mardi 6 août 2013

François Hollande insulte les Macédoniens et prend de facto le parti des Grecs

François Hollande invente la République de "Macédonie"

Le Monde.fr | 29.07.2013 à 12h51 • Mis à jour le 29.07.2013 à 13h29

Durée : 00:20  |  Images : Elysée.fr

Consultez la chaîne Vidéos

Lors d'un déplacement à Ljubljana, en Slovénie, François Hollande a évoqué "l'ancienne République yougoslave de Macédonie", au lieu de la Macédoine.

C'est la troisième fois que le chef de l'Etat commet quelques erreurs d'ordre géographique. Le 4 juillet, à Tunis, alors qu'il était interrogé sur la situation en Egypte il avait répondu : "La France a pris acte de la situation en Tunisie." Avant de tenter de rattraper son erreur.
Autre lapsus quelques semaines auparavant : en visite au Japon, il avait évoqué le "peuple chinois" à la place du peuple japonais.
Le Monde.fr
Source : http://www.lemonde.fr/politique/video/2013/07/29/francois-hollande-invente-la-republique-de-macedonie_3454970_823448.html

La France propose d’aider la Macédoine à trouver un nom

François Hollande a proposé l’aide de la France pour régler le conflit entre la Macédoine et la Grèce, qui refuse de reconnaître le nom de cette ancienne république yougoslave.


28/7/13

Le différend bloque l’adhésion de la Macédoine à l’Otan et à l’UE.

C’est un conflit qui dure depuis 1991 et l’indépendance de la République de Macédoine. Ou plutôt de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine. Car ce petit État de 2 millions d’habitants ne porte pas le nom qu’il souhaite. Revendiquant l’héritage antique, et notamment la figure d’Alexandre le Grand, qui a eu une existence à la fois grecque et macédonienne, le pays a choisi dès l’indépendance de s’appeler République de Macédoine. Une décision à laquelle la Grèce s’est toujours opposée, empêchant l’adhésion du pays à l’Otan et à l’UE.

Jeudi 25 juillet, François Hollande a proposé l’aide de la France pour régler ce conflit de plus de vingt ans. Mettant en avant « la qualité des relations » entre la France et la Grèce, le président de la République a indiqué que la France était « disposée à chercher une solution ».
Il participait alors en Slovénie à un sommet historique des Balkans occidentaux, qui réunissait les sept pays de l’ex-Yougoslavie et l’Albanie. « La question du nom bloque pour l’instant le processus [d’adhésion à l’Otan et à l’UE] et c’est vrai que nous ne pouvons pas en rester là », a déclaré François Hollande au cours d’une conférence de presse commune avec le président slovène Borut Pahor.
Veto grec à l’entrée dans l’Otan

En 1993, la Macédoine est admise à l’ONU sous le nom d’Ancienne république yougoslave de Macédoine. Mais le pays souhaite utiliser le nom qu’elle portait lorsqu’elle était une entité fédérée de la Yougoslavie : la république socialiste de Macédoine, en supprimant simplement le mot « socialiste ». Problème, une région de Grèce porte le nom de Macédoine, au nord du pays, et le pays considère aussi être l’héritier d’Alexandre le Grand. En 1995, les deux pays normaliseront leurs relations par un accord intérimaire qui ne règle pas la question du nom. Depuis, et malgré les tentatives internationales de règlement, aucun des noms successivement proposés n’a pu obtenir un consensus.

Au point que, en 2008, la Grèce met son veto à l’entrée de la Macédoine dans l’Otan. C’est la première fois que l’entrée d’un pays est refusée à ce stade du processus d’adhésion. C’est un véritable choc pour les Macédoniens. À cette époque, le pays est dirigé par le premier ministre Nikola Gruevski, qui renforce les références à l’Antiquité. Il érige des statues de style antique, renomme l’aéroport de Skopje « Alexandre le Grand »…
Perspective d’adhésion à l’UE

La Grèce avait alors assoupli sa position, et acceptait la présence du mot « Macédoine » dans le nom du pays. Plusieurs propositions étaient sur la table : République de Haute Macédoine, République de Macédoine du Nord, République indépendante de Macédoine, République démocratique de Macédoine, République de Nouvelle Macédoine… Mais toutes sont rejetées par Nikola Gruevski, qui dirige toujours le pays.

La France, en proposant ses bons offices, espère régler le conflit, dans une région, les Balkans, où les questions identitaires sont particulièrement sensibles. Un règlement qui ouvrirait la voie de la Macédoine à l’adhésion à l’UE et à l’Otan.

Rémy Pigaglio
Source : http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/La-France-propose-d-aider-la-Macedoine-a-trouver-un-nom-2013-07-28-991861