dimanche 27 mai 2012

Claude Imbert : "la Grèce contemporaine illustre jusqu'à la caricature le mal du déficit permanent, ou l'art de vivre aux crochets d'autrui. Sous le cache-misère complaisant et coupable de l'euro, la Grèce aura poussé le vice à son paroxysme : fraude fiscale gigantesque, comptes publics trafiqués !"

Le Point - Publié le 17/05/2012 à 00:00

Le syndrome grec

Par Claude Imbert

La Grèce a inventé la démocratie. Et la déesse Europe que Zeus engrossa. Vestige délabré d'un passé légendaire, la Grèce d'aujourd'hui malmène la démocratie et l'Europe.

Son trésor mythologique incite encore à la fable. L'actuelle tragédie grecque enseigne le mal démocratique. Et la vulnérabilité d'un édifice bancal de 500 millions d'hommes. Athènes devient un théâtre à ciel ouvert qui met en scène les ressorts d'un plus vaste chambardement. Il en signe le prologue. Aux hommes (et à Zeus) d'en conjurer le cours !

"La Grèce est le seul exemple connu d'un pays vivant en pleine banqueroute depuis le jour de sa naissance. Tous les budgets, depuis le premier jusqu'au dernier, sont en déficit." C'est ce qu'écrit Edmond About en 1854 (1), vingt-quatre ans après l'indépendance d'un pays arraché à l'Empire ottoman. La France et l'Afghanistan s'enflammèrent alors pour cette croisade de liberté. Le prestige légendaire de la Grèce ralliait à la cause le lyrisme d'héritiers putatifs (Chateaubriand, Byron). Cent cinquante ans plus tard, une même ferveur politique conforta l'accession de la Grèce à l'Europe communautaire. Mais, de Platon et Périclès, nulle trace ! Seul héritier de l'antique Grèce, le tonneau des Danaïdes, antique parabole du panier percé...

Première leçon de la fable : la Grèce contemporaine illustre jusqu'à la caricature le mal du déficit permanent, ou l'art de vivre aux crochets d'autrui. Sous le cache-misère complaisant et coupable de l'euro, la Grèce aura poussé le vice à son paroxysme : fraude fiscale gigantesque, comptes publics trafiqués !

Elle n'est, dit-on, qu'une détestable exception. Et il est vrai, Dieu merci, qu'aucun pays de l'euroland n'aura sombré dans de telles escroqueries. Mais plusieurs pays du Sud européen - dont la France - se sont abandonnés à la pente glissante de l'endettement. Et le funeste exemple grec a le malheur d'attiser, chez les vertueux du Nord européen, une méfiance croissante pour les tricheurs du Sud.

Le contribuable allemand ne cesse d'agiter, dans sa presse et dans ses urnes, le spectre grec pour refuser de cracher au bassinet européen. L'addiction au déficit et ses nombreuses rechutes ont avili les promesses venues des pays où fleurissent à la fois la sieste et l'oranger. Injuste amalgame ? Peut-être ! Mais quand le vice s'exagère, la vertu aussi !

Deuxième leçon du contre-modèle grec : sa défaillance démocratique. Contre la tutelle financière des banques, du FMI, de l'Europe et des Etats prêteurs, la Grèce regimbe dans la colère. Son peuple berné, humilié, matraqué ouvre sa porte aux charlatans. La démocratie - victime de sa maladie de famille, la démagogie - recule devant les embardées populistes de l'extrême gauche et de l'extrême droite. Seul la retient au bord du gouffre le souvenir de sa récente dictature militaire.

Convenons, à nouveau, que ce contre-modèle n'instruit que par ses excès. Mais les "indignés" d'Athènes ne sont pas seuls dans toute l'Europe du Sud à verser dans d'aussi funestes ornières. En France, le barnum Mélenchon-Le Pen écrase déjà de son boucan l'avant-scène des prochaines législatives. Par bonheur, et là encore, la mémoire des désastres du fascisme et du communisme retient nos peuples de glisser fût-ce un pied vers leurs solutions expéditives.

Troisième leçon enfin de la tragédie grecque : la vulnérabilité d'une Europe inaboutie. Il aura suffi qu'un pays, avec un minuscule 2 % de la richesse continentale, défaille pour que se déglinguent l'euro et, derrière lui, l'Europe. Le syndrome grec dénonce l'absurdité d'un "machin" européen aux économies disparates et sans gouvernance réelle. Il dénonce le découplage croissant entre une Europe du Nord peu endettée, innovante, et une Europe du Sud minée par le clientélisme électoral, l'incurie des élites et le conservatisme d'un modèle social désormais intenable. Le Sud - France, Espagne, Italie, Grèce - implore une solidarité plus délectable, il va sans dire, pour celui qui reçoit que pour celui qui donne. Quant au Nord, entraîné par la locomotive Allemagne, s'il consent à secourir les réformateurs, il renâcle à financer les paniers percés.

Les cigales du Sud ont beau jeu de s'envelopper dans le nuage de l'indispensable croissance. Beau jeu de plaider que la survie de l'Europe commande aux fourmis du Nord de desserrer leur bourse. Que la santé politique d'un Sud menacé d'explosions sociales est à ce prix. Que, d'ailleurs, l'intérêt des producteurs et vendeurs allemands leur enjoint de financer les acheteurs décavés du Sud... Tout juste si, dans un mélange d'envie et de ressentiment, le Sud ne reproche pas au Nord de se bien porter.

Si le compromis l'emporte, comme on le souhaite, la sagesse et la dureté des temps le feront pencher du côté du Nord. Le Sud habillera le résultat de belles paroles. La rhétorique est un art grec.

1. La Grèce contemporaine, d'Edmond About.
Source : http://www.lepoint.fr/editos-du-point/claude-imbert/le-syndrome-grec-17-05-2012-1462320_68.php

Voir également : Claude Imbert : "La Turquie épanouie, la Grèce défoncée"

La fraude fiscale s'intensifie en Grèce

Fearing Eurozone Exit, More Greeks Stop Paying Taxes
By Andy Dabilis on May 23, 2012 in Economy, News, Politics

ATHENS – With anxiety mounting that Greece might vote for anti-austerity parties in the June 17 elections and be forced to leave the Eurozone of 17 countries using the euro as a currency, more Greeks – already legendary tax evaders – have stopped paying taxes. A senior Finance Ministry official on May 23 said that tax revenues have fallen 10 percent while two tax officials who declined to be named told Reuters that May revenues fell by 15-30 percent in tax offices away from the major cities and relative wealth centers of Athens and Thessaloniki.

“People are suspending some payments because we are in a pre-election period and also because of uncertainty stemming from a potential Greek euro exit,” said the official, who requested anonymity.


Greece is surviving on a first bailout of $152 billion from the European Union-International Monetary Fund-European Central Bank (EU-IMF-ECB) Troika and awaiting a second for $173 billion more, but the lenders are insisting on more of the austerity measures that have enraged Greeks. The Troika has warned the next government it must also make an additional $15 billion in cuts and adhere to reforms approved by a previous temporary government or the money pipeline could be shut off and Greece forced out of the Eurozone, return to the drachma and projections of a complete, overnight economic collapse. Without the next loan installments due in June, Greece will be unable to pay its workers and pensioners or bills and make its own loan payments to investors.

The full extent of Greece’s tax payment woes will become clear next month after about 250,000 of about 5.5 million tax returns due are completed, and early signs are that Greeks are slowing and ceasing payments. Latest official data showed Greece’s state budget revenues over the January-April period rose year-on-year to $20.3 billion, but fell short of a $20.9 billion target by some $600 million, due to lower than expected tax revenues in a contracting economy. The austerity measures have worsened a deep recession now in its fifth year, created 21.7 percent unemployment and led to the closing of 1,000 businesses a week.

A higher number of companies reporting losses has also hurt tax collection, the official said. Tax returns of small and medium-sized companies suggested about 60 percent were claiming losses for 2011, up from about 20 percent in 2010, said Abraam Panidis, head of Greece’s independent accountants’ union.

“People don’t have money to pay their taxes because of unemployment and recession,” said Panidis. “They are waiting until the last minute to collect the money they owe and then pay up.”

The falling tax receipts further complicate Greece’s efforts to lower its fiscal deficit to 7.3 percent of Gross Domestic Product this year from 9.3 percent in 2011. The revenue picture is even bleaker given the failure to go after tax evaders costing the country $72 billion. Earlier this year, nearly 200 were arrested, but none prosecuted, typical for Greece.

Greece is currently in the hands of a do-nothing caretaker government in charge until the elections. Still, temporary Finance Minister Giorgos Zanias said his main objective was to combat tax evasion and that he would personally contact all Greek tax office directors to press them to achieve revenue targets, a vow made by many previous Finance Ministers with few results.

“Right now, there is widespread tax evasion due to the fact that there is no government in place to enforce tax collection as foreseen in the bailout plan,” Panidis said.

(Sources: Reuters, Kathimerini)
Source : http://greece.greekreporter.com/2012/05/23/fearing-eurozone-exit-more-greeks-stop-paying-taxes/

CNN : "Grèce : pourquoi ne pas la laisser couler ?"

Greece: Why not let it sink?
By Tim Lister
May 11, 2012 -- Updated 0939 GMT (1739 HKT)

(CNN) -- Greece may have given us the word democracy and many of the principles of civil society. But now it is "the sick man of Europe," and the people of other European democracies are asking whether it's worth saving with billions more dollars of their money. Put crudely, their argument is this: So what if Greece slides ignominiously out of the eurozone?

Goodbye Greece...

In continental terms, Greece is peripheral. It doesn't sit on reservoirs of oil, and it relies on agriculture and tourism as money-earners. It accounts for just 5% of the European Union's economic output. With the Cold War long over, its strategic position on the edge of the Balkans is not as important as it was.

Second, critics question whether Greece has the will or capacity to stay within the eurozone. In last Sunday's elections, the main Greek parties -- those that had promised to swallow the medicine doled out by the European Union and International Monetary Fund -- were trounced at the polls. Thursday, a third political leader was invited to try to form a government. Greek commentators predict no stable coalition is likely -- and new elections probable, just as a further $15 billion of austerity measures are due.

Two weeks ago, the governor of Greece's Central Bank, George Provopoulos, warned that unless the country stayed the course, there could be "a disorderly regression, taking the country back several decades and eventually driving it out of the euro area and the European Union."

A majority of Greek -- some 70% -- tell pollsters they want the country to remain in the eurozone. But a substantial minority have just voted for parties that oppose what they see as austerity imposed by Berlin. They believe the medicine is actually making the situation worse. This year, the Central Bank forecasts the economy will shrink by 5%, after a 7% contraction last year. That means fewer jobs, less tax revenue and more difficulty meeting debt obligations.

Third, is the endless bailout smart economics? Or does it just perpetuate the crisis, as new debt replaces old? A confidential analysis by the IMF, European Central Bank and European Commission in February projected that Greek debt would still amount to 129% of GDP in 2020 and could be as high as 160%. The analysis, obtained by Reuters in February, estimated Greece would need some $175 billion in financing over the next two years.

Some argue that so long as Greece uses the euro as its currency, it will never become competitive. Research by investment bank Goldman Sachs concluded Greece needed a real depreciation in its exchange rate of a whopping 30% to restore competitiveness. Compare its situation to that of Iceland, which after a financial meltdown in 2008 thanks to its over-stretched banking sector, went cold turkey with a 40% devaluation of its currency and let bank creditors whistle in the wind. Now it's started growing again, albeit modestly.

U.S. economist Kenneth Rogoff has argued that Athens should be granted a sabbatical from the eurozone while remaining in the European Union, allowing it reintroduce the drachma at a deep discount to the euro and making its tourism industry wildly popular.

Hans-Werner Sim, head of German think tank Ifo, agrees. The money being showered on Greece to keep it in the eurozone would be better spent lubricating its departure, he says.

"The drachma will immediately depreciate, and the situation will stabilize very quickly. After a short thunderstorm, the sun will shine again," he told German magazine der Spiegel.


Fourth, beyond the discouraging arithmetic, some argue that the Greek state is too dysfunctional to cope with its massive obligations. Greece has a tax system that barely works, recalcitrant labor unions and extensive graft. The latest corruption league table from Transparency International ranks Greece as 80th - along with El Salvador.

"For decades the political elite, mired in corruption and rent-seeking, has followed the path of wasteful spending and patronage," wrote Kostas Bakoyannis, the mayor of Karpenisi, in the Wall Street Journal last month.


Greece hasn't privatized a single, state-owned industry despite repeated promises to do so. Its social fabric is fraying and it has a growing problem with political violence. Add to that, now, an unstable political order.

And finally, if Greece is unable to get its house in order and uncertainty persists, the dreaded contagion effect will rear its head again. It's a truism that markets hate uncertainty, and for the last year Greece has delivered it in weekly installments.

The never-ending melodrama could worsen the psychological climate for other "olive-belt" members of the eurozone. Negotiations on restructuring Greek sovereign debt have already left international investors wary of buying other south European debt. According to the Financial Times last month, investors have withdrawn $130 billion from Europe's sovereign bond markets over the past two years.

On the other hand...

The opposing argument is that a "disorderly default" or even a managed exit by Greece would have far-reaching consequences for Europe -- none of them good -- and misreads the Greek mood.

Pierpaolo Barbieri, Ernest May Fellow at the Harvard Kennedy School's Belfer Center, has written extensively about Europe's financial crisis.

"Greek voters have turned against the old duopoly of PASOK and New Democracy," he says, referring to the dominant parties of the past 30 years.

"They are tired of crisis. That doesn't mean they are against being part of the eurozone. They realize their savings would be wiped out if a devalued drachma took the place of the euro and that Greek banks would collapse. So it's important to separate the weakness of the existing political parties from the issue of the bailouts and the eurozone."

Second, there is no playbook for leaving the single currency, no rules governing expulsion. It was just never envisaged. A new Greek government, by persistently defaulting on debt repayments, might effectively vote itself out of the eurozone, but the process would be messy. Greek companies that take advantage of the single market would be badly affected.

"Any announcement of Greece's departure would wreck havoc in the markets. If Greeks elected someone who wanted to pursue this path, it would be impossible to get back in at a later date," Barbieri told CNN.

In addition, he says, there is no guarantee that excising Greece from the eurozone will relieve pressure on other members. It might simply refocus anxiety on the next most vulnerable state.

"If Greece were to fall out, what would that say to Portugal, Italy, Spain and Ireland? There would be a danger to the whole European construction, including the single market. The Germans often say "If the euro fails then Europe fails" -- and project Europe has been at the core of German foreign policy for half a century."

Italy, Spain and Portugal are in the middle of painful restructuring; just this week the Spanish government announced it would have to step in to rescue the country's third largest bank.

The worst-case scenario: that the whole concept of an "ever-closer union" toward which Europe has been striving will unwind, one state at a time.

"Europe will have difficulty forming a federation, if its first action is to jettison countries that are unable to make ends meet," wrote commentator Barbara Spinelli in the Italian newspaper la Repubblica.

Let them eat carrots

Is there a way to muddle through? Maybe. But it will require a tilt from "austerity" toward "growth" to persuade the Greeks that their suffering will not be endless.

The basic choice may remain bailout or bankruptcy, but the bailout can be sweetened, as a spokesman for EU Economics Commissioner Olli Rehn hinted Tuesday.

"We can do lots to assist Greece, and we are doing so. Our member states, our taxpayers in other European member states of the euro area, are providing this solidarity," he said.

Concrete action must follow, says Barbieri.

"Europe needs to show the Greeks that they have reason to hope by staying the course, that it won't just be pain and more pain. There have to be measures to help growth, such as European investment projects in infrastructure and help for small and medium businesses starved for funding, which can be achieved through the European Investment Bank. The ECB should continue to help Greek banks, so as to start lending again."

Next year, Angela Merkel will be seeking a third term as German chancellor. If she gets one, analysts say, she may have greater freedom to tilt toward growth.

"It would be a positive development if Francois Hollande [the newly elected French President] could hasten this development and create 'rewards' for reforming countries, so as to remind European electorates the monetary union is not a 'suicide pact,' says Barbieri.

It may be that even with a rancorous political atmosphere, mass unemployment and street protests, Greece is actually making progress. If (yes, it's a large if) the next round of public spending cuts goes through Greece get close to achieving what's called a primary balance, its revenue will pay for its spending. According to the Central Bank, the economy may finally stop shrinking in 2013.

But 2013 seems a long way off, and these are the first tentative steps toward convalescence. Anyone who has seen the movie "Monty Python and the Holy Grail" will recall what happened to the man who insisted he wasn't dead yet.
Source : http://edition.cnn.com/2012/05/10/world/europe/greece-why-care/index.html?iid=article_sidebar

Le Wall Street Journal : "Si la Grèce sort de la zone euro, incluez la Turquie"

    May 23, 2012, 7:38 AM

If Greece Exits Euro Zone, Add Turkey

By Kim Hjelmgaard

Here’s a heretical thought that wouldn’t go down well in Athens.

If Greece ends up leaving the euro zone, as the nonstop flow of “Grexit” rumors suggest might just happen, Turkey should take its place.


Now, there are all sorts of historical reasons—wars and outright hatred and whatnot—for why the Aegean neighborhood would not take kindly to such musical chairs.

But on paper, at least, it’s an attractive idea.

Europe, as we’re consistently told, needs more economic growth, not just this Teutonic hardline fiscal austerity stuff.

And Greece, as we all know, doesn’t have much of the growth factor.


In fact, the Organization for Economic Cooperation and Development said on Tuesday that Greece’s economy will be in hock to growth by just over 5% in 2012.

Turkey, on the other hand, has quite a lot of growth. A very China-looking amount in 2011 at 8.5%, actually.
Crisis defines Poland, Turkey appeal

That’s going to cool off somewhat in the next year or two, but it’s an expansion rate that you’d have to think that most of Europe would rub its collective hands in glee over.MarketWatch Special Report: The New Tigers

Turkey’s status as a Muslim-world power throws up some hurdles for the xenophobes in Berlin and Paris, admittedly, but they might be willing to overlook that once they realized that the average age in Turkey is hovering around the 28-and-change level, far below the European average.

Read the full post at MarketWatch.

In a separate video, watch Kim Hjelmgaard talks with Cem Sertoglu of venture capital firm Earlybird about the country’s prospects.
Source : http://blogs.wsj.com/eurocrisis/2012/05/23/if-greece-exits-euro-zone-add-turkey/

Thilo Sarrazin : "En acceptant de renflouer la Grèce, l'Allemagne a révélé sa prédisposition au chantage"

Le polémiste Thilo Sarrazin mène la charge contre l'euro

Par Patrick Saint-Paul

Mis à jour le 24/05/2012 à 22:05 | publié le 24/05/2012 à 21:47

L'ancien membre du directoire de la banque centrale allemande dénonce «le chantage à l'Holocauste» exercé sur Berlin par l'Union.

Thilo Sarrazin a encore frappé. Après s'en être pris aux immigrés et à la politique d'intégration allemande dans son précédent best-seller en 2010, l'ancien membre du directoire de la banque centrale allemande attaque la monnaie unique dans son dernier brûlot: L'Europe n'a pas besoin de l'euro. Contredisant la thèse d'Angela Merkel, selon laquelle «le projet européen s'effondre si l'euro échoue», et le consensus entre partis politiques allemands en faveur de l'euro, le polémiste flatte le courant eurosceptique de l'opinion allemande.

Dans son livre, à paraître lundi, Sarrazin, 67 ans, affirme que l'euro a apporté à l'Allemagne plus de risques financiers que de bénéfices économiques. Les avocats allemands de l'euro arguent que la monnaie unique a largement contribué à l'éclatante santé de l'économie alle­mande: il aurait rendu accessibles les produits germaniques, impayables avec un Deutsche Mark fort, dans l'eurozone, où l'Allemagne écoule 60 % de ses exportations. Sarrazin affirme au contraire que les échanges commerciaux de l'Alle­magne en dehors de la zone euro ont progressé plus rapidement qu'au sein de l'espace monétaire commun.

Sarrazin juge que l'établissement d'une union monétaire sans union politique était une folie. Si les autres membres de l'union monétaire sont incapables de respecter une discipline budgétaire germanique, alors ils devraient quitter l'euro, souligne-t-il. Si la culture de stabilité allemande ne s'impose pas dans la zone euro, ce serait alors à l'Allemagne d'envisager de la quitter. Surtout, il a déclenché un nouveau tollé en affirmant que son pays était l'otage de la zone euro et la victime d'un «chantage à l'Holocauste» le contraignant à financer les errements budgétaires de ses partenaires.
«Calcul méprisable»

L'ex-sénateur aux Finances social-démocrate de Berlin estime que l'on veut forcer l'Allemagne à accepter les prin­cipes d'«eurobonds», des emprunts communautaires européens, et de mutualisation des dettes pour prix de son passé nazi.
En acceptant de renflouer la Grèce, écrit-il, l'Allemagne a révélé sa «prédisposition au chantage». Quant aux partisans allemands des obligations européennes, «ils sont poussés par ce réflexe très allemand selon lequel nous ne pourrions finalement expier l'Holocauste et la Deuxième Guerre mondiale qu'une fois transférés en des mains européennes l'ensemble de nos intérêts et de notre argent».

Comme pour son précédent livre exposant ses thèses sur l'islam et la place des étrangers en Allemagne, vendu à 1,6 million d'exemplaires, Sarrazin s'est attiré les foudres de l'establishment politique. Ainsi, l'ancien ministre social-démocrate des Finances, Peer Steinbrück, a dénoncé ses «foutaises» face à lui dans un célèbre talk-show. L'actuel ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, estime qu'en développant «cette absurdité absolue», Sarrazin agit «soit parce qu'il en est convaincu, soit par calcul méprisable». «Il est pathétique qu'il se serve de l'Holocauste pour assurer la plus grande attention possible à ses thèses sur les euro-obligations», surenchérit l'écologiste Jürgen Trittin.

Cependant, de nombreux économistes allemands de renom, tout en condamnant le passage le plus polémique lié à l'Holocauste, souscrivent aux thèses développées par Sarrazin dans son essai. Ainsi, l'économiste Stefan Homburg juge que le livre «n'est pas un manuel de sauvetage de l'euro», mais «il présente un état des lieux exact». Thomas Mayer, économiste en chef de la Deutsche Bank, loue une «analyse économique minu­tieuse» et juge, comme Sarrazin, que les eurobonds «heurteraient les fondements démocratiques» des pays européens. Le rejet virulent de la classe politique traduit aussi une inquiétude profonde: que les Allemands finissent par en avoir définitivement ras-le-bol de financer le sauvetage des pays européens surendettés et qu'ils se détournent de la monnaie unique.
Source : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/05/24/20002-20120524ARTFIG00832-le-polemiste-thilo-sarrazin-mene-la-charge-contre-l-euro.php

Voir également : Seconde Guerre mondiale : les lourdes responsabilités de l'administration grecque dans la déportation des Juifs de Salonique et la spoliation de leurs biens

Costas Bakouris : "en tant que peuple, nous sommes un désastre !"

The Irish Times - Friday, April 27, 2012
Crisis reveals Greek society's corrupt underbelly

With 60% having paid a bribe in 2011, reform advocate Costas Bakouris faces a Herculean task, writes PETER MURTAGH

IN A country where so many people have difficult tasks to perform right now, the job Costas Bakouris has set himself is perhaps harder than most. He wants to convince the main political parties – and indeed a probable majority of the Greek people – that they must change their habits in fundamental ways.


“We are in the midst of a transformational period in Greece but we are also in the midst of a general election in which we want the parties to commit to a change that will destroy them,” he says.

Or at least end for all time the way they behave.

Over the past several decades, clientelism in Greek politics has transmuted into a widespread and deep culture of bribery that infects the delivery of almost all state services, and many private ones as well.


It began, many assert, during the 1980s when the late Andreas Papandreou, then prime minister and leader of Pasok, the Pan-Hellenic Socialist Party, brought in from the margins people who had been excluded from public life since the Greek civil war which followed the second World War, and during the years of the colonels’ dictatorship of 1967 to 1974.

In doing so, Papandreou saw the levers of power as a tool for implementing party policy. Getting things done meant having “his people” in place. Combined with a culture of clientelism, it was a short step in implementing such a policy for the state to be turned into an employment agency.

Use of power in such an absolute way inevitably bred corruption and the other main political party, New Democracy, was little better.


Sitting in his office in an apartment block in a fashionable part of central Athens, Bakouris, a former leading figure in Greek business, surveys the wreckage of his country and offers an explanation.

“As a country, we lost our values; as individuals, we are pretty good, us Greeks, pretty good at enterprise and making money, but as a people we are a disaster!” But like so many here who are involved in non-governmental organisations, think tanks or policy institutes, he is not wholly pessimistic.

“The crisis has done one good thing: it has made people think. There are a lot of people who now understand we have got to change. The citizens have matured, you know, much more than our politicians.”

Bakouris heads Transparency International Greece, an NGO that campaigns to remove corruption from public life and raise standards of accountability.
There’s an active branch in Ireland, but the task facing the organisation in Greece is vastly more challenging that anything presenting itself in tribunal-land.

Last month, the organisation published what might be described as its latest household survey – a sampling of some 12,000 individuals as to how corruption had affected on their daily lives. With comparative studies going back to 2007 against which to benchmark the 2011 results, the survey makes for depressing reading.

Just over 60 per cent of people said that in the previous 12 months they had paid a bribe to a public official.


Twenty five per cent said they refused and 14 per cent claimed to be “unclear” – whatever that means in the circumstances. In dealing with the private sector, almost 55 per cent said they had paid a bribe, 21 per cent said they refused and 24 per cent were “unclear”.

The outstanding area of life in which such corruption appears to be rampant is the medical profession – ordinary family doctors, consultants, hospital staff at almost every level and pharmacists. To obtain speedy treatment, 42 per cent of respondents say they were asked for a bribe in a public hospital (17 per cent in private hospitals). Some 13 per cent of people who went to doctors in the private sector say they too were asked for a bribe.

Other professions – lawyers, tax officials, vehicle inspectors, town planners, tradespeople, plumbers and engineers – also fared poorly.


The amounts sought varied, but have been fairly consistent since the survey began in 2007. In the public sector, the average bribe sought in 2011 was €1,399 (up from €1,313 in 2007). In the private sector, the figure for 2011 was €1,406 (down from €1,554 in 2007 – the private sector, even the corrupt private sector, is always more adept, it seems, at responding to market forces).

The organisation estimates that the cost of all this to the Greek economy is some €554 million a year. But the cost otherwise is much more serious – you end up with a deeply dysfunctional society.


“When you go to the doctor,” says Bakouris, “you start by having to give him a ‘present’, anything from €200 to €3,000. If you don’t have a driving licence, you just pay [the issuing official] €300 for one.”

The results of another recent survey, carried out at the prompting of the EU/ECB/IMF troika currently financing the Greek economy and overseeing implementation of reforms, found 250,000 people in receipt of a pension were in fact dead. But their families simply carried on drawing the money.

The sort of casual, endemic corruption that infects politics was on show recently when, in order to finance their election campaigns, the political parties voted through parliament levels of state funding for themselves.


The money was for the next four years but the amounts were based on the parties standings after the last election and not their current, eve-of-poll standing.

With this vote as collateral, they then borrowed the money from the banks.

“The money paid to politicians in Greece is seven times more per voter than is paid to German politicians,” notes Bakouris.


Asked if he is optimistic for the future, he says that a year ago he was a little, but now “I’m scared because the parties are behaving the way they are”.

TGI has asked all politicians running in the May 6th general election to agree to eight practical steps to tackling corruption.

They include banning parties using promised state funding as collateral for loans beyond the current fiscal year, greater disclosure of politicians’ assets and the exclusion of politicians from disclosure monitoring mechanisms, and an independent body for judicial appointments.

“If people have no social conscience and don’t have the right values, you cannot change where we are,” says Bakouris.


“To do that, you must have visionary leaders, not get-rich-quick people, but people who are honest and who value hard work.

“And people must understand there are consequences if you break the law.”

Tomorrow in Weekend Review, Peter Murtagh reports from Athens on the victims of the crisis in Greece – the homeless and the destitute
Source : http://www.irishtimes.com/newspaper/world/2012/0427/1224315234496.html

Voir également : Soupçonné de blanchiment d'argent et de corruption, l'ex-ministre de la Défense grec Akis Tzohatzopoulos a été arrêté

L'aveu de Georges Papandréou : la classe politique grecque est effectivement corrompue

Grèce : le Premier ministre George A. Papandreou admet publiquement que son pays est parasitaire

La Grèce est plus corrompue que la Turquie, la Macedoine et la Bulgarie selon le classement de Transparency International (2010)

Pourquoi la Grèce s'auto-détruit ? L'aveu d'un Grec

Des étudiants grecs témoignent, avec clairvoyance et honnêteté, de certains problèmes dans les mentalités grecques

Ce n'est pas nous qui le disons : un Franco-Grec témoigne

Israël dément l'allégation d'un responsable chypriote-grec

Israël dément vouloir déployer des troupes à Chypre

mercredi 23 mai 2012, par Chypre

Israël a démenti lundi des informations de la presse turque affirmant qu’il envisageait de déployer des troupes en République de Chypre pour protéger ses intérêts énergétiques dans la zone, sur fond de tensions avec la Turquie.

"Ces allégations sont dénuées de fondement et n’ont rien à voir avec la réalité", a précisé un communiqué du ministère israélien des Affaires étrangères retransmis par l’ambassade d’Israël à Ankara, ajoutant qu’Israël n’a pas et n’a jamais déployé de troupes en sol étranger.

L’agence de presse officielle turque Anatolie, citant un responsable chypriote-grec, a rapporté lors du week-end qu’Israël prévoyait de déployer 20.000 soldats dans le secteur chypriote-grec de Chypre pour assurer la sécurité de 30.000 ouvriers et techniciens Israéliens qui viendraient y travailler.

23-05-2012/AFP
Source : http://www.jforum.fr/actualites/article/israel-dement-vouloir-deployer-des

Une majorité d'Allemands contre les eurobonds et le maintien de la Grèce bêtement prônés par François Hollande

SECTEURS
Secteurs   Finance Marchés   Actualités
Une majorité d'Allemands contre les eurobonds et le maintien de la Grèce (sondage)

25/05 | 11:59

Une majorité d'Allemands se prononce contre les eurobonds qui permettraient aux Etats de la zone euro de lancer des emprunts communs sur les marchés, et contre un maintien de la Grèce dans la zone euro, selon un sondage publié vendredi.

Selon le Politbarometer réalisé pour la chaîne de télévision publique ZDF, 79% des personnes interrogées se déclarent opposées aux euro-obligations, suivant ainsi la ligne de la chancelière Angela Merkel qui a encore renouvelé son opposition à un tel projet lors d'un sommet informel de l'UE mercredi.
Seuls 14% se montrent favorables à ce projet voulu notamment par le président français François Hollande.
En outre, la défiance des Allemands vis-à-vis de la Grèce gagne encore du terrain: 60% d'entre eux sont contre son maintien dans la zone euro. En novembre, selon la même étude, ils étaient 49% à vouloir une sortie de la Grèce, en graves difficultés. Seuls 31% d'entre eux souhaitent qu'elle reste dans la zone.
La moitié des personnes interrogées voit d'ailleurs l'euro plutôt comme un désavantage pour l'Allemagne alors que 45% pensent au contraire que la monnaie unique européenne présente des avantages pour l'Allemagne.
L'étude a été réalisée entre les 22 et 24 mai auprès de 1.312 personnes en âge de voter et choisies au hasard. Elles ont été interrogées par téléphone.
Source : http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00445654-une-majorite-d-allemands-contre-les-eurobonds-et-le-maintien-de-la-grece-sondage-327310.php

dimanche 20 mai 2012

François Hollande exprime son attachement à la participation de la Grèce parasitaire à la zone euro

Grèce: "tout faire" pour l'€ (Hollande)
Reuters Publié le 18/05/2012 à 21:23

Il faut "tout faire" pour que la Grèce puisse rester dans la zone euro, a déclaré vendredi François Hollande lors d'une conférence de presse organisée à Washington après sa rencontre avec le Président américain Barack Obama.

"Cela suppose d'abord que les Grecs eux-même y consentent, c'est l'enjeu aussi des élections, et ensuite que l'Europe envoie des signaux vers la Grèce pour lui dire l'attachement que nous portons à sa participation à la zone euro", a-t-il déclaré.

Cette déclaration intervient alors que des informations de presse affirment que la Commission européenne et la Banque centrale européenne travaillent sur différents scénarios dans le cas où la Grèce devrait quitter la zone euro.

Les propos du président français interviennent aussi alors que le gouvernement allemand a catégoriquement démenti des propos prêtés par Athènes à la chancelière Angela Merkel sur l'idée d'un référendum en Grèce sur le maintien de ce pays dans la zone euro.
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/05/18/97002-20120518FILWWW00665-grece-tout-faire-pour-l-hollande.php

Commentaires : 

"laurent duthoit 1

a quel prix la grèce ne pourra pas rembourser beaucoup de français on déjà un genou à terre continuons comme ça et dans 6 mois le deuxième est à terre aussi depuis ce fameux euro le peuple c'est appauvrit contrairement à l'élite aucun changement à prévoir avec e ps ump et ps c'est tout pareil au même"

"crisscross

Allez on va encore claquer combien ? 1000 milliards encore et un troisième LTRO pour réparer les conneries des pays du SUD ? Ca n'a servit à rien! A rien de rien!

On a juste injecté des liquidités, le cac est passé de 3000 à 3500 points en trois mois juste pour spéculer un peu et nous revoilà retomber à 3000 5 mois plus tard avec des problèmes encore plus aigues car en janvier on se souciait moins de la grèce. Là on a la grèce et l'espagne! Bravo les gars , mais on est pas aux USA qui peuvent faire marcher la planche à billet avec des QE à gogos qui ne servent qu'à spéculer.

La vérité c'est qu'on arrête pas de déplacer , de décaler le problème mais ça nous pètera à la gueule comme les subprimes! A claquer du fric à tout va pour rien , un jour ou l'autre l'euro s'écroulera c'est inévitable car les Grecs ne VEULENT PAS faire les réformes, ils ne veulent pas c'est clair ? Ca fait 2 ans qu'ils essaient mais ça ne marche pas.Les français non plus d'ailleurs,pourvu que Moody's nous dégrade pour que l'OAT augmente enfin et qu'on fasse enfin les réformes nécessaires et douloureuses qui feront sauter Hollande!"

"Stekry

Tout faire pour faire quoi ??
Continuer à dépenser bien plus qu'elle ne le peut ??

Il y contradiction à dire qu'il faut moins d'austérité en Grèce et qu'il vaut mieux laisser un peu filer les déficits déjà colossaux et dire que la Grèce doit rester dans l'Euro....

On est mal on est mal...."

Vers une amélioration des relations israélo-turques ? Réception d'un émissaire d'Erdogan, retour de 4 drones réparés

Senior Erdogan envoy ‘visits Israel, meets PM’
Channel 10 says Turkey dispatched official to try to rebuild bilateral relations

By Times of Israel staff May 17, 2012, 9:09 pm
A senior Turkish envoy sent to Israel by Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan has been meeting with high-ranking officials, among them Prime Minister Benjamin Netanyahu, Channel 10 News reported Thursday.
According to the report, the official was sent to Israel by Erdogan in an attempt to normalize ties between Turkey and Israel, which have been strained since Operation Cast Lead in 2008.
In 2010, relations between the two countries took a turn for the worse following the death of eight Turkish nationals and one American of Turkish origin in the naval commando raid on the Turkish ship Mavi Marmara, which participated in a flotilla aimed at breaking Israel’s blockade of Gaza.

In the aftermath of the raid, Turkey demanded an official apology from the Israeli leadership. As Netanyahu firmly opposes issuing such an apology, claiming Israel acted in self-defense and within its legal rights, efforts to rehabilitate the previously warm ties between two countries have so far run aground.

However, according to Channel 10 News, this latest step by Erdogan — which could not be confirmed by the Prime Minister’s Office — indicates that Ankara is seeking to resume diplomatic ties with Jerusalem, a fellow US ally in the Middle East.

The report said Netanyahu still opposes any apology, but Defense Minister Ehud Barak and other ministers favor a more conciliatory line, because of a desire to rebuild ties to better deal with the threat posed by Iran.

In April, Turkey hosted international talks between Iran and six world powers centering on Tehran’s nuclear program.
Source : http://www.timesofisrael.com/channel-10-senior-erdogan-envoy-visits-israel/

Israel fixes, returns four aerial drones to Turkey in possible sign of warming ties
Failure to repair the Herons has been a bone of contention with Ankara for years

By Yifa Yaakov May 19, 2012, 9:32 pm
In another possible sign of a thaw in the icy relations between Israel and Turkey, Israel has fixed and returned to Turkey four of the five unmanned aerial Heron drones which were sent to Israel for repairs several years ago.
Ankara purchased the drones several years ago, signing a contract with the Israeli government which Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan accused Jerusalem of breaking when the Herons were not promptly fixed and returned to Turkey. “Are they even ethical?” Erdogan asked of Israel last September. “There can be problems amongst people and resentment; they can refrain from meeting with each other. All of this is possible, but when it comes to international agreements, there is an international trade ethic.”

According to a report in the Turkish Sabah daily on Saturday, however, the repair and maintenance work has now been performed on the Israeli-made drones, and they have quietly been returned to Ankara. The first was returned in April, and the other three were sent back a few days ago. A fifth is reportedly still undergoing repair.
On Thursday, Channel 10 News reported that a senior Turkish envoy had been sent to Israel by Erdogan to meet with high-ranking Israeli officials, among them Prime Minister Benjamin Netanyahu.

According to the report, the official was sent to Israel by Erdogan in an attempt to normalize ties between Turkey and Israel.

However, Ankara remains adamant that the full restoration of ties between the two countries is contingent on an Israeli apology for the deaths of eight Turkish nationals and an American of Turkish origin in the raid on the Turkish MV Mavi Marmara in May 2010. The Marmara participated in a flotilla aimed at breaking Israel’s blockade of Gaza.

Netanyahu opposes issuing such an apology, claiming Israel acted in self-defense and within its legal rights, but Defense Minister Ehud Barak and other ministers reportedly favor a more conciliatory line, because of a desire to rebuild ties to better deal with the threat posed by Iran.

Reports of a warming of ties over one “bird” — the Heron drone — come days after another bird underlined the dire state of Turkish-Israeli relations, and an apparent Turkish readiness to give credibility to even the most outlandish assertions of Israeli iniquity.

Turkish media last week reported that the authorities there were examining the carcass of a European bee-eater on suspicion that the bird was spying for Israel.

Of particular interest to the authorities, the media reports said, were the dead bird’s nostrils, one of which is larger than the other, leading to suspicions that Mossad surveillance equipment was implanted in the beak.

The big-nosed spy-bird saga began when a farmer found the dead Merops Apiaster, or European bee-eater, on his land and alerted authorities after noticing a band inscribed with the word “Israel” on the bird’s leg.

Ornithologist often attach tracking bands to the legs of birds in order to learn about their flight paths and migratory travels.

The Turkish Agriculture Ministry handed over the small corpse to Ankara’s security services for further investigation.
Source : http://www.timesofisrael.com/israel-reportedly-sends-fixed-herons-back-to-turkey/

Voir également : Mauvaise nouvelle pour Athènes : la coopération entre les aviations turque et israélienne a été réactivée

Mauvaise nouvelle pour Athènes : Israël renvoie deux drones Heron à la Turquie

Les organisations juives américaines condamnent le leader néo-nazi grec

US Jewish leaders condemn Greek politician’s Holocaust denial
Nikos Mihaloiakos of the Golden Dawn Party claims there were no crematoria or gas chambers at Auschwitz and that number of Holocaust victims ‘overestimated’

By Times of Israel staff May 19, 2012, 3:05 am

The Conference of Presidents, a body representing 51 major US Jewish organizations, on Thursday strongly condemned statements made by Greek Golden Dawn Party chairman Nikos Mihaloiakos in which the politician denied the Holocaust.

Conference of Presidents Chairman Richard B. Stone and CEO Malcolm Hoenlein were joined in their condemnation of Mihaloiakos’s statements, which were made on Greek television, by the Greek government and Jewish organizations in Greece.

According to a statement released by the two Jewish leaders, Mihaloiakos had claimed that there were no crematoria or gas chambers in Auschwitz and that the number of six million Jews murdered by the Nazis was an “overestimation.”

“The odious views of Mr. Mihaloiakos and his cohorts not only insult millions of Nazi victims, but are an affront to civilized people the world over,” said Stone and Hoenlein,
cautioning Greek voters not to grant power to such a politician. “His twisting of historical facts serves only to rekindle intolerance and incite hatred. We welcome the Greek government’s speedy and forceful condemnation and call on President Karolos Papoulias not to appoint any Golden Dawn members to any government posts, regardless of any future coalition agreements.”
Source : http://www.timesofisrael.com/us-jewish-leaders-condemn-greek-politicians-holocaust-denial/

Voir également : Consternation de la presse israélienne devant la percée électorale du parti néo-nazi grec

La majorité des policiers athéniens auraient voté pour le parti néo-nazi

Le Comité Juif Américain tire la sonnette d'alarme concernant la participation de l'extrême droite grecque fanatique à l'"union nationale"

Bild : les Juifs allemands inquiets et mécontents de l'entrée éventuelle du parti extrémiste LAOS dans le "gouvernement grec d'union nationale"

78 % des Allemands favorables à une suspension de l'aide à la Grèce

Die Welt: Germans want the suspension of aid to Greece
13 May 2012 | 17:48 | FOCUS News Agency
Home / European Union
Berlin. A large majority of Germans want an end to the payment of aid to Greece, Die Welt announced, citing a poll of Bild am Sonntag. Greek president, meanwhile, is fighting for the formation of the Greek government and to avoid new elections.
A large majority of 78% of Greeks declare that the financial aid for Greece to cease until they form a government that is bound by the terms of the bailout.

Only 18% of Germans want financial aid for Greece to continue.
Source : http://www.focus-fen.net/index.php?id=n277897

mercredi 16 mai 2012

Xénophobie anti-européenne au sein de la population grecque

L'Aube dorée, un parti xénophobe au Parlement grec

Par Alexia Kefalas

Mis à jour le 08/05/2012 à 15:23 | publié le 07/05/2012 à 20:26

En obtenant près de 7% des voix, Chryssi Avgi estime avoir reçu une consécration et compte remettre de l'ordre dans la vie politique grecque.

Il est 22h30, dimanche soir au siège du parti d'extrême droite Chryssi Avgi, «Aube dorée», près du centre d'Athènes. Les résultats des législatives sont en train de tomber. Dès les premières estimations, ce parti néonazi est assuré d'obtenir assez de voix pour entrer au Parlement. Une première dans l'histoire moderne de la Grèce.

Une nuée de journalistes attend les déclarations de Nikos Mihaloliakos, le leader de Chryssi Avgi. À son arrivée, des membres du parti demandent à la salle de se lever: «Le président arrive, debout en signe de respect, allez! Allez!» Toute la presse reste assise. Un affront pour les militants, qui dénoncent cette insolence, crient à la conspiration. «Veni, vidi, vici, je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu! Vous m'avez couvert de boue, vous m'avez diffamé, je vous ai vaincus. C'est une victoire sur le pouvoir tyrannique des médias, contre la junte des télévisions et des journaux qui me boycottent. Ce combat continuera, la nouvelle Aube dorée de l'hellénisme arrive, l'heure est venue pour les traîtres à la patrie d'avoir peur», hurle Nikos Mihaloliakos.

En obtenant près de 7% des voix, Chryssi Avgi estime avoir reçu une consécration et compte remettre de l'ordre dans la vie politique grecque. Le chaos et l'instabilité dans le pays alimentent son succès. «Nos élus s'en prendront à tous les responsables politiques grecs qui ont laissé les immigrés clandestins envahir le pays. La Grèce s'est laissée aller dans la corruption et le clientélisme. Quand vous appelez un policier pour déclarer un vol, il ne note même pas votre déposition tant il croule sous les appels. Je préfère demander de l'aide à Chryssi Avgi», explique Stelios, un électeur du mouvement d'extrême droite venu célébrer la victoire.
Méthode forte

À 38 ans, ce professeur de lettres a du mal à joindre les deux bouts et ne cache pas son espoir de voir les membres du parti faire le ménage au Parlement. «On leur reproche d'avoir le crâne rasé et de saluer comme Hitler, mais c'est complètement ridicule. Lever le bras droit était le salut des Grecs dans l'Antiquité! Mussolini et Hitler l'ont certes copié par la suite, mais c'est bien une tradition hellénique. On nous a tout volé depuis des siècles: notre culture, nos rites. Maintenant, les Européens et les Turcs veulent acheter nos plages et nos îles. Nous ne sommes pas à vendre et nous nous battrons», lâche-t-il.
La violence du groupe ne l'effraie pas: certes, ce sont des «hooligans», mais «ils veulent préserver le salut du pays et de la race». Les méthodes de Chryssi Avgi sont pourtant contestées par une partie de ses nouveaux électeurs. «Mais personne ne propose de meilleure solution pour que justice soit faite. Si envoyer un immigré à l'hôpital est une manière de le dissuader de rester, alors c'est bien. Au moins, ça lui servira de leçon», estime Stelios.

Ce parti plafonnait à 0,23 % des voix aux dernières législatives de 2009. Il a fait un bond spectaculaire en dénonçant l'absence de politique efficace pour lutter contre l'afflux d'immigrés. «Ils sont des centaines à arriver chaque jour en Grèce. Nous voulons réactiver les mines du nord du pays pour les dissuader de venir. C'est une méthode forte mais efficace», proclame Ilias Panagiotaros, député de Chryssi Avgi.

Hostiles aux plans européens de sauvetage économique, Ilias et son parti se disent prêts à une sortie de la Grèce de la zone euro, croyant à l'autosuffisance du pays. «Quand nous importons l'ail de Chine ou les tomates des Pays-Bas, on ne peut pas faire fonctionner l'économie. Nous avons tout ce qu'il nous faut ici pour nous en sortir», conclut Ilias Panagiotaros.

Au-delà du terreau favorable que lui offre la crise, Chryssi Avgi, passé des bastonnades de rue aux débats du Parlement, compte s'inspirer des méthodes de Marine Le Pen pour «décomplexer» ses nouveaux électeurs.
Source : http://www.lefigaro.fr/international/2012/05/07/01003-20120507ARTFIG00763-l-aube-doree-un-parti-xenophobe-au-parlement-grec.php

Voir également : Haine anti-européenne au sein de l'armée grecque

Oppression des minorités et irrédentisme : l'europhobie violente du nationalisme grec

Germanophobie et reductio ad hitlerum en Grèce : des sauvages brûlent encore le drapeau allemand (devant le Parlement grec)

Germanophobie en Grèce : des sauvages brûlent le drapeau des Allemands civilisés

Racisme anti-slaves en Grèce : des hooligans grecs attaquent des supporters croates au cours d'un match

Grèce : le principal syndicat policier menace les représentants de l'UE et du FMI

Ils ne peuvent pas s'empêcher de mentir : le parlementaire grec Simos Kedikoglou reproche à l'UE d'être responsable de la crise que traverse son pays 

Le ministre des Finances grec Evangelos Venizelos accuse l'UE : la Grèce aurait été utilisée comme un "bouc-émissaire", "soumise au chantage et humiliée"

mardi 15 mai 2012

La Grèce, poison de l'Europe

Le "poison grec" tétanise de nouveau l'Europe

LE MONDE | 10.05.2012 à 15h27 • Mis à jour le 10.05.2012 à 15h30

Par Claire Gatinois, Clément Lacombe et Philippe Ricard (à Bruxelles)

Jeudi 10 mai, la Grèce était toujours à la recherche d'un gouvernement. Quatre jours après les élections législatives, à l'issue desquelles le Parlement est sorti émietté et émaillé de partis extrêmes, Alexis Tsipras, leader de la gauche radicale, a échoué à former une coalition à même de diriger le pays. La tâche délicate - impossible, disent certains - échoit désormais à Evangélos Vénizélos chef du parti socialiste, le Pasok.

Le compte à rebours s'accélère. La tenue de nouvelles élections à la mi-juin semble désormais inévitable. Si tel est le cas, la colère du peuple, excédé par des plans d'austérité "barbares" imposés par les Européens et le Fonds monétaire international (FMI), sera-t-elle apaisée ? Peut-on donner de l'air au pays exsangue en dépit de son indiscipline ? Faut-il envisager sa sortie de l'union monétaire, voire de l'Union européenne ?

En Finlande et en Allemagne, on perd patience. "Si la Grèce veut rester, il n'y a pas de meilleure voie que celle que nous avons adoptée, on ne peut pas avoir l'un (le sauvetage financier) sans l'autre (les économies et les réformes) ", s'est agacé Wolfgang Schäuble, ministre des finances allemand. Une ligne dure, soutenue par Jörg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE) : "Il n'y a pas d'alternative au programme d'assainissement convenu.",

Bruxelles a, un temps, hésité à geler le versement de l'aide de 5,2 milliards d'euros prévue le 10 mai. Finalement 4,2 milliards seront déboursés mais 1 milliard reste en suspens. Il sera versé - ou pas - d'ici juin en fonction de la tournure des événements à Athènes... En cas de blocage politique persistant en Grèce, les Européens craignent le retrait du FMI du programme d'aide. "Des pays ont traîné les pieds avant de soutenir le second plan d'aide, ils pourraient mettre en avant le chaos politique pour plaider le désengagement du fonds", redoute un diplomate.

Autrement dit, une fois encore, l'une des plus petites économies de la zone euro - la Grèce représente 2 % de son produit intérieur brut (PIB) - concentre les angoisses. "La Grèce est un poison innoculé dans l'Union européenne qui occulte les vrais dossiers", se désole un ex-dirigeant européen très respecté.

Le spectre d'une sortie du pays de l'euro, hypothèse désormais abordée sans complexe par les plus orthodoxes, s'invitera de facto à l'agenda européen : le sommet du 23 mai devait parler de croissance ; il se penchera d'abord sur l'avenir de la Grèce dans l'union monétaire, prédit-on.

"Il faut garder son sang-froid", dit-on dans l'entourage d'un dirigeant à Bruxelles, où l'on s'agace de la moindre allusion au scénario d'une sortie d'Athènes de l'union monétaire : "Il n'y a aucune urgence financière. Il n'est pas malin de brandir la perspective d'une sortie de l'euro, au risque d'alimenter une rumeur aux effets psychologiques potentiellement dévastateurs."

Jusqu'ici, la zone euro a tout fait pour gérer le naufrage du pays. Mais, à ce stade, les dirigeants, démunis, en sont réduits à donner du temps au temps. "Il faut éviter d'interférer dans le jeu démocratique grec", plaide Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe.

L'idée est de laisser les pourparlers entre les différents partis aller à leur terme, puis d'attendre l'issue d'un nouveau scrutin. Sans fermer le dialogue, même avec les partis extrêmes qui ont fait campagne sur le rejet de l'austérité. Mais l'espoir s'étiole. "C'est l'impasse totale. Et si la Grèce sort de la zone euro, elle devra aussi sortir de l'Union européenne", prévient un ex-haut responsable de l'Union

La menace n'est pas inédite. Il y a six mois, lorsque le premier ministre Georges Papandréou envisageait un référendum pour obtenir l'aval de la population sur les conditions exigées en échange d'une seconde aide financière, le tabou d'une sortie du pays de l'union monétaire avait explosé. A l'époque, l'idée effrayait. Les banques de la zone euro, il est vrai, étaient gorgées de dette souveraine hellène. Mais depuis, le plan de restructuration de la dette grecque a permis d'effacer 100 milliards d'euros sur une créance de 350 milliards. Cette option, qui a soulagé modestement le pays, semble avoir fait disparaître la menace d'une implosion de tout le système financier européen. Il ne reste "que" 70 milliards d'euros de dette grecque entre les mains des créanciers privés. Certains s'interrogent donc sur la pertinence du maintien de ce "passager clandestin" dans l'euro.

CAS ATYPIQUE

A juste titre ? Les experts divergent. Pour les uns, l'effet de contagion aux autres "maillons faibles" de la zone euro comme le Portugal ou l'Irlande sera limité : le cas grec est assez atypique pour éviter de penser que d'autres pays pourraient suivre, disent-ils.

Mais il est difficile de prédire la psychologie des marchés souvent irrationnels et d'anticiper la réaction des populations. Paul Donovan, économiste chez UBS à Londres, craint une panique bancaire ("bank run") dans les pays fragiles comme le Portugal, l'Irlande et, pourquoi pas, l'Espagne, dès l'annonce d'une sortie de la Grèce de la zone euro.

L'enjeu du maintien de la Grèce dans l'union monétaire ne se résume pas à des considérations économiques mais aussi géopolitiques, prévient Jacques Delpla, membre du Conseil d'analyse économique. "Il faut se souvenir que la Grèce est aux frontières de la Turquie, proche de la Syrie, du Liban et d'Israël", prévient-il. Si on l'abandonne, "le pays deviendrait la "Somalie de l'Europe"".

Mais, à bien y réfléchir, le pays exsangue a peut-être tout intérêt à abandonner l'euro. A se défaire du joug de ses bailleurs de fonds et à reprendre sa liberté. "Dès 2010, je disais ne pas voir comment la Grèce pourrait se maintenir dans la zone euro. Sa sortie est inévitable", estime Jean-Jacques Rosa, professeur émérite à Sciences Po et auteur de "L'Euro : comment s'en débarrasser" (Grasset, 2011).

"Ce serait un choc énorme pour le pays, prévient Henri Sterdyniak, de l'OFCE. Il peut, soit leur permettre de rebondir, à l'image de l'Argentine (qui s'est déclarée en faillite fin 2001), soit de sombrer dans le chaos le plus total".

RETROUVER LA COMPÉTITIVITÉ

D'un point de vue purement théorique, la sortie de la Grèce de la zone euro peut revêtir certains avantages. En revenant à la drachme, le pays pourrait, enfin, dévaluer sa monnaie.
Cette option lui permettrait de rendre à sa main-d'oeuvre la compétitivité perdue au fil des ans. S'en suivrait un rebond des exportations à même de relancer au bout de quelques mois, quelques années peut-être, l'économie du pays.

Les partisans de cette solution prédisent aussi un afflux de touristes alléchés par les prix dérisoires des hôtels et des restaurants des îles grecques. "La chute des monnaies donnait un vertige hideux aux touristes", écrivait déjà Aragon dans Aurélien.

Un scénario qu'il faut très sévèrement nuancer, prévient Paul Donovan, économiste chez UBS à Londres. A ses yeux, "penser que dévaluer la monnaie grecque lui permettrait de relancer ses exportations est totalement faux". Pour une raison simple, explique-t-il : le pays n'a rien ou presque rien à exporter.

Aujourd'hui l'industrie grecque représente 18 % du PIB du pays. Mais une grande partie des produits fabriqués sont issus de l'agroalimentaire, comme l'huile d'olive.
En réduire le prix vis-à-vis de l'extérieur n'offrirait qu'un avantage modique, juge aussi Sylvain Broyer chez Natixis.

Ces experts soulignent aussi l'effet pervers d'une dévaluation. Avec une monnaie dépréciée, les Grecs verront leur pouvoir d'achat - 50 % des produits consommés viennent de l'étranger - s'écrouler, tandis que sévirait une inflation à deux chiffres : jusqu'à 30 % par an, selon M. Broyer.

Le choc pourrait certes être temporaire. Mais il reste la question de la dette du pays. Aujourd'hui libellée en euros, elle exploserait encore davantage si demain le pays devait adopter la drachme.

A moins de convertir les emprunts en monnaie nationale de façon autoritaire, ou de les répudier de façon unilatérale... L'option serait séduisante, si elle ne devait pas être suivie de mesures de rétorsion. En traitant ainsi ses créanciers, le pays deviendrait définitivement "la" bête noire des investisseurs du monde entier.

Les banques du pays, pour leur part, verraient leurs avoirs libellés en euros s'effondrer. Un genou à terre, le secteur financier devrait être recapitalisé alors que les caisses de l'Etat seraient vides.

Asphyxiée, isolée, la Grèce reviendrait ainsi à son point de départ. Ou presque.


Claire Gatinois, Clément Lacombe et Philippe Ricard (à Bruxelles)

Les échéances à venir

10 mai Quelque 4,2 milliards d'euros d'aide européenne et du FMI sont versés. L'enveloppe initiale était de 5,2 milliards. Le solde sera payé, ou pas, d'ici à juin.

18 mai Athènes doit rembourser 3,3 milliards d'euros d'emprunts détenus par la Banque centrale européenne. En mai, au total, la Grèce devra rembourser à ses créanciers 4,8 milliards d'euros.

Juin Quelque 31 milliards d'euros devaient être versés pour Athènes et ses banques. Ces aides seront gelées si Athènes n'adopte pas les mesures d'austérité prévues. Athènes ne pourra alors pas rembourser les 5 milliards de dettes arrivant à échéance en juillet et août.

Une crise interminable

4 octobre 2009 Le Parti socialiste grec de Georges Papandréou prend le pouvoir. La nouvelle équipe compulse les comptes et annonce que le déficit sera deux fois plus élevé qu'annoncé par le précédent gouvernement.

2 mai 2010 Athènes étant devenu incapable de se financer sur les marchés, les Européens et le Fonds monétaire international débloquent une aide de 110 milliards d'euros.
En échange sont imposées les premières mesures d'austérité d'une longue série.

21 juillet 2011 La zone euro jette les bases d'un deuxième plan d'aide à la Grèce, de 130 milliards d'euros au final. Les créanciers du pays - banques, assureurs... - renoncent à 21 % des sommes qui leur sont dues, un chiffre qui sera porté à 53,5 % en octobre.

31 octobre Sans consulter les autres pays, M. Papandréou annonce un référendum sur le second plan d'aide. Il renonce peu après et cède la place à un gouvernement transitoire de coalition.

6 mai 2012 Les électeurs plébiscitent les partis anti-austérité, aucune majorité ne semble pouvoir émerger au Parlement.
Source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/05/10/le-poison-grec-tetanise-de-nouveau-l-europe_1699246_3214.html

Les commentaires en-dessous :

"Claude DOUCET il y a 4 jours

Le peuple grec inventeur de la démocratie ? Inventeur d'un concept qui dans la pratique écartait du pouvoir les plus pauvres au profit d'une élite riche et esclavagiste. La démocratie grecque d'aujourd'hui ? Une table ouverte ou tout le monde consomme les maigres ressources d'un pays pauvre sans se soucier de son financement. Et quand la table est vide ? On demande aux voisins de la regarnir pour continuer comme avant. Terrible situation pour un peuple qui s'est suicidé à petit feu avec constanc"

"Archos il y a 4 jours

La question est de savoir s'il y a ou non en Grèce un État digne de ce nom. C'est à dire capable de s'appuyer sur une administration fiscale capable de faire rentrer l'impôt dû par chaque citoyen. Tout le reste est blabla. Et cette question vaut aussi bien pour chaque pays européen, à commencer par la France,qui devrait s'assurer de mesures contre l'évasion et la fraude fiscale massives qui sont devenues de fâcheuses habitudes."

"Xenos il y a 4 jours

La "finance prédatrice" !? Peut-on vous faire remarquer que la Grèce se bat pour continuer à emprunter tout en refusant de payer même les intérêts de ses emprunts précédents, tout cela sur fond de chantage à l'Europe. Je ne sais pas qui est prédateur dans ce cas, mais j'en ai une idée... En tous cas eux verraient bien la "finance prédatrice" continuer à payer à leur place."

"Tof il y a 4 jours

Il n'y a pas de solution pour la Grèce qui finira en faillite. Au passage, la France aura perdu plusieurs dizaines de milliards d'euros qu'elle ne récupèrera jamais. L'Euro a été une erreur et dès le début Philippe Séguin avait prédit ce qui aujourd'hui se réalise. M. Delors, dont Hollande est le fils spirituel, a mis le feu à l'Europe avec cette utopie mal fichue. Le pire risque est une destruction totale de la construction européenne."

"JEAN-CLAUDE MEYER il y a 5 jours

si la Grèce est un poison pour l'UE, celle-ci doit prendre des antidotes et vite. cela fait plusieurs années que l'UE et d'autres injectent des centaines de milliards d'€ dans les finances d'un pays en perdition et qui ne veut pas de réformes. on peut certes comprendre le petit peuple qui trinque à cause du comportement des castes privilégiées qui se sont goinfrées des subsides internationaux. mais il faut que cela cesse. quittez l'UE, messieurs les grecs, mettez votre pays en ordre, après voire"

"bof il y a 5 jours

Qu'on les laisse faire faillite,et que cela serve d'exemple.Lorsque les salaires ne seront tout simplement plus payés,les grecs comprendront qu'il est impossible de se passer des méchants FMI etc., si l'on a à la fois un déficit courant et un déficit budgétaire primaire négatif.Cela aussi permettra peut-être de calmer les économistes en herbe qui ne comprennent pas que quelqu'un qui paye les factures à autrui puisse en plus demander à ce dernier de faire en sorte que la situation s'améliore."

"DS il y a 4 jours

Mille fois raison ! Industrie à 18% du PIB, et encore sans la moindre valeur ajoutée, armateurs qui ne payent pas d'impôts depuis des siècles, sans parler de l'Eglise ; fonction publique comparable à l'armée nord-coréenne; à propos, armée pléthorique et dépenses militaires fantastiques depuis des années (Rappel : 2ème budget de l'OTAN derrière les USA ! ) La Grèce est une caricature de ce qu'est la mauvaise gestion d'un Etat pendant des années, sans que le peuple ne s'y intéresse. Thatsall !"

"Eme il y a 5 jours

Si la Grèce continue à nous bassiner, on peut s'attendre à ce que le FN ait de très beaux jours devant lui."

Der Spiegel : "Acropolis, Adieu ! Pourquoi la Grèce doit quitter l'euro"

Der Spiegel veut la sortie de la Grèce
Avec Reuters Mis à jour le 13/05/2012 à 16:47 | publié le 13/05/2012 à 16:40

"Acropolis, Adieu! Pourquoi la Grèce doit quitter l'euro", clame cette semaine la "une" du magazine allemand Der Spiegel, rejoignant le choeur des personnalités économiques et politiques allemandes qui se demandent si la sortie d'Athènes de la zone euro n'est pas la meilleure solution. Pour le Spiegel, le doute n'est même plus de mise.

"En dépit de notre scepticisme, nous avions défendu jusqu'ici le maintien de la Grèce dans la zone euro", explique l'éditorial de l'hebdomadaire. "Mais depuis les élections législatives (grecques) début mai, les obsevateurs du Spiegel ont changé d'avis." "Les Grecs n'ont jamais été mûrs pour l'union monétaire et ne le sont toujours pas aujourd'hui. Les tentatives de soutenir ce pays par des réformes ont échoué", ajoute le magazine.  "Il est clair que la sortie (de l'euro) est dans l'intérêt des Grecs (...) Seule une sortie de la Grèce de la zone euro donne une chance au pays, dans le long terme, de se remettre d'aplomb."

La sortie de la Grèce de la zone euro n'est plus un tabou depuis l'échec des tentatives de former un gouvernement d'union à Athènes à la suite des législatives du 6 mai. Un nouveau scrutin pourrait être organisé à la mi-juin. La Coalition de la gauche radicale (Syriza), hostile à l'austérité et favorable à un désengagement des plans d'aide, fait figure de favorite.
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/05/13/97002-20120513FILWWW00098--der-spiegel-veut-la-sortie-de-la-grece.php

Voir également : Le Spiegel : "L'enfant à problèmes de l'Europe est la Grèce"

La majorité des policiers athéniens auraient voté pour le parti néo-nazi

MONDE -
Publié le 14/05/2012
Mis à jour le 14/05/2012 à 12h50

Plus de la moitié des policiers grecs ont voté pour le parti néonazi

Les élections législatives du 6 mai dernier ont permis au parti néo-nazi grec, Chryssi Avghi (Aube Dorée), d’entrer au Parlement. Et selon une étude du prestigieux hebdomadaire To Vima, rapportée par l'agence de presse italienne Ansa, plus de la moitié des policiers grecs auraient voté pour eux. Dans certains bureaux de vote, le parti néo-nazi a obtenu 19 à 24% des voix.

L'étude, menée dans plusieurs circonscriptions d’Athènes, montre que 5.000 policiers de la ville ont donné leur voix à Chryssi Avghi. Les quartiers d’Agios Panteleimonas et de Kypseli, les bastions traditionnels du parti, ont atteint 15 à 18% des voix.

Selon l’étude, c'est entre les bureaux 806 et 816, proche d'un commissariat de police, que le parti néo-nazi a obtenu le plus de voix.
Atteignant 18,64% des voix dans le bureau de vote 813 et 23,77% dans le 816.

Dans les bureaux de vote proches de ceux-ci mais où les policiers ne votent pas, le vote en faveur de Chryssi Avghi n'a receuilli qu'entre 12 et 14% des voix.
Les quatre bureaux de vote proches du commissariat anti-émeute n'ont pas obtenu un nombre de voix record, puisque le parti néo-nazi a fait entre 13 à 19% des voix.

Comme le souligne To Vima, ces chiffres restent impressionnants, surtout quand on sait que dans d’autres bureaux de vote, également proche du commissariat anti-émeute, les votes en faveur de ce parti n'ont atteint que 7 à 10% des voix.

Selon les listes électorales, 550 à 700 personnes ont voté dans chacun de ces bureaux de vote, dont 20 à 30% policiers. Ce qui signifie selon l’hebdomadaire que 45 à 59% des policiers ont voté pour Chryssi Avghi.

Cette étude résonne d’autant plus que les violences policières contre les migrants sont en hausse dans le pays. Une vidéo montrant un migrant se faire tabasser par des policiers grecs, tournée dans le centre d’Athènes, et partagée sur les réseaux, n’a pas pour autant suscité de vive polémique. Dans L’Humanité, Régina Mantanika, militante associative, explique:

    «Les commissariats de l’Acropole et d’Agios Panteleimonas représentent un État dans l’État. Ils sont connus pour ne rien faire face aux attaques fascistes contre les migrants, quand ils ne les couvrent pas...»
Source : http://www.slate.fr/lien/54933/policiers-grecs-vote-neonazi

Voir également : Les milices ultra-nationalistes, racistes et conspirationnistes s'épanouissent en Grèce

vendredi 11 mai 2012

Une cadre du parti SYRIZA admet la responsabilité du PASOK et de la ND dans les politiques discriminatoires à l'encontre de la minorité turque de Thrace occidentale

Turkey and Greece have to go beyond stereotypes, says SYRIZA official

9 May 2012 / SELAHATTİN SEVİ / FATİH UĞUR , ATHENS
A senior official from the Greek party that was given a mandate to form the country’s new government has sent warm messages to Turkey, stating that Turkey and Greece have many common points to overcome the historical problems, which have became stereotypes.

“Turkey and Greece need to be partners. They have too much in common to risk a useless confrontation,” Rena Dourou, a member of the Coalition of the Radical Left (SYRIZA), told Today’s Zaman in an exclusive interview.

SYRIZA came in second in Sunday’s elections in Greece, with 16.7 percent and 52 seats.

Alexis Tsipras, the head of SYRIZA, received the mandate on Tuesday, a day after the election winner, conservative New Democracy (ND) leader Antonis Samaras, failed to gather enough support from other parties, particularly SYRIZA, to form a government. Tsipras, the 38-year-old leader who is opposed to the terms of Greece’s bailout agreements, will on Tuesday try to form a government after a general election produced a stalemate in parliament.

Dourou stated that SYRIZA has always been the political force trying to find ways to help create confidence between Turkey and Greece.

Dourou said that Turkey has to continue its democratic reforms and follow the path of candidacy to the EU. “Thanks to Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan who has gone a long way toward building a brand new political configuration, it is not a hazard that nowadays people in Egypt, Tunisia and Libya are dreaming of the Turkish model,” Dourou said.

Dourou underlined that Turkey is playing an active role in the Middle East, particularly in the Syrian crisis and the Israeli-Palestinian conflict.

Regarding the relations between Turkey and Greece, Dourou said that she recently read a book by Melek Fırat, a professor at Ankara University, about the relations between Greece and Turkey and the Cyprus problem. “I found very interesting the way the different historical narratives of the two establishments are defining our national interpretation. Knowing each other is always helpful. And nowadays is more urgent than ever!” Dourou said.

When asked about SYRIZA’s policy on solving the problems of Turkish minorities in Greece, who supported the party in Sunday’s elections, Dourou replied that their party had a clear policy concerning the matter of minorities. “Minorities’ problems must be solved by state services on the basis of equality of rights, without any kind of discrimination. We [SYRIZA] are very well aware of the fact that during the economic crisis, there has been a tendency to marginalize the problems of minorities, even the minorities themselves. In that way, the members of the minorities are becoming the victims of the economic crisis and this is, according to us, highly unacceptable. We are against it, and we will fight for that not to happen. The crisis must not be the pretext for discriminatory policies against minorities. It is highly unjust, undemocratic and unfair,” Dourou said.

Dourou added that two parties, the Panhellenic Socialist Movement (PASOK) and the ND, have huge responsibilities because Turkish minorities became the victims of their discriminatory policies. “SYRIZA has always been the responsible political force that wants to guarantee the rights of minorities, especially during these very difficult times,” Dourou said.
Source : http://www.todayszaman.com/news-279910-turkey-and-greece-have-to-go-beyond-stereotypes-says-syriza-official.html

Voir également : La politique discriminante et restrictive de l'Etat grec à l'encontre des musulmans de Thrace occidentale

La politique de brimades de l'administration grecque à l'encontre de la minorité turque de Thrace occidentale

Le sort des Turcs tombés à la merci des Grecs

Le traitement historiographique de la question de la violence contre les minorités en Grèce

Quand est-ce que l'Etat grec va reconnaître l'identité ethnique des minorités habitant son territoire ?
 
L'oppression religieuse en Grèce

Oppression des minorités et irrédentisme : l'europhobie violente du nationalisme grec

mercredi 9 mai 2012

Consternation de la presse israélienne devant la percée électorale du parti néo-nazi grec

    Published 10:56 07.05.12
    Latest update 10:56 07.05.12

Greece sinks into the abyss, while neo-Nazis are celebrating
The neo-Nazi party won popular support in a way similar to how Hamas won popular support in Gaza and the Muslim Brotherhood is winning in Egypt: by filling a void that the government didn't.

By Sabby Mionis

Greeks went to the polls Sunday guided by fear, anger and insecurity. The result is a monstrosity that will lead to more fear, more anger and more insecurity.


The results of the Greek elections surprised everyone. The two traditionally large parties, New Democracy and Pasok, who have shared power since 1974, following a seven year dictatorship, struggled to get a mere combined total of 34% of the vote. This is a staggering failure for two parties who used to share about 85% of the vote. Greeks punished both mainstream parties who governed Greece for 38 years and are largely responsible for its financial collapse.

This was not the only surprise. The leftist party SYRIZA, which opposes the austerity measures, and organized strikes and demonstrations over the past two years, won a close second place with 17% of the vote, up from 4% in the 2009 elections. Its leader, Alexis Tsipras, a young populist who has never held a job and barely speaks English, is in favor of Greece playing hardball with its lenders by threatening not to repay its loans. This would be a dangerous gamble for a country that can't pay salaries and pensions at the end of the month without the support of the same lenders Mr. Tsipras is threatening.

A far more worrying surprise was the incredibly strong performance of the neo-Nazi party, Chrysi Avgi (Golden Dawn). Although the polls have been showing Golden Dawn entering Parliament by crossing the required 3% threshold, the 7% it won in Sunday's election has shocked the country's political system and most of the Greek people, who do not subscribe to its neo-Nazi ideology.

Golden Dawn won popular support in a way similar to how Hamas won popular support in Gaza and the Muslim Brotherhood is winning popular support in Egypt: by filling a void that the government didn't. They have been offering "security services" to Greeks living in neighborhoods heavily populated by illegal immigrants, where crime has gotten out of control. With its group of thugs, Golden Dawn escorts the elderly to ATM machines and violently attacks immigrants, legal or illegal.

It is not certain that everyone who voted for Golden Dawn fully grasped its agenda. The Greek people are not neo-Nazis, and it would be unfair to characterize them as such. Golden Dawn’s leader, Nikos Mihaloliakos, gave a triumphant and Hitleresque speech Sunday which shocked Greeks – and the international media. He thanked his black shirt-wearing thugs and vowed to continue the struggle inside and "outside" the Parliament. "Those who betray this country – it's time for them to be afraid. We are coming," he said. Let's hope that "outside the Parliament" does not mean they will expand their violence against immigrants.

Apart from Pasok, the socialist party that paid the price for its gross mismanagement of the financial crisis, the big loser of yesterday's election is Andonis Samaras, the leader of the mainstream right-wing party New Democracy.

Samaras tried to tap the growing trend towards the extreme right, by recruiting extreme rightists into his party himself. Adonis Georgiadis, a populist anti-Semite and Makis Voridis, a former minister, joined Samaras' party a couple of months ago, after jumping ship from LAOS, a populist, nationalistic party founded by a politician known for his anti-Semitic views, George Karatzaferis.

This move probably cost LAOS its place in Parliament, but Voridis’ presence has transformed the once-mainstream New Democracy into an extreme right-wing party, alienating many of its traditional supporters.

Voridis has a long history of founding fascist groups with neo-Nazi leanings, but has used his extensive family connections, the support of parts of the media, his charisma in front of the camera and his debating skills to cleanse his past and hide his present.

Samaras gamble on co-opting the extreme right failed miserably, but it has been a windfall for the far-right: his two neo-Nazis have probably been re-elected, adding two MPs to the 21 or 22 fascist MPs of Golden Dawn.

It is highly unlikely that a stable government can be formed anytime soon. The only possible coalition would be one of New Democracy, Pasok and Democratic Left, which won around 6% of the vote.

The most likely outcome will be a re-election in a month's time, according to the Greek constitution. If the three small liberal parties that together won 6.5% of the vote - but didn't make the 3% threshold separately - join forces, there is a good chance that the next round of elections will lead to a viable coalition government. These small parties share similar ideas for a smaller state, austerity measures and rapid privatizations.

But for now, Greece seems to be lost in the abyss.

Sabby Mionis was born in Athens and moved to Israel in 2006. Founder of Capital Management Advisors and active in Greek business life, he is a former president of Keren Hayesod (the United Israel Appeal) in Athens and now serves as on the UIA Executive and is co-founder of the Israel Center for Better Childhood.
Source : http://www.haaretz.com/opinion/greece-sinks-into-the-abyss-while-neo-nazis-are-celebrating-1.428669

Voir également : L'antisémitisme sanglant des nationalistes grecs

Les Grecs et l'accusation antisémite du crime rituel

L'oppression des Juifs de Salonique par l'Etat grec

Seconde Guerre mondiale : les lourdes responsabilités de l'administration grecque dans la déportation des Juifs de Salonique et la spoliation de leurs biens

Le nettoyage ethnique, principe fondateur du stato-nationalisme grec

Au total, l'extrême droite ultra-nationaliste fait environ 10 % des voix en Grèce

07.05.2012
Elections législatives en Grèce.

Grèce. Le LAOS obtient 2,9 % des voix et ne siégera plus au Parlement. (Pour siéger au Parlement, un parti doit obtenir 3 %). Les ultranationalistes de l’Aube dorée entrent au Parlement avec 6,97 % et 21 députés. Le Parti conservateur et le Parti socialiste obtiennent ensemble 149 députés sur 300.
Source : http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2012/05/06/elections-legislatives-en-grece.html

Une spécificité grecque : le néo-nazisme germanophobe (sic)

Grèce : qui sont les néonazis du parti "Aube dorée" ?

Le Monde.fr | 05.05.2012 à 13h40 • Mis à jour le 08.05.2012 à 18h24

Par Flora Genoux

Eclipsées par l'actualité politique française, les élections législatives anticipées grecques ont pourtant fait l'effet d'un séisme politique : dans un pays où près d'un jeune sur deux est au chômage, où la cure d'austérité imposée est sans précédent, les deux grands partis historiques, le Pasok et Nouvelle Démocratie ne sont pas parvenus à recueillir les 37 % nécessaires pour obtenir une majorité de sièges au Parlement. Et, surtout, un petit parti néonazi, "Aube dorée", a fait son entrée au Parlement. Une première, depuis la chute de la dictature et le retour à la démocratie, en 1974.

"Chrisi avgi", ou "Aube dorée", a longtemps été considéré comme un groupuscule néonazi marginal. Créé dans les années 1980, ce parti, ostensiblement hostile aux immigrés, critique la politique d'austérité et dénonce la "domination" de l'Allemagne en Europe.


Sur son site Internet, on peut lire les grandes lignes de son programme : nationalisation des banques ayant reçu une aide de l'Etat, réexamen de la dette, arrestation immédiate et expulsion de tous les immigrés illégaux, surveillance spéciale des frontières grecques avec les forces spéciales de l'armée et mise en place de mines antipersonnel. "C'est un parti fascisant qui exprime les tendances les plus extrêmes", résume Georges Prevelakis, professeur de géopolitique spécialiste de la Grèce.

Il se distingue en cela d'un autre parti d'extrême droite historique, LAOS, parti électoral classique qui a participé au gouvernement de coalition, décevant ses partisans et nourrissant les transfuges de voix vers Aube dorée.

Au cœur de l'identité du parti néonazi : la rhétorique anti-immigration et xénophobe. "La Grèce aux Grecs", annonce une de leurs affiches. Le parti multiplie les références néonazies. En 2010, son leader avait obtenu un siège au conseil de la ville lors des élections municipales à Athènes. Il est filmé en 2011, en train de faire le salut nazi en plein conseil municipal, comme ses partisans lors des meetings. "Aube dorée est organisé en escadrons qui se spécialisent dans les attaques physiques d'immigrés et de militants de gauche", explique Sthatis Kouvelakis, professeur de philosophie politique au King's College, à Londres. Le 23 mai, deux personnes proches du parti doivent être jugées pour des agressions à l'arme blanche contre des immigrés.

"DE MÈCHE AVEC LA POLICE"

Le parti capitalise sur la crise économique, "le traumatisme, l'humiliation et le sentiment d'exaspération nationale", poursuit le chercheur. Dans ce contexte, les immigrés deviennent une cible. "Tous les jours, je vois des habitants qui insultent les immigrés, leur disant qu'il faut quitter la Grèce, qu'il n'y a pas de travail pour eux", témoigne Amarylis Logothetis, doctorante en histoire contemporaine, qui réside dans un quartier populaire d'Athènes. "Armés de barres de fer, les militants d'Aube dorée imposent leur loi dans certains quartiers d'Athènes où il y a une forte concentration d'immigrés, (...) ils sont de mèche avec la police", considère Stathis Kouvelakis.

"En Grèce, on compte 9 millions de nationaux et 1,4 million d'étrangers, légaux et illégaux, cela dans un pays où rien n'est fait pour l'accueil de ces gens piégés sur place, c'est une véritable cocotte-minute", analyse le professeur. "La Grèce était la porte d'entrée en Europe pour neuf immigrants sur dix en 2010", souligne Athens News. Athènes a d'ailleurs commencé à construire une clôture en fil barbelé pour endiguer l'immigration illégale à sa frontière avec la Turquie, rapporte Euranet, qui précise que "l'année dernière, cinquante-cinq mille migrants ont été arrêtés en Grèce après avoir traversé l'Evros, soit huit mille de plus qu'en 2010".

Lors d'une campagne marquée par l'absence sur le terrain des deux grands partis, Aube dorée a su s'imposer auprès des habitants. "C'est une stratégie d'encadrement assez classique des populations fragiles", estime Georges Prevelakis. "Dans les quartiers où il y a de nombreux immigrés et une perception de criminalité, ils proposent leurs services aux personnes âgées, les accompagnant à la banque par exemple", poursuit le spécialiste. "Dans les quartiers populaires d'Athènes, Aube dorée s'est doucement construit l'image d'un groupe chaleureux, sur lequel on peut compter parmi les Grecs durement touchés par la crise que le gouvernement n'a pas aidés", analyse Athens News.

ÉCLATEMENT DU PAYSAGE POLITIQUE GREC

Alors que la Grèce subit sa période de récession la plus violente depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le thème de l'immigration irrigue tous les partis, devançant les questions économiques. "Le parti socialiste Pasok et le parti conservateur Nouvelle démocratie [ont mené] des campagnes xénophobes", considère la journaliste de Kathimerini Xenia Kounalaki sur le Spiegel Online, rappelant la volonté du parti conservateur d'abroger le droit du sol et les récentes déclarations d'un ministre du Pasok annonçant des "opérations de nettoyage". A quelques jours des élections, un centre de détention pour étrangers a été ouvert près d'Athènes, créant la polémique.

Dans ce contexte, la montée d'Aube dorée témoigne de l'éclatement du paysage politique grec. Vainqueur des élections de 2009 avec 44 % des voix, le Pasok sort du scrutin laminé, avec un score compris entre 14 et 17 %, contre 43,9 % en 2009. Avec Nouvelle Démocratie, il paie la politique d'austérité menée dans le pays depuis deux ans sous la pression des bailleurs de fonds internationaux.

Nuancé, George Prevelakis estime qu'Aube dorée ne peut "pas durer très longtemps". "Le parti peut gagner des voix en s'en prenant aux étrangers, mais quand il devra s'exprimer au Parlement ou lors d'émissions télévisées, on découvrira sa faiblesse." Pour Stathis Kouvelakis en revanche, le pays vit une "situation cauchemardesque". "On peut voir que la Grèce ressemble de plus en plus à la République de Weimar", alerte le chercheur, qui craint une "droitisation" de la vie politique grecque avec le glissement vers un discours de plus en plus hostile aux immigrés.

Dans l'immédiat, l'entrée du petit parti néonazi risque de désorganiser la vie politique grecque. "Cela peut entraîner la gauche parlementaire dans des luttes internes sans précédent (...) et peut gêner le calendrier politique, à un moment où la Grèce ne peut pas se le permettre", prédit George Georgakopoulos, journaliste de Kathimerini.

Flora Genoux
Source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/05/05/grece-pourquoi-un-parti-neonazi-pourrait-entrer-au-parlement_1695987_3214.html

Nikolaos Michaloliakos, leader de l'"Aube Dorée" :



Voir également : Les milices ultra-nationalistes, racistes et conspirationnistes s'épanouissent en Grèce

Des Grecs attaquent sauvagement des immigrés isolés, dont une femme afghane et ses enfants

Allemagne : un Grec victime d'un groupe de néo-nazis

Allemagne : rejet des Grecs et Italiens par les nationalistes allemands

Le Comité Juif Américain tire la sonnette d'alarme concernant la participation de l'extrême droite grecque fanatique à l'"union nationale"

Bild : les Juifs allemands inquiets et mécontents de l'entrée éventuelle du parti extrémiste LAOS dans le "gouvernement grec d'union nationale"

Germanophobie et reductio ad hitlerum en Grèce : des sauvages brûlent encore le drapeau allemand (devant le Parlement grec)

Germanophobie en Grèce : des sauvages brûlent le drapeau des Allemands civilisés

Nikolaos Salavrakos (parti ultra-nationaliste grec LAOS) ose réclamer des réparations à l'Allemagne