samedi 31 mars 2012

La mafia grecque aux Etats-Unis : la famille Velentzas

La famille Velentzas:Gansters américano-grecs.

La famille criminelle Velentzas est une organisation americano-grec criminelle opérant sur la zone géographique de New-York.

Spiros Velentzas:

Principalement dominant dans les années 80, Spiros Velentzas était un gangster Grec,dirigeant la famille Velentzas,et qui travailla et fut aidé par la famille Lucchese à New-york.La famille Velentzas contrôlait principalement les zones américano-grecques du Queens à travers les années 80 et 90 et fonde à ce jour,ses activités sur le racket de "businesses" comme les jeux de dé,les centres de paris sur les courses de chevaux,et d'autre plus illicites comme les salles de jeux.

Arrestation:

Le 20 juin 1992, Velentzas fut jugé coupable des charges de meurtre,loan sharking (prêt à taux usurier),jeux(gambling), et de fraude sur les taxes.Avec Velentzas furent arrêtés deux autres membres de la famille, Peter Drakoulis et Michael Grillo.Velentzas fut plus tard condamné à plus de 20 ans pour ces charges alors qu'il était en prison, cependant le jury ne prouva pas la culpabilité dans le meurtre d'un rival dans le domaine du jeu,ordonné par les Lucchese.

Relations avec les "Cinq Familles":(Source<-connected guy:

A la fin des 90's, Angelo Defendis et ses hommes entrèrent en conflit avec Joe DeFede un capo de la famille Lucchese chargé de prelever le tribut des grecs. Les hommes de la famille Velentzas menacèrent de leurs armes le capo après un echange d'insultes. L' affaire prit de l'ampleur lorsque Vic Amuso (le chef de la famille Lucchese) demanda des excuses pour ce geste. A l'époque Spiro Velentzas etait dans la même prison qu'Amuso et arrangea une rencontre entre ses hommes et ceux des Lucchese pour aplanir l'affaire. Les grecs s'excusèrent et DeFede accepta d'oublier l'affaire.

Seulement cette histoire était symptomatique de l'hostilité croissante que les grecs ressentaient a l'egard de la famille Lucchese. C'est pourquoi en 2001, plusieurs lieutenants de la famille Velentzas soutenerent la Rudaj Organization dans son projet de conquérir uen partie du territoire des Lucchese.

De nos jours, la famille Velentzas est toujours en activité et son chef Spiro Velentzas reste le parrain de la mafia grecque locale. Elle demeure cepandant toujours confidentielle comparé aux nombreuse spuissances criminelles de la ville.

La famille Bouras est installée à Philadelphie. Elle etait dirigé par Stavros "Stevie" Bouras et fut a son epoque la plus grande famille mafieuse grecque d el'histoire avec pres de 75 membres. La famille gerait des activités de prostitution et de narcotrafic dans la ville. Bouras etait uen figure du crime organisé locale et fut célébre pour avoir imposer son autorité aupres des detenus de la prison dans laquelle il etait detenu. Il fut tué en 1981 par des hommes de Ray "Long John" Martorano (un puissant capo de la famille de Philadelphie qui voulait diriger la ville).
Source : http://blundetto.skyrock.com/2343487661-La-famille-Velentzas-Gansters-americano-grecs.html

Voir également : La nouvelle vague d'immigration grecque aux Etats-Unis

Deux ressortissants grecs mêlés à un important trafic de cocaïne : Andrea Tsakiris et Ioannis Zogopoulos

Québec : un restaurant grec impliqué dans un trafic d'héroïne

Important réseau de stupéfiants en Grèce

Chypre : une plaque tournante du blanchiment d'argent sale

Les réseaux de prostitution forcée à Chypre

La nouvelle vague d'immigration grecque aux Etats-Unis

Une nouvelle vague d'immigration réanime "Little Greece", à New York
LE MONDE | 24.03.2012 à 13h45 • Mis à jour le 24.03.2012 à 13h51

Par Claire Gatinois

Il y a tout juste un an, quand Michaelis Klouvas est revenu vivre à Astoria, le quartier grec de New York, situé dans le Queens et appelé aussi "Little Greece", il a trouvé la ville changée. L'influence de son pays, autrefois si présente, s'est estompée, selon lui. L'endroit est devenu plus métissé, plus latino. "Avant, il y avait des restaurants grecs, des magasins grecs, des pancartes en grec, partout", raconte-t-il. Depuis, les gens ont gagné de l'argent et sont partis vivre dans la banlieue chic de Long Island ou dans le New Jersey... D'autres sont rentrés au pays. Comme lui.

"L'erreur de ma vie, pense-t-il aujourd'hui. Mais ma femme voulait que la famille soit réunie." C'était en 1988. Après avoir rejoint vingt ans plus tôt son père charpentier, immigré aux Etats-Unis pour faire fortune, M. Klouvas, qui se fait maintenant appeler "Mike", avait décidé comme nombre de ses compatriotes exilés de retourner au pays. La situation économique y étant devenue plus florissante, pourquoi rester loin des siens ? "En 2000, Astoria avait perdu un tiers de sa population grecque par rapport aux années 1980", raconte Joseph Berger, journaliste au New York Times, auteur d'un reportage sur ce quartier il y a dix ans. Plutôt une bonne nouvelle, le signe que le pays allait mieux.

Pour M. Klouvas, les premières années à Athènes ont, c'est vrai, été idylliques. Les affaires marchaient bien, l'argent était là. Il avait ouvert un restaurant : Arxomani. "On faisait la queue pour y venir !", raconte-t-il. Et puis la crise a tout gâché. En trois ans, le pays a vu son produit intérieur brut plonger de plus de 11 % et le chômage grimper jusqu'à près de 20 %. L'Etat en faillite doit maintenant éponger ses déficits et l'économie regagner en compétitivité. Les travailleurs, appelés parfois avec mépris les "cueilleurs d'olives", et les classes les moins aisées en sont les premières victimes. Les subventions, les retraites, les minimums salariaux ont été amputés. "Aujourd'hui, en Grèce, il n'y a plus assez d'argent pour s'acheter des vêtements, alors aller au restaurant...", soupire M. Klouvas.

A plus de soixante ans, les cheveux blancs mais l'oeil pétillant, "Mike" a donc décidé, une fois encore, de repartir de zéro aux Etats-Unis. Infatigable, il cumule aujourd'hui deux "jobs". L'un comme head manager (gérant) d'un restaurant sur le point d'ouvrir à Corona, l'autre comme serveur dans un autre établissement, avec, bien sûr, des horaires à rallonge. "De 8 h du matin jusqu'à parfois 2 heures le lendemain", dit-il. Le prix à payer pour se constituer une petite cagnotte avant l'arrivée de sa femme et de ses deux filles, prévue à Pâques.

ECHAPPATOIRE

Combien sont-ils comme lui ? Les statistiques n'ont rien d'officiel. Les demandes de green cards, ces fameuses "cartes vertes" qui permettent de s'installer aux Etats-Unis, ne donnent pas d'indication pertinente, le délai d'obtention étant long et extrêmement difficile. Nombre d'habitants d'Astoria expliquent d'ailleurs discrètement qu'ils n'ont pas "tous les papiers".

Mais pour Spiro, jeune homme grassouillet né aux Etats-Unis, le bras droit tatoué du drapeau de son pays d'origine, cela ne fait pas de doute : "Tous les Grecs veulent venir ici". La hausse de 20 % de visiteurs grecs recensés à l'arrivée de "JFK", l'aéroport de New York, en 2011, par rapport à 2006, donne une petite idée du pouvoir d'attraction de l'Amérique. A l'Immigration Advocacy Services d'Astoria, une organisation à but non lucratif chargée d'aider les immigrés à remplir les formulaires nécessaires, Tony Meloni a aussi observé une augmentation de 50 % depuis un an des demandes venant de Grecs. "Au début, les gens appelaient, posaient des questions : "Et si... et si...". Maintenant, ils arrivent bille en tête", constate-t-il.

New York n'est pas la seule échappatoire, mais la communauté d'Astoria donne de l'espoir : la présence d'un frère, d'une soeur ou d'un parent permet, en effet, d'obtenir un permis de travail plus facilement, parfois en quelques mois.

Stratos "Steve" fait partie de ces rêveurs. Ce sympathique gaillard de 42 ans, arrivé il y a deux mois, parle à peine anglais mais caresse l'idée d'une carrière d'entraîneur de football, tout en servant des fetas dans l'épicerie d'un ami de sa mère, sur Ditmars Boulevard. Il y a aussi ces familles venues inscrire leurs enfants à l'école St Demetrios d'à côté, grâce à des "relations". "L'école a aussi une église, on peut aider parfois", explique Persa Platis, secrétaire de l'établissement.

Mais, pour les autres, sans connaissance, sans famille, sans connexion, venir aux Etats-Unis est un défi. Une loterie parfois. "De mon temps, c'était bien plus facile", reconnaît Elias Tsekerides, président de la Federation of Hellenic Societies of Greater New York, chargée de promouvoir la culture hellène. Installé aux Etats-Unis depuis 1963, ce Gréco-Américain, père de deux enfants "américano-grecs", précise-t-il fièrement, reçoit régulièrement des mails et des coups de fils du pays. "On m'envoie des CV, mais nous ne sommes pas une agence pour l'emploi !", se désole-t-il. Et puis, ces jeunes souvent bardés de diplômes accepteraient-ils de faire les serveurs ou les laveurs de vaisselle comme leurs aînés ?

Malgré tout, l'arrivée de cette deuxième génération de Grecs à Astoria offre un petit réconfort : elle fera peut-être grossir la parade du dimanche 25 mars, en l'honneur de l'indépendance du pays. "Je ne sais pas combien nous serons, mais il y aura du monde sur la Ve Avenue !", pressent M. Stekerides.


Claire Gatinois
Source : http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/03/24/une-nouvelle-vague-d-immigration-reanime-little-greece-a-new-york_1675160_3234.html

Insignifiance complète des Grecs "modernes" : Atatürk figure dans la liste des "plus grands adversaires de la Grande-Bretagne", et pas Georgios Grivas (chef de l'EOKA)

Atatürk on the list of greatest enemy commanders of UK

ISTANBUL - Hürriyet Daily News

Modern Turkey's founder, Mustafa Kemal Atatürk, was recently featured on a list of nominees for “Britain's Greatest Foes” for a recent survey conducted by the British National Army Museum.


The online poll aims to find the "greatest commander to face the British" and the 20-name list includes the likes of George Washington and Napoleon Bonaparte.

The website defines Atatürk "a skilled statesmen as well as a great soldier" who "forced the Allied invasion force to withdraw" during the Gallipoli battle in 1915.


Atatürk was a man "gracious to his enemies," the Army Museum said, referring to Atatürk's famous speech that wished the Allied soldiers killed to "rest in peace," saying "there is no difference to [Turkey] between the Johnnies and the Mehmets," who were now "[Turkey's] sons" as well.

Atatürk's military victories, as well as his political deeds, are outlined in detail on the website.

The website crashed earlier due to heavy demands from Turkish users following daily Hürriyet's news report on the poll.

The top winners will be represented at a special event organized by the National Army Museum on April 14.

You may vote here.
Source : http://www.hurriyetdailynews.com/ataturk-on-the-list-of-greatest-enemy-commanders-of-uk-.aspx?pageID=238&nID=16256&NewsCatID=359

La liste en question : http://www.nam.ac.uk/exhibitions/online-exhibitions/enemy-commanders-britains-greatest-foes

samedi 24 mars 2012

La Grèce est le plus grand importateur d'armes de l'UE

Grèce, le plus grand importateur d'armes de l'Union européenne
21 Mars 2012 Par jeanne labelle

Le 19 Mars SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute) a publié son rapport annuel sur les commerce d'armes dans le monde. Cette fois-ci il s'agissait d'un rapport sur la période 2007-2011. La première constatation en est que le volume du commerce d'armes dans le monde a augmenté de 24% en comparaison avec la période 2002-2006.

Deuxième constatation remarquable: la Grèce tient la 10ième place du monde dans la liste des importateurs d'armes et est le plus grand importateur d'armes dans l'Union européenne.


 Comment...  la Grèce n'était-elle pas en faillite?

Les chiffres

Pour un pays au bord de l'abîme financier, les chiffres sont quand-même hallucinants: il s'agit de milliards d'euros.
Pendant des mois on a traités les Grecs de 'paresseux', 'voleurs', 'fraudeurs', etc…  et qu'ils devaient vivre moins au-delà de leurs moyens et se serrer encore plus la ceinture.

Entre temps, selon Euobserver, les chiffres officiels du Conseil Européen sur les licences d'armes démontrent qu’en 2010, les pays de l'UE ont vendu pour plus de 1 milliard d’euros en armes pendant qu’en même temps avait lieu les négociations du premier bail-out.

En 2010 la France était de loin le plus gros vendeur, avec un contrat d’une valeur de 794 millions d’euros pour des hélicoptères NH-90. Il faut y ajouter 58 millions de missiles et 19 millions de produits électroniques divers pour la défense de l’espace aérien. Les plus grands avocats pro-austérité, les Pays-Bas et l'Allemagne ont vendus pour près de 90 millions de matériel électronique et des véhicules terrestres, l’Italie environ 52 millions de fusils et de pièces détaches pour avions , tandis que l'Espagne a vendu pour 33 millions de produits chimiques de qualité militaire.

Selon le rapport annuel SIPRI, cité plus haut, il faut bien constater que la Grèce a réduit ses importations d'armes de 18% par rapport à la période 2002-2006, quand il était encore le quatrième importateur du monde. Et même qu’en 2011 le pays n'a pas passé des commandes pour des armes conventionnelles. Cependant la livraison des quatre 'Super Vita Fast Attack Crafts' commandés au Royaume-Uni (et déjà payé précédemment) et les systèmes d'armes pour ces navires, en provenance de l’Italie et des Pays-Bas a bien eu lieu.

Tout aussi bien qu’une première livraison des 20 hélicoptères NH-90 commandés en France. Il n’y a que la commande de cinq sous-marins de type 214, venants d'Allemagne, qui reste en suspens.

Les autres pays Européens savent que la Grèce est un bon client. Le pays achète 13% de toutes les armes qui sont fabriqués en Allemagne et en est le meilleur client. 10% de toutes les armes qui sont produites en France vont direction Grèce, ce qui en fait le deuxième meilleur client de la France.

Economies sur la défense?

En Grèce on fait des économies sur tout. A l'exception des dépenses pour la défense. Suivant une dépêche de l’AFP du 11 décembre 2011, Athènes a alloué en 2012 plus d'argent pour les commandes de matériel militaire - 1 milliard d'euros par rapport à 600 millions d'euros en 2011 - mais le ministère de la Défense réduira son budget de fonctionnement de 1,4%(1). Et puisque le nombre de chômeurs  augmente, des voix s'élèvent pour que la période du service militaire (12 mois obligatoire) soit elle aussi augmentée, de sorte que le taux de chômage chez les jeunes baisse.

A part une intervention de Mr. Daniël Cohn-Bendit, il règne un silence assourdissant de la part du Parlement et de la Commission Européenne sur le budget de la défense grecque. L'Allemagne et la France, bien sûr, ne disent mot: si la Grèce n'achèterai plus d'armes cela menacerai de bien perturber leur industrie.

En la période entre 2009 et 2011 Mr. Evangelos Venizelos était ministre de la Défense. En juin 2011 il est nommé ministre des Finances et vice-président du gouvernement, dans le cadre du remaniement ministériel du gouvernement Papandréou, postes qu'il conserve dans le gouvernement de Mr. Loukas Papademos en novembre 2011. Mr. Venizelos est responsable pour les mesures les plus difficiles prises par la Grèce depuis des décennies. Cependant on ne l'a jamais entendu dire qu'il fallait couper dans les dépenses pour la défense. On pourrait se demander pourquoi. Dimanche passé il  est devenu, enfin, le tout nouveau président du PASOK, poste qu’il briquait depuis 2007.

 La menace turque

Comme par hasard chaque fois qu'en Grèce le sujet des dépenses de défense est susceptible d'être abordé, les médias publient des articles sur un navire de recherche turc qui, sous le couvert de recherche scientifique sur les tremblements de terre, ferait des forages sur les plaques tectoniques se trouvant en territoire grec. Ou encore que des avions ou bateaux militaires turcs sont entrés dans l'espace aérien ou les eaux territoriales grecques.

Le fait est que ces choses arrivent et peut-être qu'il s'agit d'un peu plus que de taquineries de la part de l'armée turc. Mais la Grèce et la Turquie sont deux pays membres de l'OTAN et le comble serait que l'Europe accepterai qu'un membre en attaquerai un autre. Ce disant, si la Turquie pouvait déjà en avoir envie, ce qui est loin d'être certain.

En tout cas, il est très bizarre qu'un pays qui est quasiment en faillite soit le plus grand importateur d'armes de l'Union Européenne et que l'Europe n'en semble pas faire un point.


(1)  En 2010 le budget de Défense de la Grèce était de 7 milliards d’Euros (estimation Sipri).
Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/jeanne-labelle/210312/grece-le-plus-grand-importateur-darmes-de-lunion-europeenne

Voir également : Le budget militaire grec sert à entretenir une lourde bureaucratie

La Grèce lorgne sur les investisseurs turcs

Bloomberg News
Greece Seeks Turkish Buyers for Assets in Economic Reversal
By Ercan Ersoy on March 20, 2012

Greek officials met with investors from Turkey to showcase a sale of state-run assets, reflecting a reversal in the fortunes of the Mediterranean rivals as Greece faces possible financial collapse and Turkish growth rivals China’s.

Officials of the Greek asset-sales agency, investment office and Foreign Ministry made presentations and held talks with Turkish businessmen in Istanbul today.

The ascent of Turkey, a nation of 74 million straddling Europe and Asia, contrasts with the decline of Greece, its centuries-old adversary. The Turkish economy, which expanded 9.6 percent in the first nine months of 2011, is forecast to grow more this year than anywhere in the European Union, while the Greek economy is expected to shrink 4.8 percent. National Bank of Greece SA (NBG) has earned more at its Istanbul-based unit Finansbank AS (FINBN) since the financial crisis erupted in 2008 than it did in Greece.

“It’s great that Greece is back to its privatization program -- the physical proximity of Greece to Turkey will be very important,” Turcas Petrol AS (TRCAS) Chief Executive Batu Aksoy said in an interview at the investor meeting with Greek officials.

Greece says it plans to raise 50 billion euros ($66 billion) by 2017 by selling or renting assets including water utilities, ports, gas companies, regional airports, postal services, tourism facilities and roads.
Possible Port Bidder

Global Yatirim Holding AS (GLYHO), an Istanbul-based company investing in energy and infrastructure, is interested in bidding for operating rights to “large” Greek seaports and is in talks with international operators for partnerships, said Adnan Nas, executive board member at the Istanbul-based company.

Greece will auction two seaports by December this year, Panos Protopsaltis, the country’s privatization coordinator, told today’s investors’ meeting. Operational rights will be around 35 years, he said. Greece will establish a regulatory framework to sell the Piraeus and Thessaloniki ports by September, according to an International Monetary Fund report published March 16.
Gas, Betting

The government in Athens has also asked for expressions of interest in the sale of gas supplier Depa SA and gas-grid operator Desfa SA on Feb. 29. The sell-off program continues with sports betting company Opap SA (OPAP) and the country’s biggest refiner Hellenic Petroleum SA (ELPE), according to the IMF report.

Greece expects to raise 19 billion euros from asset sales by 2015, Protopsaltis said. About 90 percent of the assets are in energy and real estate, he said. Greek assets up for sale are not “appropriate for private equity investors” as the government needs long-term investors, he said.

Prime Minister Lucas Papademos missed his target for asset sales last year, selling 1.6 billion euros compared to a goal of 5 billion euros.

The sales “would save Greece about 1 percent of gross domestic product per year in interest,” the IMF said. However, meeting the target “may take considerably more time” than estimated given “weak market conditions, uncertainties about Greece’s near-term prospects and the time needed to prepare the assets,” it added.
Debt Ratios

The asset sale program will help the ratio of debt to gross domestic product in Greece to fall to 116 percent in 2020 from 165 percent in 2011, so long as the nation’s “ambitious” program to overhaul the economy is implemented, according to a report posted on the website of the European Union’s executive arm last week.

The EU approved a second Greek bailout of 130 billion-euro ($172 billion) on March 14 after the country agreed to spending cuts and structural changes. That followed a first rescue package agreed on in May 2010.

Turkey, where debt to GDP is less than 40 percent, emerged from a banking crisis of its own at the beginning of the last decade. Since then, it’s recapitalized the banks, reduced inflation to 10.4 percent from more than 30 percent in 2002, cut state debt, sold off assets, and opened the industry to international competitors, including National Bank and Athens- based EFG Eurobank Ergasias SA. (EUROB)

National Bank’s reliance on Turkey shows how the tables have turned for the countries, which fought four major wars since Greece won independence from the Ottoman Empire in the 19th century. National Bank is worth 2.5 billion euros compared with Finansbank’s 9.76 billion liras (4.1 billion euros), according to the companies’ share price.
Source : http://www.businessweek.com/news/2012-03-20/greece-seeks-turkish-cash-for-asset-sales-in-economic-reversal

Grèce : 111 millions d'euros de fraudes aux aides sociales pour 2011

Aides sociales Grèce : 111 M€ de fraudes
Avec AFP Mis à jour le 19/03/2012 à 21:19 | publié le 19/03/2012 à 21:05

Un recensement des bénéficiaires d'aides sociales dans le domaine de la santé en Grèce a fait apparaître un nombre de fraudeurs potentiels de quelque 36.000 personnes pour un montant estimé à 111 millions d'euros en 2011, a annoncé aujourd'hui le ministre de la Santé Andreas Loverdos.


Après avoir découvert d'étonnantes concentrations de maladies spécifiques dans certaines régions du pays, le ministère de la Santé avait lancé un recensement des prestations sociales versées pour handicap et longue maladie aux assurés grecs.

Lors de ce recensement mené entre le 1er février et le 16 mars, 36.294 des 240.292 bénéficiaires des aides ne se sont pas présentés et sont considérés comme des fraudeurs potentiels, a indiqué le ministre de la Santé, cité par l'agence de presse ANA (semi-officielle) lors d'une rencontre avec des directeurs d'hôpitaux. "Sur la base de cette première phase d'enquête, il en résulte une économie de 111 millions d'euros. Au cours de la deuxième phase du recensement, lorsque les bénéficiaires seront examinés par le Centre de certification pour les personnes handicapées, les économies devraient atteindre 230 millions d'euros", a déclaré le ministre.

Loverdos a notamment cité le cas des prestations pour invalidité grave touchées par 125.368 personnes: plus de 17.000 d'entre elles ne se sont pas manifestées auprès des recenseurs . Même chose pour la moitié des bénéficiaires de l'allocation pour "mineurs non protégés".
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/03/19/97002-20120319FILWWW00711-grece-111-m-de-fraude-aux-aides-sociales.php

mercredi 14 mars 2012

Allemagne : le Bild dit "non" à une dépréciation de la dette grecque

Germany's biggest newspaper says 'No' to Greek debt writeoff

BERLIN - Agence France-Presse

Germany's biggest selling newspaper, Bild, said on Wednesday that it opposed a writedown of Greek debt, arguing the move will not help Athens get its finances in order in the long run.


"The Greek debt writedown is coming to private (small) investors. Also to Bild," it said. "But we say 'NO'." Bild, which claims a 12-million-strong readership in Germany, said it had bought 10,000 euros ($13,100) worth of Greek sovereign bonds at a discount price of 4,815 euros in December 2011. But under an agreement between Athens and its major creditors, investors are being asked to take a writedown of at least 70 percent on their bond holdings in order to prevent a sovereign default.

In Bild's case, the writedown -- known as a "haircut" -- means the value of its Greek bonds would be slashed to just 3,000 euros. So even taking into account the huge discount price it paid for the bonds, it would still represent a 38-percent loss on its holdings, the newspaper complained.

The deal has been accepted by several global banks and Athens has already passed legislation to force recalcitrant bondholders to participate if a majority agrees to the debt rollover.

Banks, insurers and investment funds holding debt issued under Greek law must decide by 2000 GMT Thursday, while those who hold debt issued under foreign law have until April 11 to decide.

Bild dismissed the writedown deal as a "sham," arguing that many of the assumed economic scenarios on which the deal was based were "unrealistic". "It alone will not help Greece back on its feet," Bild said and also questioned whether agreements would be adhered to after Greece's April elections.

However, the paper added a P.S.: "If Bild should however make a profit with the bonds it will be donated to a good cause," it said.
 
Bild last week urged the Bundestag lower house of parliament to reject a second rescue package for Greece.


March/07/2012
Source : http://www.hurriyetdailynews.com/germanys-biggest-newspaper-says-no-to-greek-debt-writeoff.aspx?pageID=238&nID=15451&NewsCatID=344

Les touristes allemands ont peur d'aller en Grèce

Grèce: les touristes allemands ont "peur"
AFP Publié le 12/03/2012 à 14:48

Les touristes allemands ont "peur" de se rendre en Grèce, redoutant la colère des Grecs envers les plans d'austérité recommandés par l'Union européenne, a déclaré aujourd'hui le ministre grec de la Culture.

"Les Allemands sont nombreux à avoir peur de se rendre en Grèce," a déclaré Pavlos Geroulanos au président grec Carolos Papoulias, au retour d'une visite la semaine dernière au Salon international du tourisme à Berlin. "Ils ont le sentiment qu'après ce qui est arrivé, ils ne seront pas bien accueillis par les Grecs. Nous devons changer ce climat", a déclaré Geroulanos.

La colère est palpable en Grèce après deux années d'austérité imposée à la population en échange d'un plan de sauvetage de 110 milliards d'euros de l'UE et du FMI, principalement conduit par l'Allemagne. Plusieurs ministres allemands ont suscité la rancoeur du public en exigeant une accélération des réformes en Grèce, qui se sont traduites par plus d'impôts et par une baisse des salaires et des retraites.

Les Allemands sont l'une des principales sources des revenus du tourisme en Grèce, où environ deux millions d'Allemands se sont rendus l'an dernier. Le tourisme représente quelque 768.000 emplois directs et indirects et 15,7% des revenus du pays, selon la principale association des professionnels du secteur, le SETE.

En 2011, les professionnels ont constaté une augmentation de 9,46% de la fréquentation, avec 16,4 millions de visiteurs, et une hausse de 9,5% du chiffre d'affaires à 10,5 milliards d'euros.
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/03/12/97002-20120312FILWWW00522-grece-les-touristes-allemands-ont-peur.php

Voir également : Germanophobie et reductio ad hitlerum en Grèce : des sauvages brûlent encore le drapeau allemand (devant le Parlement grec)

Germanophobie en Grèce : des sauvages brûlent le drapeau des Allemands civilisés

Le risible Christophe Barbier prône l'immigration grecque en France

VIDEO. Offrons un avenir à la jeunesse grecque

Par Christophe Barbier, publié le 13/02/2012 à 14:21, mis à jour à 15:37

La Grèce plonge vers la pauvreté et le déclassement social, pour 10 ans, 20 ans, ou une génération. A qui la faute? L'édito de Christophe Barbier.

Le parlement grec a adopté d'importantes mesures d'austérité pour le pays. Il faut accepter cette phase de tiers-mondisation de la Grèce. Il nous faudra faire oeuvre de charité. Ensuite nous pourrons faire oeuvre de reconstruction.

Pour que le pays se reconstruise, tous les Grecs du monde doivent rapatrier toutes leurs richesses dans le pays. Tous les jeunes grecs doivent aussi pouvoir être accueillis ailleurs. Nous devons aujourd'hui leur donner la priorité d'accueil. Demain ils pourront redresser leur pays dans une vraie solidarité et rigueur européenne.
Source : http://www.lexpress.fr/actualite/politique/video-offrons-un-avenir-a-la-jeunesse-grecque_1081817.html

Voir également : L'émigration inexorable des jeunes grecs

La Grèce inutile se fait taper sur les doigts par l'Allemagne et l'Autriche au sujet de l'immigration clandestine

La Grèce invitée à mieux contrôler ses frontières
Mis à jour le 08.03.12 à 22h15

L'Allemagne et l'Autriche ont appelé jeudi la Grèce à renforcer ses contrôles d'immigration à ses frontières, affirmant que d'autres pays européens pourraient devoir rétablir les contrôles d'identité si Athènes restait inactive.

Les pays de l'Union européenne sont de plus en plus critiques envers la Grèce, estimant qu'elle ne contrôle pas suffisamment sa frontière avec la Turquie, alors que le nombre d'immigrés a augmenté du fait de l'instabilité politique au Proche-Orient. Un groupe de sept ministres de la Justice et de l'Intérieur européens a appelé Athènes à contrôler davantage ses frontières en utilisant les fonds européens qui lui ont été attribués dans ce but. Le gouvernement grec n'a pas réagi à cet appel.

«La question de savoir ce qu'il faut faire lorsqu'un pays se montre incapable de protéger ses frontières continue de se poser, comme c'est le cas aujourd'hui avec la Grèce», a déclaré à des journalistes le ministre allemand de la Justice Hans-Peter Friedrich. «Est-il possible de rétablir les contrôles frontaliers? (...) C'est un sujet dont nous continuons à discuter», a-t-il ajouté.
Reuters
Source : http://www.20minutes.fr/ledirect/894573/grece-invitee-mieux-controler-frontieres

Voir également : Immigration clandestine : l'UE enfin prête à sanctionner la Grèce laxiste et décidément inutile en l'expulsant de l'espace Schengen

Immigration clandestine en Autriche : 22 Grecs condamnés pour trafic d'êtres humains

Nicosie, capitale "européenne" des "mariages blancs"

lundi 12 mars 2012

La politique discriminante et restrictive de l'Etat grec à l'encontre des musulmans de Thrace occidentale

Jeanne Hersant, "Souveraineté et gouvernementalité : la rivalité gréco-turque en Thrace occidentale", Critique internationale, n° 45, 2009/4 :

"Citoyens helléniques considérés comme « allogènes », les musulmans ont été laissés en marge de la construction nationale, dans ses aspects politique et économique. Ils sont placés depuis 1923 sous la tutelle administrative du ministère des Affaires étrangères, aujourd’hui représenté en Thrace occidentale par un diplomate qui dirige le Bureau des affaires politiques de la minorité ; et la région était sous-développée jusque dans les années 1980, en partie à cause d’une politique dirigée contre eux. Les musulmans étaient soumis à une administration parallèle sous tutelle militaire et n’avaient accès ni aux carrières militaires ni à la fonction publique. Entre autres discriminations, une loi leur interdisait d’acheter des terres dans la région et il leur était quasiment impossible d’obtenir des crédits bancaires et des permis de construire. Plusieurs milliers d’entre eux furent en outre déchus de la nationalité grecque entre 1955 et 1998, en raison de l’application arbitraire d’un article du Code de la nationalité, jusqu’à ce que les instances européennes s’émeuvent de ces pratiques et réclament l’abrogation de la disposition litigieuse. En effet, si cette minorité fut définie comme telle à la fin de la première guerre mondiale et à la chute de l’Empire ottoman, les enjeux liés à la présence musulmane en Thrace occidentale ont été reformulés dans le contexte de la crise chypriote, à partir des années 1950. En dépit des discours officiels (notamment la célèbre déclaration du Premier ministre Mitsotakis en 1991 mettant officiellement fin aux discriminations administratives) la présence de cette population turcophone continue aujourd’hui d’être présentée comme un enjeu pour l’intégrité nationale." (p. 143)

"A la fin des années 1960, la junte ordonna en outre que les écoles de la minorité, alors reconnues comme « écoles turques », soient rebaptisées « écoles de la minorité » (meionotika scholeia). En 1972, les associations turques susmentionnées furent déclarées nuisibles à l’ordre public, et leur statut, contraire aux lois. Malgré le retour à la démocratie, les autorités grecques durcirent leur attitude après l’invasion du Nord de Chypre par l’armée turque en 1974. S’appuyant sur la législation de 1972, le préfet de Rodopi intenta un procès à deux d’entre elles en 1983, en raison de l’adjectif « turc » contenu dans leur intitulé. Plus généralement, il était interdit dans les années 1980 de parler le turc dans les lieux publics ; la presse turcophone locale ne fut pas mise au ban, mais les livres et journaux en provenance de Turquie étaient interdits et se vendaient sous le manteau." (p. 151)

Voir également : La politique de brimades de l'administration grecque à l'encontre de la minorité turque de Thrace occidentale

Le sort des Turcs tombés à la merci des Grecs

Le traitement historiographique de la question de la violence contre les minorités en Grèce

Quand est-ce que l'Etat grec va reconnaître l'identité ethnique des minorités habitant son territoire ?
 
L'oppression religieuse en Grèce

Oppression des minorités et irrédentisme : l'europhobie violente du nationalisme grec

Expulsion, hellénisation et oppression des Albanais par le stato-nationalisme grec

Le nettoyage ethnique des Chypriotes turcs par les Chypriotes grecs (1960-1974)

Le terrorisme des bandes grecques en Macédoine ottomane

Jean Ganiage, "Terrorisme et guerre civile en Macédoine (1895-1903)", Guerres mondiales et conflits contemporains, n° 201, 2001/1 :

"Entre Grecs et Bulgares, depuis plus de vingt ans, c’était la guerre, pour des raisons confessionnelles et culturelles. En mars 1870, à la demande des Russes, le sultan avait accordé aux Bulgares le droit de constituer une Eglise autocéphale sous la direction d’un exarque résidant à Constantinople, ce que le patriarche grec s’était refusé d’admettre. Il ne s’agissait pas seulement de querelles de sacristies. Pour le Patriarcat, la mesure représentait une véritable dépossession. Depuis la conquête, en effet, le gouvernement ottoman lui avait laissé l’administration et la représentation de l’ensemble des chrétiens de l’Empire. Les affaires de droit privé étaient de sa compétence, de même que l’enseignement, partout négligé par les Turcs. Or, comme celle du culte, la langue de l’enseignement était le grec, ce que ne pouvaient plus admettre les Bulgares, portés par un éveil culturel récent. Il en était résulté un schisme, avec des querelles de village pour la possession d’églises et de cimetières, une compétition sordide entre des écoles rivales pour le recrutement de leurs élèves. Par crainte de l’excommunication, nombre de villages bulgares n’avaient pas rallié l’Exarchat, surtout au sud. Aussi les fidèles du Patriarcat restaient-ils les plus nombreux, mais ils ne constituaient qu’un groupement assez disparate, face à un « parti » bulgare uni et déterminé." (p. 61)

"Mais c’était compter sans les Grecs et les Serbes qui entendaient profiter des circonstances pour intervenir en force dans le pays. Retournant contre les Bulgares les méthodes qui avaient assuré le succès le l’ORIMA, les milieux activistes d’Athènes et de Belgrade organisaient les bandes de la contre-guérilla avec le soutien de leurs gouvernements. Si les Turcs pouvaient se réjouir des coups portés aux comitadjis bulgares, la prolongation d’une lutte inexpiable allait aggraver encore la misère et le désarroi des populations. Rien pourtant n’était acquis lorsqu’en juillet 1908 le succès de la révolution jeune turque, mettant une fin imprévue aux combats, inaugurait une période nouvelle, la dernière avant le dépècement de la Macédoine ottomane." (p. 79)


Jean Ganiage, "Les luttes entre chrétiens en Macédoine : Grecs et Serbes contre Bulgares (1904-1908)", Guerres mondiales et conflits contemporains, n° 202-203, 2001/2 :

"Chez les Grecs, l’inquiétude était à son comble. Sur place, la plupart des évêques prirent la tête de mouvements de résistance, en encourageant la formation de groupes d’autodéfense plus ou moins bien armés. Ils accueillirent en sauveurs les premières bandes formées en Grèce qui débarquaient dans le golfe de Salonique quand elles n’avaient pas franchi les cols du Pinde ou de l’Olympe. Désormais le clergé s’engageait ouvertement dans la lutte en mettant à la disposition des antartès des guides, des vivres et des abris dans les églises et les monastères. Tous les prélats ne suivaient pas l’exemple du belliqueux évêque de Castoria, Mgr Caravangélis, qui parcourait en armes son dangereux diocèse. Il n’avait pas attendu 1904 pour s’engager personnellement dans le combat. Deux ans plus tôt, il avait réussi à rallier trois chefs de bande, dont le célèbre Kotha, un brigand de légende qui imposait sa loi entre les lacs de Castoria et de Prespa.

Grâce à ces concours, les Grecs n’eurent pas trop de peine à opérer à l’ouest, dans le vilayet de Monastir. Mais, au-delà du Vardar, Sandanski et son lieutenant Apostol Petkoff tenaient bien leur domaine. A la différence des Bulgares qui pressuraient les populations, les Grecs ne manquaient pas d’argent. C’était même un de leurs arguments pour recruter. Mais ils manquaient trop souvent de relais, ce qui rendait certains déplacements dangereux en leur posant des problèmes de logement et de ravitaillement. Sur le terrain, ils ne se comportaient pas autrement que ces Bulgares qu’ils accablaient de leur mépris. Dans les villages, comme eux, ils s’en prenaient aux popes et aux maîtres d’école ; lorsqu’ils le pouvaient, ils enlevaient des notables. On allait bientôt les accuser d’une série de massacres : bûcherons ou charbonniers dans la forêt, pêcheurs surpris au bord d’un lac, qui risquaient de révéler leur présence. Mais ils s’en prenaient aussi à des mariages, comme cette noce de Zélénitz dont les invités furent abattus de sang-froid par une soixantaine de terroristes, en novembre 1904.

Les Grecs devaient déplorer des pertes qui risquaient de gêner le développement de leurs opérations. Fin juin, Kotha avait été capturé à la suite d’une dénonciation. Après son jugement et son exécution, la bande qu’il commandait ne tarda pas à se disloquer. Le 13 octobre, Mélas était tué près de Florina, et, avec lui, disparaissait un chef qui connaissait bien le pays. De Constantinople parvenaient des nouvelles inquiétantes qui laissaient présager un nouveau schisme au sein du Patriarcat. La menace venait des Roumains qui intervenaient au nom de la minorité valaque de Macédoine. En avril 1904, le patriarche avait rejeté un projet visant à constituer, sous son autorité, des communautés autonomes qui pourraient célébrer la messe en roumain. La légation s’était alors adressée à la Porte par l’envoi en juillet d’un mémorandum reprenant les mêmes revendications. Les grandes puissances les jugeaient acceptables et le sultan, par un iradé de mai 1905, finit par les légaliser. Mais cette reconnaissance de droits civils n’entamait pas pour autant l’autorité religieuse du patriarche. Quoi qu’il en fût, depuis 1904, les esprits s’échauffaient autour de Monastir. Des prêtres étaient menacés, des églises devenaient le théâtre d’affrontements. Les Valaques qui avaient jusqu’alors fidèlement soutenu le Patriarcat étaient maintenant rejetés dans l’opposition. Considérés comme des traîtres, des délateurs en puissance, ils se voyaient désormais désignés à la vindicte des Grecs." (p. 118-119)

"Les pertes des Bulgares étaient de loin les plus lourdes. Ils le devaient surtout aux Grecs (plus de 40 %), moins du quart d’entre eux ayant été abattus par des soldats. En revanche, Grecs et patriarchistes avaient plus à craindre des Turcs, qui pourtant les ménageaient, que de leurs adversaires de l’ORM, 56 % de leurs pertes étant enregistrés au combat, 37 % « seulement » du fait des Bulgares. Même constatation en ce qui concerne les Serbes, avec des taux de 78 % et 12 % sans doute excessifs, si l’on tient compte du nombre de cas douteux signalés à Uskub. Quant aux Valaques, ils étaient à peu près tous victimes des Grecs." (p. 125)

"Bilan affligeant en revanche pour l’ORM qui cédait du terrain au nord comme à l’ouest, au profit des Serbes et des Grecs. Du moins les comitadjis réussissaient-ils à se maintenir dans les marais de Yanitza, à mi-distance entre Salonique et Vodéna, dont les Grecs entendaient faire un point de ralliement pour les leurs. Mais, sur tous les fronts, les pertes avaient été lourdes : une dizaine de bandes avaient été détruites, plusieurs autres avaient perdu leur chef. En décembre, Damian Groueff entreprenait une tournée de réorganisation dans le pays lorsqu’il fut surpris, de nuit, dans un village du caza d’Osmanié, par un détachement et tué avec toute son escorte (23 décembre 1906). C’était pour l’ORM une lourde perte, d’autant qu’il était connu pour sa prudence et sa modération. Avec lui disparaissait toute velléité de rapprochement entre deux factions dont les chefs, Sandanski et Sarafoff, se vouaient depuis des années une haine mortelle.

Les Bulgares n’avaient pas attendu ces derniers échecs pour faire appel à l’intervention des puissances. Surpris par l’intervention des Grecs, ils en dénoncèrent bientôt les méfaits, avant de dresser de longues listes de victimes, à l’attention des gouvernements. Dès lors, les Pro memoria se succèdent : établis par Schopoff, l’agent commercial à Salonique, ils étaient transmis par les agents diplomatiques de la principauté. Mais, avec leurs « tableaux des crimes bulgares », les Grecs n’étaient pas en reste. Si les Serbes se montraient plus discrets, les Roumains dénonçaient à leur tour les « atrocités commises par les bandes grecques » contre leurs frères de Macédoine. Partout des mêmes listes de tués, de blessés, de personnes enlevées, avec le détail de quelques horreurs, une façon de justifier la présence de groupes armés chargés de protéger les populations contre les cruautés de leurs adversaires. Chaque année, le nombre des plaintes allait croissant, le fait surtout des Bulgares qui en venaient à un véritable harcèlement du Foreign Office et du quai d’Orsay." (p. 126)

"Si les Grecs ne pouvaient mettre beaucoup de succès à leur actif, la campagne de 1907 s’achevait pour eux sans trop de dommages. Ils n’avaient eu qu’un sérieux échec à déplorer au cours de l’été, la destruction d’une de leurs bandes à Lochnitza, dans le caza de Castoria, le 29 juillet. Des 45 hommes qui la formaient, 33 auraient été tués, dont les 2 lieutenants qui la commandaient, les 12 autres étant pris ou blessés. L’automne avait été marqué par quelques accrochages avec les Bulgares et, comme trop souvent, par des actes de violence injustifiables, le massacre de convois d’ouvriers, de bûcherons et de charbonniers surpris dans la forêt.

Les opérations se poursuivirent pendant l’hiver, d’une douceur exceptionnelle. Grâce à l’envoi de renforts, les Grecs purent se montrer plus offensifs. Mais il leur fallait constamment se garder des Turcs. Ainsi Makris, qui avait pris à l’ouest la relève de Tsondos, était-il contraint de se réfugier par deux fois dans les forêts du mont Vitsi. Dans le centre, Stavropoulos, à qui les Turcs menaient la vie dure, réussissait à se maintenir autour de Verria, entre deux expéditions punitives contre les Valaques. A l’est, en revanche, dans une région de Serrès toujours bien tenue par Sandanski, les partisans grecs, constamment harcelés par la troupe, en étaient réduits à une morne défensive. La campagne d’été ne semblait pas devoir réserver de surprises, lorsqu’en juillet le succès de la révolution jeune turque mettait une fin imprévue à tous les combats." (p. 129)

"Les événements de Macédoine n’ont guère retenu l’attention des historiens, deux guerres balkaniques et une guerre mondiale ayant bien vite effacé les souvenirs de cette époque troublée. Les manuels ne s’attardent pas sur des événements trop confus. Ils stigmatisent seulement des massacres dont les responsables ne pouvaient être que les Turcs et leurs bachibouzouks, diabolisés une fois pour toutes depuis les trop fameuses « horreurs de Bulgarie ».

Sans vouloir leur chercher d’excuses, on peut seulement constater qu’en matière d’atrocités les Bulgares n’avaient de leçons à recevoir de personne, et que les Grecs, comme les Serbes, en étaient venus bien vite aux mêmes excès." (p. 136)


Voir également : Le terrorisme révolutionnaire chrétien-orthodoxe dans la Macédoine ottomane

Le nettoyage ethnique, principe fondateur du stato-nationalisme grec

Oppression des minorités et irrédentisme : l'europhobie violente du nationalisme grec

La brutalisation entraînée par les Guerres balkaniques (1912-1913), elles-mêmes provoquées par les Etats chrétiens-orthodoxes (Grèce, Serbie, Bulgarie)

La barbarie de la tourbe grecque en 1912-1913

Les exactions des andartes grecs dans le sud de l'Albanie en 1914

L'antagonisme gréco-slave

lundi 5 mars 2012

Le leader libéral Patrick Döring : les Grecs devraient remercier les Allemands

FDP politician wants Greeks to say 'thank you'

Published: 4 Mar 12 09:39 CET

Greek opposition politicians are not grateful enough for German and European efforts to stabilize their economy, a leading German coalition partner politician said in an interview published Sunday.


Patrick Döring, general secretary of the Free Democratic Party, junior coalition partner to Angela Merkel's Christian Democrats, told the Bild am Sonntag newspaper that he is also annoyed at the depiction of leading German politicians in the Greek press as Nazis.

"While Germany releases funds, the Greek media shows Finance Minister (Wolfgang) Schäuble and Chancellor Merkel in Nazi uniforms."


The FDP politician said opposition politicians in Greece, in particular, were bad mouthing Europe instead of acknowledging their own mistakes. Döring wants Greek President Karolos Papoulias to call for moderation instead of heating up the conflict.

"The patience of its partners, in Germany and in all of Europe, is running very thin in the meantime," he said. "Whoever does more will be helped more."

Last month Papoulias sharply criticized Schäuble after he said saving Greece cannot be bottomless pit.

But Döring is against Greece withdrawing from the euro, saying that would only provoke a bigger financial crisis. But he would like the Greeks to take more responsibility for the mess and acknowledge what Germany and others are doing to help.

"It's not too late for a word of thanks and appreciation," he told the newspaper.


The Local/mw
Source : http://www.thelocal.de/national/20120304-41127.html

Voir également : Les Allemands ne peuvent plus croire les Grecs

Germanophobie et reductio ad hitlerum en Grèce : des sauvages brûlent encore le drapeau allemand (devant le Parlement grec)

Germanophobie en Grèce : des sauvages brûlent le drapeau des Allemands civilisés

Michel Rocard : "Personne ne le dit, mais il ne peut y avoir d’issue en Grèce qu’avec un pouvoir militaire."

"(...) quiconque dit qu’il faut renoncer au nucléaire nous explique en fait qu’il faut accepter la décroissance. Et là, je fais une hypothèse, la seule du livre, c’est que l’obligation de la décroissance conduit à la guerre civile. Ce n’est pas tenable et ça pose d’ailleurs une question majeure pour la Grèce qui subit une décroissance forcée : comment fait-on dans ce contexte pour maintenir des élections ? Il n’est pas possible de gouverner ce peuple en lui disant qu’il va perdre 25 % de son revenu dans les dix ans si on tient à payer toutes les dettes. Personne ne le dit, mais il ne peut y avoir d’issue en Grèce qu’avec un pouvoir militaire."

Source : http://www.liberation.fr/politiques/01012393328-on-est-dans-l-imbecillite-politique-collective