samedi 31 décembre 2011

L'oppression des Juifs de Salonique par l'Etat grec

Meropi Anastassiadou, Salonique, 1830-1912 : une ville ottomane à l'âge des Réformes, Leyde, Brill, 1997, p. 431-432 :

"Face aux Juifs de Salonique, forts mécontents de l'annexion de leur ville par les Grecs et qui n'hésitaient pas à le clamer urbi et orbi, le gouvernement d'Athènes a d'abord joué la politique de la main tendue : embrassades publiques entre le roi Georges et le Grand Rabbin, flots d'éloquence à propos de la traditionnelle fraternité entre les peuples grec et juif, et surtout, plus concrètement, confirmation des privilèges séculaires accordés à la communauté juive par le Sultan avec, en prime, l'exemption du service militaire. Bientôt, cependant, sont aussi venus les coups de bâton. Considérés comme des citoyens de seconde zone, les Juifs n'ont été admis à participer aux élections qu'à la condition de voter dans des collèges électoraux séparés. Dans le même temps, ils ont dû faire front à un projet de destruction de leurs cimetières, véritable mémoire de la communauté, sous prétexte de travaux d'urbanisation dans la périphérie urbaine. A partir de la fin des années 1920, il leur faudra également subir la montée de l'antisémitisme et les violences dont celle-ci s'accompagne.

Dans un tel climat, les Sionistes, qui s'employaient à recruter des colons pour le « home national » juif en Palestine, ne sont pas restés longtemps sans marquer des points. Parallèlement, la communauté de Salonique a vu s'accélérer les départs vers l'Europe et l'Amérique. Au total, on peut évaluer à quelque 25 000 âmes le nombre des Juifs ayant quitté la ville entre 1912 et 1940."

Voir également : L'antisémitisme sanglant des nationalistes grecs

Les Grecs et l'accusation antisémite du crime rituel

vendredi 30 décembre 2011

Les Grecs et l'accusation antisémite du crime rituel

Pierre-André Taguieff, La judéophobie des Modernes : des Lumières au jihad mondial, Paris, Odile Jacob, 2008, p. 294 :

"L'accusation de crime rituel, d'origine européenne, païenne puis chrétienne, a été acclimatée au cours du XIXe siècle au Moyen-Orient, à travers plusieurs affaires dues à des accusateurs chrétiens, puis intégrée au XXe dans le discours antijuif du monde arabo-musulman. Selon Bernard Lewis, on ne trouve pas trace dans le monde musulman de « cette forme particulière de calomnie antijuive durant toute la période classique ». L'historien en repère les premières manifestations en terres d'islam au cours de la seconde moitié du XVe siècle, mais elles restent jusqu'à la fin du XIXe siècle le fait des milieux chrétiens : « Sa première apparition date du règne du sultan ottoman Mehmed le Conquérant et eut presque certainement pour origine l'importante minorité grecque-orthodoxe issue de l'empire Byzantin, où de telles accusations étaient monnaie courante. Elles demeurèrent sporadiques sous les Ottomans et furent régulièrement condamnées par les autorités. Ce n'est qu'au XIXe siècle que, prenant les proportions d'une véritable épidémie, elles se répandirent dans tout l'Empire, allant parfois jusqu'à déclencher des émeutes populaires. » C'est au début du XXe siècle que les accusations de meurtre rituel lancées régulièrement par les communautés chrétiennes dans le monde musulman commencent à être reprises par les milieux musulmans eux-mêmes. En 1910, l'un des premiers signes de l'islamisation de l'accusation surgit en Iran, lorsqu'un pogrom est déclenché à Chiraz dans le quartier juif par des rumeurs de crime rituel : les accusateurs sont musulmans, comme la jeune victime supposée, une petite fille de quatre ans. Le pogrom fait 12 morts et plus de 50 blessés parmi les Juifs de Chiraz, lesquels, au nombre de 6 000, sont dépouillés de tous leurs biens."

Henri Nahum, "Portrait d'une famille juive de Smyrne vers 1900", in Paul Dumont et François Georgeon (dir.), Vivre dans l'Empire ottoman : Sociabilités et relations intercommunautaires (XVIIIe-XXe siècles), Paris, L'Harmattan, 1997, p. 166-167 :

"(...) collectivement les relations [des Juifs] avec les communautés grecque et arménienne sont souvent conflictuelles. Périodiquement, aux alentours de la Pâque juive, la communauté juive est accusée d'avoir assassiné un enfant chrétien pour mêler son sang au pain azyme. Des émeutiers grecs et arméniens font irruption dans le quartier juif, molestent les passants, cassent les devantures des magasins, pillent les marchandises. On a beau retrouver quelques jours plus tard l'enfant disparu qui en général a fait une fugue, rien n'y fait : la calomnie de meurtre rituel renaît l'année suivante. A Smyrne, il y a eu des incidents analogues en 1888, 1890, 1896. Quelques mois après la photographie qui fait l'objet de cet article, en mars 1901, un jeune Grec disparaît. La foule envahit le quartier juif, conspue l'archevêque orthodoxe qui essaye de calmer les émeutiers, monte au clocher de l'église et sonne le tocsin. Le vali (gouverneur) rétablit le calme et ordonne un procès. On retrouve le jeune garçon disparu qui était allé passer quelques jours à Tchechmé chez des amis. Au procès, les avocats grecs, tout en essayant de défendre leurs clients, condamnent la calomnie de meurtre rituel. A ce procès est directement mêlé le fiancé de l'une des jeunes filles Mizrahi, qui en fait la chronique."


Voir également : L'antisémitisme sanglant des nationalistes grecs

Le nettoyage ethnique, principe fondateur du stato-nationalisme grec

Salonique, 1912 : les exactions de l'armée grecque contre les populations non-orthodoxes

Cette extrême droite fanatiquement antisémite et conspirationniste qui participe aux gouvernement grec actuel

Le Comité Juif Américain tire la sonnette d'alarme concernant la participation de l'extrême droite grecque fanatique à l'"union nationale"

Bild : les Juifs allemands inquiets et mécontents de l'entrée éventuelle du parti extrémiste LAOS dans le "gouvernement grec d'union nationale"

Grèce : le célèbre compositeur tiers-mondiste Mikis Theodorakis assume fièrement sa judéophobie

jeudi 29 décembre 2011

L'antisémitisme sanglant des nationalistes grecs

Michaël Molho, La nouvelle communauté juive d'Athènes, New York, Jewish social studies, 1953, p. 1 :

"Pendant l'insurrection grecque contre l'Empire Ottoman (1821-1828), les Juifs établis en divers centres urbains des territoires libérés par les Armatoles sont l'objet d'atroces persécutions et de massacres, et les survivants doivent se réfugier dans les provinces restées entre les mains des Turcs, surtout à Salonique. Parmi les communautés dévastées figure celle d'Athènes."


Justin McCarthy, Death and exile : the ethnic cleansing of Ottoman Muslims, 1821-1922, Princeton, Darwin Press, 1995, p. 10-11 :

"La révolution grecque contre l'Empire ottoman commença en mars 1821 avec l'assassinat d'un certain nombre de fonctionnaires du gouvernement ottoman, en particulier des collecteurs d'impôts. Une attaque générale contre les Turcs de la Morée, dans le sud de la Grèce, suivit en avril, dans laquelle les guérilleros grecs et les villageois tuèrent chaque Turc qu'ils trouvaient. Les soldats ottomans turcs et albanais  furent pris à partie et tués. Certains, comme les musulmans de Kalavryta et Kalamata, se rendirent aux Grecs après avoir reçu des promesses de vie sauve. Eux aussi, furent tués. Beaucoup de ceux qui avaient fui, comme les Turcs de la Laconie, furent massacrés sur les routes.

Pendant ce temps, la population chrétienne avait attaqué et tué la population musulmane dans chaque partie de la péninsule. Les tours et les maisons de campagne des musulmans furent incendiées et leurs biens détruits, afin de dissuader le retour de ceux qui s'étaient échappés dans les forteresses. Du 26 mars au dimanche de Pâques, qui tomba, dans l'année 1821, le 22 avril, il est estimé que quinze mille âmes [musulmanes] furent tuées de sang froid et qu'environ trois mille maisons ou habitations turques furent dévastées.

Le cri patriotique de la révolution, proclamée par l'archevêque grec Germanos, était "Paix aux chrétiens ! Respect des consuls ! Mort aux Turcs !" Les seuls Turcs qui survécurent étaient ceux qui étaient en mesure de trouver refuge dans les forteresses. Ils fuirent avec leurs familles dans quelques zones, comme l'Acropole d'Athènes, qui étaient tenues par les troupes de garnison ottomanes. Là, ils furent assiégés et finalement tués ou, dans de rares cas, sauvés par les forces ottomanes. Comme la révolution grecque continua, de nouvelles zones furent attaquées et les massacres de musulmans se répétèrent. A Missolonghi, la plupart des musulmans furent tués rapidement, mais les femmes turques étaient prises comme esclaves par de riches familles grecques. Les musulmans de Vrachori étaient torturés à mort. Les Juifs, qui étaient également perçus comme des infidèles par les Grecs, furent tués aussi promptement que les musulmans."


Georges Prévélakis, "Le processus de purification ethnique à travers le temps", Guerres mondiales et conflits contemporains, n° spécial "Les permanences balkaniques au XXe siecle", janvier 2005/217 :

"Les atrocités perpétuées contre les populations civiles pendant l’insurrection qui a conduit à la création du premier état indépendant issu de l’Empire ottoman (la Grèce) peuvent être interprétées de diverses manières. La révolution ou guerre d'indépendance grecque est un phénomène complexe composé de luttes locales, régionales, religieuses et nationales. Les massacres des Musulmans et des Juifs au Péloponnèse en 1821 ne s’inscrivaient pas encore dans une logique moderne d'homogénéisation territoriale mais appartenaient plutôt à des formes de violence pre-modernes. Par contre, la création de l’Etat-Nation grec (un Etat moderne dans tout le sens du terme ne pouvait se réaliser sans une politique de “purification”). Cette politique était parfaitement acceptable (et acceptée) par les puissances européennes “protectrices”. Les Musulmans qui se sont trouvés dans le territoire soumis à l'autorité du gouvernement du nouvel Etat ont dû traverser la frontière et passer du côté ottoman. Par contre, aucune “purification ethnique” à l’encontre des populations orthodoxes non-hellénophones n’a été perpétuée.

Le premier territoire grec incluait une importante population albanophone (les Arvanites) et valaquophone (Koutzo-Valaques ou Tzintzares) qui n’a rencontré aucune difficulté pour s'intégrer dans la communauté nationale puisqu’ils étaient Chrétiens Orthodoxes. Enfin, la situation des Juifs est plus complexe : il n’ont pas été soumis à l'expulsion sans non plus être considérés comme Grecs à part entière."


Serge Métais, Histoire des Albanais. Des Illyriens à l'indépendance du Kosovo, Paris, Fayard, 2006, p. 267-269 :

"Si la notion de « nettoyage ethnique » est récente, la pratique ne l'est pas dans les Balkans. Elle fut mise en œuvre dès la création des Etats nationaux. Elle a été répétée lors de chaque annexion au territoire « national ». Ce qui est remarquable, c'est que la logique jacobine, produit de la Révolution française et de la pensée socialiste du XVIIIe siècle (Morelly, d'Holbach, Helvétius, etc.), a été la première source d'inspiration des élites nationalistes dans les Balkans. Dans une région où des peuples aux identités fortes, avec des cultures et des langues différentes, cohabitent sans qu'il fût possible de définir de « territoires ethniques » à peu près homogènes plus gros que des cantons, cette logique conduirait à des catastrophes.

Les catastrophes, on les voit dès les insurrections de la première moitié du XIXe siècle qui conduisent à la mise en place d'un Etat national serbe et d'un Etat national grec. Bien souvent, les massacres de musulmans, mais aussi de juifs, sans parler des destructions de mosquées et de synagogues, n'ont pas de justification stratégique. Ils n'aident pas à libérer le territoire de l'occupation étrangère. Ils s'inscrivent plutôt dans une logique d'exutoire, voire de pillage. En même temps s'installe l'idée qu'il n'y a pas de salut hors de la nation : la nation, c'est la liberté et le progrès ! Ceux qui ne sont pas « nationaux » représentent le passé. Ils doivent partir ou accepter l'assimilation (adopter la foi chrétienne selon l'orthodoxie locale, et apprendre la langue nationale). Dans le cas de la création de l'Etat-nation grec, Georges Prévélakis note fort justement que la politique de « purification » était « parfaitement acceptable (et acceptée) par les puissances européennes « protectrices » ». En 1830, le territoire grec de l'indépendance qui ne comprenait encore pourtant ni la Thessalie, ni l'Epire, ni la Macédoine, avait une population musulmane non négligeable, en partie hellénophone. Elle fut chassée et dut s'installer de l'autre côté de la frontière, du côté ottoman. Le même principe était à l'œuvre en Serbie. Sans remonter à Karadjordje dont les méthodes étaient encore, en quelque sorte, pré-modernes, il suffit de rappeler que, sous le prince Milan Obrenović qui avait doté la Serbie d'institutions libérales, les expulsions des Albanais (musulmans) de la région de Niš furent massives lors de l'annexion entérinée au congrès de Berlin en 1878.

La constitution de la communauté nationale, tant en Serbie qu'en Grèce, reposait en fait sur deux principes : l'expulsion et l'intégration. Ce qui ne paraissait pas intégrable devait être expulsé. Cela signifiait une rupture avec la tradition ottomane faite de cohabitation dans l'espace des langues, des cultures et des religions. Le même phénomène s'est produit plus tard avec l'indépendance bulgare (de facto en 1878, de jure en 1908). On observera que si la nation est une notion moderne, le premier critère de sa définition dans les Balkans fut un élément pré-moderne : l'appartenance religieuse. En Serbie comme en Grèce, ce n'est pas l'appartenance à l' « ethnie » qui était le critère principal, mais le lien avec la religion « nationale ». Sous la domination ottomane, l'Eglise fut, chez les Serbes comme chez les Grecs, un refuge identitaire. La libération nationale, la constitution du peuple en nation ne pouvaient se faire contre l'Eglise. Celle-ci était au contraire au centre. Elle légitimait la nation. Le sentiment national était associé à l'idée de résistance dont l'Eglise avait été le vecteur sous l'occupation. Jusqu'à nos jours, le confessionnel et le national sont très liés en Grèce, tout comme en Serbie et en Bulgarie malgré près d'un demi-siècle de pouvoir communiste."


Raymond H. Kévorkian, Le génocide des Arméniens, Paris, Odile Jacob, 2006, p. 173 :

"Les chefs de l'Ittihad tout particulièrement vivent ces événements [la Première Guerre balkanique] comme un drame national et personnel, comme un échec complet de leurs projets grandioses. Beaucoup se sont spontanément engagés dans l'armée, Mehmed Talât le premier, tandis que les autres, comme Ahmed Cemal, assument leur devoir d'officier. Le Dr Nâzim a même subi l'humiliation de se voir arrêter par les Grecs au quartier général historique du Comité Union et Progrès, lors de la prise de Salonique, en octobre 1912, en compagnie du député albanais de Serez, Derviş bey, qui dirigeait un des groupes de fedaï les plus actifs du Comité. Encore ces derniers, expédiés sous bonne escorte en Grèce, échappent-ils au spectacle des pillages des populations musulmanes et juives, aux meurtres et aux viols auxquels s'adonnent les soldats grecs devant des témoins scandalisés."


Justin McCarthy, op. cit., p. 284 :

"Compte tenu de la taille proportionnellement inférieure de leur communauté, les Juifs d'Anatolie occidentale souffrirent sans doute autant que les musulmans de l'invasion grecque [de 1919]. Malheureusement, les rapports sur les Juifs sont rares, parce qu'ils n'étaient ni des belligérants, ni un groupe qui était d'un intérêt particulier pour les observateurs alliés. Seules les sources turques mentionnent les Juifs de l'époque de manière détaillée. Elles enregistrent le meurtre de Juifs par les Grecs et le pillage des maisons et des magasins juifs dans les villes anatoliennes. A Nazilli, par exemple, les Turcs étaient en mesure de nommer 11 des Juifs de la ville qui furent assassinés (et 5 qui furent blessés) par les Grecs, parmi un plus grand nombre total de Juifs massacrés. Cependant, même les sources turques mentionnent rarement les Juifs. La meilleure preuve de la souffrance juive est statistique. Le tableau 24 répertorie le nombre de Juifs dans la zone de guerre avant et après la guerre. Plus de la moitié des Juifs dans la zone de guerre de l'Anatolie occidentale quittèrent l'Anatolie ou décédèrent. A cause des statistiques imprécises ou inexistantes de l'émigration juive (qui était significative), la mortalité exacte des Juifs de l'Anatolie occidentale ne peut pas être calculée, mais le nombre de morts juifs a dû être, néanmoins, énorme."


Voir également : Le nettoyage ethnique, principe fondateur du stato-nationalisme grec

Cette extrême droite fanatiquement antisémite et conspirationniste qui participe aux gouvernement grec actuel

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Grèce : le célèbre compositeur tiers-mondiste Mikis Theodorakis assume fièrement sa judéophobie

Grecs, Arméniens : encore un effort pour être européens, modernes et civilisés



VIDEO. Bethléem : des prêtres se battent à coup de balai
Prêtres arméniens contre grecs orthodoxes. Une bagarre a éclaté mercredi à Bethléem, à la suite d'un différend sur... le nettoyage de la basilique de la Nativité.


S.M. avec AFP | Publié le 29.12.2011, 10h51 | Mise à jour : 12h57

«Quelqu'un te donne-t-il un soufflet sur la joue droite, tends-lui encore l'autre». Des paroles du Christ rapportées par Matthieu... A l'endroit même où serait né Jésus, entre religieux, on applique plutôt la loi du Talion : «Oeil pour oeil, dent pour dent». D'où une scène surréaliste, mercredi, à Bethléem, en Cisjordanie, dans la basilique de la Nativité, un des lieux saints de la chrétienté : des prêtres ont échangé des coups de balai, nécessitant l'intervention des policiers palestiniens.


Suite aux célébrations de Noël, des dizaines de prêtres arméniens et grecs orthodoxes nettoyaient les lieux armés de balais et de produits de nettoyage.
Chacune des communautés oeuvrant dans des espaces spécifiques. C'est alors qu'un prêtre arménien supervisant les opérations a eu l'impression qu'un ecclésiastique orthodoxe grec empiétait avec son balai sur l'espace dévolu à ses pairs. Le ton est tellement monté que le différend s'est transformé en bagarre.

Séparés à coups de bâton

Des policiers palestiniens ont dû intervenir à coups de bâtons pour séparer les prêtres, qui ont ensuite repris leur ménage. Un peu plus tard, une deuxième querelle a nécessité une nouvelle intervention. Aucun prêtre n'a été blessé, ni arrêté par la police. Le 27 décembre 2007, déjà, une bagarre entre prêtres arméniens et grecs orthodoxes avait éclaté pour des raisons similaires, faisant cette fois sept blessés, cinq prêtres et deux policiers.

L'un des lieux les plus saints du christianisme
Tout comme l'église du Saint sépulcre, dans la Vieille ville de Jérusalem, la basilique de la Nativité - où le Christ a vu le jour selon les Evangiles - est soumise à un strict statu quo régissant les responsabilités des Eglises grecque orthodoxe, catholique et arménienne. L'espace y est rigoureusement réparti, tout comme les horaires de prières, le climat y est souvent tendu entre communautés. La Nativité est la plus ancienne basilique en Terre sainte et un des lieux les plus saints du christianisme.

LeParisien.fr
Source : http://www.leparisien.fr/international/video-bethleem-des-pretres-se-battent-a-coup-de-balai-29-12-2011-1788076.php

Voir également : Stupidité superstitieuse et typiquement "levantine" des clergés grec-orthodoxe et arménien : ils se battent comme des chiffonniers au Saint-Sépulcre

Georges Prévélakis explique les raisons historiques de la faillite grecque : les illusions philhellènes de l'Europe, les tensions permanentes entre une élite athénienne européanisée et une population bigarrée et orientale

"Georges Prévélakis
Grèce : les raisons historiques de la faillite

La boîte de Pandore

C'était il y a deux ans, à l'automne 2009 : après avoir largement remporté les élections législatives à la tête du Mouvement socialiste panhéllenique (PASOK), le nouveau Premier ministre grec Georges Papandréou a subitement ouvert une véritable boîte de Pandore. Forcé d'avouer à ses électeurs qu'il ne serait pas en mesure de tenir ses promesses de campagne, il a accusé ses adversaires et prédécesseurs de la Nouvelle Démocratie d'avoir dissimulé l'étendue des déficits et de l'endettement. Pour combler le gouffre entre sa retentissante déclaration préélectorale ("De l'argent, il y en a !") et l'inévitable politique d'austérité, il a délibérément forcé le trait, comparant la Grèce au Titanic. (...)

La Grèce occupe une place centrale dans l'imaginaire européen. Dès lors que la modernité a fondé sa légitimité sur la référence antique, dès lors qu'un pays comme l'Allemagne s'est construit sur la mystique de l'affinité gréco-germanique, il n'a pas été possible, aux XVIIIe et XIXe siècles, d'admettre que la Grèce soit absente de la scène contemporaine de l'Europe. La création de l'État grec moderne au XIXe siècle doit à ce titre être comprise avant tout comme une grande entreprise identitaire européenne. Quel qu'ait pu être le fond d'antagonismes entre la France, l'Angleterre et la Russie dans lequel elle s'est imposée, l'indépendance grecque a été l'une des plus importantes affirmations de l'Europe.[2]

Il n'est donc pas surprenant que l'Europe ait cherché à construire la Grèce à son image. Il est aisé pour un visiteur du centre d'Athènes de percevoir la double appropriation de l'Antiquité grecque par la modernité européenne : débarrassé des traces du passé réel, byzantin ou ottoman, l'espace athénien a été littéralement investi par l'imaginaire néoclassique européen. (...)

À première vue, peu de nations paraissent de nature aussi simple et incontestable que la nation grecque. Elle existe depuis l'Antiquité, a été soumise pendant quelques siècles aux "Turcs", puis se serait réveillée en 1821, pour créer son État, libérer ses frères et récupérer ses territoires. Derrière ce récit de l'historiographie nationale grecque, volontiers repris en Europe, se cache pourtant une réalité bien plus complexe.

La population grecque actuelle est composée dans sa grande majorité de descendants de Rums (sujets ottomans de culte chrétien orthodoxe). Avant le milieu du XIXe siècle, l'identité religieuse était la principale référence identitaire de ceux dont les descendants sont les Grecs d'aujourd'hui. Ils n'étaient pas tous hellénophones : beaucoup étaient albanophones, turcophones, valaquophones ou slavophones. Seule une petite partie vivait dans l'actuel territoire grec, la plupart d'entre eux étant dispersés dans les Balkans, sur les pourtours de la mer Noire, en Asie mineure ou en Égypte. En ce sens, la Grèce a fonctionné comme un "creuset" de populations, ce qui la rend beaucoup plus comparable à Israël qu'à la France.[3]

Derrière l'apparente homogénéité "ethnique" se dessine donc une diversité d'origines, de cultures, de réalités anthropologiques, qui constitue un grand atout de résilience et d'ouverture pour la société grecque. Le fonds anthropologique albanais (les Grecs arvanites) explique par exemple la réussite de l'importante immigration albanaise en Grèce depuis la fin de la guerre froide.[4]

Malgré l'existence d'une élite cosmopolite fortement occidentalisée, la population grecque est culturellement, dans sa grande majorité, orientale. Indépendamment des crispations nationalistes, le Grec moyen est beaucoup plus à l'aise avec un Turc, un Libanais ou un juif sépharade qu'avec un Anglais ou un Allemand. La masse de la population grecque peut donc facilement tomber dans des attitudes anti-européennes et anti-occidentales plus ou moins justifiées par des sources d'amertume historiques (à commencer par le schisme et les croisades du Moyen Âge pour finir par l'occupation nazie des années 1940). Le Parti communiste grec, un des rares partis de ce type encore en vie, doit son influence au ressentiment anti-occidental bien plus qu'à l'idéologie marxiste.

Le substrat religieux de la nation grecque lui permet d'être encadrée par deux institutions, l'Église orthodoxe et l'État. Un défaut éventuel de l'État peut être compensé, au moins en partie, par une plus grande mobilisation de l'Église. La religion constitue donc un facteur important de résilience de la société grecque, ce que beaucoup de technocrates occidentaux ont du mal à saisir, puisque leurs expériences du rapport entre politique et religion appartiennent à d'autres registres. (...)

En arrivant à Athènes en 2010, les experts de la troïka ont eu une désagréable surprise quand ils ont découvert les coulisses de l'administration grecque ; désagréable en grande partie parce que l'ambiance économiste de l'expertise internationale s'obstine à ignorer que derrière le terme "État" peuvent se cacher des formes historiques très variées. Les particularités et les problèmes de l'administration grecque s'expliquent par les modalités de la construction de l'État et les tensions que celle-ci a créées entre l'élite athénienne et le reste de la population. Les faiblesses de l'État résultent du compromis entre le centre et la périphérie, qui a été conditionné, au moins dans les premières décennies de l'existence du pays, par le besoin d'assurer un minimum de stabilité politique et militaire au sein du territoire nouvellement constitué."

Lire la suite : http://www.eurozine.com/articles/2011-12-23-prevelakis-fr.html

Voir également : George Zarkadakis : "la Grèce moderne a peu à voir avec Périclès ou Platon. C'est plutôt un projet allemand raté."

Mont Athos : un moine accusé de blanchiment d'argent et de détournement de fonds

Religious leader charged
December 27, 2011

GREECE

ATHENS. The abbot of the Vatopedi Monastery, at Greece's Mount Athos, has been placed under house arrest on charges of money laundering and embezzlement in connection with a land swap deal.

Abbot Ephraim was taken into police custody on the grounds of the monastery, which bans all women and female animals from setting foot on its soil.

A judge from the northern port city of Thessaloniki, who travelled to Mount Athos to execute the arrest warrant, said Ephraim had a high fever and a high blood sugar count.

The monk is accused of being involved in a €100 million ($A128 million) land swap deal with the Greek government that prosecutors say ended up benefiting the monastery.
Source : http://www.smh.com.au/world/religious-leader-charged-20111226-1pag2.html

Voir également : L'extrême droite grecque au secours des moines véreux

L'Eglise orthodoxe grecque bénéficie toujours de privilèges fiscaux

L'Eglise orthodoxe grecque : richesse et avarice 

Déficit de laïcité en Grèce

La Turquie, nouvelle destination pour les émigrés grecs

Turkey New Migration Alternative for Greeks
By Fani Toli on December 17, 2011 in news, Turkey

According to ‘Deutsche Welle’, the citizens of Greek migration to other countries are finding a remedy to the crisis. For the migration of Greeks are generally preferred overseas countries and Western Europe, although the last time Turkey began to be seen as a country of immigration.

According to a show on a Turkish television program, a woman from Athens and daughter wants to migrate, because she cannot see the perspective of a future in Greece for her daughter, she says. If it is not possible in Istanbul, at least they want to migrate to Australia, she says.

Professor of International Relations and European Studies Centre, Dimitrius Triantafilu emphasized that many things have changed in the relations between the two countries.

‘Turkey as a country of immigration has become almost a recipe for success’ Professor Dimitrius Triantafilu says, stressing that according to statistics, at least two of the world’s top 100 universities are located in Turkey. “Greece has nothing to such”,he said.
Moreover, Turkey is a very attractive destination not only for its economic development but also for the short distance between Turkey and Greece. Turkey’s everyday life carries similar characteristics to Greek life. This is the main reason for Greek migration to Turkey.
Source : http://eu.greekreporter.com/2011/12/17/turkey-new-migration-alternative-for-greeks/

mercredi 21 décembre 2011

La personnalité grecque de l'année 2011 la plus remarquable selon le magazine Time : le chien errant Loukanikos

Loukanikos, le meilleur ami des manifestants à Athènes

20 décembre 2011

Désigné comme l'une des personnalités de l'année par le magazine Time, Loukanikos est devenu l'un des emblèmes planétaires de la contestation sociale en Grèce. Ce chien errant, qui est de toutes les manifestations, a été très vite repéré par des photographes et apparaît sur beaucoup de clichés de mouvements à Athènes. Loukanikos («Saucisse» en grec) a même 23.000inscrits sur un réseau social. (Photo AFP)
Source : http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/loukanikos-le-meilleur-ami-des-manifestants-a-athenes-20-12-2011-1541188.php

Pour rappel : Les manifestants grecs se sont trouvés un nouveau leader prestigieux et compétent : le chien Loukanikos ("saucisse" en grec)

Mauvaise nouvelle pour Athènes : la coopération entre les aviations turque et israélienne a été réactivée

Israel, Turkey strengthen air force cooperation
By YAAKOV KATZ
12/21/2011 18:43

Reactivation of air force coordination mechanism part of efforts to stabilize, improve ties, senior IAF officer says.

 
The Israel Air Force has reestablished a coordination mechanism with Turkey which works to prevent aerial misunderstandings and potential clashes over the Mediterranean Sea.


Once long time friends and training partners, ties between the IAF and the Turkish Air Force came to an end following Operation Cast Lead in the Gaza Strip in 2009.

Despite the breakdown though in diplomatic and military ties, the IAF continued to maintain an open line of communication with the Turkish Air Force to prevent potential misunderstandings when pilots from both countries encounter one another flying over the Mediterranean.

This too came to an end though in September when a United Nations commission, established to investigate the 2010 Turkish flotilla incident, determined that Israel's sea blockade over the Gaza Strip is legitimate. It said however that the Navy raid on the Mavi Marmara ship, which ended with nine dead passengers, was excessive and unreasonable.

A senior IAF officer said Wednesday that the coordination mechanism was recently reactivated as part of the countries' efforts to stabilize and improve ties. Two weeks ago, The Turkish military attache to Israel attended an IAF briefing for foreign military officers at the Uvda Air Force Base on the sidelines of the IAF joint maneuvers with the Italian Air Force.

The officer said that the IAF would also likely invite Turkey to participate in a large-scale international aerial drill that it will be hosting in Israel in 2013.
The IAF has significantly increased the number of joint training drills it holds with foreign countries in recent years.

"There is nothing preventing them from participating," the officer said.
Source : http://www.jpost.com/DiplomacyAndPolitics/Article.aspx?id=250410

Les Grecs, champions d'Europe... du taux de suicide

La rançon de la récession en Grèce : le taux de suicide des Grecs est désormais le plus fort d'Europe

    Joker > World
    20 déc. 2011
    par Audrey Duperron

Le taux de suicide en Grèce a augmenté de 40% entre janvier et mai de cette année par rapport à l’année 2010. Il y a 3 ans, le taux de suicide des Grecs s’établissait à 2,8 pour 100.000 habitants. C’était le plus bas d’Europe. Depuis la crise financière qui secoue le pays, il n’a cessé de monter, et aujourd’hui, il représente presque le double. Désormais, le taux de suicide de la Grèce dépasse tous ceux des autres pays d’Europe, et ce bien que l’église orthodoxe refuse de célébrer les funérailles des personnes suicidées.

La plupart des tentatives de suicides, ratées ou non, ont eu lieu dans la région de l’Attique, qui entoure Athènes, et en Crète.

« Ce n’est jamais qu’une seule chose, mais presque toujours des dettes, le chômage, la peur d’être licencié qui sont cités lorsque les gens appellent pour dire qu’ils envisagent de se suicider », explique Elani Beikari, qui est psychiatre au sein d’une association non-gouvernementale, Klimaka, qui propose une ligne téléphonique 24h/24h pour les candidats au suicide. Avant la crise, l’association recevait 10 appels par jour ; aujourd’hui, elle en reçoit plus de 100. « La plupart viennent de femmes âgées d’entre 30 à 50 ans, et d’hommes entre 40 et 45 ans désespérés à cause de problèmes économiques », affirme Beikari. « D’après mon expérience, ce sont les hommes, qui ressentent une perte de leur dignité et de leur honneur, qui sont les plus sérieux. »

Le chômage atteint désormais 18% en Grèce, et même 42% pour le groupe des 25-40 ans, et après 5 ans de récession, la criminalité et montée en flèche. Rien que dans Athènes, on dénombre plus de 20.000 personnes sans domicile fixe.
Source : http://www.express.be/joker/fr/world/la-ranon-de-la-recession-en-grece-le-taux-de-suicide-des-grecs-est-desormais-le-plus-fort-deurope/158623.htm

Voir également : Augmentation des suicides, de la consommation de drogue, de la prostitution et des infections par des MST en Grèce : à quoi sert donc l'Eglise orthodoxe richissime et fiscalement privilégiée ?

Augmentation du nombre de suicides en Grèce

mardi 20 décembre 2011

Comment la Turquie d'Ismet Inönü a sauvé les Grecs de la famine dans les années 40 : l'épopée du cargo turc SS Kurtuluş

SS Kurtuluş
From Wikipedia, the free encyclopedia

SS Kurtuluş was a Turkish cargo ship which became famous for her humanitarian role in carrying food aid during the Great Famine Greece suffered under the Occupation of Greece by Nazi Germany in World War II. She sank on 20 February 1942 in the Sea of Marmara during her fifth voyage from İstanbul, Turkey to Piraeus, Greece.
Contents [hide]

    1 The ship
    2 The mission
    3 The documentary film
    4 References
    5 Sources
    6 Footnotes

[edit] The ship

The steamer Kurtuluş was built by Caird & Purdie Shipyard in Barrow-in-Furness, Cumbria, England in 1883. She was a dry-freight carrier, 76.5 m (250 feet) long with 2,735 gross tons capacity. After having served under different flags and names, she was purchased in 1924 by the prominent Turkish shipowning family, Kalkavan brothers. She served as freighter in Turkish waters as one of the first ships under the flag of the newly established Turkish Republic. She was re-sold in 1934 to another family active in the same field, Tavilzade brothers, who named her "SS Kurtuluş" ("Liberation") in 1934. In 1941, SS Kurtuluş was leased by the Turkish government for humanitarian relief to be provided during the food crisis in Greece.
[edit] The mission

Greece experienced the Great Famine (Greek: Μεγάλος Λιμός) during the time the country was occupied by Nazi Germany starting April 1941, as well as a sea blockade by the Royal Navy at the same time. The famine is reported to have caused the death of 70,000 people according to the official, Nazi-controlled, Greek sources of the period and over 300,000 according to the historian Mark Mazower.[1]

The National Greek War Relief Association, an organization formed in October 1940 by the Greek Orthodox Church, started to raise funds in the United States and to organize relief efforts to supply the population with food and medicine. The British were initially reluctant to lift the blockade since it was the only form of pressure they had on the Axis Powers. However, a compromise was reached to allow shipments of grain to come from the neutral Turkey, despite the fact that it was within the blockade zone.

Turkish president İsmet İnönü signed a decision to help the people whose army he had personally fought during the Turkish War of Independence 19 years previous. The people of Turkey thus became the first to lend a helping hand to Greece. Foodstuffs were collected by a nationwide campaign of Kızılay (Turkish Red Crescent), and were sent to the port of Istanbul to be shipped to Greece. SS Kurtuluş was prepared for her voyage with big symbols of the Red Crescent painted on both sides.

After having received permission from London to cross the blockade zone, the ship left Karaköy Pier on 6 October 1941 for the first time. Upon landing in Piraeus, the port city near Athens, the International Red Cross took charge of unloading and of distributing the foodstuffs. In the following months, SS Kurtuluş made three more voyages to Greece delivering a total of 6,735 tons of food aid [2].

During her fifth voyage, after having left Istanbul on 18 February, the old ship was caught in heavy weather and rough seas in the Sea of Marmara. During the night of 20 February 1942, SS Kurtuluş was blown onto rocks off the coast near Saraylar village, north of Marmara Island. She sank the next morning at 9:15. All 34 crew members reached Marmara Island. The place was later named Cape Kurtuluş in her memory.

Despite the loss of SS Kurtuluş, Turkey maintained her determination to help, and continued sending aid until 1946 with other ships like SS Dumlupınar, SS Tunç, SS Konya, SS Güneysu and SS Aksu. One ship, the SS Dumlupınar brought around 1,000 sick Greek children aged 13–16 to İstanbul to recuperate in a safe place.

[edit] The documentary film

Turkish writer-researcher-film director Erhan Cerrahoğlu undertook research work to produce a documentary on SS Kurtuluş and on the relief campaign the ship was part of. The wrecksite was identified in summer 2005, by the diver Prof. Erdoğan Okuş and his team. Unfortunately, the shipwreck was found demolished.

The documentary film Kurtuluş Vapuru Belgeseli ("SS Kurtuluş: The Steamship that Carried Peace”) features images seen for the first time. The documentary debuted on 1 June 2006, during the 3rd International Istanbul Bunker Conference.
[edit] References

    Story of SS Film "2006 documentary "The story of the steamer Kurtuluş" by Erhan Cerrahoğlu & Prof. Erdoğan Okuş". http://www.sskurtulus.com Documentary film web site. Retrieved 2007-04-22.
    Article "Barışı taşıyan vapur: Kurtuluş (Kurtuluş: The ship that carried peace)" (in Turkish). NTV Turkey News Channel. Retrieved 2007-04-22.
    A History of Greece

[edit] Sources

    limited preview Maggie Black (1992). A Cause for Our Times: Oxfam the First 50 Years, pages 6-7, ISBN 0855981733. Oxfam.

[edit] Footnotes

    ^ Mark Mazower (1995). Inside Hitler's Greece: The Experience of Occupation, 1941-44 ISBN 0300089326. Yale University Press.
    ^ Procopis Papastratis (1984). British policy towards Greece during the Second World War, 1941-1944 ISBN 9780521243421. London School of Economics.
Source : http://en.wikipedia.org/wiki/SS_Kurtuluş

La politique de brimades de l'administration grecque à l'encontre de la minorité turque de Thrace occidentale

Nicolas Pitsos, "Pour une société plurielle : les communautés qui ont fait la Grèce", in Joëlle Dalègre (dir.), La Grèce inconnue d'aujourd'hui : De l'autre côté du miroir, Paris, L'Harmattan, 2011, p. 49 :

"Dans les années 1990, lors de l'effondrement de l'Union Soviétique, les autorités grecques ont essayé de canaliser les populations pontiques des côtes russes de la Mer Noire, vers la Thrace pour modifier l'équilibre démographique religieux de la région, en y installant des chrétiens. La stagnation numérique du groupe musulman thrace, est due à l'émigration vers l'Europe occidentale (l'Allemagne) et la Turquie, et à la privation de nationalité grecque (sur décision administrative) que permettait l'article 19 de la loi sur la citoyenneté, aboli seulement en 1998. Ce dispositif arbitraire, frappa environ 60 000 musulmans entre 1955 et 1998."

Georges Prévélakis, Géopolitique de la Grèce, Bruxelles, Complexe, 2006, p. 43 :

"(...) l'administration grecque a longtemps suivi une politique peu intelligente envers cette minorité, en imposant toute une série de tracasseries administratives qui auraient pu provoquer la réaction de musulmans souvent traités comme des citoyens de seconde catégorie ; jusqu'à récemment, les musulmans grecs pouvaient difficilement obtenir un permis de conduire ou de construire et accéder à l'université."

Voir également : Le sort des Turcs tombés à la merci des Grecs

Le traitement historiographique de la question de la violence contre les minorités en Grèce

Quand est-ce que l'Etat grec va reconnaître l'identité ethnique des minorités habitant son territoire ?
 
L'oppression religieuse en Grèce

Oppression des minorités et irrédentisme : l'europhobie violente du nationalisme grec

Expulsion, hellénisation et oppression des Albanais par le stato-nationalisme grec

vendredi 16 décembre 2011

Un policier grec a inventé 19 enfants pour toucher les allocations familiales

Publié le 15/12/2011 16:39 - Modifié le 15/12/2011 à 18:41 | avec Agence
Grèce. Il s'invente 19 enfants pour toucher les allocs

Un policier grec de 54 ans, divorcé et sans enfants, à profité pendant 15 ans des allocations familiales versées pour ses 19 enfants imaginaires.


L'homme utilisait des photos trouvées sur internet et fabriquait de faux extraits de naissance et d'autres documents nécessaires à l'obtention des allocations. Il ne travaillait plus depuis 2001. Selon la police, il aurait touché au moins 150 000 euros depuis 1996 mais le montant de ses détournements pourrait être bien supérieur.

Les autorités ne sont rendues compte de rien jusqu'à ce qu'elles aient constaté que l'homme était à la tête de la famille la plus nombreuse du pays. L'ancien policier a été interpellé alors qu'il allait récupérer 8 000 euros dans un bureau de l'agence pour l'emploi d'Athènes. Il a été déféré au parquet ce jeudi.
Source : http://www.ladepeche.fr/article/2011/12/15/1240620-grece-il-s-invente-19-enfants-pour-toucher-les-allocs.html

jeudi 15 décembre 2011

Mauvaise nouvelle pour Athènes : un exercice conjoint des marines turque et égyptienne en Méditerranée

Turkey, Egypt in Joint Naval Exercises
Turkey and Egypt are both concerned over the Iranian threat - and are conducting a joint military exercise to show their solidarity.

By David Lev

First Publish: 12/15/2011, 4:57 PM

Egyptian navy ships were on their way to the waters off Turkey Thursday afternoon, where they will rendezvous with Turkish navy vessels for a joint exercise. Egypt's top naval commander, Muhav Mamish, said in an interview that the the exercise is “not directed against any specific country, and is designed to strengthen ties and exchange information between Turkey and Egypt.” The name of the exercise, Voice of Israel radio reported, was “Sea of Friendship.”

Israeli officials speculated that the exercise was not necessarily aimed at Israel, but against Iran, which has both Turkey and Egypt worried. Turkey, long a rival with Iran for leadership of the Islamic world, is concerned over recent Iranian threats against it. In recent weeks, Iranian officials have threatened Turkey with attack if the U.S. or Israel attempt to attack its nuclear facilities. Iran, the officials said, would attack the NATO missile shield.

A report Sunday, for example, quoted Hussein Ibrahim, the vice president of the Iranian parliamentary national security and foreign policy panel, as saying that “it is Iran's natural right to target the missile defense shield system in Turkey in case of an attack, and we will definitely resort to that.” Several days earlier, Gen. Amir Ali Hajizadeh, the head of Iran's Revolutionary Guards' aerospace division, said that “should we [Iran] be threatened, we will target NATO's missile defense shield in Turkey and then hit our next targets.”

Other Iranian officials have made similar statements in recent weeks. On Tuesday, Turkish Foreign Minister Ahmet Davutoğlu met with his Iranian counterpart Ali Akbar Salehi and questioned him on the statements, but Salehi said that the comments did not represent Iranian policy, but the “personal opinions” of officials.

Meanwhile, say analysts, the Egyptian military is seeking friends outside the Iran/Islamic fundamentalist orbit, considering that the country is likely to be run by those groups in the near future. Thursday was the second day of the second round of voting in Egypt's first democratic election in decades, and once again, the Islamist parties – the Muslim Brotherhood and Salafist al-Nour party – are said to be doing very well, according to informal polls by Egyptian and foreign media. This round of voting is taking place in areas such as Giza, Luxor and Aswan, which in the past have favored conservative Islamic candidates in local elections. Egyptian military leaders believe that there is a close connection between the Islamists and Iran, and are thus seeking to improve their ties with Turkey, the only other country in the region they believe can take  on Iran politically.
Source : http://www.israelnationalnews.com/News/News.aspx/150760#.TupoelZ-7Kd

Voir également : Mauvaise nouvelle pour Athènes : la Turquie et l'Egypte s'apprêteraient à signer un accord de coopération stratégique

Nikolaos Salavrakos (parti ultra-nationaliste grec LAOS) ose réclamer des réparations à l'Allemagne

30.11.2011
Le Député européen du LAOS Nikolaos Salavrakos déclare que l’Allemagne a une dette envers la Grèce.

Grèce. Le Député européen du LAOS Nikolaos Salavrakos déclare que l’Allemagne a une dette envers la Grèce depuis la seconde guerre mondiale. Selon lui, cette dette se monte à l’heure actuelle à 575 milliards de dollars.

Ce chiffre est fondé sur les pertes matérielles et humaines subies durant la seconde guerre mondiale par la Grèce, suite à l’occupation allemande, ainsi que sur le fait que les Allemands ont forcé les autorités grecques de l’époque à leur prêter de l’argent. Après la fin de la guerre, la Conférence de Paris a accordé des réparations de guerre pour 7,1 milliards de dollars à la Grèce. L’Allemagne n’a pas payé les réparations, ni remboursé le prêt. L’Italie et la Bulgarie ont payé des réparations de guerre à la Grèce et l’Italie a remboursé une partie du prêt que la Grèce a été contrainte d’accordé durant l’occupation

Alors que l’Allemagne a payé des réparations à la Pologne en 1956 et à la Yougoslavie en 1971, le Grèce a demandé à de nombreuses reprises un payement et ne l’a pas obtenu.
Source : http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2011/11/30/le-depute-europeen-du-laos-nikolaos-salavrakos-declare-que-l.html

Voir également : Le ministre des Finances allemand Philipp Roesler envoie balader les pleurnicheurs grecs : l'Allemagne ne paiera pas d'indemnités pour l'occupation de la Grèce durant la Seconde Guerre mondiale

Willem Buiter : une sortie de la Grèce de la zone Euro ne nuirait pas aux autres pays

UE: une sortie de la Grèce gérable?
AFP Publié le 08/12/2011 à 19:19

Une sortie de la Grèce de la zone euro plongerait le pays dans une crise encore plus grave mais serait "gérable" pour les autres pays de la zone, a affirmé jeudi l'économiste en chef de la banque américaine Citigroup, Willem Buiter. Dans une note de recherche intitulée "Que se passera-t-il si l'euro s'effondre?", cet économiste s'est penché sur diverses hypothèses: un abandon de la monnaie unique par la Grèce, par plusieurs pays dont l'Italie, ou enfin par l'Allemagne.

La sortie de la Grèce lui paraît la plus probable (une chance sur quatre à cinq), et d'après lui, présente peu d'avantages: l'avantage que le pays obtiendrait d'une dévaluation serait vite effacé par "un bond de l'inflation des prix et des salaires, provoqué par l'effondrement de la monnaie". La Grèce n'inspirerait aucune confiance aux investisseurs, ce qui "rétablirait rapidement le statu quo d'une économie non compétitive". Par ailleurs, "il pourrait y avoir assèchement des sources d'argent liquide, un siège des banques par les déposants et les épargnants, des émeutes et une pénurie de nourriture et d'autres produits de première nécessité".

Mais pour les autres pays de la zone, "un défaut de paiement désordonné et une sortie de la zone euro de la Grèce seule est gérable.
La Grèce ne représente que 2,2% du PIB et 4% de la dette publique de la zone", a rappelé M. Buiter. Un scénario plus extrême serait l'abandon de l'euro par cinq pays (outre la Grèce, l'Italie, l'Espagne, le Portugal et l'Irlande), ce qui a selon l'économiste "une probabilité de pas plus de 5%". Dans ce cas, la finance européenne et mondiale serait si durement touchée que cela "provoquerait une dépression mondiale qui durerait des années, avec une chute du PIB de plus de 10% et un chômage en Occident atteignant 20% ou plus".

"Même si la désagrégation de la zone euro ne détruit pas l'UE complètement et ne représente pas un prélude au retour aux hostilités nationales et régionales intra-européennes, y compris des guerres et des guerres civiles [...], les arguments en faveur d'un maintien de la zone euro semblent solides, d'un point de vue financier, économique et politique, y compris géopolitique", a-t-il conclu.
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/12/08/97002-20111208FILWWW00735-ue-une-sortie-de-la-grece-gerable.php

Grèce : la fraude fiscale coûte 13 milliards d'euros chaque année

Grèce : la fraude fiscale coûte 13 mds€
AFP Mis à jour le 14/12/2011 à 11:47 | publié le 14/12/2011 à 11:40

Corruption et évasion fiscale devraient encore coûter des milliards d'euros à la Grèce, dont les efforts pour faire rentrer l'argent dans les caisses de l'Etat et poursuivre les fraudeurs sont vains, selon les spécialistes réunis lors d'une conférence. L'évasion fiscale coûte chaque année quelque 13 milliards d'euros à l'Etat grec, a estimé le quotidien Ta Nea, s'appuyant sur des avis d'experts et des chiffres officiels lors d'une conférence sur la corruption mardi. Et le plus souvent l'Etat grec ne parvient à recouvrer que 20% des amendes infligées aux fraudeurs, a déclaré l'ex-responsable des systèmes d'information du ministère des Finances Diomidis Spinellis, qui a démissionné en octobre.

Car en général, l'Etat renonce à 40% de la somme et les 40% restants sont empochés par l'inspecteur des impôts chargé du recouvrement, a affirmé Diomidis Spinellis. Et lorsque l'Etat lui-même doit rembourser des sommes indûment perçues, 10% de celles-ci sont détournés par des fonctionnaires indélicats, a indiqué de son côté le chef de l'équipe antifraude (SDOE) Nikos Lekkas lors de cette conférence.
Et une loi sur la transparence bancaire adoptée en 1995 n'a été appliquée que l'an dernier, a-t-il relevé. L'ONG Transparency International a classé la Grèce au 80e rang de son classement international 2011 évaluant le degré de perception de la corruption de 182 pays, rendu public le 1er décembre.

On estime que l'économie informelle représente environ un tiers d'une économie officielle grecque plongée dans une profonde récession, alors que le gouvernement a mis en oeuvre une sévère politique d'austérité dictée par ses bailleurs de fonds, Union européenne et Fonds monétaire international. Selon Ta Nea, la traque des fraudeurs n'a quasiment pas eu d'effet, la plupart des chefs d'entreprises arrêtés par la police ayant usé de tous les moyens légaux leur permettant d'éviter la prison.
Certains ont même placé leur société en dépôt de bilan, empêchant ainsi l'Etat de saisir les actifs de celle-ci. "Nous avons arrêté 17 personnes qui devaient au total 5,6 millions d'euros au fisc mais n'avons réussi à récupérer effectivement que 50.000 euros," a indiqué une source au sein du SDOE à Ta Nea. L'Etat grec n'a perçu que 5,1 millions d'euros sur les 41 milliards escomptés, a indiqué le journal.
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/12/14/97002-20111214FILWWW00330-grece-la-fraude-fiscale-13-mds.php

Olivier Ribbelink sur l'hostilité puérile de la Grèce à l'égard de la Macédoine : "La Grèce a perdu son honneur"

Law Expert: Greece Lost its Honor
Tuesday, 13 December 2011

The International Court of Justice (ICJ) judgment that Greece violated its obligations in line with the 1995 Interim Accord by preventing Macedonia's NATO accession is very clear. An international legal ruling always has an international political meaning and importance, and therefore EU and NATO should put pressure on Greece to alter its stance, says Olivier Ribbelink, expert in international law and ICJ judgments.

He told Macedonian Television program "Porta" that the Hague ruling should influence developments at the 2012 NATO summit in Chicago, but added that organizations such as the Alliance have regulations for admission of members.

"If Greece continues to favor this stance, it will block Macedonia. But then there is another problem. Macedonia can turn again to the ICJ and ask the court to order Greece to respect Accord commitments, or it can address the UN Security Council with a request for a decision over Greece's obstacles to Macedonia's membership, despite the clear ICJ ruling", says the renowned professor.


Ribbelink says the ICJ is UN's highest court body and the most respected international judicial institution.

"ICJ rulings have enormous effect, they are very important in the field of law, they are studied, interpreted and used by all states. However, one must not forget that ICJ sessions only refer to specific cases between specific states. The rulings are binding only for the parties concerned, in this case Macedonia and Greece, but not for other countries", he stresses.


Ribbelink believes that other states will take into account the judgment, including those in NATO and EU, whereas the pressure put on Greece will be much stronger.

"Greece's position will be unfavorable. The country has lost its honor", adds Olivier Ribbelink.
Source : http://macedoniaonline.eu/content/view/19838/1/

Pour rappel : La Cour internationale de justice blâme la Grèce pour son opposition à la demande macédonienne d'adhésion à l'OTAN

mercredi 14 décembre 2011

Limassol (dans la partie grecque de Chypre) : violences grecques lors d'un match entre les équipes de volleyball féminin chypriote-grecque et turque

Fan violence mars women’s volleyball game

Published on December 10, 2011

A WOMEN’S volleyball game between Cypriot team Apollon and Turkish side Galatasaray in Limassol on Thursday night was marred by fan violence and the destruction of pitch facilities.


The game was watched by approximately 500 Apollon fans,
and was part of the CEV Cup.

According to the police, once the game started, Apollon fans stormed and destroyed the ground’s restrooms, as well as hurling objects onto the pitch.

A 28-year-old Limassol resident, who had come on to the pitch during the match, was arrested, charged and subsequently released.

Police used tear-gas after the game to avert any altercation between the fans, but a police car’s windshield was nonetheless smashed.


It remains unclear whether there was any specific incident which sparked the violence, and the police investigation is still under way.
Source : http://www.cyprus-mail.com/volleyball/fan-violence-mars-women-s-volleyball-game/20111210

Voir également : Nicosie : une équipe de basket turque victime du hooliganisme chypriote-grec

Récession : la Chypre grecque, malheureusement membre de l'UE, est le prochain domino à tomber

Global Exchange
Cyprus may be the EU's next domino to fall
eric reguly
ROME— Globe and Mail Blog
Posted on Monday, December 5, 2011 6:37AM EST

Which European Union country will be next to sue for a bailout? If you guessed Italy or Spain, you might be wrong. It’s likely to be Cyprus.


While Europe is focused on saving Italy and the other debt-whacked countries for the sake of the euro, the Greek-Turkish island in the Eastern Mediterranean is going through its own hell.

On Monday, Athanasios Orphanides, Cyprus’s central bank governor and member of the European Central Bank’s governing council, said the country is showing “intense signs of recession” and that access to the international capital market has been lost. "It’s very positive that the critical nature of this situation has been acknowledged,” he told parliament.

Cyprus is the third-smallest EU country, after Malta and Estonia. It has big financial problems. Tourism has fallen off and its banks are in serious trouble. The country's banks are cruelly exposed to ailing Greek sovereign debt and have to raise capital -- a potentially impossible task -- on their own. The waning flow of credit to small- and medium-sized businesses, the backbone of the economy, is pushing Cyprus into recession.


Cyprus’s own credit rating was dropped two levels, to Baa3, by Moody’s last month. S&P lowered its Cyprus rating the month before. The yield on 10-year Cyprus bonds has climbed into the low double-digit levels, a worrisome sign. Greece, Ireland and Portugal each received bailouts shortly after their yields breached 7 per cent.

In response, the Cypriot government is rolling out austerity programs. A two-year package, worth about €500-million, looks set to be approved later this month. It may not be enough prevent a bailout because of the high cost of the bloated civil service. The finance ministry said that overall public-sector costs are projected to rise to €2.7-billion this year, up by a quarter from 2008, the last boom year, according to a Bloomberg report. Incredibly, the annual gross salary of the average civil servant in 2009 was almost €47,000, well more than double that of private sector workers, according to former Cypriot president George Vassiliou.

Add in a 6 per cent budget deficit and €2-billion of maturing debt next year and things do not look good for the sunny island. Some fund managers think a bailout is inevitable. It would not cost a lot, by Greek standards. But a fourth bailout of an EU country is something the reeling EU does not need.
Source : http://www.theglobeandmail.com/report-on-business/international-news/global-exchange/globe-correspondents/cyprus-may-be-the-eus-next-domino-to-fall/article2259916/

Etonnant ? La Chypre grecque est elle aussi dévastée par l'endettement et une véritable culture de corruption

Cyprus Problem: Truth About Devastated Cypriot Economy Exposed

The Cypriot economy is hanging by a thread as the true extent of Cyprus’s debt and corruption problems unfolds

Well, well, well – having lived in Cyprus for many years and having had exposure to the less than ideal realities of a nation that attempts to pride itself on its welcoming and honest reputation, it’s truly refreshing to see that the real truth about the Republic of Cyprus is finally beginning to emerge for all to see.

Cyprus’s most popular export ever has been its positive propaganda; but unfortunately the island’s own people and government began to believe the hype and ‘accept’ that the nation was immune to the likes of global economic, political and even legal realities.  So much so that Cyprus believed its property bubble could never burst, its tourism industry would never shrivel, and its business environment could continue to prosper unhindered by the forces of reality.

But, with the news that all the world’s leading credit agencies have once again cut Cyprus’s credit rating as a result of its exposure to Greek debt and its unwillingness and inability to adapt to cut its high deficit, it’s time to peel back the layers and examine the controversy!  Until now no one has dared discuss the truth about Cyprus, because the power and weight of the propaganda machine outshouted any voice of criticism…but things are beginning to change.
What’s Wrong with Cyprus?

As stated above, all the leading credit agencies have slashed Cyprus’s credit rating.  Standard and Poors dropped it to BBB on the 27th of October, citing among other things the island nation’s exposure to Greek sovereign debt as cause for concern.

Cypriot banks have an estimated exposure to Greek sovereign debt of 4.2 billion euro according to the FinancialMirror.com – half of which will most likely be written off.  S & P stated that they believe some domestic banks in Cyprus will require ‘recapitalization’ following such a move.

But the problem for Cyprus can’t just be blamed on the nation’s banks’ exposure to Greek debt…there are far greater problems that need addressing much closer to home!


The nation’s deficit is expanding and edging Cyprus towards a requirement for EU funded financial assistance (i.e., a bailout).


It’s already secured a bailout in the form of a ‘loan agreement’ with Russia, to the tune of 2.5 billion euro – but that’s only expected to help Cyprus limp on into 2012 before it requires greater and more decisive action.  What’s more, by getting even further into bed with Russia, Cyprus is potentially setting itself up for an even greater fall at an indefinite point in the future when Russia decides to call in its favour.

Talk about jumping out of the frying pan and into the fire!  I mean, don’t you have to be desperate to sell out to the Russians who aren’t exactly famed for their benevolent treatment of those who remain in their debt…things could therefore get extremely ugly for Cyprus in the near-term.

In terms of what else is wrong with Cyprus – well, there’s the tourism industry that’s very tired and lacking from any form of significant or meaningful investment.  It’s also a sector of the economy that has suffered a great deal because Cyprus has become known as a rip off destination.

In these unprecedentedly difficult economic times, hard-up holidaymakers want to ensure their sunshine currency goes a lot further.  They have therefore been put off by Cyprus where it’s well documented that you will be overcharged at every turn.

But perhaps of even greater significance in terms of Cyprus’s lack of economic fortunes is the failure of its property industry…
The Great Cyprus Property Scandal – Worse Than Anything We’ve Seen in Spain


Swathes of column inches in publications worldwide were dedicated to exposing the Spanish property scandal, which dogged unsuspecting buyers and catastrophically undermined this entire segment of one nation’s economy.  However, the truth about the property market in Cyprus is worse – far, far worse.

In Spain the scandal resulted from unlicensed and illegal construction work, and the corruption crawled up the governmental chain like poisoned ivy, clinging ever more securely to the government structure.  In Cyprus however, the problem goes even deeper and is far more disturbing and far-reaching…not to mention economically disastrous.

An absolutely brilliant article in CyprusPropertyNews.com by Wolf Richter completely exposes the nature of the beast.  It’s well worth reading in full - but to summarise its key points…basically the Cypriot property market has been built on so many layers of corruption, it makes Spain’s wrong doings appear veritably amateur and harmless by comparison.

According to Richter’s analysis this is how the corruption cesspit has manifested itself and allegedly affected an estimated 130,000 purchasers: -

    Buyers have bought property in Cyprus using the assistance of allegedly corrupt lawyers who have been in the pockets of the developers selling the properties
    The developers and banks have worked together to continue to extend the Cypriot property market – basing no single lending decision on any consideration of sustainability or reality
    The local business culture in Cyprus is one where extended family bonds exist and will always dominate, and where any outsider is fair prey – i.e., where it’s a case of ‘us’ (Cypriots) against ‘them’ (anyone else)
    Whilst prices of properties have been falling sharply in Cyprus for the past six consecutive quarters, banks are forcing estate agents and valuers to talk up the market so that the loans they have extended for construction and development continue to look realistic
    This is done in a bid to hide the true extent of the banks’ bad loan debt, to hide the true nature of the near bankrupt property economy in Cyprus, and to once again advance the positive propaganda internationally
    In terms of the bad loans that the banks have been responsible for signing off for developers, these have been secured on parcels of land that unsuspecting foreign buyers believe they have bought un-mortgaged…
    Which leads us neatly back to point 1.  When a buyer purchases property in Cyprus they ask a lawyer to do searches on the land and property to ensure clear title.  The allegedly corrupt lawyers who are in the pay of the developers do no such searches, instead assuring buyers they are purchasing clear title to their new home…
    The loan the developer has with the bank to buy the land on which the foreign buyer believes his home will be built is secured with the title deeds – which the buyer believes he will receive, but which in reality remain the legal property of the bank
    The developer pockets all the buyer’s money, continues to service the mortgage (or not, as the case may be) and the buyer never gets their title deeds and pays a fortune for something they can never own and never did truly own in the first place
    The banks either receive mortgage repayments from the developer – or increasingly they don’t.  They can then foreclose on the land and take the land and property out from underneath the unsuspecting foreign buyer.  However, this process takes an estimated 10 – 12 years, so the entire situation is a ticking time bomb that, together with the true extent of the bad debts the banks have extended to the developers in Cyprus, will only become evident given a little more time.
     

According to Wolf Richter’s calculations, this property scandal will prove far more costly to Cyprus, (on all levels), than having to swallow Greek’s sovereign debt write off.


Whilst an estimated half of the 4.2 billion euro debt exposure is expected to be written off by Cyprus and result in some of its banks requiring recapitalisation, the cost of the property scandal is likely to be between 3 and 6 billion euro – that’s potentially enough to snuff out the entire banking sector!

The owners of circa 130,000 properties are without their title deeds – assuming an average property value of 150,000 euro per property, that’s 20 billion euro worth of disputed property – some of which may have more than one mortgage and more than one owner too - thanks to some developers allegedly remortgaging and also reselling unconstructed property units to more than one unsuspecting buyer.

Naturally enough the banks are absolutely categorically denying the issue even exists – because they created it.

They are also refusing to readjust the true value of the bad loans they have extended to now bankrupt or struggling developers.  Expatriate property buyers have no more money, and no more money is being invested in Cyprus because the global economy cannot currently sustain a second homes market anywhere!

As the property buyers fight for their title deeds, more and more are discovering that the banks own the land on which their home is built and that the date of foreclosure will become a reality.  According to Wolf Richter: “Estimates of the missing money range from EUR 3 to EUR 6 billion—enough to take down all Cypriot banks.”
What is Being Done About the New Cyprus Problem?

Whilst the IMF has demanded a “strong and immediate policy response” from the Cypriot government to address its precarious economic position, beyond the huff and puff of positive propaganda there is actually little substance in terms of what is being done to save Cyprus.

The government wanted to push up VAT to plug a bit of the deficit shaped hole, but after the coalition began to crumble and great public antipathy towards such a plan became vociferously evident, the plan fell by the wayside.

Top rate tax has been hiked by 5% however - and there’s been a culling of over 1,000 empty civil service posts (which of course doesn’t actually save any money, it just saves some money that hasn’t been spent from being spent…)

Elsewhere public sector workers are having entry-level salaries slashed, (although surely it would make more sense to slash the salaries of those on higher grades as the savings would be proportionately larger, and theoretically affect those more able to afford the cut in relative terms – no?)

And finally, the Special Defence Contribution charge on dividends has increased from 15% to 17% and all but dormant or non-asset holding companies will have to pay an annual fixed duty of 350 euro to the Registrar of Companies going forward…measures hardly likely to stem the outflow of bad debt Cyprus is silently drowning in.
The Future’s Anything But Bright

Nations like the US and the UK have exceptional and ingrained issues to overcome before they can ever return to true strength – and it’s anyone’s guess how many generations will be wasted before such countries can recover from their dearth of hope.

But a country like Cyprus has issues that go way beyond the requirement of practical restructuring measures and cuts…

Basically the entire nation needs to change what is clearly an endemic culture of corruption that’s absolutely accepted and expected.  It’s considered acceptable behaviour by every level of society – it’s not seen as something harmful.


Therefore, until every last fragment of the economy unravels and Cypriots are left staring into an abyss that only they can be blamed for creating, the island will continue to hurtle forwards at breakneck speed – in absolute denial - towards implosion…all the while blowing hot air up their propaganda trumpet and fooling a fortunately dwindling supply of unsuspecting foreign investors and buyers into believing that everything’s rosy on Aphrodite’s island.
Source : http://www.shelteroffshore.com/index.php/2/cyprus-problem-devastated-cypriot-economy-11129

Voir également : Etonnant ? Standard & Poor's et Moody's abaissent la note de la partie grecque de Chypre

Etonnant ? La Chypre grecque est elle aussi au bord de l'effondrement économique

Athènes, la capitale des sans-abri

Athens: The Capital of Homelessness
Posted on 01 December 2011 by Tanya Soumbasakis

Homelessness in Greece is rising and by the end of 2011 it is expected to rise about 17 to 18%, which is 5%higher from any other country in Europe. Most of these people are people that have lost their jobs or became bankrupted and have been forced onto the streets. Students that have recently graduated from college and can’t find jobs are forced to live in shelters.

In the hostels of Athens there are about two new people a day. If the financial crisis continues people are afraid that homelessness will keep rising. According to the Red Cross and Kilmaka, an organization in Greece working on homelessness in Athens, about 20,000 people are living on the streets of Greece. Most of these people are immigrants and native Greeks.

Thousands of the Greek capital’s poorest now rely on food handouts, some organized by the church, some by the municipality and others by charities.

Organizational groups, such as Klimaka, are working on Greece’s homelessness problem. Klimaka organized its 6th annual “sleep out” event in Athens on June 6th 2011. More than 500 people participated with about 60 of these people spending a symbolic night in the street. There were other activities such as songs, dances, theatre, photo exhibits, food, drinks, and hygiene supplies and medical examinations for homeless people.

The event was amid to raise awareness and to force Greek citizens to end homelessness in Greece. Homeless people participated in the event and told their own stories on being homeless.
Source : http://greece.greekreporter.com/2011/12/01/athens-the-capital-of-homelessness/

Les Grecs "modernes" retournent à leur ancien système de troc

Modern Greeks Return To Ancient System Of Barter

by Sylvia Poggioli

November 29, 2011

It's Sunday in Volos, a fishing village nestled in a large bay in central Greece, and fishermen display their daily catch, which this day includes codfish, sardines and octopus.

Prices have been slashed, but customers are few.

Fisherman Christos Xegandakis laughs bitterly. He says business is so bad, it's time to start swapping goods.

"Give me two kilos of potatoes, and I give you a kilo of fish," he says. "Why not?


Indeed, many in debt-ridden Greece — where radical austerity measures have led to soaring unemployment, business closures and a credit crunch — are doing just that: turning to a simpler form of commerce, bartering.


And in Volos, a barter system is also fostering a new sense of community.


Seeking Self-Sufficiency

In Greek mythology, Jason set sail from Volos in search of the Golden Fleece. More recently, the town of 100,000 people was one of the country's most industrialized.

But the recession hit its cement and steel factories hard, and now unemployment there tops 20 percent — higher than the national average.

A local veterinarian's office and shop serves as an informal community center. In this time of crisis, Volos residents come not only for their pets but also to exchange advice and information.

Teacher Alexandra Tsabouris firmly believes in self-sufficiency, as her parents did during World War II.

"If you have a garden, if you cultivate things, if you reduce your needs, if you don't have needs anymore, only in this way," she says.

Liana Papanaum, who lost her job as a secretary, has chosen a more communal approach to make ends meet.

"For example, I have a young couple near me, they have two small children. So I say, 'Could you please do the ironing for me, and I will teach English to your ... children?' " she says.

Growth In Barter Network

Volos is also one of several Greek towns with a more formal type of barter network, which uses a currency called Local Alternative Unit, or TEM in Greek. One TEM is equal in value to one euro.

People sign up for free on the barter network's website, where they can post ads on what they can offer or what they want. Members exchange goods and services — for example, English and computer lessons, baby-sitting and plumbing repairs, medical visits and car-pooling — amassing TEM credit into an online account.

Some shops also accept TEMs, in the form of vouchers that function like checks.

Optician Klita Dimitriadis explains how it works. On a pair of 100-euro glasses, she'll take 30 percent in the alternative currency. She needs the 70 euros, she explains, in order to pay her employees, taxes and rent.

Dimitriadis then spends her TEMs at a monthly open-air farmers market, or in exchange for other services.

Over the past year, TEM members in Volos have grown from a few dozen to more than 500, and the movement has attracted Athens' attention. In September, parliament passed a law giving barter networks nonprofit status.

Substitution For The Welfare State

The Volos municipality also actively encourages the TEM network. Mayor Panos Skotiniotis says initiatives like these are particularly valuable at a time when the economic crisis is dismantling so many social benefits.

"This is a substitution for the welfare state, and that is why this municipality is encouraging it and wants it to grow," he says.

The municipality has printed leaflets explaining the barter system and has promoted panel discussions.

Christos Papaioannou — one of the TEM network's founders — says the worse the crisis becomes, the more people feel confused and at a loss.

"When they lose their jobs, the whole world collapses, they have to believe in themselves, not in the power of money and their employer," he says.

And more and more people are joining the network, Papaioannou says, because it offers a sense of community and self-respect.
Source : http://www.npr.org/2011/11/29/142908549/modern-greeks-return-to-ancient-system-of-barter

XVIIe siècle : le rôle des Grecs dans l'esclavage des Turcs à Cadix en Espagne

Arturo Morgado García, "Esclaves turcs à Cadix à l’époque moderne", Cahiers de la Méditerranée, n° 81, 2010 :

"Les troupes impériales [du Saint Empire], avec leurs alliés vénitiens, lors de leur avancée dans les Balkans et la Hellade saccagèrent, violèrent et réduisirent en esclavage de nombreux sujets de l'Empire ottoman. Et il nous semble qu'ils ne s'intéressèrent guère à distinguer s'ils étaient chrétiens (quoique, comme ils étaient orthodoxes, cela leur fût égal) ou musulmans : nombreux furent ceux qui finirent par être vendus sur différents marchés d'esclaves en Méditerranée. A Bologne, par exemple, en 1687, arrivèrent en provenance de Florence 146 esclaves turcs, que l'Empereur avait donnés au Grand Duc de Toscane pour le service des galères. A la fin des années quatre-vingt et au début quatre-vingt-dix du XVIIe siècle, quelques Turcs furent baptisés parmi la population. A Malte arrivèrent, notamment pendant la dernière décennie du XVIIe siècle, de nombreux Turcs originaires des régions balkaniques, qui avaient été achetés dans le port adriatique de Fiume. D'autres encore arrivèrent jusqu'à la lointaine Cadix. Cette donnée, relayée par Adolfo de Castro, qui parle ni plus ni moins (sans que nous ne sachions sur quel fondement) de 2 000 esclaves turcs, aurait été reprise par Antonio Domínguez Ortiz, puis par Bartolomé Bennassar qui citerait à son tour l'historien sévillan, suivi aussi sur ce point par Henry Kamen, mais sans que ce dernier ne précise ses sources. (...)

La documentation, cependant, n'est pas très explicite sur les voies et les réseaux utilisés pour introduire les esclaves ottomans dans la ville. Certes, l'on constate la présence de marchands grecs parmi les vendeurs, comme ce fut le cas d'Antonio Luis, ou d'Arméniens, comme Alejandro Midanle, ou encore Alejandro Domingo. (...)

Nous aimerions en savoir davantage sur les mécanismes d'introduction des esclaves turcs dans la ville, cependant il est peu probable que les sources dont nous disposons per­mettent de répondre à ces interrogations. Ce qui est certain, c'est qu'ils devaient être si nombreux qu'il y eut dans la ville de Cadix des marchés spécialisés dans la vente d'esclaves originaires de l'Empire ottoman : en 1695, Joseph de Cárdenas donne un pouvoir à Guillermo Brun « pour vendre deux Turques qu'il avait achetées dans le magasin des Turcs de Cadix à un Grec »."

Voir également : La traite esclavagiste des Slaves par les Byzantins

L'esclavage dans l'Empire ottoman

Les réseaux de prostitution forcée à Chypre

mardi 13 décembre 2011

Comment rendre service aux Grecs et à l'humanité

Bülent Ecevit, Premier ministre de la République de Turquie, déclaration le 20 juillet 1974 :

"Les forces armées turques ont commencé à débarquer à Chypre par air et par mer. Nous croyons que nous rendons ainsi un grand service à la paix et à l'humanité. Je souhaite qu'il ne soit pas fait usage d'armes contre nos forces et qu'un conflit sanglant n'ait pas lieu.

Nous n'allons pas à Chypre pour y faire la guerre mais pour y apporter la paix non seulement aux Turcs mais aussi aux Grecs. Nous avons été obligés de prendre cette décision après avoir épuisé tous les recours politiques et diplomatiques."

Voir également : Le nettoyage ethnique des Chypriotes turcs par les Chypriotes grecs (1960-1974)

Conflit chypriote : 500 Chypriotes turcs disparus en 1963-1974

Chypre, 1963 : le bain de sang de la "Semaine noire"

Chypre : pourquoi l'intervention turque ?

Chypre : la question du patrimoine culturel de l'île

Chypre : la question du patrimoine culturel de l'île (2)

samedi 10 décembre 2011

Des "primitifs"

Pierre Loti, préface de Turquie agonisante, Paris, Calmann-Lévy, 1913 :

"Incendies, massacres, pillages, viols, monstrueuses et indicibles mutilations de prisonniers, rien ne manque au bilan des armées très chrétiennes. J'accorde, si l'on veut, que tout cela est inévitable quand des peuples primitifs sont déchaînés à la guerre ; aussi n'en aurais-je pas parlé si les « libérateurs » n'avaient vraiment trop joué de cette corde-là, pour ameuter les ignorants et les crédules contre les pauvres Turcs, qui en ont fait beaucoup moins qu'eux-mêmes."

Voir également : La "Grécaille"

mercredi 7 décembre 2011

Soi-disant amie d'Israël, la Grèce est dépendante du pétrole... iranien

L'UE se donne un mois pour frapper le pétrole iranien

Par Jean-Jacques Mevel

Publié le 01/12/2011 à 22:36

Après le cri d'alarme de l'AIEA sur le nucléaire, les Vingt-Sept durcissent leurs sanctions contre Téhéran.

De notre correspondant à Bruxelles

Le compte à rebours est lancé pour frapper Téhéran là où ça fait mal. L'Union européenne a décidé d'adopter, en janvier au plus tard, un train de sanctions présentées comme sévères contre la finance, le transport et l'énergie - en clair le pétrole iranien dans toutes ses dimensions.

Après le cri d'alarme de l'AIEA sur le nucléaire militaire, la mise à sac de l'ambassade britannique à Téhéran a balayé les réticences. «Nous avons décidé de travailler sur des sanctions plus dures et sans précédent», assure jeudi Alain Juppé, dans une allusion transparente à un éventuel embargo sur le pétrole. Le texte arrêté, jeudi à Bruxelles, vise aussi les Gardiens de la révolution, branche de l'armée chargée de réprimer toute dissidence interne.
Rappel des ambassadeurs

La formulation retenue est assez diplomatique pour couvrir les pays en pointe - la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne - et ceux qui ont émis des réserves - l'Italie, l'Espagne et la Grèce. Il s'agit «d'atteindre sévèrement le système financier iranien, celui des transports et celui de l'énergie». L'embargo, soutenu par Paris et Berlin, n'est plus à exclure. Londres milite aussi pour isoler financièrement Téhéran. Les États-Unis l'on fait en novembre, paralysant de fait une partie des rentrées pétrolières.

À ce jour, les Vingt-Sept ont déjà frappé les actifs de centaines d'entreprises iraniennes. L'UE applique depuis juillet 2010 une interdiction des nouveaux investissements dans le pétrole et le gaz. Jeudi, elle a ajouté à sa liste noire les noms de 143 sociétés et 37 personnes, visées par des gels d'avoirs et des interdictions de visa. Elle a aussi marqué son «indignation» face à l'attaque contre la représentation britannique et prévoit de coordonner les rappels d'ambassadeurs. Pour d'éventuelles sanctions pétrolières, la difficulté à surmonter est l'inégale répartition du fardeau entre le sud et le nord de l'Europe. L'UE a importé 5,8% de son brut d'Iran l'an dernier. Mais le sacrifice serait plus rude pour l'Espagne (15% de ses approvisionnements), la Grèce (14%) ou l'Italie. S'ajoute dans ces trois capitales une fatigue avouée de devoir assumer, après la Libye et la Syrie, le contrecoup des sanctions à chaque rebondissement politique dans le monde musulman.

Cette fois, c'est Athènes qui appelle à l'aide. Ses finances à sec, la Grèce a trouvé à Téhéran un fournisseur très obligeant qui lui fournit le pétrole à crédit. «Il faut en tenir compte et veiller à ce que l'interruption des livraisons de l'Iran puisse être compensée par une hausse de production ailleurs», explique Alain Juppé. À ses yeux, c'est tout à fait possible.

Les réticences de la Grèce et les réserves de l'Italie expliquent le délai que s'accorde l'UE, comme ce fut le cas avec la Libye au début de l'année. Des contacts vont donc être noués avec d'autres puissances pétrolières de la région. Il s'agit aussi d'éviter un effet pervers bien connu des professionnels: tout embargo risque de provoquer un effet temporaire de rareté qui, par le biais d'une hausse des cours, bénéficie au producteur sanctionné s'il trouve d'autres clients…
Source : http://www.lefigaro.fr/international/2011/12/01/01003-20111201ARTFIG00774-l-ue-se-donne-un-mois-pour-frapper-le-petrole-iranien.php

Voir également : Au moment de la montée des tensions autour de l'Iran, la Grèce ne trouve rien de mieux à faire que de se tourner vers ce pays pour avoir du pétrole...

La Cour internationale de justice blâme la Grèce pour son opposition à la demande macédonienne d'adhésion à l'OTAN

Macédoine dans l'OTAN: la CIJ blâme la Grèce

MIKE CORDER, THE ASSOCIATED PRESS
Publié: 05 décembre 2011 17:09
Mis à jour: 05 décembre 2011 17:28

LA HAYE, Pays-Bas - La Cour internationale de justice (CIJ) a statué, lundi à La Haye, que la Grèce avait eu tort d'opposer son veto à la demande de la Macédoine de joindre l'OTAN en 2008 en raison d'un long litige lié à l'utilisation du nom «Macédoine» par ce pays.

Dans une décision 15 contre 1, le plus haut tribunal de l'ONU a conclu que la Grèce avait violé une entente datant de 1995, selon laquelle elle acceptait de ne pas bloquer les demandes d'adhésion de la Macédoine aux organisations internationales si celle-ci employait l'expression «Ancienne république yougoslave de la Macédoine» pendant que l'affaire faisait l'objet de discussions à l'ONU. Plus de 15 années plus tard, les pourparlers n'ont toujours pas mené à une entente.

Bien que la question du nom de la Macédoine soit perçue comme «superficielle» par les étrangers, elle continue de causer d'importantes inquiétudes d'un côté comme de l'autre. Le jeune pays avait commencé à utiliser le nom, sous une forme ou une autre, peu de temps après la Seconde Guerre mondiale, alors qu'il était une province de la Yougoslavie. Mais la Grèce considère que l'utilisation du nom est, au mieux, erronée sur le plan historique et, au pire, une menace pour l'intégrité de son territoire.

Mais la victoire de lundi est surtout symbolique, car la Cour n'a pas ordonné à la Grèce de modifier sa position à l'avenir.

La Cour internationale de justice est d'avis que la décision a de quoi satisfaire l'Ancienne république yougoslave de la Macédoine, a déclaré le juge en chef Hisashi Owada, en faisant la lecture de la décision écrite. Mais le verdict accorde un appui moral aux protestations de la Macédoine à l'effet que la Grèce avait injustement opposé son veto à ses tentatives de se joindre à l'OTAN et à l'Union européenne.

Les Macédoniens de la rue ont paru satisfaits de la décision.


«Enfin, un peu de justice pour la Macédoine!», a lancé Marina Stevcevska, une mère de famille, après avoir pris connaissance du verdict. «Après des années de déceptions pour ce pays, nous avons enfin appris une bonne nouvelle, et que quelqu'un dise à la Grèce qu'elle a tort et que ça suffit.»

Pendant ce temps, quelque 150 membres d'un groupe d'extrême-droite, agitant drapeaux et entonnant des slogans nationalistes, ont participé à une manifestation dans le centre d'Athènes pour protester contre la décision. Quelques dizaines de citoyens ont participé à un rassemblement semblable dans la ville de Thessaloniki, au nord du pays, criant «la Grèce appartient aux Grecs».

À l'extérieur de la salle d'audiences, à La Haye, l'ambassadeur grec aux Pays-Bas, Ioannis Economides, a pressé la Macédoine «de ne pas utiliser la décision rendue lundi pour saper les négociations».

À Bruxelles, le secrétaire général de l'OTAN, Fogh Rasmussen, a rappelé que la Macédoine ne sera pas admise au sein de l'alliance tant que subsistera la controverse entourant le nom.

Le président de la Macédoine, Gjorge Ivanov, a réagi en disant que la Grèce devrait «respecter le jugement de la Cour internationale de justice».
Source : http://www.journalmetro.com/monde/article/1042333--macedoine-dans-l-otan-la-cij-blame-la-grece