samedi 26 novembre 2011

Grèce : 800.000 consommateurs quotidiens d'alcool

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Study Shows 800,000 Greeks Consume Daily Amounts of Alcohol

Posted on 24 November 2011 by Stella Tsolakidou

The First Pan-Hellenic Study on Alcohol has shown that alcohol consumption poses a serious threat to the Greeks’ health.


According to the study, 800,000 Greeks have reported consuming alcohol on a daily basis, with 50% of them attributing their loss of control over alcohol to their weak and sensitive character. Only 3 out of 10 recognize this loss of control as indicating alcoholism.

Furthermore, less than half of the total number of participants claimed to be aware of the fact that ethyl alcohol or ethanol (found in all alcoholic beverages) is a typical example of addictive substances (drugs).

84.7% of the Greeks, aged between 17 and 24, is informed of the permissible blood alcohol levels in driving, while 20.4% is not.

30.25% is not aware if it is permitted or legal to provide children and teenagers with alcohol and another 10% is unaware of the fact that pregnant women are not allowed to consume any amount of alcohol.

The study records the awareness levels of Greeks, the possible consequences of excessive drinking, as well as the need of public information concerning the responsible and non-threatening consumption of alcohol.

The findings of the study were presented by the NGO “Nifalioi-stin ygeia mas” (trns: SOBER-Cheers!) at the Athenian Brewery during a special event on “Responsible Consumption – Responsible Information”. The event was attended among others by the Secretary general of the Health Ministry and Mayor of Thessaloniki Yiannis Boutaris.
Source : http://greece.greekreporter.com/2011/11/24/study-shows-800000-greeks-consume-daily-larger-or-smaller-amounts-of-alcohol/

Pour rappel : Augmentation des suicides, de la consommation de drogue, de la prostitution et des infections par des MST en Grèce : à quoi sert donc l'Eglise orthodoxe richissime et fiscalement privilégiée ?

Une mesure d'austérité "judicieuse" en Grèce : la dépénalisation des drogues

Mauvaise nouvelle pour Athènes : Ankara et Londres signent un accord de coopération militaire

Turkey, Britain sign military cooperation agreement

Turkey and Britain signed a military cooperation agreement during a three-day visit by President Abdullah Gül to London,
a news report has said.

The report, which appeared in Jane’s Defence Weekly, said details of the agreement were not available but that it followed the signing of a strategic partnership agreement in Ankara by Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan and his British counterpart, David Cameron, in July 2010. The 2010 agreement commits the two countries to strengthen their defense ties through regular talks and cooperation in defense manufacturing.

The latest agreement was signed on Nov. 23 by British Defense Secretary Phillip Hammond and Deputy Chief of Turkish General Staff Hulusi Akar.


“Turkey is an important ally of the UK and as NATO partners we [the UK and Turkey] are bound by a pledge of collective defense. This bilateral treaty will take our defense co-operation to a new level,” the British Ministry of Defense said after the signing of the accord.

Britain has historically been a significant supplier of military material to Turkey, accounting for 8 percent of Ankara’s military imports since 2000. Current British export efforts in relation to Turkey center on the BAE Systems-led Global Combat Ship (GCS) program, with Ankara seen as a potential partner, according to Jane’s Defence, which described Turkey as one of the world’s fastest growing defense markets.


24 November 2011, Thursday / TODAY’S ZAMAN, İSTANBUL
Source : http://www.trdefence.com/2011/11/24/turkey-britain-sign-military-cooperation-agreement/

jeudi 24 novembre 2011

Gâchis grec : comment des parasites ont utilisé leur dette

Comment la Grèce a utilisé sa dette

Par Guillaume Guichard

Publié le 21/11/2011 à 10:02

Sur les 360 milliards d'euros de dette accumulés ces 30 dernières années, l'essentiel a servi à financer des dépenses courantes. Trop peu a été utilisé pour investir et garantir une croissance à plus long terme.
L'histoire de la dette grecque, est celle d'un gâchis. À lire les rapports de divers économistes, la Grèce a fort mal utilisé les 360 milliards d'euros d'emprunts accumulés ces 30 dernières années (soit plus d'une fois et demie ce qu'elle produit en un an). «La dette est devenue extrêmement coûteuse et a été mal employée», assène Jésus Castillo, spécialiste du pays chez Natixis.

Sur les 258,5 milliards d'euros de dette accumulée en 20 ans seulement, 225 milliards consistent en l'accumulation d'intérêts et 33 milliards sont dus au déficit budgétaire dit «primaire», c'est-à-dire avant paiement des intérêts de la dette. En somme, résume l'économiste, «cette augmentation a servi surtout à financer un déséquilibre structurel entre dépenses courantes et recettes de l'État». A contrario, continue-t-il, «les dépenses qui auraient pu avoir un impact à moyen terme sur la croissance (R&D, éducation) sont restées insuffisantes».
Explosion des dépenses

«Les Grecs n'ont pas préparé l'avenir : leur dette n'a pas été productive, ajoute Thibault Mercier, économiste chez BNP Paribas. Le système de protection sociale, par exemple, est très généreux alors qu'ils n'ont pas forcément les moyens de le financer.» Surtout, soulignent dans une étude les chercheurs Thomas Moutos et Christos Tsitsikas, de l'Université d'Athènes, «la hausse des déficits résulte d'une explosion des dépenses publiques», alimentée en particulier par l'augmentation du nombre de fonctionnaires et de leurs salaires.

Les deux économistes relèvent qu'entre 1976 et 2009, «le nombre de fonctionnaires a augmenté de 150%, alors que sur la même période l'emploi privé progressait de seulement 34%». Quant aux salaires, «ils ont augmenté considérablement plus vite dans le public que dans les autres secteurs», estiment-ils. Entre 1995 et 2006, les traitements des fonctionnaires ont bondi de 118%, et jusqu'à 157% dans les entreprises publiques, contre 82% seulement dans le privé.
«Gagner des votes»

Cette évolution s'explique, selon les deux auteurs, «par le désir des deux partis de gouvernement (les socialistes du Pasok et les conservateurs de Nouvelle démocratie) d'utiliser les nominations de fonctionnaires pour gagner des votes». Mais pas seulement : l'emploi public fut aussi un moyen de lutter contre la hausse du chômage, avancent-ils.

L'envolée des effectifs de fonctionnaires n'a pas entraîné d'amélioration de la qualité de service. Ces trente dernières années, défendent les deux économistes grecs, l'État a fait preuve de son incapacité à délivrer les biens et services publics auxquels pouvaient s'attendre des citoyens dont la charge d'impôt, malgré tout, a augmenté (de 13% en 1976, à 23% du PIB en 2009). Résultat, déplorent les chercheurs, «cette inefficacité a légitimé l'évasion fiscale alors que les citoyens estimaient que l'État avait rompu sa partie du contrat social».
Source : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/11/21/04016-20111121ARTFIG00721-comment-la-grece-a-utilise-sa-dette.php

L'image de la Grèce est sérieusement détériorée aux Etats-Unis, selon une étude américaine

Greece's image seriously damaged, US study shows

The perception of Greece as a brand has seriously declined in the United States since the start of the country's debt crisis, a study has shown.


The research, conducted by Aloft Group Inc consultants, found that 75 percent of Americans think the financial meltdown has had a somewhat to extremely negative impact on Greece's image. A 63 percent had a somewhat to extremely positive opinion before the crisis.

The number of those wishing to travel to Greece has dropped to 51 percent from 77 percent prior to the crisis. Only 9 percent would be willing to do so in the next 24 months, the study found.

ekathimerini.com , Wednesday November 16, 2011 (15:46)  
Source : http://www.ekathimerini.com/4dcgi/_w_articles_wsite1_1_16/11/2011_415036

Néo-iconoclasme en Grèce : des manifestants utilisent les pierres d'un monument byzantin pour les lancer sur la police

Categorized | News
Protesters Throw Stones from Byzantine Monument at Riot Police

Posted on 20 November 2011 by Stella Tsolakidou

According to Ethnos daily on Saturday, hooded young men pillaged the old Byzantine walls of Thessaloniki, gathering stones to throw at riot police during the anti-austerity protests of last week.

The incident occurred on the sidelines of the large November 17 march and was covered by a local TV channel. More than 15,000 people have joined the 1973 student uprising commemorative march and demonstrated against the proposed EU/IMF austerity measures imposed by the new coalition government.

The Byzantine walls in the northern part of the city are dated back to the 4th century AD and are a major attraction of the northern Greek city.


An 18-year-old man was arrested in the clashes and was later charged with disturbing the peace and attempted arson.
Source : http://greece.greekreporter.com/2011/11/20/protesters-throw-stones-from-byzantine-monument-at-riot-police/

samedi 19 novembre 2011

Athènes, décembre 1916 : l'agression grecque abjecte contre les soldats français innocents

L'Ouest-Eclair, 3 décembre 1916 :
Un coup de théâtre

A COUPS DE FUSILS, DE MITRAILLEUSES ET DE CANONS


Les troupes grecques tirent, à Athènes, sur nos marins et contre les légations alliées

Nous prenons des mesures énergiques

ATHÈNES, 2 décembre. — Le roi Constantin, dans le courant du mois d'octobre dernier, déclarant vouloir montrer sa bonne volonté à l'égard de l'Entente, avait spontanément offert de faire remettre aux gouvernements alliés en compensation du matériel de guerre livré par les officiers grecs aux Bulgares et aux Allemands la plus grande partie du matériel d'artillerie et des stocks existant en Grèce. Le roi demandait que dans ces conditions, il fut entendu que l'Entente ne demanderait pas qu'il sortit de la neutralité, liberté restant cependant aux volontaires grecs d'aller combattre l'ennemi de la Grèce.

Une indemnité devait d'autre part être donnée à la Grèce comme prix du matériel remis par elle. Cet engagement, le roi ne l'a pas tenu. Débordé peu à peu par des sentiment d'hostilité et d'amour-propre blessé soulevés contre ses propres décisions par les intrigues allemandes et par celles des partisans de Gounaris, Streit et autres ennemis avérés de l'Entente, il se déclara impuissant à assurer l'ordre dans les rues d'Athènes et à faire respecter sa volonté. De son côté, le gouvernement grec avait refusé de ratifier l'engagement royal bien qu'il eût été constaté par une lettre de la main du souverain.

A l'expiration du terme fixé pour la première livraison de matériel, l'amiral Dartige du Fournet jugea devoir débarquer quelques troupes, en prévision de troubles qui, d'après ses renseignements, étaient sur le point d'éclater. Ces troupes débarquées par simple mesure de prudence, furent maintenues hors de la ville d'Athènes, afin d'éviter toute excitation de la population. Les instructions du gouvernement, français étaient que ses représentants ne devaient point s'emparer de force du matériel promis et qu'aucun acte de violence ne devait être commis. Il annonçait simplement qu'il aviserait aux mesures de sécurité qu'il conviendrait de prendre.

Malgré cette ligne de conduite réservée, les troupes grecques ont pris subitement, le 1er décembre, une attitude agressive contre le détachement de marins français, qui se trouvait de longue date au Zappeion, contre les légations, contre l'école française d'Athènes et contre les venizelistes.

Des coups de fusils ont été tirés. Il a même été fait usage de mitrailleuses et, à plusieurs reprises, le canon a été tiré contre le Zappeion.


Il y a eu des blessés et des morts.

Dans ces conditions les gouvernements alliés ont décidé de prendre des mesures énergiques, en vue d'obtenir toutes les réparations que comportent les événements.

Les ministres alliés délibèrent

ATHÈNES, 1er décembre, 5 heures du soir (retardée dans la transmission). — La situation devient plus sérieuse.

A deux heures, M. Guillemin, le prince Demidoff, sir F. Elliot, qui se trouvaient à la légation de France, se sont rendus au Zappeion, où se tenait le vice-amiral Dartige du Fournet.

Il y a des victimes

Des coups de fusils étaient tirés de divers côtés. Des tirs de mitrailleuses avaient commencé, faisant plusieurs victimes.

Athènes offre l'aspect d'une ville assiégée.

Des bandes de réservistes, les uns en uniformes, d'autres en civil, circulent, par les rues, tirant, de côté et d'autre, sur les maisons venizelistes et les bâtiments annexés des légations de France, d'Angleterre, ainsi que sur l'Ecole d'Athènes.

L'escadre alliée répond


ATHÈNES, 1er décembre (11 heures du soir). — Retardée dans la transmission. — Une nouvelle réunion des ministres alliés, à laquelle prend part le ministre d'Italie, a lieu à la légation de France, pendant que continue le bruit des coups tirés, de part et d'autre.

L'escadre envoie quelques obus pour éteindre le feu des pièces grecques, qui ont pris le Zappeion pour objectif.

Au milieu de la nuit, le feu cesse.

Tous les marins alliés attaqués

ATHÈNES, 1er décembre, midi (retardée dans la transmission). — Le débarquement des marins alliés, Français. Anglais et Italiens, a eu lieu au Pirée. Dans la nuit, des troupes françaises sont également, débarquées. Tout s'est passé sans incident. Mais, ensuite, il s'est produit des collisions de divers côtés.

Au Pnyx, les Grecs ont tiré sur les marins britanniques. Des coups de fusils ont été également tirés sur les marins italiens, à la caserne Roufos, sur le Zappéion, où sont les marins français.

Deux coups de canon ont été tirés d'une colline occupée par les Grecs. Plusieurs marins ont été blessés.

Le Zappeion n'a pas risposté et les troupes de terre alliées ont été maintenues en dehors de la ville.

L'agitation règne dans les rues et les magasins se ferment.

Voir également : Les "Vêpres grecques" : comment les Grecs ont lâchement massacré des soldats français en pleine Première Guerre mondiale

François Mitterrand et les Grecs

François Mitterrand, président de la République française (1981-1995) :

"On ne peut débattre de l'entrée de la Grèce sans tenir compte des problèmes que posent les relations entre elle et la Turquie (oui à la première, sera-ce non à la seconde ?) et de l'extrême gravité de la situation dans cette partie du monde, du fait du conflit latent ou ouvert à Chypre, de la question des délimitations de frontières dans la mer Egée, des disputes dont les nappes de pétrole peuvent faire l'objet, de la situation des populations turques en Thrace. L'Europe peut ainsi se trouver entraînée dans un conflit qu'on ne pouvait envisager comme conséquence de l'entrée de la Grèce dans le Marché Commun quand il en était question avant les colonels." (cité dans Le Monde, 19 décembre 1978)

"La France est contre l'internationalisation du conflit de Chypre. (...) C'est d'abord l'affaire de ceux qui vivent là-bas." (déclaration à Constantin Caramanlis, Athènes, 2 septembre 1982)

Voir également : L'amitié franco-turque

Charles de Gaulle était partisan de la position turque sur Chypre : la partition (taksim)

La turcophilie de Charles de Gaulle

Allemagne : un Grec victime d'un groupe de néo-nazis

11/14/2011

'Shameful' Crime
German Officials Under Fire in Neo-Nazi Terror Case


A group of at least three neo-Nazis killed eight Turkish immigrants, one Greek man and a policewoman in a murder spree that stretches back 11 years -- and went undetected until now. The case has shocked the nation and triggered accusations that authorities underestimated the threat of far-right violence for years.

German security authorities face growing accusations that they underestimated the threat of far-right violence for decades following the discovery of a neo-Nazi cell believed to have murdered nine immigrants and one policewoman since 2000.

The trio of right-wing extremists, two men and a woman, are accused of committing a spate of murders that has baffled police for over a decade: the shooting of eight Turkish men and one Greek man, who had all run small businesses or fast-food stands, between 2000 and 2006. It became known as the "Doner Killings," a reference to the popular Turkish fastfood sandwiches known as Döner Kebabs. The gang, evidently consumed by hatred of foreigners, shot their victims in the face.

Two of the alleged killers, Uwe Böhnhardt (34) and Uwe Mundlos (38), were found dead after apparently committing suicide in a mobile home in the eastern town of Eisenach last week following a botched bank robbery.

The woman, Beate Zschäpe, turned herself in to police last week and has been taken into custody. Police arrested a suspected accomplice on Sunday.

Shortly after the discovery of Böhnhardt and Mundlos, investigators searched a burned-out house in Zwickau that had been used by them and Zschäpe. There they found the murder weapons from the "Doner Killings" and from the shooting of a policewoman in the southern city of Heilbronn in 2007.

Attackers Made DVD Bragging About Killings

Police also found a 15-minute film recorded on DVDs ready to be sent to Islamic cultural organizations and the media. SPIEGEL has seen the DVD and printed stills from the film showing the murder victims' bodies and grotesque montages using the cartoon figure of the Pink Panther to point out the scenes of the killings.

"Germany Tour -- Nine Turks shot" said a placard in one cartoon scene. In the DVD, the group calls itself "Nationalsozialistischer Untergrund" (or National Socialist Underground -- NSU). They are also suspected of having committed 14 bank robberies.

Now Germany is asking itself how and why authorities failed to detect the emergence of what is being called a right-wing terrorism network.

The case has led to criticism of Germany's domestic intelligence agency, the Office for the Protection of the Constitution. The office's regional department for the eastern state of Thuringia in particular faces questions, because the trio was known to the agency in the 1990s due to their links with the far-right group "Thüringer Heimatschutz" (Thuringia Homeland Protection). However, they drifted off the radar of intelligence authorities.

Rumors of Links With Intelligence Authority

It remains a mystery how the trio could remain undetected for so long. There are rumors that Zschäpe or her accomplices may have been informants for the Thuringia regional intelligence department. The department has denied the speculation.

"It is extremely disconcerting that no connection was seen between the series of murders across the whole of Germany and the right-extremist scene in Thuringia," said German Interior Minister Hans-Peter Friedrich in an interview with the mass-circulation daily Bild, published on Monday. "Without question, this is a new dimension of right wing-extremist violence."

"It is shameful that something like this happened in our country," Chancellor Angela Merkel added. "We will investigate it thoroughly. We owe that to the people who lost their lives."

Thomas Oppermann, a member of the opposition center-left Social Democrats, called for an investigation into whether police and security officials at regional and national level made mistakes. "One can't help getting the terrible impression that the danger of right-wing extremist violence wasn't taken seriously enough," he told Süddeutsche Zeitung newspaper.

The co-leader of the Greens Party, Cem Özdemir, told Welt am Sonntag newspaper on Sunday: "How could the suspects spend years murdering people due to right-wing extremist motives without the police and domestic intelligence service having even the slightest inkling of it?"

Call for Ban of Far-Right NPD

The case has led to renewed calls for a ban of the far-right National Democratic Party, accused by security authorities of being racist and revisionist. Senior members of the NPD are on record for glorifying the Third Reich.

The chairman of the Central Council of Muslims in Germany, Aiman Mazyek, said right-wing terrorism in Germany had been "chronically underestimated" for at least 20 years. "This year alone there have been at least 20 attacks on mosques, Muslim community buildings and the homes of immigrants," Mazyek told Neue Osnabrücker Zeitung newspaper.

The interior minister of the state of Bavaria, Joachim Herrmann, said the killings were a "new dimension of far-right violence in our country" and said he was in favor of a fresh bid to outlaw the party after an earlier attempt failed in 2003 due to the presence of police informants in the ranks of the NPD.

The Federal Constitutional Court rejected the ban because important witnesses for the prosecution -- including the NPD chief for the state of North Rhine-Westphalia -- worked as informants for the Office for the Protection of the Constitution. The court decided that it couldn't ban a party whose policies may have been shaped in part by government agents

'Disgusting Right-Wing Terrorism'

The president of the Central Council of Jews in Germany, Dieter Graumann, said he was "totally shocked" by the crimes. "If the suspicions are confirmed, we're confronted with a disgusting right-wing terrorism that appears to have been able to spend years murdering people it did not deem worthy of life," Graumann told Handelsblatt Online. "We need a resolute campaign against the far-right," said Graumann, adding that the party must be banned.

However, the chairman of the parliament's domestic affairs committee, Wolfgang Bosbach, a member of Merkel's Christian Democratic Union (CDU) party, warned against a new attempt to outlaw the NPD because that would require the withdrawal of all informants for the period of the legal process.

That would pose dangers because the security authorities would no longer be able to monitor the activities of the party, said Bosbach.

cro -- with wire reports
Source : http://www.spiegel.de/international/germany/0,1518,797572,00.html

Grèce : 68.000 PME fermées depuis 2010

Categorized | Economy, News
68,000 Small Companies Closed Since 2010

Posted on 15 November 2011 by Apostolos Papapostolou

The National Confederation of Greek Commerce (ESEE) – citing a research conducted by the European Commission – announced that 68,000 small and medium-sized enterprises in Greece have gone out of business since 2010. This is more than double the 30,000 businesses that shut down over a seven-year period between 2003 and 2010.

According to ESEE, as daily Kathimerini reports, some 53,000 businesses are currently struggling to stay afloat and may close by the end of this year. Meanwhile, the number of shop vacancies around Athens, Thessaloniki and other big cities is growing despite a steep 30% drop in rental prices.

About 20% of all shops along downtown Ermou Street and in Kolonaki – two of the city’s busiest shopping districts – are vacant, according to ESEE. The same data show half of all first-floor shops and offices in Athens are also vacant. The business owners’ association in Thessaloniki estimates 21% of shops have gone out of business so far this year in this northern city.
Source : http://greece.greekreporter.com/2011/11/15/68000-small-companies-closed-since-2010/

Mauvaise nouvelle pour Athènes : accord entre la Turquie et le géant pétrolier Shell

Pétrole/gaz : accord Ankara/Shell
AFP Publié le 16/11/2011 à 12:56

La Turquie signera la semaine prochaine un accord avec le géant pétrolier anglo-néerlandais Shell pour des explorations offshore et en Turquie, a déclaré mercredi le ministre turc de l'Energie, Taner Yildiz, cité par l'agence de presse Anatolie. "Nous allons nous asseoir à la table avec Shell la semaine prochaine (...) Shell et la TPAO (compagnie publique turque de pétrole, ndlr) vont signer un nouvel accord pour la recherche de pétrole et de gaz sur notre territoire et en mer", a-t-il dit, selon l'agence.
Le ministre n'a pas précisé dans quelles zones maritimes ces explorations auront lieu mais cette décision intervient à la suite d'un conflit gazier opposant Ankara à la République de Chypre, non-reconnue par la Turquie, qui a entrepris ses propres recherches de gaz en Méditerranée.

La compagnie américaine Noble Energy a commencé en septembre des explorations gazières au large de Chypre, divisée en secteurs turc (nord) et grec (sud). Aussitôt, la Turquie a répliqué en envoyant un bateau de prospection dans la région en vertu d'un accord conclu avec l'entité turque de chypre-nord, qu'elle est la seule à reconnaître. En décembre 2010, Chypre et Israël ont signé un accord bilatéral délimitant leurs zones économiques exclusives en Méditerranée, qui a été dénoncé par Ankara. La Turquie réclame que les deux communautés de l’île s'entendent avant d’engager la prospection du plateau.

Ce conflit gazier se déroule sur fond de tensions diplomatiques entre la Turquie et Israël, qui a refusé de s'excuser après l'assaut d'une flottille humanitaire en route pour Gaza, en mai 2010, au cours duquel neuf Turcs avaient trouvé la mort.
Chypre est divisée depuis 1974, après que la Turquie a envahi le nord de l'île à la suite d'un coup d'Etat fomenté par des nationalistes chypriotes-grecs et visant à rattacher le pays à la Grèce.
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/11/16/97002-20111116FILWWW00454-petrolegaz-accord-ankarashell.php

lundi 14 novembre 2011

L'ex-ministre de la Défense Panos Beglitis affirme avoir été victime d'un complot des services secrets français, en raison du gel des négociations sur l'achat de frégates

Ex-defense minister on new gov't, arms procurements

Former Defense Minister Panos Beglitis says he will give the interim government his vote of confidence on Wednesday despite objecting to the involvement of nationalist Popular Orthodox Rally (LAOS) in the administration.

Beglitis told Skai TV on Monday he expected the new government, which consists of 49 ministers and deputy ministers, to be more flexible.

Beglitis also dismissed reports in the international media that his sudden replacement of Greece’s armed forces chiefs two weeks ago had anything to do with potential military coup.

“The armed forces abide by the law,” said Beglitis, who added that reports in France of a potential coup were inspired by the ex-minister’s decision to freeze the purchase of French frigates.

“The relentless attack had a particular target because I stopped the negotiations over the French frigates,” he said. “These rumors were made up in French secret intelligence offices.”



Beglitis went on say that during his time at the ministry he attempted to break up “underground systems” operated by PASOK and New Democracy that were linked to arms procurements.

“I tried to smash all this,” he said.
   
ekathimerini.com , Monday November 14, 2011 (11:27)  
Source : http://www.ekathimerini.com/4dcgi/_w_articles_wsite1_1_14/11/2011_414591

Le Comité Juif Américain tire la sonnette d'alarme concernant la participation de l'extrême droite grecque fanatique à l'"union nationale"

Categorized | News, Politics
Jewish Organizations Concerned by Extreme-Right Party in Greek Government

Posted on 13 November 2011 by Fani Toli

Jewish organizations have expressed concern over an extreme-right anti-Semitic party in the new government of national unity in Greece.

“We are deeply concerned by the presence in the new unity government of the LAOS extreme-right, headed by Georgios Karatzaferis,” the American Jewish Committee (AJC) said.


According to reports, Karatzaferis has made outrageous statements about Jews, including spreading the libel that Jews were involved in the 9/11 attacks by their alleged absence from work that day.

Karatzaferis has also stated: “The Jews have no legitimacy to speak in Greece and provoke the political world. Their impudence is crass.”
“We urge the new Greek leadership, understandably preoccupied with the economic crisis, not to permit any such expression of outright bigotry or anti-Semitism to emerge from its ranks,” the AJC said in a statement.

The new Greek government of national unity includes the minister of Karatzaferis’ party, Adonis Georgiadis who has in the past advertised and endorsed a controversial Greek book called “Jews: The Whole Truth” on his television show broadcast on Karatzaferis’ tv channel.

The book has been described by the Central Board of Jewish Communities in Greece (KIS) as a “defamatory, anti-Semitic book in which Jews are called ‘subhuman’ and are directly threatened with annihilation.”.

The American Jewish Committee has voiced its “admiration and respect” for outgoing Prime Minister Papandreou who, it said, “forged a warm link with neighboring Israel, which has accrued to the mutual benefit of both countries.”
Source : http://greece.greekreporter.com/2011/11/13/jewish-organizations-concerned-by-extreme-right-party-in-greek-government/

Voir également : Bild : les Juifs allemands inquiets et mécontents de l'entrée éventuelle du parti extrémiste LAOS dans le "gouvernement grec d'union nationale"

dimanche 13 novembre 2011

George Zarkadakis : "la Grèce moderne a peu à voir avec Périclès ou Platon. C'est plutôt un projet allemand raté."

Modern Greece: A nation built on a myth

ATHENS – Greece is the cradle of democracy but, as the world has seen recently, a financial crisis is no time to put important questions to the people. Prime Minister George Papandreou’s proposed referendum on the country’s loan deal with the European Union, called off quickly after intense international opposition, illustrated that perfectly.
GEORGE ZARKADAKIS
Published: 11/13/11 12:05 am

ATHENS – Greece is the cradle of democracy but, as the world has seen recently, a financial crisis is no time to put important questions to the people. Prime Minister George Papandreou’s proposed referendum on the country’s loan deal with the European Union, called off quickly after intense international opposition, illustrated that perfectly.

Plato and Aristotle would have approved of dropping the referendum. They didn’t like democracy of the direct kind. Neither trusted the people that much.


Sinking deeper into the gravest economic crisis in its postwar history, Greece is no nearer to finding an exit from its woes. A toxic mix of anxiety and fear hangs in the air in Athens. The ordeal shows that living up to lofty idealism is never easy. Modern Greeks know that well for we are, in many ways, the imperfect reflection of an ideal that the West imagined for itself.

When the Greek crisis began two years ago, the cover of a popular German magazine showed an image of Aphrodite of Milo gesturing crudely with the headline: “The fraudster in the euro family.” In the article, modern Greeks were described as indolent sloths, cheats and liars, masters of corruption, unworthy descendants of their glorious Hellenic past.

The irony was that modern Greece has little in common with Pericles or Plato. If anything, it is a failed German project.


In 1832, Greece had just won its independence from the Ottoman Empire. The “Big Powers” of the time, Britain, France and Russia, appointed a Bavarian prince, Otto, as Greece’s first king. Otto arrived with German architects, engineers, doctors and soldiers and set out to reconfigure the country to the romantic ideal of the times.

The 19th century had seen a resurgence of Europeans’ interest in ancient Greece. Goethe, Shelley, Byron, Delacroix and other artists, poets and musicians sought inspiration in classical beauty. They longed for a lost purity in thought, aesthetics and warm-blooded passion. Revisiting the sensual Greece of Orpheus and Sappho was ballast to the detached coolness of science or the dehumanizing onslaught of the Industrial Revolution.

Otto ensured that modern Greece lived up to that romantic image. Athens, then a small hamlet, was inaugurated as the capital. The architects from Munich designed and built a royal palace, an academy, a library and beautiful neoclassical edifices. Modern Greece was thus invented as a backdrop to contemporary European art and imagination, a historical precursor of many Disneylands to come.

Otto was eventually expelled by a coup. But the foundations of historical misunderstanding had been laid, to haunt Greece and its relations with itself and other European nations forever.

No matter what Otto may have imagined, the truth was that my forefathers, the brave people who started fighting for their freedom against the Turks in 1821, had not been in suspended animation for 2,000 years. Although their bonds with the land, the ruined temples and the myths were strong, they were not walking around in white cloaks with laurel wreaths. They were Christian orthodox, conservative and fiercely antagonistic toward their governing institutions.

In other words, they were an embarrassment to all those folks in Berlin, Paris and London who expected resurrected philosophers sacrificing to Zeus.


The profound gap between the ancient and the modern had to be bridged, to satisfy Europe’s romantic expectations of Greece. So a historical narrative was put together claiming uninterrupted continuity with the ancient past, which became the central dogma of Greek national policy and identity.

Growing up in Greece in the 1970s, I had to learn not one but three Greek languages. First was the demotic parlance of everyday life. But at school, we were taught something different: “katharevousa” (“cleansed”), a language designed by 19th-century intellectuals to purify demotic from the cornucopia of borrowed Turkish, Slavic and Latin words.

Finally, we had to study ancient Greek, the language of our classical ancestors, the heroes of Marathon and Thermopylae. Most of us managed to learn none of the three, ending up mixing them in one grammatically anarchic jargon that communicated the confusion of our age.

Greek society suffers from an equal number of divisions. First is the political class that for almost two centuries now has shown subservience to foreign masters. They discovered early that claiming to be Euripides’ relative goes a long way toward procuring handsome loans and diplomatic sympathies. The geopolitical position of Greece, controlling shipping routes from the Black Sea to the Mediterranean, also helps.

No wonder that modern Greece never became truly independent. It has always been much too easy to be dependent on foreign power and capital. Becoming a member of the European Union and of the euro zone, only to amass a titanic debt, has been the latest chapter in this modern odyssey.

Second, the intellectuals dream of a truly westernized Greece through some miracle of economic and social science. When the loan referendum was announced, most of them opposed it. Greece had to show that it belonged to the European family of nations, whatever that may mean. Rebellion was not to be tolerated, lest the country was kicked out of the euro, the symbol of Greek westernization.

Ultimately the intellectuals and politicians, with persuasion from angry European leaders and technocrats, had the referendum quashed. Besides, the invention of fantastical modern Greece demanded that its people, the third division of society, also remained imaginary.

Naturally, they are real as anything. They despise the loss of their sovereignty as well as the bitter medicine prescribed by their European brethren for their “rescue.” Austerity enforced by unelected officials from the the European Commission, the International Monetary Fund and the European Central Bank is perceived as not remedy but punishment, a distasteful concept to the orthodox Greeks whose core value is mercy.

Burdened with the improbable weight of forefathers who supposedly laid the foundations of Western civilization, driven by strong cultural undercurrents that undermine the state’s authority, they long for the realization of a dream promised by their political class: that Greece can somehow be something different than the rest of the world, a utopia where mortals can live like Olympians.


Like the children of famous parents they could never possibly surpass, they bask in impossible desires, unable to summon the self-confidence to make their own way in the world.


The Greek financial crisis is a crisis of identity as much as anything else. Unless the people redefine themselves, this could become the perfect catastrophe: a country designed as a romantic theme park two centuries ago, propped up with loans ever since, and unable to adjust to the crude realities of 21st-century globalization.

George Zarkadakis is the author of the novel “The Island Survival Guide” and the play “The Imitation Game.” He wrote this for The Washington Post.
Source : http://www.thenewstribune.com/2011/11/13/1904010/modern-greece-a-nation-built-on.html

Au moment de la montée des tensions autour de l'Iran, la Grèce ne trouve rien de mieux à faire que de se tourner vers ce pays pour avoir du pétrole...

Categorized | Economy, News
Greece Turns to Iran for Oil

Posted on 11 November 2011 by Stella Tsolakidou

According to Reuters, Greece is relying on Iranian oil to cover most of its energy needs “as traders pull the plug on supplies and banks refuse to provide financing for fear that Athens will default on its debt”.


Despite Washington and Brussels’ pressures to halt trade relations with Iran due to its nuclear programme, the Middle East country is the last possible supplier for Greece, since the latter’s terrible financial situation in Greece has forced the country to stop purchasing oil from Russia, Azerbaijan and Kazakhstan over the past months.

Greece  relies on oil imports and Iran, given its own difficulty in selling crude, will be probably working on an “open credit, reported an international oil trader to Reuters.

Shipping data obtained by Reuters showed four cargoes transporting crude in Greece within the past 3 months.

However, the EU said this week it may consider oil sanctions against Iran within the coming weeks, after a U.N. agency said Tehran had worked to design nuclear bombs.
Source : http://greece.greekreporter.com/2011/11/11/greece-turns-to-iran-for-oil/

43,5 % des jeunes au chômage en Grèce

10
Nov

900K Greeks Without Job – Unemployment at 18.4% in August

Posted by keeptalkinggreece in Economy, Society

Unemployment reached 18.4% in the month of August breaking the ‘barrier’ of 900K. According to data released by the Greek Statistics Authority (ELSTAT) 90,000 people lost their job last August. the total number of unemployed Greeks is 907.953. The news is more than shocking, then the summer months consider as a chance for jobs due to seasonal hiring. However in times of deep recession many shops and enterprises were ‘forced’ to close for ‘vacations’ and never opened again.

In the youth, ages 15-24, unemployment reached 43.5%, The area most hit by unemployment is Western Macedonia with 23.1%.

The number of economically active Greeks is 4.034.537 people, the number of not-economically active Greeks is 4.403.503 people.
In comparison to August 2010 the number of unemployed rose at +48.1%.

The number of Greeks without job is expected to increase as the law of ‘labour reserve’ will be in effect by November 27th. Employees at the public sector (incl. state-run enterprises) will be sent home with 60% of their salaries for 12 months. after this period of time, they will join the club of jobless.
Source : http://www.keeptalkinggreece.com/2011/11/10/900k-greeks-without-job-unemployment-at-18-4-in-august/

Hausse des cas de sida en Grèce

Categorized | Health, News
HIV on the Rise in Recession-Hit Greece

Posted on 11 November 2011 by Stella Tsolakidou

According to the National School of Public Health, the recession has caused a severe trauma to public health expenditures, falling by 36% this year.  Including both the government and private individuals, the country spent around 25 billion euros, or roughly 10 percent of GDP, on both public and private health in 2010; in 2011 that will be 16 billion. Just around 10 billion euros are being spent on the public health sector.

These low-cost policies have resulted in the rise of HIV incidence, especially among heroin addicts and prostitutes. HIV victims claim that clean needles, heroin substitutes and anti-retroviral treatments are harder to come by.

In the first five months of 2010, Greece had 255 new HIV cases. Over the same period this year, there were 384 new cases—an increase of more than 50 percent. The Hellenic Center predicts the rate of increase will rise to 60 percent by the end of 2011. By comparison in the United States, cases are increasing by around 7 percent annually.

Nikos Dedes, an adviser to the HIV Committee at the World Health Organization (WHO), says that while most HIV cases in Greece are still transmitted through unprotected homosexual sex, the risks through heterosexual sex are rising.

“The HIV situation in Greece is like a dry forest in summer which has just been hit with a gust of wind,” says Dedes, who is also head of Positive Voice, a Greek NGO set up to combat the spread of HIV. “It could go up in flames any minute”.


Recent surveys revealed that suicides are 40% more than last year, while Greeks are using 35% more anti-depressant pills than they did five years ago.
Source : http://greece.greekreporter.com/2011/11/11/hiv-on-the-rise-in-recession-hit-greece/

Grèce : ras-le-bol des Allemands

Crise de la dette. Le ras-le-bol des Allemands
13 novembre 2011

Depuis le début de la crise grecque, l'opinion publique allemande est réticente à aider ce pays, s'estimant flouée et déjà mise à contribution. La presse d'outre-Rhin a même élevé le ton, réclamant un référendum sur l'Europe. Une idée rejetée par la Chancelière Angela Merkel.

De notre correspondant à Berlin.
Même Berlin la rebelle, où la scène d'extrême-gauche est très organisée, reste atone. Le mouvement d'occupation de l'Alexander Platz, lancé fin août par quelques «indignés», n'a pas survécu aux premières pluies d'automne.

Une grande lassitude du peuple

À Francfort, quelques tentes sont encore plantées dans le quartier des banques mais «pour combien de temps encore ?», s'interroge PeterGrottian. Ce politologue, membre du conseil scientifique d'Attac Allemagne, s'étonne du manque de mobilisation des Allemands depuis le début de la crise de la dette, il y a 18mois. «Les sondages montrent une grande lassitude du peuple. On n'en peut plus de ces sommets et contre-sommets. Et pourtant impossible de faire sortir les gens de leur canapé ! C'est tellement plus simple de tout mettre sur le dos des Grecs. » L'allusion au tabloïd Bild Zeitung est directe. Avec ses titres provocants, qui ciblent les dérives de l'État grec, le manque de civisme de ses contribuables, la paresse de ses travailleurs, le quotidien aux 12 millions de lecteurs a trouvé comment canaliser la colère des Allemands. La semaine dernière encore, il lâchait en une : «Nous aussi, nous voulons un référendum, madame Merkel. Pour jeter les Grecs hors de l'euro ! ». Un dernier sondage indique que 63% des Allemands souhaitent voir Athènes revenir à la drachme. «Pas question de payer pour les autres, surtout pas pour les mauvais élèves qui ne font pas d'efforts», s'insurge Helga, une retraité berlinoise contrainte à faire le ménage dans un immeuble pour compléter ses revenus.

Une décennie d'efforts collectifs

Une étude publiée cette semaine par l'Institut allemand de recherche économique (DIW) dresse un portrait sans appel de la décennie d'efforts collectifs consentis par les Allemands. Entre le gel des retraites, la baisse des prestations sociales et la politique de compression des salaires, chaque mois, les Allemands ont en moyenne 93euros de moins dans leur poche qu'en 2000. Pourtant, l'Allemagne paiera. À l'exception du parti d'extrême-gauche Die Linke, en perte de vitesse, aucune formation politique ne relaie l'euroscepticisme croissant de la population. Pour le principe, au sein de la majorité conservatrice-libérale d'Angela Merkel, quelques irréductibles députés du Bundestag refusent systématiquement de valider les plans d'aide à la Grèce. Mais ceux-ci sont toujours largement approuvés (à80-90 %) avec le soutien des Verts et des sociaux-démocrates. Lentement mais sûrement, se dessine une ligne de rupture entre les élites et le peuple. Si bien que 71% des Allemands souhaiteraient être consultés pour les décisions qui concernent l'Europe ou l'euro.

À quand un grand débat ?

Un référendum sur l'Europe ? Les Allemands en ont toujours été privés, la disposition n'étant pas prévue par la Constitution. Mais tôt ou tard, l'Allemagne ne pourra faire l'économie d'un grand débat sur l'avenir de l'Union européenne, et son rôle à jouer au sein de cette entité. Comme la France l'a eu en 1992 ou 2005. Mais outre-Rhin, cela passera par un cas de conscience. Car les fantômes du passé ressurgissent vite dès que les Allemands s'interrogent sur leur leadership. Une Europe à l'heure allemande : l'idée fait aussi peur ici qu'ailleurs sur le continent.

    David Philippot
Source : http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/crise-de-la-dette-le-ras-le-bol-des-allemands-13-11-2011-1497308.php

La Megali Idea, une "grande idée"... criminelle

Turhan Feyzioğlu, Chypre, mythes et réalités : documents sur le problème de Chypre : 28 questions, 28 réponses, Ankara, Institut de politique étrangère, 1984, p. 37-38 :

"Les sources des souffrances chypriotes doivent être cherchées dans cette folle et chimérique ambition qu'est la "Megali Idea". D'ailleurs, un auteur grec, Nikos Athanassiou, affirme dans un livre qu'il a écrit en commun avec Liliane Princet :

"La lutte de Chypre s'inscrit dans le cadre de ce qu'on appelle la "Grande Idée", au nom de laquelle se commettront nombre d'atrocités..."

Il suffit de jeter un coup d'oeil au sort réservé aux Turcs de Crète pour comprendre les atrocités engendrées par la "Megali Idea". La Communauté turque de Crète a complètement disparu : tous les Turcs ont été assassinés ou forcés à l'exode. En février 1897, les Turcs-musulmans de Crète furent assassinés par milliers ; les Grecs n'épargnèrent ni femmes, ni enfants. Selon un rapport du consul britannique Sir Alfred Biliotti au Marquis de Salisbury, dans le seul district de Sitia, 851 Turcs (dont 374 enfants) furent assassinés.

Selon les sources françaises tous les villages turcs-musulmans de la Crète Centrale, 80 villages au total, furent complètement détruits.

Seule l'arrivée des unités françaises et britanniques put arrêter les massacres perpétrés au nom de la "Megali Idea".

Victor Bérard raconte comment des femmes enceintes furent éventrées, comment les hommes furent rassemblés dans les mosquées et brûlés vifs.

Les mêmes atrocités furent commises lors de l'invasion de l'Anatolie par les armées grecques, en 1919. Le 25 juin 1919, plus de 9000 civils furent massacrés à Aydin."

Voir également : Le séparatisme grec-pontique, le panhellénisme de la Megali Idea et le plan du "front chrétien"

Trabzon, une pomme de discorde entre les nationalismes grand-grec (Megali Idea) et grand-arménien (Miatsial Hayastan)

Le soi-disant génocide des Grecs micrasiatiques

Le mensonge de l'expulsion d'1,5 million de Grecs d'Anatolie par les kémalistes

Le nettoyage ethnique des Chypriotes turcs par les Chypriotes grecs (1960-1974)

Conflit chypriote : 500 Chypriotes turcs disparus en 1963-1974

Chypre, 1963 : le bain de sang de la "Semaine noire"

Chypre : pourquoi l'intervention turque ?

La barbarie de la tourbe grecque en 1912-1913

Joëlle Dalègre, Grecs et Ottomans, 1453-1953 : de la chute de Constantinople à la disparition de l'empire ottoman, Paris, L'Harmattan, 2002, p. 232-233 :

"Les Etats des Balkans préparent à partir de 1909 une action coordonnée contre l'Empire [ottoman] ; Serbie et Bulgarie parviennent à une alliance militaire en mars 1912, Grèce et Bulgarie s'accordent difficilement en septembre. La guerre éclate en octobre 1912, Monténégro, Serbie, Bulgarie, Grèce s'unissent contre l'Empire Ottoman. Les Serbes atteignent Ochrid et Durazzo (Durrës), les Bulgares, très efficaces, encerclent Andrinople dès la fin du mois d'octobre ; la flotte grecque empêche l'acheminement des renforts turcs et débarque successivement dans toutes les îles de l'Egée orientale avant d'atteindre la côte thrace ; une partie de l'armée grecque parvient à Salonique le 8 novembre, tandis que d'autres régiments mettent le siège devant Ioannina ; l'Italie en profite pour s'emparer du Dodécannèse. Le grand vizir ne peut que demander un armistice ; une conférence de paix se tient à Londres, mais les exigences des Alliés sont telles que la Porte refuse tout accord ; la guerre reprend donc en février 1913, les Grecs prennent Ioannina, les Bulgares Andrinople, et l'Empire doit céder.

Le 30 mai 1913 il abandonne donc toutes ses possessions européennes à l'ouest d'une ligne Enos-Midia. Reste alors à partager le terrain gagné entre les vainqueurs, mais leur désaccord est total. Le 29 juin 1913 la Bulgarie prend l'initiative d'attaquer les lignes serbes et grecques, les deux pays sont alors rejoints par les Roumains et les Ottomans, et la Bulgarie, submergée, doit un mois plus tard demander l'armistice. Le 10 août 1913 la paix est signée à Bucarest ; les Grecs y obtiennent la majeure partie de la Macédoine, la Porte reconnaît l'enosis de la Crète et cède les îles de l'Egée, les Bulgares annexent la côte thrace du Nestos à l'Evros (la Thrace dite occidentale).

Ces guerres sont marquées par d'innombrables exactions, massacres, viols, confiscations, incendies de villages commis par les armées battant retraite, les bandes d'irréguliers de tous bords et tous ceux qui ont de vieux comptes à régler. Grecs et Bulgares adressent aux puissances des mémoires décrivant les atrocités commises par l'adversaire, mais ne sont pas les seules victimes : "La fin du combat fut le signal d'actes de brigandage sans exemple commis non de la part des vainqueurs, mais de celle de la tourbe de la population grecque indigène. Une foule forcenée se porta dans les quartiers musulmans. Le konak du gouverneur, la mairie, le bureau de poste furent mis à sac, les meubles éventrés, les documents lacérés. Les maisons turques désertes, en grand nombre, furent envahies, le mobilier enlevé, toute espèce d'ustensiles emportés " ; ainsi l'instituteur juif de Didymoticho décrit-il la situation à ses correspondants de l'Alliance Israélite à Paris en octobre 1912. Il dépeint la ruine des paysans, les champs dévastés, les villages turcs proie des flammes, les comitadjis qui ont perpétré des viols collectifs de jeunes musulmanes, baptisé de force des Pomaques. En 1919 les Français constatent que plus d'une vingtaine de villages de la région n'ont pas été reconstruits depuis 1912 et que la majorité des autres parviennent à peine à assurer leur subsistance.

Les guerres jettent dans la boue d'hiver des sentiers macédoniens des milliers d'êtres humains qui suivent les flux et reflux des armées. La paix provoque d'autres déplacements ; certains préfèrent rejoindre leur Etat "de référence", d'autres sont chassés. C'est le cas en Thrace occidentale où la Bulgarie pratique une bulgarisation musclée avec prêtres exarchistes et instituteurs bulgares obligatoires, incorporation des jeunes et interdiction de parler le grec, obligation faite aux commerçants de se déclarer "Bulgares", installation de Bulgares venus de la Macédoine grecque. Les réfugiés "Turcs" envahissent Andrinople et Constantinople, les services officiels prennent en charge près de 300 000 personnes entre 1912 et 1915 (dont 120 000 viennent de Grèce) ; 15 000 Bulgares quittent la Grèce, 10 000 Grecs arrivent de la Macédoine serbe ; en 1913 quelques milliers de musulmans et au moins 50 000 Grecs quittent la Thrace occidentale."

 Voir également : Le sort des Turcs tombés à la merci des Grecs

Salonique, 1912 : les exactions de l'armée grecque contre les populations non-orthodoxes

La brutalisation entraînée par les Guerres balkaniques (1912-1913), elles-mêmes provoquées par les Etats chrétiens-orthodoxes (Grèce, Serbie, Bulgarie)

Les conséquences désastreuses de l'agression coordonnée par les Etats grec, bulgare et serbe contre l'Empire ottoman (1912-1913)

La christianisation-grécisation forcée des enfants turcs musulmans par les stato-nationalistes grecs

Intolérance grecque-orthodoxe vis-à-vis des populations non-orthodoxes

Le traitement historiographique de la question de la violence contre les minorités en Grèce

Le nettoyage ethnique des Chypriotes turcs par les Chypriotes grecs (1960-1974)

Quand est-ce que l'Etat grec va reconnaître l'identité ethnique des minorités habitant son territoire ?
 
L'oppression religieuse en Grèce

Oppression des minorités et irrédentisme : l'europhobie violente du nationalisme grec

Les exactions des andartes grecs dans le sud de l'Albanie en 1914

L'antagonisme gréco-slave

La Grèce indépendante de 1833 : un territoire déjà épuré de ses musulmans

Expulsion, hellénisation et oppression des Albanais par le stato-nationalisme grec

Le nettoyage ethnique, principe fondateur du stato-nationalisme grec

vendredi 11 novembre 2011

Grèce : participation du parti extrémiste Laos au gouvernement d'union nationale

Grèce : l'extrême droite participe à l'union nationale

Mots clés : crise grecque, Grèce, Lucas Papademos, Georges Karatzaferis, Laos

Par lefigaro.fr

Mis à jour le 11/11/2011 à 17:56 | publié le 11/11/2011 à 17:49

Le nouveau gouvernement grec, qui a prêté serment vendredi, compte dans ses rangs un ministre d'extrême droite. Une première depuis 1974.


Le nouveau gouvernement grec de coalition formé par le premier ministre Lucas Papademos, qui a prêté serment vendredi en fin d'après-midi lors d'une imposante cérémonie d'intronisation à la résidence présidentielle, marque l'entrée au pouvoir dans le pays de l'extrême droite. Une première depuis la chute de la dictature des Colonels, en 1974.

Makis Voridis, avocat de 47 ans issu de l'organisation de jeunesse du parti d'extrême droite Epen, créé après le régime militaire et longtemps proche du Front national français de Jean-Marie Le Pen, a été nommé ministre des Transports, tandis qu'Adonis Georgiadis, notamment co-éditeur d'un pamphlet antisémite, accède au secrétariat d'Etat au développement et à la Marine marchande.

Les trois conditions de l'extrême droite

Tous deux sont aujourd'hui des députés du parti Laos (Alerte orthodoxe populaire) dirigé par Georges Karatzaferis. Lorsqu'il a été créé en 2000, ce parti est venu occuper un vide dans le paysage politique qui ne comptait alors aucune formation d'extrême droite. À coups de slogans xénophobes et antisémites, il a d'abord engrangé des succès lors d'élections municipales (13,7% des voix à Athènes-Le Pirée dès 2002) et régioanles (à l'époque, quatre néo-nazis étaient présents sur la liste de Georges Karatzaferis).

À la faveur d'une quête de respectabilité, le Laos est parvenu en 2007 à franchir aux élections législatives le seuil de 3% des voix lui ouvrant les portes du parlement. Un succès qu'il a reproduit au scrutin de 2009 où il a obtenu 5,63% des suffrages. Il compte aujourd'hui 16 députés. Hétéroclite et opportuniste, le Laos n'en reste pas moins figé sur un nationalisme intransigeant. En 2010, lors du débat sur l'adoption d'un projet de loi assouplissant la législation sur les immigrés, il avait dénoncé haut et fort un risque d'«invasion» étrangère et défendu «l'homogénéité» du pays.
Les trois conditions de l'extrême droite

Depuis le début de la crise grecque, le Laos a tenté de s'afficher en partenaire politique responsable allant jusqu'à approuver, seul avec les députés socialistes, le premier plan de sauvetage international de la Grèce accordé par l'Union européenne et le Fonds monétaire international en mai 2010. Ce plan avait décidé l'octroi de 110 milliards d'euros en échange de mesures de rigueur et de réformes d'assainissement budgétaire.
Laos s'est toutefois opposé au nouveau plan, élaboré à Bruxelles fin octobre, que l'exécutif aura pour mission de ratifier et de mettre en œuvre.

Georges Karatzaféris avait fixé trois conditions pour une participation de sa formation au nouveau gouvernement : l'arrêt des réductions de salaires et de retraites, le maintien de la souveraineté nationale et la suspension des privatisations.
Georges Karatzaféris s'était également opposé à la nomination de Philippos Petsalnikos, président socialiste du parlement grec, au poste de premier ministre, lui préférant l'ancien gouvernement de la Banque de Grèce, Lucas Papademos.
Une équipe resserrée

La nouvelle équipe de Lucas Papademos compte au total 17 ministres, dont 14 de la majorité de gauche. Douze ministres socialistes sortants sont ainsi maintenus à leurs postes, dont Andréas Loverdos, Anna Diamantopoulou et Georges Papaconstantinou aux ministères sensibles, au vu des réformes en cours, de la Santé et de l'Education, et de l'Environnement-Energie. Le ministère grec des Finances reste ainsi dans les mains d'Evangélos Vénizelos, poids-lourd socialiste.

Deux conservateurs font également leur entrée dans ce gouvernement resserré, chargé de rassurer les marchés financiers sur la cohésion du pays à l'approche d'élections législatives anticipées en février 2012. Dimitris Avramopoulos décroche le portefeuille de la Défense tandis que l'ex-commissaire européen Stavros Dimas, devient ministre des Affaires étrangères. Ce dernier, âgé de 70 ans, est vice-président de la Nouvelle Démocratie, le principal parti d'opposition qui s'est rallié dimanche à l'idée de participer à ce gouvernement de coalition pour sauver la Grèce de la faillite.

Vendredi, Nicolas Sarkozy s'est dit certain que le nouveau premier ministre grec «aurait à cœur» de faire le nécessaire pour ancrer son pays dans l'Europe. «La France, amie de la Grèce, continuera à lui apporter son soutien et son assistance pour mener à bien les réformes qui permettront à votre pays de retrouver le chemin de la compétitivité et de la croissance», a assuré le président de la République.
Source : http://www.lefigaro.fr/international/2011/11/11/01003-20111111ARTFIG00439-grece-l-extreme-droite-participe-a-l-union-nationale.php

L’extrême droite gouvernera en Grèce
Rédaction en ligne

vendredi 11 novembre 2011, 15:35
L’extrême droite est représentée dans le nouveau gouvernement grec. Le ministre des Finances est, quant à lui, maintenu.

L’extrême droite est représentée dans le nouveau gouvernement grec de coalition. C’est une première depuis le retour de la démocratie en Grèce en 1974 après la chute de la dictature des colonels. L’avocat de 47 ans Makis Voridis, issu de l’organisation de jeunesse du parti juntiste et longtemps proche du Front national français de Jean-Marie Le Pen, a été nommé ministre des Transports, tandis qu’Adonis Georgiadis, notamment co-éditeur d’un sulfureux pamphlet antisémite accède au secrétariat d’Etat au développement et à la Marine marchande. Les deux sont des députés du parti Laos, quatrième formation parlementaire, qui a rallié l’alliance gouvernementale formée par la majorité socialiste et l’opposition conservatrice.

Le ministère des Finances reste dans les mains d’Evangélos Vénizelos, poids lourd socialiste, tandis que les Affaires Etrangères échoient à un libéral de la Nouvelle Démocratie, l’ex-Commissaire européen Stavros Dimas. M. Vénizélos, 54 ans, a joué un rôle clé ces derniers mois lors de l’aggravation de la crise grecque. M. Dimas, 70 ans, est vice-président de la Nouvelle-Démocratie, parti qui a accepté dimanche de participer à un gouvernement de coalition pour sauver la Grèce, au bord de la faillite.

La nouvelle équipe est resserrée avec 17 ministres, dont 14 de la majorité socialiste, deux conservateurs et un représentant de l’extrême-droite. Douze ministres socialistes sortants sont maintenus à leurs postes, dont Andréas Loverdos, Anna Diamantopoulou et Georges Papaconstantinou aux ministères sensibles, au vu des réformes en cours, de la Santé et de l’Education, et de l’Environnement-Energie.

Le gouvernement formé par le Premier ministre Lucas Papademos a prêté serment vendredi en fin d’après-midi à la résidence présidentielle.

(afp)
Source : http://www.lesoir.be/actualite/monde/2011-11-11/l-extreme-droite-gouvernera-en-grece-876279.php

Pour rappel : Bild : les Juifs allemands inquiets et mécontents de l'entrée éventuelle du parti extrémiste LAOS dans le "gouvernement grec d'union nationale"

Le discours de fin de mandat de Papandréou (humour)

Mauvaise nouvelle pour Athènes : déploiement de 4 drones américains Predator en Turquie

Report: US drones deployed in Turkey
11 November 2011, 14:06 (GMT+04:00)

The United States has deployed four Predator drones at an air base in southern Turkey, a news report said on Friday Todayszaman reported

The report, published in Turkish daily Taraf, said a total of four drones arrived in İncirlik air base on Oct. 16 and Oct. 23, many days before Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan discussed with US President Barack Obama a Turkish request to purchase drones to be used in the fight against the terrorist Kurdistan Workers' Party (PKK) on the sidelines of a G-20 summit in Paris.

But deployment of the US drones in Turkish territory is separate from the Turkish request for purchase of drones from the US. In September, the Washington Post reported that Turkey sought deployment of a fleet of US drones in its territory as a measure to be used against the PKK after US withdrawal from Iraq. Later in September, Erdoğan said the US has agreed in principle to the Turkish request to deploy its drones in Turkish soil.

In addition to hosting US drones in its soil, Turkey also seeks to buy its own armed drones from the United States, seeking to purchase MQ-9 Reapers, a larger and more modern version of the Predator. The request, however, has been controversial, with some in the Congress refusing to sell the aircraft to Turkey given Ankara's deteriorating relations with Israel, a close US ally.

Taraf said the drones now based in İncirlik will be used to monitor movements of the PKK, but they will not provide real-time data from their surveillance flights for the Turkish authorities. Data from the drones' flights will be sent to the United States before reaching the Turkish officials. No Turkish personnel will be involved in command of the flights of the drones and no guarantee has been offered to the Turkish hosts that the drones will not be used against third countries, Taraf said, citing unanymous military sources.

The lack of Turkish control over flights of the US drones, according to the report, could mean they could change their route and spy on Turkish targets, such as critical military buildings, instead of the PKK targets, without Turkish authorities even noticing it.

Turkey's requests to host US drones and buy its own drones from the US surfaced as Washington prepares to withdraw its forces from Iraq by end of 2011. US drones based in Iraq as part of the Iraqi operation have been providing Turkish officials with data regarding the PKK movements since 2007, as part of Turkish-US cooperation against the terrorist group.
Source : http://en.trend.az/regions/met/turkey/1955822.html

Nicolas Sarkozy : l'entrée de la Grèce dans la zone Euro fut "une erreur"

Pourquoi l'Europe a-t-elle admis la Grèce dans la zone euro?

    Mon business > Economie
    10 nov. 2011
    par Audrey Duperron

«Ni Mme Merkel ni moi n'étions en fonction lorsqu'on a décidé de faire rentrer la Grèce dans l'euro. […] Ce fut une erreur.» Ces propos sont ceux de Nicolas Sarkozy à la télévision française le 27 octobre dernier. Quelle est la nature de l’erreur à laquelle le Président français fait-il allusion ? Probablement aux conditions qui ont favorisé l’adhésion de  la Grèce à l’euro il y a 10 ans de cela : le maquillage de ses comptes, et une probable sous-estimation des conséquences de la faiblesse des pays adhérents de la part des Eurocrates.

En 1998, la Grèce n’était pas parvenue pas à satisfaire la plupart des critères de convergence pour être admise dans la zone euro, en particulier le déficit limité à 3% du PIB, puisque son déficit représentait déjà alors 4% de son PIB. Son Premier ministre, Costas Simitis, va faire adopter une politique d’austérité à son pays, assortie de privatisations, de hausses d’impôts et du blocage des salaires des fonctionnaires, et en décembre 1999, l’UE décide de lever la décision qui constatait le déficit excessif de la Grèce. Un mois plus tard, la drachme est dévaluée.

En avril 2000, des élections législatives anticipées ont lieu, au terme desquelles le PASOK (le parti socialiste grec) est réélu de justesse. La presse salue alors les performances du nouveau gouvernement : l’inflation passe de 8% à 2%, et le déficit de 10% à 2%. La capitalisation double à la bourse d’Athènes. Au même moment, la Commission européenne, la BCE et Robert Goebbels, un Eurocrate luxembourgeois, se manifestent très positivement en faveur de l’entrée de la Grèce dans l’euro. Certains  Eurocrates émettent des doutes, mais les avertissements, souvent exprimés à mots couverts, sont brouillés dans des rapports volumineux, et personne n’ose s’opposer ouvertement à l’adhésion de la Grèce.

En réalité, les chiffres présentés ont été gonflés avec une surestimation des excédents des caisses d’assurance sociale et une astuce pour comptabiliser les commandes d’armement, qui ont donné l’illusion de la réduction du déficit grec de 4% en 1997, à 1,8% en 1999. Le déficit réel avait été de 6,6% en 1997
; il avait bien été réduit de façon importante en 1999, mais il était toujours de 3,4%.

Avec sa dette à 104% de son PIB, la Grèce ne satisfaisait cependant toujours pas le critère lié à l’endettement du pays candidat, qui ne devait pas être supérieur à 60% du PIB. Mais comme d’autres pays (dont la Belgique) avaient été acceptés sans satisfaire ce critère, il était devenu difficile de l’opposer à la Grèce.

Pourtant, son entrée dans l’euro ne fait guère l’unanimité, surtout en Allemagne, où le ministre de l’Economie Otto Graf Lambsdorff parle d’« erreur capitale ». Un député hollandais, Johannes Blokland, évoque des « cadavres dans le placard » et prophétise « une grande dette cachée de l’Etat ». Mais la Grèce obtient le soutien de la France, parce qu’un nouveau membre offre un contrepoids supplémentaire contre l’Allemagne. En outre, dans un contexte où l’euro était en difficulté contre le billet vert, l’entrée d’un nouveau pays donnait un signal d’attractivité de la monnaie unique. Deux votes sont organisés pour décider de son adhésion, qui remportent chacun d’eux environ 380 voix contre 40 voix contre, et 80 abstentions. Le 1er janvier 2001, la Grèce est membre de la zone euro.
Source : http://www.express.be/business/fr/economy/pourquoi-leurope-a-t-elle-admis-la-grece-dans-la-zone-euro/155958.htm

Makis Psomiadis, un patron du football grec, arrêté à Skopje pour résidence illégale

Greek Football Boss arrested in Skopje    
Thursday, 10 November 2011

Greek football boss was arrested in Skopje, Macedonian daily Vecer informs.



Makis Psomiadis, the owner of a football club from the city of Kavala, was wanted by Greek authorities for match-fixing, was arrested at a café in the Macedonian capital. It was said he didn't have a residence permit and lived in the Debar Maalo neighborhood.



Psomiadis is wanted by Interpol, under an international arrest warrant issued by Greek police.



The Macedonian Interior Ministry has not confirmed the news yet.

More and more Greeks fleeing local/intl police seek refuge in Macedonia.
Source : http://macedoniaonline.eu/content/view/19570/1/

mercredi 9 novembre 2011

Christian Saint-Etienne : "La Grèce n'a pas sa place dans la zone euro"

Publié le 04/11/2011 07:51 | Recueilli par Jean-Marie Decorse
"La Grèce n'a pas sa place dans la zone euro"

Christian Saint-Etienne est membre du Conseil d'analyse économique. Il nous donne son sentiment sur la situation de crise au sein de la zoane euro.


À l'heure de ce sommet international marqué par la présence des États-Unis, de la Chine, du Japon, l'Europe n'offre-t-elle pas le spectacle d'une cacophonie ?

C'est le moins qu'on puisse dire. C'est à l'évidence une Europe désunie qui n'arrive pas à prendre des décisions politiques. Il faut savoir tout de même que, si on considère la zone euro moins la Grèce, on se trouve avec une balance courante excédentaire. On n'a certainement pas besoin de l'aide de la Chine et des États-Unis pour résoudre nos problèmes. C'est uniquement parce que les Allemands ne veulent pas payer qu'on se retrouve dans ces difficultés. En fait, nous avons parfaitement les moyens de résoudre nos problèmes. La vérité, c'est que l'euro est une monnaie qui marche sur l'eau depuis le début, à laquelle on n'a pas associé un gouvernement économique, un budget fédéral, une coordination fiscale et sociale. Aujourd'hui, on paye les conséquences de ce choix originel. L'euro est une monnaie extrêmement fragile sur le papier. Et puis, il faut dire qu'il y a une crise grecque en elle-même, d'abord liée au propre comportement des Grecs. Pourtant, ils ne sont pas les seuls à avoir eu des difficultés. Portugais, Irlandais et Espagnols ont subi des ajustements très sévères. On n'entend pas parler de ces peuples comme on entend parler des Grecs qui refusent de payer des impôts, de rembourser sa dette. Je pense que cet État n'a pas sa place dans la zone euro.

Que faire pour que cette tragi-comédie grecque ne se reproduise pas ?

Si on prend les 16 autres pays et si on enlève la Grèce, il faudrait passer à la vitesse supérieure, dire qu'en contrepartie d'engagements de rigueur budgétaire, il faut que la Banque centrale rachète les obligations des 16 autres États. On ne fera pas l'économie de cet engagement que les Allemands ont totalement refusé. La crise a atteint un tel sommet que se pose l'alternative suivante : soit on se met d'accord sur la nécessité de racheter les dettes des seize pays avec une Grèce mise hors-jeu, ce qu'a fait la Réserve fédérale aux États-Unis. A ce moment-là, la crise disparaît et on ne parle plus de crise italienne ou espagnole. Soit la zone euro à seize sera obligée de se séparer avec une partie des pays créditeurs à fort excédent de balance qui refusent de payer pour les pays déficitaires. Il faudra alors qu'ils s'en aillent. Mais il est vrai qu'on en n' est pas là. Il faut régler dans un premier temps le cas grec.

A-t-on évité les effets de contagion aux autres pays ?

On n'aura pas évité totalement les effets de contagion si on ne prend pas une mesure radicale comme l'achat des dettes par la Banque centrale. Mais si on veut éviter la répétition de ces problèmes, il faudra accélérer la mise en place d'un gouvernement économique de la zone euro. Au départ, souvenons-nous que les Allemands ne voulaient pas de cette monnaie. C'est un paradoxe apparent : ils ont fini par accepter contraints et forcés cette monnaie, mais ne font-ils pas aussi tout pour qu'elle meure ?

La zone euro est-elle encore viable et le départ de la Grèce toujours possible ?

Il s'est passé quelque chose de décisif dans l'accord de Bruxelles du 26 octobre. Il y avait trois volets : un package pour aider la Grèce, le relèvement du Fonds de soutien européen et, au milieu, le volet de la recapitalisation des banques pour leur permettre de reprovisionner la Grèce. Or, c'est très important car, maintenant, compte tenu de ce qui se passe là-bas, le plus simple, c'est d'appliquer carrément ce volet de recapitalisation des banques et de passer les provisions, ce que vient de faire par exemple la BNP. Tout cela de manière à couper le cordon ombilical avec la Grèce.

Si ce pays implose, ça ne pourrira pas le reste de la zone euro. Celle-ci pèse 330 millions d'habitants et la Grèce seulement 11 millions. On a tout de même une certaine légitimité à demander ce qui se passe pour les 319 millions autres habitants ! Faut-il détruire tous les acquis de la construction européenne au motif que les Grecs n'ont pas voulu se plier à l'impôt ?
Le fonds de stabilité constitue-t-il une digue infranchissable ?

Non, pas avec les moyens actuels en tout cas. On a parlé d'effet de levier en faisant appel aux capitaux chinois. C'est stupide. Pourquoi les Chinois viendraient-ils place de l'agent là ? De plus, ils voulaient la contregarantie de la France et de l'Allemagne. Il vaut mieux dire non tout de suite.

À part la stricte observance de règles européennes très coercitives, que reste-t-il aux peuples pour s'exprimer ?

Il y a eu maldonne dès le départ. Une monnaie n'a de sens que dans le cas d'un État fédéral. Or, on n'a pas posé la question au peuple. Mais il n'est jamais trop tard. La contrepartie, c'est que vous élisez les responsables de l'État fédéral. C'est la seule et vraie question. Si les Allemands répondent qu'il n'en est pas question, il ne faut pas que l'euro dure. On en arrive aujourd'hui à des questions existentielles. On ne peut plus tricher.
Source : http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/04/1207968-la-grece-n-a-pas-sa-place-dans-la-zone-euro.html

L'échec vertigineux, sans comparaison possible, des Grecs : "Dans l'histoire contemporaine, aucun pays n'a reçu d'aide financière aussi massive que la Grèce."

Grèce : la spirale infernale, économique et politique

Par Renaud Girard

Publié le 07/11/2011 à 21:20

DÉCRYPTAGE - Dans l'histoire contemporaine, aucun pays n'a reçu d'aide financière aussi massive que la Grèce.


À court terme, il n'est guère contestable que la formation à Athènes d'un gouvernement d'union nationale soit une bonne nouvelle, à la fois pour la Grèce et pour la zone euro. Le nouveau cabinet va pouvoir en effet très ­rapidement faire adopter par le Parlement, à une large majorité, le plan de sauvetage élaboré lors du sommet européen de Bruxelles du 27 octobre dernier (130 milliards d'euros de prêts bonifiés supplémentaires à la Grèce, effacement de 50% de la dette souveraine grecque détenue par les banques) et éviter ainsi l'exclusion du pays de la zone euro. Ensuite, le gouvernement sera en mesure de recevoir les 8 milliards d'euros de la sixième tranche du premier «paquet» obtenu par la Grèce en mai 2010 (110 milliards de prêts de la part du FMI et des pays de l'Eurogroupe).
Faute de cet influx d'argent frais, l'État grec ne serait pas ca­pable d'honorer ses échéances du mois de novembre. Enfin, il sera en mesure de faire voter le budget 2012 et d'entamer un programme de privatisations.

À moyen et long terme, la Grèce n'est pas pour autant tirée d'affaire. Son histoire politique n'offre pas d'exemple de grandes coalitions ayant fonctionné correctement. Par le passé, ses deux grands partis politiques (le Pasok, socialiste, et la Nouvelle Démocratie, conservateur) se sont toujours montrés incapables de prendre des décisions qui soient électoralement douloureuses à court terme, même si elles protègent l'intérêt du pays à long terme. Or l'élite politique grecque s'est entendue pour que des élections générales anticipées aient lieu dès le mois de février prochain. Que se passera-t-il dans un mois, lorsque le gouvernement d'Athènes devra commencer à négocier avec l'UE et le FMI les réductions de dépenses pu­bliques grecques attachées à l'accord bruxellois du 27 octobre? Les partis se lanceront-ils dans un concours d'aus­tère vertu ou retrouveront-ils, par peur de la rue, leurs démons démagogiques des vingt dernières années?

De surcroît, il existe un second grand facteur d'inquiétude, qui est écono­mique et non pas seulement politique. Dans l'histoire contemporaine, aucun pays n'a reçu -proportionnellement à sa population- d'aide financière aussi massive que la Grèce. Aux 240 milliards d'euros des deux prêts européens exceptionnels, il faut ajouter quelque 100 milliards de refinancement des banques grecques par la BCE de Francfort, laquelle a généreusement accepté les bons du Trésor grecs comme garanties collatérales. Or ces montants considérables (à comparer à un PIB grec de 220 milliards) n'ont pas réussi à relancer l'économie -qui accuse une récession de 6% cette année-, ni à rassurer les marchés.
Marasme

Les investisseurs, qu'ils soient grecs ou étrangers, continuent à fuir le pays. Les simples citoyens ne font plus confiance à leur pays, retirant massivement leurs dépôts des banques grecques. La conséquence, c'est une restriction considérable de la capacité des banques à assurer le financement normal des entreprises du secteur privé. Une spirale infernale qui risque de faire passer la Grèce de la récession à la dépression.

La réalité est que, désormais, une sortie de crise de la Grèce ne dépend plus seulement du gouvernement d'Athènes, aussi bien intentionné qu'il veuille se montrer. Fondée sur le tourisme, l'armement maritime et la petite industrie manufacturière, l'économie grecque n'a aucune chance de se relever si le marasme se poursuit dans l'eurozone, son débouché naturel.

Si la décroissance du PIB grec continue, le pays n'aura tout simplement pas les moyens de rembourser sa dette. En 2010, le secrétaire au Trésor américain avait, en vain, invité les dirigeants européens à être beaucoup plus ambitieux dans leur premier «bail out» destiné aux «PIGS» (Portugal, Italie, Grèce, Espagne). Les faits lui ont, hélas! donné raison.
Source : http://www.lefigaro.fr/international/2011/11/07/01003-20111107ARTFIG00696-grece-la-spirale-infernale-economique-et-politique.php

Sarkozy admet en privé qu'il a dilapidé l'argent des contribuables français pour des parasites : "Les Grecs sont le virus qui empoisonne l'Europe"

Opinion | Commentators
Patrick Cockburn: Greece in a state of shock as Troika reforms take effect

World View: A sense of injustice is growing. Elite politicians and notorious wrongdoers appear immune as ordinary Greeks reel from wage and job cuts

Patrick Cockburn

Sunday 23 October 2011

Up close, the most striking feature of the reforms being forced on Greece by its international creditors is their destructiveness and futility. The pay cuts, tax rises, cuts and job losses agreed to by parliament in Athens last week will serve only to send the economy into a steeper tailspin, even if it extracted a much-needed €8bn in bailout money from the EU leaders. "Nothing but a lost war could be worse than this situation," one left-wing ex-minister tells me. "What is worse, no party or political group in Greece is offering real solutions to our crisis."

On the right, there are similar lamentations. Asked if there is the possibility of a revolution in response to current disasters, Simos Kedikoglou, an MP from the opposition New Democracy party, says, "I wish there could be a revolution." He argues that a revolution might at least have a sense of purpose and direction but "we are in a state of shock, and the danger, rather, is that we will have a social eruption, because people have lost hope".

The mass rallies and 48-hour general strike that paralysed Greece last week were a sign of how far Greeks feel the reforms insisted upon by the Troika – the IMF, European Central Bank and European Commission – are a recipe for a permanent collapse in living standards. The marches were bigger than before and socially more diverse. Smartly dressed women working for new technology companies and retired bank officials mixed uneasily with garbage and dock workers, but all had a similar complaint: their incomes are being cut past the point where they can make ends meet.

Greeks feel, probably rightly, that the extent of their calamity is not understood in the rest of Europe – or, if it is, is thought to be a richly deserved punishment for greed, laziness and corruption. "Do you think we are the parasites of Europe?" Sophia Giannaka, an MP from the ruling Pasok party asks me, the day after she reluctantly voted for the EU/IMF reforms. She says that Nicolas Sarkozy had told the Greek Prime Minister, George Papandreou, that the Greeks "are the virus that is poisoning Europe".

Greece is certainly damaged by a perception abroad that borrowed money and EU subsidies have financed a life of self-indulgence. Articles in foreign newspapers about the Greek crisis abound in phrases such as "eye-popping waste" and "bloated workforce". Mr Kedikoglou reckons that the number of employees dependent on the state is 1.2 million, which should be cut to 600,000, but he is clear that this cannot be done at once.

Down at the union headquarters of the municipal employees – one of the prime targets of the reforms – their combative leader, Themis Basalopoulos, denounces these figures for public service workers as grossly inflated and propagandist. He says the number usually quoted, of 780,000 workers, "includes soldiers, policemen and even priests". He adds that his members' income is being cut by 40 per cent.

Mr Basalopoulos leads the 22,000 garbage workers in the Athens region, whose strike has left every city street with heaps of rubbish. The government is trying to end the strike by court orders and use of private contractors, but, in a sign of the authorities' increasing inability to get their way, neither has proved effective.

Below Mr Basalopoulos's office marchers from every district in Athens assemble behind their banners. Few are in their twenties and many are in their forties and fifties, reflecting that not many Greeks want to be manual workers. A strain on many parents' incomes is the money spent on extra tuition for their children, to get them to university or to gain professional qualifications. But, as the economy implodes, it is these jobs that are disappearing. "The younger generation don't have a future," says Mr Kedikoglou. "They don't even have a present. Our best minds are going abroad. If I was 25 years old and studying abroad, I would never return to Greece."

None of these deeply rooted economic and social problems is going to be solved by the Troika's prescriptions. These may raise taxes and broaden the tax base but, in a deepening recession, the government's receipts are less than expected. Greece should be trying to attract more tourists, but restaurants are becoming more expensive because of a steep increase in VAT.

There is a further reason why the EU-IMF imposed reforms – tax rises, public-service salary cuts, suspension of collective bargaining, 30,000 public service workers suspended and the tax base broadened – may not herald real change. They are being imposed by the very people whom most Greeks blame for misgoverning the country and benefiting from pervasive corruption. Nobody has been arrested. Ex-ministers live lavishly in Athens' most luxurious properties. Everybody speaks furiously of the immunity of the political elite.

"A feeling of injustice hangs over Greece and angers Greeks even more than the austerity measures," says Ms Giannaka. She is visibly uncomfortable with the failure of her own party to punish notorious wrongdoers. She admits that the party "has not been able to create a sense of justice".

An obvious solution to the government's lack of legitimacy would be a general election. The opposition complains that Mr Papandreou played down the impending crisis in the last election, in 2009. Furthermore, he is dissolving the welfare state that Pasok itself largely created over the past 30 years. "They are killing their own child," says Mr Kedikoglou. Ms Giannaka admits, "The socialist dream of Greece in the 1990s has been totally destroyed."

This leaves the ruling party without much identity and highly unpopular but, with 153 seats out of 300 in parliament, it has every reason to avoid an election.

For the present, the government feebly agrees to everything suggested by the Troika, but implementation is slow and episodic. The government's own isolation grows and parliament itself was under siege for part of last week. Greeks are still going along with changes that reduce many to poverty in the hope of avoiding total ruin, but don't see why they should pay up if personal disaster looks inevitable. Why, one politician asks, should "Greeks care if Greece goes bankrupt, if they are already bankrupt themselves?"
Source : http://www.independent.co.uk/opinion/commentators/patrick-cockburn-greece-in-a-state-of-shock-as-troika-reforms-take-effect-2374672.html

Voir également : http://www.businessweek.com/magazine/europes-insult-diplomacy-11032011-gfx.html 

mardi 8 novembre 2011

Augmentation des suicides, de la consommation de drogue, de la prostitution et des infections par des MST en Grèce : à quoi sert donc l'Eglise orthodoxe richissime et fiscalement privilégiée ?

Crise et conséquences en Grèce : suicides, drogues, prostitution

le 10 octobre 2011 à 09h56 , mis à jour le 10 octobre 2011 à 10h00

Dossier : Crise financière

Hausse du nombre de suicides, de la consommation de drogue, de la prostitution, du nombre d'infections par maladies sexuellement transmissibles : une étude britannique pointe les effets désastreux de la crise et des coupes budgétaires en Grèce.


La Grèce est plus que jamais l'homme malade de l'Europe. Et cette métaphore en matière de situation financière se traduit malheureusement de manière très concrète dans la vie quotidienne des Grecs. Pour David Stuckler, sociologue à l'université de Cambridge, il ne s'agit pas de prospective : "Le tableau de la santé des Grecs est très préoccupant", juge-t-il, après la publication d'une étude alarmante dans le journal médical Lancet.

Des coupes budgétaires considérables et l'augmentation du chômage à 16% conduisent de plus en plus de Grecs à la dépression et à la drogue, tandis que la réduction des budgets des hôpitaux et des services médicaux privent de nombreuses personnes d'accès aux soins. "Nous constatons (...) des tendances très inquiétantes, un doublement des cas de suicides, une hausse des homicides, une augmentation de 50% des infections au virus HIV et des gens qui nous disent que leur santé a empiré mais qu'ils ne peuvent plus consulter de médecins même s'ils devraient le faire", ajoute le sociologue.

"La crise m'a conduit à ça"

Ces deux dernières années, le gouvernement grec a imposé de sévères mesures d'austérité pour tenter de réduire sa dette colossale. La Grèce connaît sa plus grande récession depuis 40 ans et a dû accepter un plan de sauvetage du Fonds monétaire international et de l'Union européenne. Cette dépression à l'échelle nationale trouve aussi des traductions particulières chez de nombreux Grecs anonymes : selon l'équipe de chercheurs de Stuckler, le taux de suicide a augmenté de 17% entre 2007 et 2009, mais un chiffre officieux donné par des parlementaires grecs fait état d'une hausse comprise entre 25 et 40%.

Martin McKee, de la London school of hygiene and tropical Medicine, qui a travaillé avec David Stuckler, estime que d'autres pays européens devraient prêter attention à ce qui se passe en Grèce. "Ce qui a lieu en Grèce montre ce qui peut se passer en cas de coupes budgétaires importantes dans le domaine de la santé", a-t-il dit lors d'une interview téléphonique. Parmi les faits divers qui ont choqué les Athéniens, un ancien homme d'affaires s'est défenestré, laissant un mot où il expliquait que la crise financière avait eu raison de lui. Un propriétaire d'un petit magasin a été retrouvé pendu sous un pont, avec une lettre où l'on pouvait lire : "ne cherchez pas d'autres raisons. La crise économique m'a conduit à ça".

Dans leur étude, les chercheurs ont également mis à jour une augmentation significative d'infections au HIV en Grèce à la fin de l'année 2010. Selon leurs prévisions, les contaminations vont augmenter de 52% cette année par rapport à l'an passé. La consommation d'héroïne a augmenté de 20% en 2009,
chiffre à rapprocher avec la diminution d'un tiers des programmes de lutte contre la drogue en raison des économies budgétaires.
le 10 octobre 2011 à 09:56
Source : http://lci.tf1.fr/science/sante/2011-06/crise-et-consequences-en-grece-suicides-drogues-prostitution-6756510.html

Voir également : Une mesure d'austérité "judicieuse" en Grèce : la dépénalisation des drogues

Explosion de la criminalité à Athènes : "ça commence à ressembler au Beyrouth des années 70", selon le maire de la ville Giorgos Kaminis

Une proportion de séropositifs beaucoup plus forte en Grèce qu'en Turquie

L'Eglise orthodoxe grecque bénéficie toujours de privilèges fiscaux

L'Eglise orthodoxe grecque : richesse et avarice 

Déficit de laïcité en Grèce

Les réseaux de prostitution forcée à Chypre