vendredi 11 novembre 2011

Grèce : participation du parti extrémiste Laos au gouvernement d'union nationale

Grèce : l'extrême droite participe à l'union nationale

Mots clés : crise grecque, Grèce, Lucas Papademos, Georges Karatzaferis, Laos

Par lefigaro.fr

Mis à jour le 11/11/2011 à 17:56 | publié le 11/11/2011 à 17:49

Le nouveau gouvernement grec, qui a prêté serment vendredi, compte dans ses rangs un ministre d'extrême droite. Une première depuis 1974.


Le nouveau gouvernement grec de coalition formé par le premier ministre Lucas Papademos, qui a prêté serment vendredi en fin d'après-midi lors d'une imposante cérémonie d'intronisation à la résidence présidentielle, marque l'entrée au pouvoir dans le pays de l'extrême droite. Une première depuis la chute de la dictature des Colonels, en 1974.

Makis Voridis, avocat de 47 ans issu de l'organisation de jeunesse du parti d'extrême droite Epen, créé après le régime militaire et longtemps proche du Front national français de Jean-Marie Le Pen, a été nommé ministre des Transports, tandis qu'Adonis Georgiadis, notamment co-éditeur d'un pamphlet antisémite, accède au secrétariat d'Etat au développement et à la Marine marchande.

Les trois conditions de l'extrême droite

Tous deux sont aujourd'hui des députés du parti Laos (Alerte orthodoxe populaire) dirigé par Georges Karatzaferis. Lorsqu'il a été créé en 2000, ce parti est venu occuper un vide dans le paysage politique qui ne comptait alors aucune formation d'extrême droite. À coups de slogans xénophobes et antisémites, il a d'abord engrangé des succès lors d'élections municipales (13,7% des voix à Athènes-Le Pirée dès 2002) et régioanles (à l'époque, quatre néo-nazis étaient présents sur la liste de Georges Karatzaferis).

À la faveur d'une quête de respectabilité, le Laos est parvenu en 2007 à franchir aux élections législatives le seuil de 3% des voix lui ouvrant les portes du parlement. Un succès qu'il a reproduit au scrutin de 2009 où il a obtenu 5,63% des suffrages. Il compte aujourd'hui 16 députés. Hétéroclite et opportuniste, le Laos n'en reste pas moins figé sur un nationalisme intransigeant. En 2010, lors du débat sur l'adoption d'un projet de loi assouplissant la législation sur les immigrés, il avait dénoncé haut et fort un risque d'«invasion» étrangère et défendu «l'homogénéité» du pays.
Les trois conditions de l'extrême droite

Depuis le début de la crise grecque, le Laos a tenté de s'afficher en partenaire politique responsable allant jusqu'à approuver, seul avec les députés socialistes, le premier plan de sauvetage international de la Grèce accordé par l'Union européenne et le Fonds monétaire international en mai 2010. Ce plan avait décidé l'octroi de 110 milliards d'euros en échange de mesures de rigueur et de réformes d'assainissement budgétaire.
Laos s'est toutefois opposé au nouveau plan, élaboré à Bruxelles fin octobre, que l'exécutif aura pour mission de ratifier et de mettre en œuvre.

Georges Karatzaféris avait fixé trois conditions pour une participation de sa formation au nouveau gouvernement : l'arrêt des réductions de salaires et de retraites, le maintien de la souveraineté nationale et la suspension des privatisations.
Georges Karatzaféris s'était également opposé à la nomination de Philippos Petsalnikos, président socialiste du parlement grec, au poste de premier ministre, lui préférant l'ancien gouvernement de la Banque de Grèce, Lucas Papademos.
Une équipe resserrée

La nouvelle équipe de Lucas Papademos compte au total 17 ministres, dont 14 de la majorité de gauche. Douze ministres socialistes sortants sont ainsi maintenus à leurs postes, dont Andréas Loverdos, Anna Diamantopoulou et Georges Papaconstantinou aux ministères sensibles, au vu des réformes en cours, de la Santé et de l'Education, et de l'Environnement-Energie. Le ministère grec des Finances reste ainsi dans les mains d'Evangélos Vénizelos, poids-lourd socialiste.

Deux conservateurs font également leur entrée dans ce gouvernement resserré, chargé de rassurer les marchés financiers sur la cohésion du pays à l'approche d'élections législatives anticipées en février 2012. Dimitris Avramopoulos décroche le portefeuille de la Défense tandis que l'ex-commissaire européen Stavros Dimas, devient ministre des Affaires étrangères. Ce dernier, âgé de 70 ans, est vice-président de la Nouvelle Démocratie, le principal parti d'opposition qui s'est rallié dimanche à l'idée de participer à ce gouvernement de coalition pour sauver la Grèce de la faillite.

Vendredi, Nicolas Sarkozy s'est dit certain que le nouveau premier ministre grec «aurait à cœur» de faire le nécessaire pour ancrer son pays dans l'Europe. «La France, amie de la Grèce, continuera à lui apporter son soutien et son assistance pour mener à bien les réformes qui permettront à votre pays de retrouver le chemin de la compétitivité et de la croissance», a assuré le président de la République.
Source : http://www.lefigaro.fr/international/2011/11/11/01003-20111111ARTFIG00439-grece-l-extreme-droite-participe-a-l-union-nationale.php

L’extrême droite gouvernera en Grèce
Rédaction en ligne

vendredi 11 novembre 2011, 15:35
L’extrême droite est représentée dans le nouveau gouvernement grec. Le ministre des Finances est, quant à lui, maintenu.

L’extrême droite est représentée dans le nouveau gouvernement grec de coalition. C’est une première depuis le retour de la démocratie en Grèce en 1974 après la chute de la dictature des colonels. L’avocat de 47 ans Makis Voridis, issu de l’organisation de jeunesse du parti juntiste et longtemps proche du Front national français de Jean-Marie Le Pen, a été nommé ministre des Transports, tandis qu’Adonis Georgiadis, notamment co-éditeur d’un sulfureux pamphlet antisémite accède au secrétariat d’Etat au développement et à la Marine marchande. Les deux sont des députés du parti Laos, quatrième formation parlementaire, qui a rallié l’alliance gouvernementale formée par la majorité socialiste et l’opposition conservatrice.

Le ministère des Finances reste dans les mains d’Evangélos Vénizelos, poids lourd socialiste, tandis que les Affaires Etrangères échoient à un libéral de la Nouvelle Démocratie, l’ex-Commissaire européen Stavros Dimas. M. Vénizélos, 54 ans, a joué un rôle clé ces derniers mois lors de l’aggravation de la crise grecque. M. Dimas, 70 ans, est vice-président de la Nouvelle-Démocratie, parti qui a accepté dimanche de participer à un gouvernement de coalition pour sauver la Grèce, au bord de la faillite.

La nouvelle équipe est resserrée avec 17 ministres, dont 14 de la majorité socialiste, deux conservateurs et un représentant de l’extrême-droite. Douze ministres socialistes sortants sont maintenus à leurs postes, dont Andréas Loverdos, Anna Diamantopoulou et Georges Papaconstantinou aux ministères sensibles, au vu des réformes en cours, de la Santé et de l’Education, et de l’Environnement-Energie.

Le gouvernement formé par le Premier ministre Lucas Papademos a prêté serment vendredi en fin d’après-midi à la résidence présidentielle.

(afp)
Source : http://www.lesoir.be/actualite/monde/2011-11-11/l-extreme-droite-gouvernera-en-grece-876279.php

Pour rappel : Bild : les Juifs allemands inquiets et mécontents de l'entrée éventuelle du parti extrémiste LAOS dans le "gouvernement grec d'union nationale"