.000 personnes. Ce chiffre ne fait que gonfler: déjà durant cette période, plus de 4,5% des diplômés quittaient la Grèce chaque année, d'après les chiffres rassemblés par Frédéric Docquier, professeur à l'université de Louvain. C'est beaucoup moins que le Portugal (plus de 12%) mais déjà presque le double de l'Espagne, pays également en crise. En comparaison, seulement 1,31% des diplômés français quittent le pays.
Phénomène moutonnier

Voir partir ses élites les mieux formées vers de plus larges horizons, tel est le sort des petits pays, comme l'Irlande ou la Lituanie. «La Grèce pourrait toutefois se révéler être un cas particulier, précise Frédéric Docquier. Elle se trouve en quasi-banqueroute. Ils se peut donc que se développe un phénomène moutonnier: si les élites et les plus qualifiés anticipent qu'avec la crise et la rigueur, tout le monde quittera le pays, alors vous partez vous aussi».

Problème : les élites bien formées sont parmi les contribuables les plus susceptibles de payer des impôts élevés. En quittant leur pays, elles ne vont donc pas arranger les affaires de l'État. À plus long terme, «le départ des plus qualifiés menace la croissance en portant préjudice à la production de recherche et à l'innovation», s'inquiète Manon Domingues Dos Santos.

La Grèce, qui fut durant plus de vingt ans, entre les années 50 et 70, une terre d'émigration, tente toutefois de tirer parti de sa diaspora. Le gouvernement a proposé cette année aux Grecs de l'étranger de financer sa dette à hauteur de 3 milliards d'euros.

Une dette que certains Grecs refusent de payer
Source : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/10/12/04016-20111012ARTFIG00747-l-exode-discret-et-inexorable-de-la-jeunesse-grecque.php

En Grèce, on n'a plus d'éboueurs, mais on a des soldats...

L'armée grecque de corvée de poubelles

AFP Publié le 17/10/2011 à 15:14

La Grèce, privée aujourd'hui de liaison avec les îles par un débrayage de 48 heures des marins, a décidé de faire intervenir des soldats pour conduire les camions poubelles après deux semaines de grève des éboueurs qui laissent les trottoirs envahis de tonnes d'ordures.

Les contestations sectorielles se multiplient depuis la semaine dernière en Grèce, avant le vote prévu jeudi au Parlement sur le projet de loi comportant de nouvelles mesures d'austérité, la mobilisation sociale devant culminer avec une grève générale de 48 heures mercredi et jeudi à l'appel des deux principaux syndicats Adedy et GSEE.

Lundi, aucun bateau n'a quitté ou rallié le port du Pirée, près d'Athènes, après 06HOO locales (03H00 GMT), suivant un mot d'ordre de grève de 48 heures, a indiqué le ministère de la marine marchande. La Fédération nationale des marins (PNO) s'est félicitée d'un "succès total" contre "l'offensive barbare visant les acquis sociaux", et indiqué envisager de prolonger la grève jusqu'à vendredi.

Alors que le syndicat des éboueurs d'Athènes attendait le jugement d'une plainte déposée par la mairie pour déclarer leur mouvement "illégal et abusif", le ministère de la Défense, à la demande du ministère de l'Intérieur, a donné son feu vert pour que 150 soldats professionnels conduisent les camions-poubelles municipaux, immobilisés en raison de la grève. Ce week-end, les autorités avaient confié le ramassage des ordures à des sociétés privées opérant sous protection policière.
Les greffiers et magistrats ont pour leur part lancé un mouvement de fermeture des tribunaux dès midi, trois heures en avance sur l'horaire, avec des menaces d'occupation des locaux.

Protestant depuis des semaines contre les nouvelles restrictions budgétaires avec débrayages perlés et occupations, les agents du fisc, fonctionnaires des Finances, et douaniers ont aussi entamé lundi des grèves à durée variable. Les médias publics, dont la télé Net et l'agence de presse nationale Ana, restaient aussi muets pour la cinquième journée. Les syndicats protestent contre un train de nouvelles mesures durcissant, pour la deuxième fois depuis juin à la demande des bailleurs de fonds le programme d'austérité imposé en mai 2010 au pays en échange de son sauvetage financier par l'Union Européenne et le Fonds monétaire international. Le projet de loi contesté supprime des niches salariales et place 30.000 employés du secteur public en chômage technique, augmente la pression fiscale et gèle les conventions collectives sectorielles.
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/17/97001-20111017FILWWW00504-l-armee-grecque-de-corvee-de-poubelles.php

mercredi 12 octobre 2011

Richard Sulik, chef de file de la faction libérale de la coalition au pouvoir en Slovaquie : "La Slovaquie n'a pas à payer pour l'irresponsabilité de la Grèce"

Pourquoi la Slovaquie s'est opposée au fonds de secours européen

LEMONDE.FR | 12.10.11 | 19h40

C'est sans doute la première fois que la Slovaquie attire l'attention de la sorte. La décision des députés slovaques de rejeter, mardi 11 octobre dans la soirée, le renforcement du Fonds de secours financier de la zone euro (FESF), a placé l'une des plus petites économies de l'Union européenne sous le feu des projecteurs mais aussi des critiques.

Le dernier des 17 pays de la zone euro qui devaient approuver l'élargissement à 440 milliards d'euros de ce fonds de secours, décidé le 21 juillet, est en effet le seul à avoir dit "non", mettant un coup d'arrêt au moins temporaire aux efforts européens pour stopper la contagion de la crise de la dette.

HOSTILITÉ À L'EUROPE

S'il place dans l'embarras les dirigeants européens, ce vote — 55 voix pour, 9 contre et 60 abstentions — n'est en réalité pas une surprise. L'une des factions de la coalition quadripartite au pouvoir depuis juillet 2010, les libéraux du parti Liberté et Solidarité (SaS), était en effet dès le départ farouchement opposée à un renforcement du FESF.

Pour le chef de file du SaS, Richard Sulik, l'unique solution à la crise de la dette réside dans le respect par l'ensemble des Etats membres des règles d'équilibre budgétaire. La Slovaquie n'a pas à payer pour l'irresponsabilité de la Grèce, assène-t-il. Bratislava avait d'ailleurs déjà été la seule à avoir refusé de participer au premier prêt d'urgence accordé à la Grèce en 2010.


Ce discours rencontre un écho particulier dans une société de plus en plus hostile à l'Europe, alors que s'atténue l'enthousiasme de l'adhésion à l'Union européenne en 2004 et à la zone euro en 2009. Selon les sondages, 70 % des Slovaques sont opposés au renforcement du fonds de stabilisation, de même que de nombreux hommes politiques de tous bords.

DIFFICULTÉS ÉCONOMIQUES

Car la Slovaquie, durement touchée par la crise économique, est aujourd'hui l'une des économies les plus pauvres de la zone euro, bien plus fragile que la Grèce. Dans les années 2000, le pays post-communiste, surnommé le "Detroit de l'Europe" (en référence à la ville américaine), mise sur l'industrie automobile. Elle attire de grands constructeurs étrangers comme PSA Peugeot Citroën, Audi, Kia ou Volkswagen et se développe rapidement. Jusqu'en 2007, la croissance oscille autour de 10 %, tandis que le déficit budgétaire et le chômage sont au plus bas.

La crise économique change la donne. "L'industrie automobile était exportatrice à 80 %. Lorsque les marchés se sont rétractés, la Slovaquie a perdu beaucoup d'argent", dit Etienne Boisserie, chercheur à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) et spécialiste de la Slovaquie. Aujourd'hui, la croissance dépasse difficilement la barre des 1 %, le déficit a atteint 8 % du PIB et le pouvoir d'achat ne représente que les trois quarts de la moyenne européenne. Avec 780 euros, la moyenne des salaires slovaques se hisse juste au-dessus du salaire minimum grec, qui atteint 750 euros.

Le renforcement du FESF, un outil destiné à venir en aide aux pays en difficulté financière (dont la Grèce, lourdement endettée), s'apparente donc un réel effort pour les Slovaques. Si la contribution de la Slovaquie représente "seulement" 7,7 milliards d'euros en valeur absolue, soit 1,75 % des 440 milliards d'euros du fonds, cette part grimpe à 10 % rapportée au PIB.

"COUP POLITIQUE"

Ces derniers mois, la Slovaquie a tout fait pour repousser le vote du renforcement du fonds, espérant qu'un autre pays s'y oppose avant elle. Mais mardi, Bratislava, dernière sur la liste de ratification, était au pied du mur. Et si les députés ont au final rejeté le texte, c'est aussi en raison de divergences politiques.

"Ce vote négatif met en lumière les faiblesses et le manque de cohérence de la coalition de centre-droit actuellement au pouvoir, notamment sur les questions économiques", estime Etienne Boisserie. Sans les 22 députés libéraux du SaS, qui n'ont pas participé au vote, la coalition et ses 55 députés restants ne pouvait en effet pas songer à obtenir la majorité requise de 76 élus sur 154. Par contre, les 64 voix de l'opposition sociale-démocrate (Smer-SD), favorable au renforcement du fonds, auraient pu faire pencher la balance en faveur du plan européen. "Les sociaux-démocrates estiment, à l'image d'une partie de la coalition, que la solidarité doit primer au sein de l'Union européenne, et que l'on ne peut profiter de ses avantages sans pâtir de ses inconvénients", explique Grigorij Meseznikov, politologue à l'Institut des affaires publiques de Bratislava.

Mais lors de ce vote, les enjeux de politique intérieure slovaque ont pris le dessus sur les préoccupations européennes. La première ministre, Iveta Radicova, affaiblie depuis plusieurs mois, a assorti le vote du renforcement du fonds d'un vote de confiance du gouvernement. Et l'opposition a saisi l'occasion pour fragiliser le pouvoir en place. "Les sociaux-démocrates ont préféré s'abstenir plutôt que de soutenir le gouvernement, analyse Etienne Boisserie. Mais surtout, ils ont fait un coup politique en proposant un accord au gouvernement : ils voteront en faveur du plan européen à condition de dissoudre le Parlement et de convoquer des élections législatives anticipées."

"Le gouvernement d'Iveta Radicova n'a eu d'autre choix que d'accepter car il a perdu toute légitimité", assure Grigorij Meseznikov.

RATIFICATION ASSURÉE... DANS QUELQUES JOURS

L'accord a été scellé mercredi. L'opposition a obtenu des élections anticipées pour mars 2012 en contrepartie desquelles elle s'est engagée à voter en faveur du renforcement du Fonds de secours de la zone euro, conférant ainsi à la coalition une majorité confortable de 119 sièges. Le second vote aura lieu au Parlement d'ici "vendredi au plus tard", a indiqué le chef des sociaux-démocrates, Robert Fico, assurant que "le parlement va ratifier le FESF sans le moindre problème".

Malgré le rapide retournement de situation, l'image de la Slovaquie sur la scène européenne pourrait pâtir de ce jeu de poker menteur. Mercredi, les président de l'Union européenne et de la Commission européenne, Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso, ont en effet rappelé à l'ordre Bratislava, l'incitant "à dépasser les considérations politiques à court terme et à utiliser la prochaine occasion pour adopter rapidement un nouvel accord".

"Pendant trois jours, Bratislava aura peut-être une image de vilain petit canard, confirme Etienne Boisserie. Mais elle sera vite effacée car une majorité de députés a conscience de l'urgence et du fait que si la Slovaquie n'adopte pas le plan, elle en paiera le prix pendant de nombreuses années."
Audrey Garric
Source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/10/12/pourquoi-la-slovaquie-s-est-opposee-au-fonds-de-secours-europeen_1586077_3214.html

Voir également : Le président tchèque Vaclav Klaus qualifie les Grecs de fainéants et de buveurs d'ouzo (alcool grec)

Le ministre de l'Economie hongrois Gyorgy Matolcsy s'en prend vivement à la Grèce malhonnête : elle n'aurait jamais dû rentrer dans la zone Euro et même dans l'UE

mardi 11 octobre 2011

Ils se moquent des contribuables européens : les Grecs auraient dépensé plus d'un milliard d'euros pour acheter 400 chars Abrams

Crise ?
Publié le 11 octobre 2011
Scandale :
la Grèce dépense plus d'un milliard d'euros pour acheter des chars


Alors que la Grèce, en faillite potentielle, bénéficie d'une manne d 'aides financières (UE, FMI...), elle s'apprête par ailleurs à acheter pour plus d'un milliard d'euros de chars aux Etats-Unis...

Depuis des mois, il ne se passe pas une journée sans que les médias nous abreuvent d’informations concernant la probable faillite de la Grèce avec son cortège de conséquences en série, des risques de faillite des banques au risque de faillite des États (dont la France). Depuis le début les Grecs manifestent pour protester contre les plans d’austérité qui succèdent aux plans d’austérité dans un pays ruiné du fait de la lâcheté et de l’incompétence crasse de sa classe politique et d’une fraude fiscale massive contre laquelle les dirigeants du pays n’ont jamais rien fait. Le total des aides apportées à la Grèce par l’Europe et le FMI ont atteint la somme extravagante de 160 milliards d’euros pour un pays de 11 millions d’habitants.

On pouvait dès lors imaginer que la Grèce ferait les efforts nécessaires pour rétablir ses comptes publics alors qu’elle ne boucle ses fins de mois que grâce aux contribuables européens dont nous et que, en cas de besoins impératifs d’achats pour l’État grec, celui-ci se tournerait en priorité vers ses prêteurs, c'est-à-dire vers les pays de l’Union Européenne.

Patatras, l’information vient d’être divulguée par le quotidien espagnol « la Razon », la Grèce va acheter 400 chars lourds M1 Abrams d’occasion ainsi que 20 véhicules amphibie « AA7VA1 » aux États-Unis pour un montant estimé à 1,28 milliards d’euros. Ainsi les contribuables européens aident la Grèce pour que celle-ci fasse tourner l’industrie d’armement US. Les Polonais l’avaient inventé avec les avions de chasse en achetant en 2003 des F-16 avec les subventions européennes, les Grecs nous refont le coup en 2011 avec les chars d’assaut. Rappelons simplement que l’Armée française a en tout et pour tout 400 chars Leclerc pour 65 millions d’habitants, c’est dire si les grecs n’y vont pas avec le dos de la cuillère en terme de dépense pour leur budget militaire alors que la même semaine, comme le dit « la razon », le gouvernement grec se réunissait pour trouver 7 milliards d’économies dans les dépenses publiques.

Dès lors une seule question se pose : « De qui les dirigeants grecs se moquent ils ? ».


Ils s’étaient engagés à privatiser leurs entreprises publiques et depuis rien. Ils s’étaient engagés à lutter contre la fraude fiscale et depuis rien et, pour nous remercier de nous serrer la ceinture pour eux (et nous n’avons encore rien vu), ils achètent des armes en quantité astronomique aux USA. On comprend mieux en voyant ce scandale que le mot « proxénète » soit d’origine grecque.

On attend de la part de nos dirigeants le blocage de toute nouvelle aide et l’annulation pure et simple de ce contrat par l’État grec car ce n’est pas aux contribuables européens de payer les impôts que les Grecs refusent de payer pour aider l’industrie d’armement américaine. J’ai pourtant malheureusement peur qu’aucun d’entre eux n’ait le courage d’élever la voix.
Source : http://www.atlantico.fr/decryptage/scandale-grece-plan-rigueur-mais-achat-chars-industrie-armement-americaine-199502.html

Voir également : Le budget militaire grec sert à entretenir une lourde bureaucratie

lundi 10 octobre 2011

63 % des Hollandais pensent que leur pays doit arrêter de soutenir la Grèce parasitaire

Dutch approve euro rescue fund expansion
ReutersBy Aaron Gray-Block and Greg Roumeliotis | Reuters – Thu, Oct 6, 2011 4:15 PM EDT

THE HAGUE (Reuters) - The Dutch parliament approved extending the powers of the euro zone's rescue fund in a crucial vote on Thursday, leaving Slovakia and Malta as the last two euro zone members whose legislatures have yet to approve the scheme.

The vote in favor of widening the role of the European Financial Stability Facility (EFSF), as agreed by European leaders in July, is considered an essential move for stabilizing financial markets.

"The support was very broad. That is very important for the government, obviously because we are minority government," the Dutch finance minister, Jan Kees de Jager, said. "Now we can go forward in Europe."

The minority coalition government, composed of the Liberal and Christian Democrat parties, secured a majority with the help of the biggest opposition party, Labor, which is also pro-Europe. The government's main ally, Geert Wilders' populist Freedom Party, is firmly opposed to bailouts.

In the course of an 11-hour parliamentary debate on the rescue fund and other issues, de Jager stressed the government will listen to the conditions demanded by the parliament and that any changes to the EFSF will be presented to the parliament for approval.

"In principle, for important decisions in the EFSF . unanimity is required," de Jager said, as he tried to soothe concerns that the Netherlands would be required to continue stumping up money for ailing peripheral euro zone members.

Sylvester Eijffinger, financial economics professor at Tilburg University, said: "The Dutch parliament was aware of its responsibility of keeping the euro zone alive. But a new vote asking for more money for euro zone rescue funds would be much more difficult for the Netherlands."

BAILOUT FATIGUE

A succession of opinion polls has shown that public backing for euro zone bailouts is wearing thin.

In a Maurice de Hond poll published last month, 63 percent of those surveyed said the Netherlands should refuse to continue to cooperate in supporting Greece,
up from 56 percent in May. Half of those polled regretted giving up the former Dutch currency, the guilder, for the euro.

A fresh poll by Synovate, published just hours before Thursday's vote, showed that almost half those surveyed expect Greece to go bankrupt within six months; 54 percent said the Netherlands should not give more aid to Greece.

More than six out of 10 Dutch people said they were worried about the possible consequences of the sovereign debt crisis for the Netherlands, and three out of 10 said they planned to save more because of the crisis.

Several lawmakers expressed their concerns about the crisis in the course of the debate.

"I just heard the minister say you don't solve a debt crisis with more debt," said Teun van Dijck, from the euroskeptic Freedom Party.

"What the emergency fund does is use a larger sack of money to try and instill confidence in the financial markets and prevent contagion. But we have seen in the past year and a half that it has only stirred up a lack of trust and unrest in the financial markets."

The parliament was widely expected to vote in favor, especially after the Labor party reiterated its support this week.

"A very strong Europe is in the interests of all of us and will certainly help us to remain prosperous," said Christian Democrat MP Elly Blanksma before the vote.

"Unfortunately, Europe is not in good shape, a number of countries, but also a number of banks are not in good shape. We need to be alert, and restoring confidence in countries and the financial markets must take priority. It's all hands on deck. I urge all those involved to take responsibility," Blanksma said.

De Jager kicked off Thursday's debate by reiterating that although euro zone members must stick to the budget rules, failing to support Greece could worsen the crisis.

He stressed the Dutch government's demands that Europe needs a budget tsar with the power to kick out those members of the euro who do not abide by the rules.

"We need to have greater European powers to enforce the budget rules that we have agreed upon and to deal with budget sinners," de Jager said.

"It cannot happen again that Greece, Portugal or Ireland spoil it for everyone else."

(Reporting by Aaron Gray-Block, Greg Roumeliotis; Editing by Sara Webb and Leslie Adler)
Source : http://smallbusiness.yahoo.com/advisor/dutch-approve-euro-rescue-fund-expansion-193954054.html

Montée du nationalisme économique en Europe du Nord : des Pays-Bas à la Finlande, des partis de droite veulent expulser la Grèce coûteuse et inutile de la zone Euro

Economic nationalism revived in Europe’s north
– October 7, 2011

Fri Oct 7, 2011 3:00am EDT

Oct 7 (Reuters) - They don't like immigrants and they don't like Europe. Some of them don't even like being called 'far right'.

However you describe them, fringe parties from Finland to the Netherlands are taking a cue from the euro crisis to revive ideas of economic nationalism.


Few go as far as Marine Le Pen's National Front in France, which advocates a pullout from Europe's single currency. But some have turned up the rhetoric in favour of a strong state to reclaim powers lost to Brussels. Often they want to shed the burden of bailing out weaker euro zone partners like Greece.

In the Netherlands, Geert Wilders' Freedom Party is now the second most popular, recent polls show.

"The peoples of Europe were robbed of their sovereignty, which was transferred to far-away Brussels. Decisions are now being taken behind closed doors by unelected bureaucrats," Wilders said in a Berlin speech last month.

He has toyed with the idea of leaving the euro but it does not seem that strong a view -- he'd rather be in the euro club with Germany and kick out the countries on the periphery.

The Finns Party, known until recently as the True Finns, won 19 percent of the vote in an April election. Their opposition to bailouts gained sympathy among voters who resent helping southern countries while they face austerity. The party wants countries like Greece out of the euro.


Austria has two far-right parties, both in opposition and widely accepted on the political landscape. Both oppose further bailouts of euro zone countries.


One, the Freedom Party, has proposed dividing the euro zone into two parts: the strong north and Mediterranean weaklings.
It often comes second in opinion polls behind the Social Democrats.

Among Europe's big countries, Germany's National Democratic Party and the British National Party are more marginalised.

Britain's Conservatives provide a mainstream outlet for eurosceptics, and German Chancellor Angela Merkel has been the reluctant party in euro zone bailouts.

A September poll showed a eurosceptic political party would find strong support in Germany. Around 50 percent said they would welcome such a group on the scene.
Source : http://forexlivetoday.com/latest-news/economic-nationalism-revived-in-europes-north/

Charles de Gaulle était partisan de la position turque sur Chypre : la partition (taksim)

Charles de Gaulle, discours à Ankara, 26 octobre 1968 :

"D'où, par exemple, dans la question de Chypre, qui vous touche d'une façon directe et immédiate, la position française suivant laquelle toute solution doit aboutir à ceci : que les Turcs y restent des Turcs et que les Grecs y soient des Grecs."

Gilles Bertrand, Le conflit helléno-turc : la confrontation de deux nationalismes à l'aube du XXIe siècle, Paris, Maisonneuve et Larose, 2004, p. 219 :

"Jean Catsiapis rappelle cependant que Charles de Gaulle s'est intéressé au conflit [chypriote] même si l'entretien avec Ismet Inönü (1964) conservé dans les archives du ministère des Affaires étrangères français que l'auteur publie montre surtout un de Gaulle enfermé dans la logique des Etats-nations et celle de la politique des « Puissances » et envisageant ainsi la partition de l'île pour le maintien de l'équilibre gréco-turc."

Voir également : La turcophilie de Charles de Gaulle

L'amitié franco-turque

Le nettoyage ethnique des Chypriotes turcs par les Chypriotes grecs (1960-1974)

Le sort des Turcs tombés à la merci des Grecs

Conflit chypriote : 500 Chypriotes turcs disparus en 1963-1974

Chypre, 1963 : le bain de sang de la "Semaine noire"

Chypre : pourquoi l'intervention turque ?

Quand les Grecs soutenaient le FLN contre la France...

İsmail Soysal, "Les relations politiques turco-françaises (1921-1985)", in Jean-Louis Bacqué-Grammont et Hâmit Batu (dir.), L'Empire Ottoman, la République de Turquie et la France, Istanbul, IFEA, 1986, p. 654-655 :

"Les intérêts essentiels des deux pays [la France et la Turquie] se confondaient et la Turquie avait besoin de la contribution de la France pour son propre redressement économique. D'autre part le même droit à l'auto-détermination réclamé par les Algériens l'était aussi par la Grèce, en faveur des Chypriotes. Or, le gouvernement turc considérait cette dernière demande comme un prétexte pour l'annexion de l'île par la Grèce (Enosis). En fait, si les Français se trouvaient en minorité en Algérie, les Turcs l'étaient aussi à Chypre. Par conséquent, de même que la France considérait que l'affaire d'Algérie était une question interne, le gouvernement turc était enclin à voir dans le problème de Chypre, du moins au début, une question relevant uniquement de la Grande-Bretagne et chercha à étouffer l'affaire. En d'autres termes, il importait d'éviter une contradiction à propos des solutions qui devaient être trouvées dans les deux cas. C'est la raison pour laquelle, pendant des années la France s'opposera également au principe de l'autodétermination dans la question de Chypre alors que la Grèce, autre membre de l'OTAN, plaidera dans le sens opposé, tant pour l'affaire d'Algérie que celle de Chypre. En 1955, à l'Assemblée Générale des Nations Unies, la Turquie s'aligna sur le point de vue français : l'affaire algérienne était une question interne et elle vota donc contre son inscription à l'ordre du jour. En 1958 et en 1959, elle changea quelque peu son attitude, car elle cherchait alors à se rapprocher du groupe afro-asiatique. Elle admit à ce moment le principe de l'autodétermination, mais n'alla pas jusqu'à adhérer à la proposition visant à faire reconnaître l'indépendance de l'Algérie et s'abstint de voter dans ce sens. La mise au point turque déclarait : « Pour résoudre ce problème, le meilleur moyen est non pas d'envenimer les choses, ce qui ne pourrait que déboucher sur une impasse, mais de s'employer à promouvoir entre les parties des négociations afin de parvenir à un compromis. La Turquie, à titre d'alliée de la France, fait tout son possible dans ce domaine »."

Voir également : Les Grecs, des Occidentaux ? Leurs relations avec le tiers-mondisme arabe et la République islamique d'Iran

Les Grecs, des Européens ? Leurs relations historiquement étroites avec les Arabes

Les Grecs-orthodoxes, des Européens ? Leur engagement historique au sein des nationalismes arabe et grand-syrien

dimanche 9 octobre 2011

Le ministre des Finances allemand Philipp Roesler envoie balader les pleurnicheurs grecs : l'Allemagne ne paiera pas d'indemnités pour l'occupation de la Grèce durant la Seconde Guerre mondiale

German Finance Minister Refuses to Give Allowances for German Occupation During World War II

Posted on 08 October 2011 by Fani Toli

German Minister of Finance, Philipp Roesler stated during his last meeting in Greece that allowances demanded by Greeks for the Nazi’s atrocities during German occupation of Greece in 1940, can be an additional obstacle.


“Greeks should forget this demand and focus on the improvement of competitiveness in their country.”


After a relevant question of a reporter concerning the particular time of payment of the allowances, Finance Minister of Germany answered: “I am absolutely sure that this discussion could become an additional obstacle within the current circumstances we are under”.

“Thus focusing only on the enhancement of competitiveness is essential in order to combat the ongoing crisis in Greece and the problems arising from it”.
Source : http://greece.greekreporter.com/2011/10/08/german-finance-minister-refuses-to-give-allowances-for-german-occupation-during-world-war-ii/

Allemagne : un haut responsable de la CSU veut que la Grèce parasitaire sorte de la zone Euro

Un important allié de Mme Merkel appelle la Grèce à sortir de la zone euro

Dimanche, 02 Octobre 2011 12:29

Un haut responsable du parti social-chrétien bavarois, la CSU, alliée de la CDU démocrate-chrétienne de la chancelière Angela Merkel, a appelé dimanche la Grèce surendettée à sortir de la zone euro, au rebours de la politique officiellement suivie par Berlin.

"Je crois qu'une solution, si on veut que la Grèce redevienne compétitive de façon stable, c'est qu'elle le fasse hors de la zone euro", a déclaré à une radio le secrétaire général de la CSU, Alexander Dobrindt.

Si la Grèce échouait à convaincre les auditeurs de la troïka (BCE, FMI, UE) de sa capacité à faire les réformes exigées pour qu'elle puisse bénéficier d'une aide financière supplémentaire de ses trois bailleurs de fonds, le Fonds de secours de l'UE (FESF), devrait alors servir à "organiser ce départ" de la zone euro, estime M. Dobrindt.


Mme Merkel, désignée comme la femme la plus puissante du monde par le magazine américain Forbes, a fort à faire pour convaincre dans ses propres rangs de la justesse de la politique d'assistance financière à la Grèce qu'elle mène, dans le but de maintenir ce pays dans la zone euro.

Recevant mardi le Premier ministre grec George Papandreou, elle lui a dit qu'elle souhaitait voir "une Grèce forte dans la zone euro".
Jeudi, le Bundestag a donné son aval à l'élargissement du FESF, au terme d'intenses spéculations sur la solidité de la coalition (CDU, CSU, libéraux du FDP.
Mais 15 députés de la coalition de centre-droit ont défiée Mme Merkel en refusant de l'appuyer.
Le ministre de l'Economie, Philipp Rösler (FDP) avait lui-même provoqué une forte réaction des marchés financiers le 12 septembre en évoquant un défaut de paiement de la Grèce.
Cela avait conduit Mme Merkel à demander à ce que chacun "pèse ses mots" au sujet de la crise.
Quoi qu'il en soit, les propos de M. Dobrindt interviennent alors que la semaine qui s'ouvre va être capitale. La zone euro va tenter d'avancer sur la crise de la dette et la mise en oeuvre du second plan d'aide à la Grèce, au moment où Paris et Berlin veulent évoquer les moyens d'améliorer le pilotage de l'Union monétaire.

Les ministres des Finances de l'Union monétaire, réunis au sein de l'Eurogroupe, se retrouvent lundi à 17H00 (15H00 GMT) à Luxembourg. Ceux de l'Union européenne enchaîneront mardi matin.

La semaine qui s'ouvre sera aussi marquée jeudi par une réunion du conseil des gouverneurs de la BCE.
Source : http://www.medias-france-libre.fr/component/content/article/4-bruxelles-ue/1731-un-important-allie-de-mme-merkel-appelle-la-grece-a-sortir-de-la-zone-euro

Racisme anti-slaves en Grèce : des hooligans grecs attaquent des supporters croates au cours d'un match

samedi 8 octobre 2011
Euro 2012 : Violents incidents durant Grèce – Croatie…

De violents incidents entre ultras Grecs et Croates ont eu lieu lors du match Grèce - Croatie comptant pour les éliminatoires de l’Euro 2012 quand dès la quatrième minute du match des ultras Grecs, cagoulés ont attaqué le secteur des supporters Croates avec des fumigènes et des cocktails Molotov…

Des incidents lors desquels un Croate a eu un doigt arraché et qui se sont poursuivis par de nombreux jets de projectiles et de sièges entre les deux groupes avant que la Police ne parvienne à rétablir la situation.

La rencontre a été arrêtée pendant sept minutes par l'arbitre avant de pourvoir reprendre…

Avant le match, des incidents avaient été provoqués par les ultras Croates dans le secteur du Pirée, tandis que d'autres ont tenté d'entrer dans le stade sans billet…
Source : http://www.collectif1899.com/2011/10/euro-2012-violents-incidents-durant.html

Les vidéos :



Voir également : Nicosie : une équipe de basket turque victime du hooliganisme chypriote-grec

La traite esclavagiste des Slaves par les Byzantins

L'antagonisme gréco-slave

Les Grecs plus slavophobes que turcophobes ?

samedi 8 octobre 2011

Claude Imbert : "La Turquie épanouie, la Grèce défoncée"

L'éditorial
de Claude Imbert

Le Point - Publié le 23/06/2011 à 00:00

Marche turque et plongeon grec

La Turquie épanouie, la Grèce défoncée ! Ce contraste fascinant des deux ennemis héréditaires, ces jours-ci, fait passer sur la Méditerranée comme un frisson d'Histoire.


Qui eût imaginé, dans l'Europe de Byron et de Chateaubriand, que la Grèce, alors arrachée avec tant de ferveur à la griffe ottomane, exhiberait cette tumeur monétaire dont les métastases menacent, via l'euro, le grand dessein européen ? Et que, dans le même temps, Constantinople, alias Istanbul, dispenserait à l'aire arabo-musulmane l'attrait d'un modèle édifiant ? Matrice de bonheurs et tragédies exemplaires, notre Méditerranée bouge toujours entre Orient et Occident.

La Grèce, en coma monétaire, est devenue le calvaire de l'euro. Sous le coup de la crise, l'Union européenne aura "découvert", à Athènes, un gouffre financier creusé par l'anarchie des dépenses d'Etat et le truquage des comptes publics. Une incurie du pouvoir grec assortie, chez les citoyens, d'une généralisation inouïe de la fraude fiscale. Une incurie européenne pour avoir caché et repoussé le scandale grec comme la poussière sous le tapis.

Le terrible déficit grec est aujourd'hui un culbuto : veut-on l'aplatir qu'aussitôt il se redresse. D'un côté, les marchés et, de l'autre, les banques, les Etats et le FMI s'échinent à le maîtriser avec le sentiment vertigineux d'ignorer l'issue... mais d'y courir inéluctablement. La solidarité de la zone euro rechigne à secourir, aux frais des vertueux, le vice des tricheurs.
Mais l'impossibilité, au sein de l'euro, des dévaluations nationales contraint à cette "immorale" solidarité, faute de quoi l'euro se trouverait lui-même emporté : le mal grec entraînerait dans sa contagion virale l'Espagne, le Portugal, d'autres peut-être, dans la spirale du pire.

En fait, seuls les pays disposant d'une gestion rigoureuse et d'une industrie performante - au premier chef, l'Allemagne - tirent aujourd'hui leur épingle du jeu. Ceux qui ne surnagent qu'avec des "services" - ainsi, le tourisme - et dans l'addiction aux dettes sont durablement plombés. La sortie de crise atténuera, mais sans les supprimer, leurs handicaps.

L'euro et, au-delà, l'Union affrontent donc désormais leur plus dramatique défi. L'accord franco-allemand vient, une fois encore, d'éviter la catastrophe. Et on ne peut qu'approuver ceux qui, comme Sarkozy, refusent de jeter l'Europe avec l'eau du bain. Mais la vidange reste à faire. Car l'euro sent le sapin (voir en page 50). Un enfant comprendrait que la vraie solution, politique, est moins grecque qu'européenne. Sans une refonte de toute la machinerie communautaire, sans une gouvernance économique, l'euro, déjà à vau-l'eau, ira au diable. Et l'Europe avec lui.

Face à la déconfiture gréco-européenne, la victoire électorale d'Erdogan souligne l'épanouissement de la Turquie. Avec son poids démographique (75 millions d'habitants) et militaire, sa croissance impressionnante, la Turquie impose sa stabilité dans une région vouée aux désordres prometteurs mais énigmatiques des révoltes arabes et aux conflits récurrents chiites-sunnites ou israélo-palestinien.

Si la Turquie inspire, ces temps-ci, des peuples arabes qui, avec elle, n'ont guère en commun que l'islam, c'est justement pour avoir développé un islam démocratique, épris de libre entreprise et acceptant la laïcité de l'Etat. Cette laïcité fondée par Atatürk, défendue depuis cinquante ans par l'armée, est aujourd'hui tenue en lisière par l'expansion démocratique du parti islamique. Sa réussite n'inspire que des éloges. Avec néanmoins une seule crainte laïque et européenne : celle d'inoculer peu à peu la charia (la loi islamique) par les urnes.

Erdogan jouit du soutien des classes populaires et de la nouvelle bourgeoisie d'Anatolie, plus conservatrice et religieuse que la société cosmopolite d'Istanbul. Il flotte, chez les siens, un parfum de nostalgie ottomane que réveille son salut (tardif) aux révoltes arabes.

En fait, la Turquie, travaillée par des aspirations contradictoires, balance entre plusieurs voies. L'autoritarisme islamique d'Erdogan inquiète, mais il ne pourra pas réformer la Constitution à sa guise. L'islamisation progresse avec l'ordre moral musulman, mais on trouve aussi, dans l'intelligentsia, une résistance laïque solide et sur les rivages turcs... plages naturistes et bars gays. L'aspiration libertaire progresse avec Internet, mais les censures persistent et des journalistes sont arrêtés.

Quant au virage diplomatique turc, il traduit un neuf et naturel désir d'autonomie et d'influence, mais ses diverses tentatives de médiation - la dernière en Libye - ont échoué. La résistance identitaire kurde (20 % de la population) reste un souci dominant qu'attise l'effondrement de l'allié et voisin syrien. L'Arménie et Chypre ne dorment que d'un oeil dans leur placard.

Conclusion : il est trop tôt pour parier sur un avenir turc encore très ouvert. Mais on sait déjà qu'il pèsera lourd entre Orient et Occident.
Claude Imbert
Source : http://www.lepoint.fr/editos-du-point/claude-imbert/marche-turque-et-plongeon-grec-23-06-2011-1344909_68.php

Le magazine allemand Bild se penche sur les salaires des politiciens grecs parasitaires

Bild: What is the Salary of Greek Bankrupt Politicians?

Posted on 06 October 2011 by Fani Toli

German newspaper ‘Bild’ focuses on the salary of Greek politicians in an article published on the website of the newspaper.

“The situation in Greece forces Europe to doubt if Greeks accept the reforms”, comments Bild concerning the last demonstrations in Athens,adding that “Greeks do not want to accept the imminent default of their country”. Thus “they should abolish every privelege of their politicians”.

Bild newspaper also refers that new reforms in Greece are ridiculous, since the earnings of the Member of Parliaments for Commitees faced a cut from 250 euros to 150.

The German newspaper focuses on Theodoros Pangalos, Vice President of the Greek Government, who stated officially that he cannot afford the recently imposed property tax, although he gets 640,000 euros through inheritance property and owns more than 50 cars, according to the paper.

Finally, Bild presents precisely the privileges of Greek politicians:

    MP’s salary: 8594 euros per month
    Supplementary salaries during Christmas (500 euros), Easter (250 euros) and vacations (250 euros)
    4 secretaries and 1 consultant
    3300 euros per year for using 4 telephone  lines
    Free transferring on trains, buses and ships
    Up to 60 free of cost flights for MP coming from district areas
    1000 euros allowance per month for housing
    Interest free loans
    All Members of Parliament over 65-years-old receive not only pension but also compensation.
    Members of Parliament can receive a pension after a 4 year tenure.
    Members of Parliament can  partially deny to give information about their property.
Source : http://greece.greekreporter.com/2011/10/06/bild-what-is-the-salary-of-greek-bankrupt-politicians/

La moitié des Autrichiens pensent que la Grèce doit être éjectée de la zone Euro

27. 09. 11. - 16:19
Half of Austrians think Greece should exit

One in two Austrians say Greece should be forced to leave the Eurozone.

Research group Karmasin, which polled 500 people for magazine profil, found that 50 per cent of Austrians were in favour of a Greek exit. Only 34 per cent oppose such a move while 16 per cent refused to reveal their opinion on the matter.

Think tanks and political decision-makers have warned the Austrian economy would be badly hit if Greece were thrown out of the Eurozone which currently features 17 European Union (EU) member countries. Only this morning (Tues), People’s Party (ÖVP) financial affairs spokesman Günther Stummvoll expressed such concerns in a radio interview. Stummvoll said: "Letting Greece go bust would certainly turn out to be more expensive for Austria (than helping the country)." Social Democratic (SPÖ) Chancellor Werner Faymann – whose party cooperates with the ÖVP – claimed in May that the Austrian growth domestic product (GDP) would instantly shrink by five per cent if the debt-ridden southern European country left the Eurozone.

Freedom Party (FPÖ) boss Heinz-Christian Strache called on the coalition to stop providing further guarantees and credits to Greece. The Eurosceptic accused the government of "acting like an EU sect" while ÖVP Economy Minister Reinhold Mitterlehner criticised the opposition’s ways of thinking as "very short-term".

The economy minister warned of the consequences of a cancellation of Greece’s debts – a step more and more EU leaders are reportedly in favour of to calm down volatile stock markets. Mitterlehner claimed the effects of such a measure were "not really estimable", adding that it would negatively affect EU countries’ pension funds, the financial sector and the strength of the European Central Bank (ECB). Mitterlehner added there must be more focus on the condition of the real economy in Europe. Various public statements  on the condition of Greece and the Eurozone were creating a "downward spiral", according to the ÖVP official. Mitterlehner pointed out Greece also had to be helped to make investments.

The Austrian Society for European Policies (Österreichische Gesellschaft für Europapolitik, ÖGfE) found in June that eight per cent of Austrians had "no trust" in the Euro. Ten per cent of polled citizens admitted having only "very little trust" in the strength and stability of the currency which has been in use in the alpine country since 2002. The largest group of people were the 38 per cent who said they had "great trust" in the Euro.

The Karmasin poll result disclosing that 50 per cent of Austrians wanted Greece to leave the Eurozone comes around half a year after a majority of 58 per cent told the agency they were convinced that the Eurozone would get through the current crisis. Only 16 per cent of citizens said in December 2010 they wanted the Schilling, Austria’s old currency, back. Thirty-one per cent said the same last May. Strache has appealed on the SPÖ-ÖVP administration that a reintroduction of the Schilling must be an option.

ÖVP Finance Minister Maria Fekter called a possible remission of Greece’s debts as the "very final option". The former interior minister refused to reveal whether she could imagine backing a 50 per cent rate. Fekter said it had to be seen first whether the country’s ailing economy managed to improve and meet requirements expressed by the EU, the ECB and the International Monetary Fund (IMF). The finance minister made clear that there were "no endless resources of taxpayers’ money" to support the Greek government’s attempt to lower the public debt. Research has shown that the number of people living on the streets in Greece had increased dramatically in the past months. The country’s suicide rate rose sharply since its leadership sought financial support from the EU, the ECB and the IMF for the first time around one and a half years ago.

Austrian Alliance for the Future of Austria (BZÖ) boss Josef Bucher labelled Greece "Europe’s money drain". The right-winger – whose party struggles in polls – was widely criticised over a new poster series featuring Bible verses like "Father forgive them, for they know not what they do." Already a few months ago, the FPÖ caused controversy by launching an ad campaign showing a tanned cartoon character lying in a hammock. The slogan of the allegedly racist posters was "Our money for our people!"

Speaking to Austrian newspaper Die Presse, German Green Party Bundestag faction head Jürgen Trittin warned a bankruptcy of Greece would have a more serious impact than the collapse of US investment bank Lehman Brothers which triggered a two-year credit crisis in 2008.
Source : http://austrianindependent.com/news/Politics/2011-09-27/9111/Half_of_Austrians_think_Greece_should_exit

mercredi 5 octobre 2011

Le traitement historiographique de la question de la violence contre les minorités en Grèce

Nikos Sigalas et Alexandre Toumarkine, "Ingénierie démographique, génocide, nettoyage ethnique. Les paradigmes dominants pour l’étude de la violence sur les populations minoritaires en Turquie et dans les Balkans", European Journal of Turkish Studies, 7 | 2008 :

"IV. Le traitement de la question de la violence sur les populations minoritaires en Grèce

Le cas de la Grèce, qui occupe avec l’Empire ottoman et la Turquie, de par le nombre des articles qui la concernent, une place privilégiée dans ce dossier, est différent de la plupart des autres pays balkaniques. Les études concernant la violence de masse sur les minorités dans ce pays étaient plutôt rares avant la publication de ce dossier. Ceci malgré le développement, depuis les années 1990, en Grèce, des études minoritaires, sous l’influence des trois événements importants du début de cette décennie : le pogrom contre les Musulmans de Komotini (en turc Gümulcine) de 1990 (Yannopoulos & Psaras 1990) ; l’émergence en 1991-1992 du différent macédono-grec ; et le début de la grande immigration albanaise en Grèce, qui a changé la donne des relations gréco-albanaises gelées pendant 40 ans. C’est le choc qu’ont provoqué ces trois événements sur un certain nombre de jeunes chercheurs (encore étudiants au début des années 1990) qui est à l’origine de la fondation en 1996 du Centre d’Étude des Groupes Minoritaires (KEMO), centre qui a donné une importante impulsion à l’étude des minorités en Grèce. Les membres du KEMO ont surtout pris comme objets d’étude des formes de violence administrative (brute ou symbolique), telle la restriction des droits minoritaires, l’oppression voire l’interdiction de l’expression en langues minoritaires et l’occultation de la diversité ethnoculturelle de la population grecque, en laissant largement de côté l’étude de la violence de masse. Le KEMO a commencé à travailler sur les questions de la violence de masse en organisant un colloque à l’Université Panteion en 2008 sur le sujet, tabou en Grèce, de l’expulsion des Chams (Albanais musulmans d’Épire). Ce colloque a soulevé une très grande réaction des média grecs.

Pourquoi l’historiographie des violences de masse de la première moitié du siècle contre les populations minoritaires occupe-t-elle en Grèce une place relativement faible, par rapport à la Turquie et à la plupart des autres pays des Balkans ? La raison principale semble être que ces violences, occultées par l’idéologie d’État, n’ont pas constitué, dans les années 1990, un enjeu politique national ou international important – comme c’était le cas de la question arménienne et, d’une façon différente de la question kurde, pour la Turquie ; ou encore des massacres qui ont eu lieu pendant les guerres de Yougoslavie, pour la plupart des autres pays balkaniques. Car c’est surtout l’internationalisation de ces questions qui a été la force motrice de leur constitution, d’abord en enjeux de mémoire et en enjeux politiques, puis en objets d’étude – les liens entre les champs politique et académique s’avérant très étroits.

Certes, la violence de masse contre les populations minoritaires a intéressé dans les années 1990 et 2000 un certain nombre de chercheurs et intellectuels de gauche, qui s’étaient à l’origine penchés sur la violence de l’État grec contre les communistes. Les références qui s’imposent ici sont l’intellectuel central de la « gauche du renouveau » grecque que fut Angelos Elephandis, trois historiens proches de celui-ci (Giorgos Margaritis, Spyros Karavas et Léonidas Embiricos), le milieu de la revue Scholiastis dont est issu le journaliste et historien Tassos Kostopoulos, le juriste et historien Lambros Baltsiotis, l’anthropologue Georgia Kretsi et enfin Dimitris Lithoxoou, personnage controversé, mais également très important.

Le rôle d’Angelos Elephandis est central tant par ses interventions dans la presse et dans la revue Politis qu’il dirigeait, que du fait qu’il a favorisé le débat sur la violence contre les minorités parmi les nombreux intellectuels et historiens qui lui étaient proches. Le recueil d’articles sur les Juifs grecs et les Chams albanais d’Épire que Margaritis a publié en 2005 fut le premier livre important sur la violence de masse contre les minorités en Grèce publié par un universitaire grec (Margaritis 2005). Spyros Karavas pour sa part a publié plusieurs études importantes sur les dimensions démographiques de la politique suivie par la Grèce dans la question macédonienne et sur les violences perpétrées par les bandits grecs pendant la lutte des bandes de 1904-1908 (Karavas 2002, 2003). Léonidas Embiricos a fait le lien entre le milieu intellectuel rassemblé autour d’Angelos Elephandis et le KEMO, dont il est l’un des membres fondateurs. Le long entretien qu’il nous a accordé pour ce dossier (Embiricos n.p.), auquel il a annexé des riches matériaux d’archives, éclaire sous des angles différents l’expulsion des Slaves exarchistes de la région de Kilkis, en redonnant à cet événement occulté au sein de l’historiographie grecque – à l’exception notable de Kostopoulos – une place centrale dans l’histoire grecque des guerres balkaniques. Kostopoulos a, depuis le début des années 1990, balisé le terrain par ses nombreux articles sur les minorités, y compris sur la violence de masse perpétrée par l’État sur ces dernières, dans le quotidien Eleyterotypia. Il a été également un des journalistes grecs qui ont le plus systématiquement couvert les événements des guerres de Yougoslavie et l’un des principaux agents de la diffusion de la notion de nettoyage ethnique en Grèce. Pourtant, ses premiers travaux académiques concernant les minorités étaient consacrés à la répression de la langue slavo-macédonienne (Kostopoulos 2000) et à l’enjeu de pouvoir qu’a constitué la dénomination des Slaves macédoniens par les gouvernements grecs (Kostopoulos 2004). C’est en 2007 que Kostopoulos a publié un livré intitulé Guerre et nettoyage ethnique. Le côté oublié d’une croisade nationale de dix ans 1912-1922, qui constitue la première grande synthèse grecque sur la violence ethnique (Kostopoulos 2007). S’appuyant sur de riches matériaux d’archives, ce livre met en lumière les violences commises par le gouvernement et l’armée grecs contre les populations civiles pendant les guerres balkaniques et la campagne d’Asie Mineure. Son grand mérite est de replacer la question de la violence contre les populations civiles aussi bien dans un contexte balkanique (l’auteur ayant une bonne connaissance de la bibliographie et des archives bulgares et macédoniennes) que dans un contexte ottoman. Il met ainsi l’accent sur la dialectique entre les pratiques de violence des différents États impliqués dans les guerres balkaniques, la Première Guerre mondiale et la guerre gréco-turque de 1919-1922, en permettant de sortir du cloisonnement des perspectives historiographiques nationales. Lambros Baltsiotis, membre fondateur du KEMO, a mené d’importantes recherches sur l’histoire de l’albanophonie en Grèce et travaille actuellement sur les Albanais Musulmans d’Épire, les Chams, violemment expulsés du territoire grec en 1944 (Baltiosis n.p.). Très importantes pour l’historiographie sur les Chams, y compris pour les persécutions qu’ils ont subies après 1913 et leur expulsion, sont également les recherches de Georgia Kretsi (2003). Enfin Dimitris Lithoxoou, marginalisé même parmi les intellectuels de gauche à cause de son engagement politique en faveur d’une identité nationale/minoritaire macédonienne des Slaves macédoniens de Grèce (cf. Embiricos n.p.), est le premier à avoir mis l’accent aussi bien sur les manipulations démographiques et historiographiques grecques au sujets des minorités (Lithoxoou 1991) que sur la violence que les bandits grecs avaient exercé sur les populations civiles slaves macédoniennes pendant le conflit de bandes que l’historiographie grecque officielle appelle « lutte macédonienne » (Lithoxoou 1998).

Ces contributions n’ont pas beaucoup influencé le milieu académique grec. Celui-ci a été beaucoup plus profondément marqué par la polémique déclenchée dans les années 2000 autour de la thèse de Stathis Kalyvas (Kalyvas 2006) sur la violence de la gauche pendant la guerre civile grecque. Aussi bien Giorgos Margaritis que Tassos Kostopoulos, mentionnés ci-dessus, ont pris une part active à cette polémique.

Ainsi, par la richesse des ses articles concernant la Grèce, ce dossier pourrait renouveler le débat sur la violence de masse contre les populations minoritaires et les groupes ethniques dans ce pays. Mais l’apport principal de ces articles dans le cadre du dossier est qu’ils contribuent à décloisonner le débat sur la violence ethnique, débat qui reste aujourd’hui, en Turquie comme en Grèce, limité dans les cadres de l’histoire nationale. Car, d’une part, ils apportent à ce dossier une perspective comparatiste et, de l’autre, y introduisent la problématique très pertinente de la transmission des pratiques de violence à travers le conflit. Ainsi, certaines contributions de ce dossier reviennent sur la centralité de l’affaire macédonienne (cf. Adanır 1979), non seulement pour la culture politique jeune turque, mais aussi pour la transmission des pratiques de violence qui se sont cristallisées en Macédoine, à travers la lutte des bandes bulgares, grecques, serbes, turques et albanaises (1904-1908), les guerres balkaniques (1912-1913) et les migrations forcées qui les ont suivies (Embiricos n.p., Sigalas n.p.). Selon ces auteurs, la longue expérience de violence en Macédoine contribue à brutaliser le rapport de la politique à la population et engendre des pratiques de « déterritorialisation » des populations « minoritaires » (telles que le massacre, l’expulsion, le déplacement forcé et l’échange de populations) qui sont transférées ensuite, à une échelle, il est vrai, beaucoup plus large, dans l’espace anatolien, à travers leur adoption par le gouvernement du Comité Union et Progrès (CUP) et l’échange gréco-turc de populations. L’article de Tassos Kostopoulos dans ce dossier se joint à celui d’Erol Ülker pour expliquer que ces politiques ne s’arrêtent pas après la fin des conflits, après l’expulsion ou l’échange des populations, mais qu’elles continuent, en changeant de registre, pour prendre la forme de projets d’assimilation des populations considérées dangereuses pour la sécurité du territoire national ; le moyen principal de cette assimilation étant souvent l’implantation parmi ces populations « dangereuses » des réfugiés jugés fidèles à l’État (Kostopoulos n.p. ; Ülker 2008). Tandis que le manuscrit de Lambros Baltsiotis sur les Chams montre comment ces projets, et les pratiques qui en découlent, préparent le terrain pour la réémergence de la violence brutale dans des conditions de guerre (Baltsiotis n.p.). Enfin l’article de Yannis Bonos sur l’émigration de Musulmans de Thrace occidentale en Turquie, analyse les conditions du passage sous silence, au sein même du groupe minoritaire, de cet événement important. Il relève ainsi la question – fondamentale pour la plupart des événements qui sont étudiés dans ce dossier – des conditions politiques de la mémoire et de l’oubli (Bonos n.p.).

Pour revenir à la question des paradigmes historiographiques, la marginalité, par rapport au milieu académique grec, de l’historiographie concernant la violence sur les populations minoritaires, a comme résultat l’absence de débat conceptuel autour de la question. À en juger pourtant d’après les contributions sur la Grèce qui sont comprises dans ce dossier, deux d’entre elles font usage systématique du concept de nettoyage ethnique (Kostopoulos n.p. ; Baltsiotis n.p.), qui apparaît aussi dans une troisième (Embiricos n.p.), tandis qu’une seule discute son objet également en termes d’ingénierie démographique, qui ne constitue pour autant son prisme d’analyse principal (Bonos n.p.). Par ailleurs, Kostopoulos dans l’introduction de son livre Guerre et nettoyage ethnique mentionné ci-dessus défend l’utilité du concept de nettoyage ethnique qui exprime un degré de violence intermédiaire entre la guerre milicienne et le génocide (Kostopoulos 2007 : 18-20). Les chercheurs grecs semblent ainsi être davantage disposés à employer les termes dans lesquels la question de la violence sur les populations minoritaires à été posée dans le conflit yougoslave que le paradigme d’ingénierie démographique. Ce paradigme reste ainsi, en ce qui concerne l’aire géographique prise en considération par ce dossier, le propre du domaine des études turques et ottomanes et plus précisément, comme nous allons voir plus bas, d’un versant spécifique de ce domaine."

Voir également : Le nettoyage ethnique des Chypriotes turcs par les Chypriotes grecs (1960-1974)

Quand est-ce que l'Etat grec va reconnaître l'identité ethnique des minorités habitant son territoire ?
  
L'oppression religieuse en Grèce

Oppression des minorités et irrédentisme : l'europhobie violente du nationalisme grec

La brutalisation entraînée par les Guerres balkaniques (1912-1913), elles-mêmes provoquées par les Etats chrétiens-orthodoxes (Grèce, Serbie, Bulgarie)

Les exactions des andartes grecs dans le sud de l'Albanie en 1914

L'antagonisme gréco-slave

La Grèce indépendante de 1833 : un territoire déjà épuré de ses musulmans

Le sort des Turcs tombés à la merci des Grecs

Expulsion, hellénisation et oppression des Albanais par le stato-nationalisme grec

Salonique, 1912 : les exactions de l'armée grecque contre les populations non-orthodoxes

Intolérance grecque-orthodoxe vis-à-vis des populations non-orthodoxes

Le nettoyage ethnique, principe fondateur du stato-nationalisme grec