jeudi 28 novembre 2013

L'OCDE infirme les prévisions du gouvernement grec : la Grèce restera en récession en 2014

"OCDE: la Grèce en récession en 2014

 ECONOMIE Flash Eco

    Par Lefigaro.fr avec AFP
    Mis à jour le 27/11/2013 à 15:07
    Publié le 27/11/2013 à 15:01

La Grèce restera en récession en 2014 pour la septième année consécutive et aura probablement besoin d'une nouvelle aide financière, a annoncé mercredi l'OCDE, contredisant le gouvernement grec qui prévoit un retour à la croissance.
Selon une étude sur les perspectives économiques en Grèce, l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) prévoit que l'économie du pays va se contracter de 0,4 % l'an prochain.

"Si les risques macroéconomiques négatifs se confirment (...) il faudra réfléchir sérieusement à une nouvelle aide pour garantir la soutenabilité de la dette", estime par ailleurs l'OCDE.
Le gouvernement grec a présenté la semaine dernière au Parlement un projet de budget qui prévoit une croissance de 0,6 % en 2014, après une contraction de 4 % en 2013.
Mais ce budget a été élaboré sans qu'un accord ait été obtenu entre le gouvernement et la troïka des bailleurs de fonds internationaux (UE, BCE et FMI) sur les comptes et réformes engagées en échange des plans d'aide financière à la Grèce."

Source : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/11/27/97002-20131127FILWWW00357-ocde-la-grece-en-recession-en-2014.php

mardi 26 novembre 2013

"F—king Psycho" : l'avis de Sarkozy sur Papandréou (selon Zapatero)

Sarkozy Called Papandreou “F—king Psycho!”
By Andy Dabilis on November 26, 2013 in News, Politics

Enraged that then-Greek Prime Minister George Papandreou in 2011 said he would call a referendum and let Greeks decide whether to accept harsh terms of a second international bailout – which could have pushed Greece out of the Eurozone – then-French President Nicolas Sarkozy said his colleague was “f–king psycho!” according to a book by former Spanish Prime Minister Jose Luis Rodriguez Zapatero.
The outburst came as European Union leaders were exasperated that Papandreou, under rising protests and riots over tough austerity measures he was imposing on the orders of the Troika of the European Union-International Monetary Fund-European Central Bank (EU-IMF-ECB), was going to let Greeks decide their own fate even though if they rejected the terms of a second bailout it would have forced Greece to abandon the euro.

That, said Sarkozy and German Chancellor Angela Merkel, could have brought down the 17-member Eurozone and Sarkozy was furious that Papandreou put the EU in a predicament. In his book The Dilemma, Zapatero, who served from 2004-11, said the feisty former French leader put his leg on a chair during a meeting of EU leaders and almost jumped on a table as he continued a tirade against Papandreou, repeatedly calling him an “a–hole.”

At the time in late 2011, it was also reported that Sarkozy told U.S. President Barack Obama that Papandreou was undermining the Eurozone. “Crazy Papandreou comes up with his referendum,” Sarkozy allegedly told Obama. “It’s because he is depressed, so there’s no point giving him a hard time about it. He’s already on his knees. Knockout.”

As it turned out, Sarkozy was right about Papandreou’s fate as the Greek leader withdrew the call for the referendum but, politically beaten, resigned in November 2011 in favor of a temporary coalition government before New Democracy Conservative leader Antonis Samaras became Premier in June 2012 in a second election after a first failed to give him enough of the vote to win outright.
Source : http://greece.greekreporter.com/2013/11/26/sarkozy-called-papandreou-f-king-psycho/

Pour rappel : Sarkozy admet en privé qu'il a dilapidé l'argent des contribuables français pour des parasites : "Les Grecs sont le virus qui empoisonne l'Europe"

vendredi 22 novembre 2013

Humour grec : la fin de la récession serait pour 2014

"Athènes optimiste pour 2014, sous le regard sceptique de Bruxelles
AFP 21 novembre 2013 à 13:37 (Mis à jour : 21 novembre 2013 à 13:37)

Maillon faible de la zone euro, la Grèce affirme qu’elle sort de la crise avec un budget 2014 misant sur une fin de récession, mais les laborieuses discussions avec la troïka et de nouvelles critiques sur la lenteur des réformes entretiennent le doute.


A l’aune de l’Espagne, du Portugal et de l’Italie, Athènes a présenté jeudi un budget 2014 qui table sur un retour de la croissance avec une légère progression du PIB à 0,6%, après une contraction de -4% en 2013.

La Grèce revient d’encore plus loin que ses voisins du sud de l’Europe malmenés, comme elle, par la crise de la dette qui a éclaté en 2010: la pays traverse sa sixième année de récession consécutive et la contraction cumulée du PIB depuis 2008 s’élève à plus de 22%.

Mais si la menace d’une sortie de l’euro, encore agitée par les marchés il y a quelques mois, semble s’éloigner, le redressement du pays paraît encore fragile.

Jeudi, le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a douché l’optimisme d’Athènes en déclarant à un quotidien grec, que les ministres des Finances de la zone euro «perdent patience» avec la Grèce, évoquant «l’absence de progrès au regard de ses engagements» dans la mise en oeuvre de réformes structurelles.

Et le projet de budget, dont le vote interviendra en décembre, sera très certainement révisé, car Athènes n’est pas parvenu à se mettre d’accord avec la troïka des créditeurs internationaux sur l’ampleur du trou budgétaire prévisible pour l’an prochain.

Mercredi, la troïka (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) a clos un laborieux round de négociations entamées fin septembre avec le gouvernement grec, sans conclure sur plusieurs points importants.

Athènes négocie le déblocage d’une tranche de prêt d’un milliard d’euros, dans le cadre du second plan d’assistance financière décroché en février 2012. Les discussions achoppent sur l’avenir de trois entreprises publiques déficitaires, les contours d’une nouvelle taxe foncière et d’une levée du moratoire sur les saisies immobilières. (...)

Nouveau coup de rabot

Avec des mesures d’économie évaluées par la presse à 1,3 milliard d’euros pour 2014, les efforts demandés sont cependant plus limités que lors des exercices précédents et ne comportent pas en l’état de nouvelles coupes des pensions de retraite ou des salaires des fonctionnaires.

Ces économies passent par de nouveaux coups de rabot dans les dépenses des organismes publics, une réforme des assurances sociales, des fusions d’établissements publics.

Face aux sceptiques, Antonis Samaras a assuré jeudi que «la stabilisation économique de la Grèce dans les domaines de l’ajustement fiscal et des réformes structurelles produit des résultats tangibles». (...)

Le gouvernement anticipe également 3,65 mds euros de recettes provenant des privatisations en 2014, alors que la troïka a à plusieurs reprises souligné le retard pris dans ce programme.

«Je ne peux pas dire que nous sommes en plein accord avec ce budget», a commenté à Bruxelles Simon O’Connor, porte-parole du Commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.
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Source : http://www.liberation.fr/economie/2013/11/21/grece-le-budget-prevoit-la-fin-de-la-recession-en-2014_961027

La troïka conteste les projections du gouvernement grec

La Grèce vise un accord avec la troïka d'ici le 9 décembre

Reuters - publié le 18/11/2013 à 23:45

Athènes et la "troïka" composée du Fonds monétaire international (FMI), de l'Union européenne et de la Banque centrale européenne (BCE) ne sont pas d'accord sur le montant des économies nécessaires pour respecter les objectifs budgétaires définis pour 2014.

Ce différend a alimenté des spéculations suggérant que la Grèce, en récession depuis six ans, doive prendre de nouvelles mesures d'austérité.


"Les négociations sont difficiles, mais nous avançons en partant du principe que nous aboutirons à un accord d'ici le 9 décembre", a dit à des journalistes le ministre des Finances Yannis Stournaras après une réunion avec le Premier ministre Antonis Samaras.

Dans la journée, les inspecteurs de la troïka se sont entretenus pendant plus de cinq heures avec Yannis Stournaras et d'autres ministres afin de trouver les moyens de combler un trou de deux milliards d'euros dans le budget 2014.

Des responsables de la troïka ont notamment contesté les projections du gouvernement concernant les recettes attendues d'une taxe immobilière remise à plat, décelant un manque à gagner de 3350 millions d'euros.

Avec des ménages qui ont vu fondre leurs revenus disponibles de 40% en six ans et un taux de chômage de près de 28%, la coalition au pouvoir est fortement opposée à de nouvelles baisses des salaires et des retraites. (George Georgiopoulos, Benoit Van Overstraeten pour le service français)
Source : http://lexpansion.lexpress.fr/economie/la-grece-vise-un-accord-avec-la-troika-d-ici-le-9-decembre_416365.html

L'ancien président allemand Roman Herzog rappelle une évidence historique : "La démocratie n'est pas née en Grèce"

Roman Herzog: “Democracy Wasn’t Born in Greece”
By Nikoleta Kalmouki on November 21, 2013 in Economy, News, Politics

The former president of Germany, Roman Herzog, in an interview to the newspaper Handelsblatt, claimed that democracy wasn’t born in Greece.
When the journalist mentioned that the trump card of Greece is the birth of democracy, the German politician said that he believes that democracy’s mother countries are Switzerland and England.

In the same interview, Herzog was asked about whether European solidarity should be expressed with financial aid or with the requirement of more responsibilities. “The financial aid alone is not enough. There are also other forms of assistance. The financial assistance should be put in the first line. That is why money should be allocated according to a new Marshall Plan. However, human behavior is critical.”

When the journalist observed that Greece will need further support by the euro zone and that the patience of the its partners will reach its limits, Herzog replied that “the fact that Greece hasn’t the economic power of other countries, was clear from the start. The weaknesses were known, but there were no problems in the fields of human rights or religion. In contrast, Turkey has a much stronger economy but the above issues are not harmonized with the European law.”
Source : http://greece.greekreporter.com/2013/11/21/roman-herzog-democracy-wasnt-born-in-greece/

mercredi 20 novembre 2013

L'Australie continue d'expulser des ressortissants grecs

Deportation of Greeks continues

Two more Greek nationals were deported from Melbourne

19 Nov 2013

An increasing number of Greeks who visit Australia as tourists are detained and deported by Australian authorities upon their arrival in various airports, despite the fact that they are holders of tourist visas.
Only last week in Melbourne, Neos Kosmos received a request for assistance from two Greek citizens visiting Australia on a tourist visa. Our newspaper, as well as the Greek Orthodox Community of Melbourne and Victoria and the Consulate General of Greece, made representations on behalf of the two Greek citizens who were detained. Unfortunately they were both deported back to Greece, because they could not convince the Australian authorities that they were genuine tourists.
The Department of Immigration investigated the two tourists on arrival who were initially granted a three month tourism visa to visit Australia. The aim of the particular investigation, which is a standard procedure for Australian authorities, was to determine whether or not they had a return flight back to Greece, adequate money for their stay while in Australia and a clearly stated and specific travel itinerary.
Our two compatriots failed to convince officials that they were indeed visiting Australia as tourists. One was put on the first flight back to Greece and the other was detained at Broadmeadows before his eventual deportation.
As reported by Neos Kosmos last year, authorities at Melbourne's international airport alone detained 29 Greek passport-holders between July 2011 and June 2012, compared to just three in the previous 12-month period.
With official unemployment figures in Greece of 27 per cent as the economic crisis bites deeper, the number of Greeks travelling abroad in search of an alternative life by any means, in countries such as Australia, increases.
People visiting Australia on a tourist visa should have a specifically dated return ticket, adequate money to support their trip to Australia and accommodation details that can be verified by immigration officials on demand.
Source : http://neoskosmos.com/news/en/deportation-of-greeks-continues

Voir également : Le gouvernement britannique ne veut pas d'immigration grecque
 
Le risible Christophe Barbier prône l'immigration grecque en France

L'émigration inexorable des jeunes grecs

Immigration croissante de Grecs... en Turquie

Poussés par la pauvreté, des Grecs émigrent en Turquie

La Grèce inutile se fait taper sur les doigts par l'Allemagne et l'Autriche au sujet de l'immigration clandestine

Immigration clandestine : l'UE enfin prête à sanctionner la Grèce laxiste et décidément inutile en l'expulsant de l'espace Schengen

mercredi 6 novembre 2013

Chypre : un pope grec reconnu coupable de viol

Cyprus: Priest Convicted in Abuse Case of Young Girl
By Nikoleta Kalmouki on November 5, 2013 in Crime, Cyprus, News, Society

The District Court of Nicosia, passed a guilty verdict to a priest in Cyprus accused of abusing a minor girl. The family of the priest was the girl’s foster family.


The priest was accused for indecent assault, between 1995 and 2000, while the victim decided to speak after years, at the instigation of a psychologist who also testified in court. The psychologist explained that children of vulnerable ages are not able to understand what constitutes as abuse.

The court ordered the detention of the priest in the central prison until his sentencing. According to the newspaper “Politis,” the court having heard the oration of the defence counsel, will announce the priest’s sentence on Monday.

The welfare services office, who placed the girl in the family wasn’t worried as they hadn’t received any complaints. The girl had only once reported maltreatment by the priest’s wife, but they didn’t believe her.

The priest’s lawyer asked leniency from the court, with the main arguments; he said that many years have passed since the committed offences to come to a conclusion of criminal responsibility. He also marked the consequences that the priest will suffer after the conviction which will lead to his dethronement.

According to the newspaper, the priest intends to appeal against his conviction, regardless of the sentence that the court will impose.
Source : http://greece.greekreporter.com/2013/11/05/cyprus-priest-convicted-in-abuse-case-of-young-girl/

Voir également : Etonnant ? Un "pope" grec a été pris avec trois kilos de cannabis dans ses bagages

L'extrême droite grecque au secours des moines véreux

Insolite : fétichisme nécrophile au sein du clergé grec-orthodoxe

mardi 5 novembre 2013

La Grèce, maillon faible de l'Europe (1985)

Ilios Yannakakis, "La Grèce, maillon faible de l'Europe", Est & Ouest, n° 17, avril 1985 :

"Le vendredi 7 mars, le Premier ministre grec, M. A. Papandréou, convoque quelques membres du comité exécutif du PASOK à Kastri (sa résidence personnelle) pour désigner le candidat du Parti à l'élection présidentielle du 15 mars. Le lendemain à 10 heures le comité central unanime entérine la décision prise la veille de présenter M. Christo Sartzetakis et de ne plus soutenir M. Caramanlis. A 7 heures du soir, le groupe parlementaire socialiste, unanimement, applaudit à cette décision.

En apparence, le PASOK, parti majoritaire, a suivi une procédure « démocratique » pour désigner son propre candidat. La nouvelle soulève l'enthousiasme des partisans du P.C.G. et du PASOK : « Finissons-en avec la Droite », « Notre combat est victorieux... » tels sont les slogans que l'on entend et qu'on lit sur les murs de la ville.

Dimanche 9, le président de la République démissionne ; M. Alevras, socialiste, président du Parlement, assure aussitôt son intérim. Cet événement a suscité une profonde inquiétude non seulement au sein de la Nouvelle Démocratie (le parti de l'opposition parlementaire) mais aussi parmi « la gauche indépendante » qui s'était politiquement et idéologiquement détachée du PASOK depuis 1981. Une partie de l'opinion publique a été stupéfaite par l'attitude cavalière de M. Papandréou et des dirigeants socialistes à l'égard de M. Caramanlis qu'ils avaient assuré de leur soutien quant à sa réélection à la présidence. La décision prise par M. Papandréou et le PASOK a précipité la Grèce dans une crise politique dont on ne soupçonne pas encore l'ampleur. Tant parmi les « centristes » que dans la « gauche indépendante », on n'hésite pas à déclarer que le Premier ministre a commis « un coup d'Etat parlementaire » afin d'instaurer à brève échéance un régime qui abolirait la démocratie et où le PASOK deviendrait « le parti hégémonique ». Le Premier ministre aurait des pouvoirs accrus et le Président de la République tiendrait un rôle de figuration : l'opposition musclée servirait de « décor ». (...)

A. Papandréou a « recentré » le dispositif militaire de son pays en direction de la Turquie en arguant que la menace d'une guerre provient de ce côté, et exige des Etats-Unis une aide militaire accrue pour faire face à une éventuelle attaque turque. Les frontières nord du pays sont systématiquement dégarnies au profit de celles qui le séparent de la Turquie.

Sur la question chypriote, selon des sources bien informées, A. Papandréou a pesé de tout son poids pour que le Président chypriote M. Kyprianou ne signe aucun accord avec M. Denktash, le représentant de la minorité turco-chypriote. Cet accord longuement préparé sous l'égide de l'ONU prévoyait le règlement des graves problèmes de l'île, suite à l'intervention militaire turque. Il est évident que la normalisation de la situation en Chypre aurait constitué un « argument » pour A. Papandréou quant à la menace turque.

C'est dans la perspective d'une telle rupture progressive des alliances qu'il faudrait comprendre l'ouverture à l'Est du gouvernement socialiste. Le soutien qu'il accorde à la politique extérieure soviétique sur des questions de grande importance, comme le désarmement, l'Afghanistan, l'affaire du Boeing coréen, la Pologne, le Moyen-Orient, ne signifie guère que A. Papandréou soit devenu un « allié inconditionnel » de l'U.R.S.S., ou bien qu'il soit « manipulé » par elle. L'ouverture à l'Est, tant politique qu'économique, dénote plutôt un « aveuglement » volontaire sur la nature de l'U.R.S.S., et d'autre part une forme dangereuse de chantage envers l'Occident. C'est en cela que la Ost-politik grecque est, dirait-on, potentiellement en « voie de cubanisation » dans la mesure où, en cas de rupture brutale avec l'Occident, la Grèce risque de basculer sans coup férir dans le giron soviétique. (...)

La politique du P.C.G. reflète avec exactitude l'attitude de l'U.R.S.S vis-à-vis de la Grèce.

Le P.C.G., tout en critiquant le PASOK et le gouvernement pour son manque de détermination à effectuer un changement réel, évite de s'opposer frontalement à A. Papandréou. Si, au sein du Parti communiste, on croit déceler deux lignes, l'une prônant un conflit ouvert avec le PASOK, dont Farakos serait le partisan et l'autre, à l'inverse, soutenant la politique intérieure et extérieure de Papandréou, tout en « poussant à la roue » pour un changement « authentiquement » socialiste, en réalité le Parti n'entrave en rien la dérive national-socialiste et escompte obtenir, au moment propice, des positions-clés dans un éventuel gouvernement « Union nationale ».

C'est dans cette optique que, tant l'ambassadeur d'U.R.S.S. à Athènes, Andropov, que Zagladine, chargé aussi du secteur Méditerranée orientale au C.C. de P.C.U.S., « conseillent » au secrétaire général du P.C.G. Florakis de soutenir, en « mobilisant les masses », toutes les initiatives d'A. Papandréou qui vont vers l'instauration d'un système de « parti hégémonique ». De ce point de vue, il est significatif que c'est le P.C.G. qui depuis des mois déjà, a lancé une violente campagne contre la réélection de M. Caramanlis, en entraînant aussitôt la base militante du PASOK. Ainsi est né « spontanément » un mouvement frontiste à la base pour « en finir avec la droite ». De même les campagnes organisées contre les bases américaines, ou pour le soutien de l'OLP, ou bien contre l'installation des Pershing, prennent toujours un caractère ouvertement... front uni entre les militants du PASOK et du P.C.G. (...)

L'Union Soviétique, depuis de nombreuses années déjà, a réussi une extraordinaire percée, tant idéologiquement qu'économiquement. La Grèce est le dernier pays en Europe où le mythe de l'Union Soviétique, pays socialiste, reste inentamé.

A partir de 1981, le gouvernement socialiste a favorisé davantage cette « entrée » de l'U.R.S.S. en Grèce. En compensation, Moscou et ses satellites ont réglé la question du retour des réfugiés grecs installés à l'Est depuis 1949, en leur versant des pensions. Quand on connaît la difficulté qu'ont les pays socialistes à débourser des devises, on ne peut que s'interroger sur les transactions secrètes entre Athènes et Moscou. Cependant, l'U.R.S.S. se montre d'une grande prudence dans cette région si sensible où l'OTAN est puissamment installée.

La déstabilisation de la Turquie par le terrorisme de droite et d'extrême-gauche manipulé par les services soviétiques ayant échoué, l'U.R.S.S. a repris sa politique de « bons rapports » avec ce pays. Elle maintient des relations équilibrées entre la Grèce et la Turquie, en ne favorisant aucun des deux pays en ce qui concerne le contentieux gréco-turc dans la mer Egée.

Pour l'Union Soviétique, la Grèce est « un fruit qui mûrit » et qui, pour l'instant, sert ses intérêts immédiats dans la mesure où elle sème la discorde dans le camp occidental. Elle regarde d'un bon œil le nouvel axe qui se met en place entre la Grèce, la Libye et Malte et qui couperait diagonalement la Méditerranée. De surcroît, ces trois pays soutiennent la Syrie dans sa politique expansionniste au Proche-Orient. Une alliance Grèce-Malte-Libye-Syrie est-elle en train de s'ébaucher soutenue en sous-main par l'U.R.S.S. et qui affaiblirait considérablement l'OTAN en Méditerranée orientale ?"

Voir également : Les Grecs, des Occidentaux ? Leurs relations avec le tiers-mondisme arabe et la République islamique d'Iran

La collaboration militaire entre l'Etat grec et la dictature terroriste syrienne

Quand les Grecs soutenaient le FLN contre la France...

Les Grecs, des Européens ? Leurs relations historiquement étroites avec les Arabes