vendredi 22 novembre 2013

Humour grec : la fin de la récession serait pour 2014

"Athènes optimiste pour 2014, sous le regard sceptique de Bruxelles
AFP 21 novembre 2013 à 13:37 (Mis à jour : 21 novembre 2013 à 13:37)

Maillon faible de la zone euro, la Grèce affirme qu’elle sort de la crise avec un budget 2014 misant sur une fin de récession, mais les laborieuses discussions avec la troïka et de nouvelles critiques sur la lenteur des réformes entretiennent le doute.


A l’aune de l’Espagne, du Portugal et de l’Italie, Athènes a présenté jeudi un budget 2014 qui table sur un retour de la croissance avec une légère progression du PIB à 0,6%, après une contraction de -4% en 2013.

La Grèce revient d’encore plus loin que ses voisins du sud de l’Europe malmenés, comme elle, par la crise de la dette qui a éclaté en 2010: la pays traverse sa sixième année de récession consécutive et la contraction cumulée du PIB depuis 2008 s’élève à plus de 22%.

Mais si la menace d’une sortie de l’euro, encore agitée par les marchés il y a quelques mois, semble s’éloigner, le redressement du pays paraît encore fragile.

Jeudi, le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a douché l’optimisme d’Athènes en déclarant à un quotidien grec, que les ministres des Finances de la zone euro «perdent patience» avec la Grèce, évoquant «l’absence de progrès au regard de ses engagements» dans la mise en oeuvre de réformes structurelles.

Et le projet de budget, dont le vote interviendra en décembre, sera très certainement révisé, car Athènes n’est pas parvenu à se mettre d’accord avec la troïka des créditeurs internationaux sur l’ampleur du trou budgétaire prévisible pour l’an prochain.

Mercredi, la troïka (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) a clos un laborieux round de négociations entamées fin septembre avec le gouvernement grec, sans conclure sur plusieurs points importants.

Athènes négocie le déblocage d’une tranche de prêt d’un milliard d’euros, dans le cadre du second plan d’assistance financière décroché en février 2012. Les discussions achoppent sur l’avenir de trois entreprises publiques déficitaires, les contours d’une nouvelle taxe foncière et d’une levée du moratoire sur les saisies immobilières. (...)

Nouveau coup de rabot

Avec des mesures d’économie évaluées par la presse à 1,3 milliard d’euros pour 2014, les efforts demandés sont cependant plus limités que lors des exercices précédents et ne comportent pas en l’état de nouvelles coupes des pensions de retraite ou des salaires des fonctionnaires.

Ces économies passent par de nouveaux coups de rabot dans les dépenses des organismes publics, une réforme des assurances sociales, des fusions d’établissements publics.

Face aux sceptiques, Antonis Samaras a assuré jeudi que «la stabilisation économique de la Grèce dans les domaines de l’ajustement fiscal et des réformes structurelles produit des résultats tangibles». (...)

Le gouvernement anticipe également 3,65 mds euros de recettes provenant des privatisations en 2014, alors que la troïka a à plusieurs reprises souligné le retard pris dans ce programme.

«Je ne peux pas dire que nous sommes en plein accord avec ce budget», a commenté à Bruxelles Simon O’Connor, porte-parole du Commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.
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Source : http://www.liberation.fr/economie/2013/11/21/grece-le-budget-prevoit-la-fin-de-la-recession-en-2014_961027