mercredi 23 décembre 2015

Le ministre de l'Economie de Tsipras aurait "oublié" de déclarer 1,8 million d'euros

Grèce : les comptes troubles du ministre de l'Economie de Tsipras

Par L' Obs

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Publié le 06-12-2015 à 08h11Mis à jour à 13h27

Giorgos Stathakis, ministre de l’Economie depuis l’arrivée de Syriza au pouvoir, aurait omis de déclarer 1,8 million d'euros et 38 biens immobiliers. De quoi embarrasser un gouvernement Tsipras déjà affaibli.

Pour le grand public en Grèce, tout a commencé au mois d’octobre… A l’époque, sidérée, la population découvre de la bouche même de Giorgos Stathakis, ministre de l’Economie depuis l’arrivée de Syriza au pouvoir après les élections de janvier, que lors de sa déclaration de patrimoine auprès du Parlement grec faite en 2012, il a oublié de déclarer la bagatelle d’un million d’euros…

La somme est pour le moins coquette et la crédibilité du ministre de la Coalition de la Gauche Radicale, arrivée au pouvoir en promettant d'en finir avec les pratiques malhonnêtes des anciennes élites grecques, en prend un coup. Il est obligé de faire une deuxième déclaration "volontaire" devant la dite commission et tout le monde croit que l’affaire est close.

Cependant, vendredi 4 décembre, Giorgos Varemenos, président (et membre de Syriza) de la commission de contrôle de patrimoine du Parlement grec, annonce qu’en comparant la déclaration initiale du ministre et la deuxième "volontaire " faite par ce dernier les différences trouvées par les experts comptables assermentés ne se limitent pas au "million oublié".

Si les détails de ses "différences" n’ont pas été officiellement annoncés, tous les médias grecs parlent de 800.000 euros supplémentaires oubliés mais aussi de 38 bien immobiliers non-déclarés en 2012 ! Récapitulons : il s’agirait donc de 1.800.000 et 38 bien immobiliers oubliés lors de la déclaration de 2012. De quoi mettre la puce à l’oreille jusqu'aux plus fervents supporters du parti…
"Le pouvoir, c'est comme Alzheimer"

Sur les réseaux sociaux, on s'en donne à cœur joie. Deux exemples de ces centaines de blagues qui ont vu le jour depuis vendredi sur le sujet :
Le million qu’il avait oublié de déclarer était probablement perdu dans une des 38 maisons."
En fait le pouvoir c’est comme Alzheimer : tu oublies tes promesses électorales, tu oublies ton idéologie, et apparemment tu oublies aussi de déclarer ton patrimoine."

Le ministre se défend comme il peut. Fils d’une famille d’armateurs, il déclare que les comptes appartiennent à sa mère et qu’il n’est que co-bénéficiaire de ceux-ci, tandis que les biens immobiliers appartiendraient à sa femme…

Au niveau légal, selon le président de la commission du patrimoine, il est très probable que tous les comptes bancaires du ministre vont être ouverts pour que les experts comptables assermentés puissent y avoir accès et continuer l’enquête. Ce n’est qu’a l’issue de cette dernière qu'on saura si et comment le ministre sera pénalisé et, surtout, s'il sera sujet à des poursuites pénales.
Série noire pour Syriza

Pour le moment le gouvernement via sa porte-parole, Olga Gerovasili, essaie de limiter les dégâts : "le fait qu’il y ait une enquête ne présage pas de la culpabilité de M. Stathakis". Mais, élément aggravant pour le gouvernement, le cas Stathakis n’est pas isolé : Alekos Flabouraris, ministre de Coordination Gouvernementale et un des collaborateurs les plus proches d’Alexis Tsipras est lui aussi visé par la commission.

Cerise sur le gâteau toujours dans la journée de vendredi, Alexis Mitropoulos, lui aussi membre de Syriza et vice-président du Parlement grec jusqu’en septembre, a été inculpé pour deux crimes : évasion fiscale et blanchiment d’argent provenant d’une activité criminelle. Selon le procureur la somme concernée est de 427.000 euros.

Pour un parti arrivé au pouvoir il y a moins d’un an pour faire de la politique autrement et en finir avec les pratiques corrompues du passé, ça commence à faire un peu beaucoup...
Tournant ?

Si le coût politique pour le gouvernement de toutes ses affaires reste difficile à évaluer tant la faiblesse de l’opposition actuelle (le grand parti de droite, Nouvelle Démocratie, reste sans chef n’ayant pas réussi a tenir des élections a cause de défaillances du système informatique !) joue en sa faveur, la conjoncture n’est certainement pas positive pour Alexis Tsipras.

Sa coalition gouvernementale s'est récemment fragilisée et il ne conserve désormais que trois voix de majorité au Parlement alors que le moment  "franchir le Rubicon" et de reformer le système des retraites s’approche à grands pas.

Nécessaire pour que le pays reçoive la prochaine tranche d’aide de la part de ses créditeurs, cette réforme signifiera dans les faits une nouvelle baisse significative des retraites (estimée entre 20 et 30%), la douzième pour les pensionnés depuis le début de la crise. Selon de nombreux analystes politiques, il est plus que probable que la majorité actuelle du Premier ministre grec ne lui suffise pas…

Pavlos Kapantais
Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20151205.OBS0793/grece-les-comptes-troubles-du-ministre-de-l-economie-de-tsipras.html

Voir également : Grèce : trois anciens ministres accusés de fraude fiscale

jeudi 17 décembre 2015

Trafics de pétrole entre Assad et l'EI : le Trésor américain a sanctionné Nicos Nicolaou (homme d'affaires chypriote-grec)

How Assad Funds the Islamic State

By Kyle Orton (@KyleWOrton) on November 29, 2015

The United States Treasury Department’s Office of Foreign Assets Control (OFAC) sanctioned four individuals and six entities connected to the regime of Bashar al-Assad on November 25 for helping to transfer Syrian government funds to the Islamic State (IS), and for assisting in Russia-connected schemes to help the Assad regime evade the international sanctions imposed on it. While the sanctions freeze all assets of the individuals and entities that are under U.S. control and ban Americans from transactions with them, the most significant effect of these sanctions is political: the revelation of details about how Assad strengthens the Islamist terrorists he claims to oppose to discredit and destroy the rebellion against his regime.

Three of the designated men and the five of the designated entities relate to a web of Russian-connected companies and front companies, from Cyprus to Belize, which are helping the Assad regime and its Central Bank gain access to the international financial system from which it has been isolated for money laundering.

OFAC sanctioned Mudalal Khuri, a Russia-based Syrian businessman, for “materially assisting and acting for or on behalf of previously designated entities and individuals,” namely the Syrian regime, the Syrian Central Bank and its governor Adib Mayaleh (sanctioned in July 2012), and Central Bank official Batoul Rida (sanctioned in March 2015). Khuri owns five of the six entities designated on Wednesday, and also “represents regime business and financial interests in Russia”.

Also sanctioned is Kirsan Ilyumzhinov, a “wealthy Russian businessman,” who holds dual Syrian citizenship. Ilyumzhinov is a former president of the autonomous Russian Republic of Kalmykia and is a long-serving president of the World Chess Federation. Ilyumzhinov “is linked to financial transactions involving Khuri-associated companies as early as 1997 and owns or controls the Russian Financial Alliance Bank [RFAB], along with Khuri,” OFAC says. Khuri is RFAB’s chairman and Ilyumzhinov is a major shareholder. RFAB itself was also sanctioned. In 1999, when Ilyumzhinov was president of Kalmykia, an advisor of his “was convicted … for the murder of an opposition journalist who reportedly was investigating an offshore business registration mechanism in Kalmykia tied to Ilyumzhinov.  Russian authorities subsequently closed the offshore business registration mechanism after concluding that it was being used for illegal purposes.”

The third individual sanctioned was Nicos Nicolaou “for materially assisting and acting for or on behalf of designated entities and individuals including the Government of Syria, Ioannis Ioannou, Piruseti Enterprises Ltd., and Khuri.” Ioannou and Piruseti were designated in October 2014. Nicolaou is “a director and officer for numerous Khuri-linked companies,” and in mid-2014 “authorized a decision … for Cyprus-based Primax Business Consultants Limited,” of which he is director and secretary, “to open euro, U.S. dollar, and ruble bank accounts at a Russian bank for a company partially owned by Khuri.” Primax was among the six OFAC-sanctioned entities.

The other entities designated were Hudsotrade Limited “for being owned or controlled by Khuri, Nicolaou, and Primax”; Ezegoo Investments Ltd. “for being owned or controlled by Ioannou, Khuri, Nicolaou, and Primax”; and Kremsont Commercial Inc. “for being owned or controlled by Khuri and acting for or on behalf of the Government of Syria.” Treasury adds that “Kremsont is a Belizean front company” controlled by Khuri.

The most interesting and in many ways the most important of the U.S. Treasury sanctions were levied against George Haswani for acting as “a middleman for oil purchases” by the Assad regime from IS through his HESCO Engineering and Construction Company, which was also sanctioned. Much credit has to go to Tony Badran, who pieced this together more than a year ago. In his outreach to the West, one of Assad’s main arguments is that whatever the crimes of his regime, he is the last line of defence for Syria’s Christians. An irony, then, that it should be Haswani, a Syrian Christian, who has been the conduit by which the regime is providing the funds to strengthen the IS terrorists it claims to oppose.

Haswani is married to an Alawi woman connected to the Assads, putting him in that category with the Makhloufs as a senior retainer of the Mafia-clan regime in Syria. Haswani also holds Russian citizenship and is deeply connected with Moscow’s State-run energy sector. “HESCO is the subcontractor for Russian company Stroytransgaz,” Badran writes. Joint HESCO-Stroytransgaz projects have taken place not only in Syria but Africa, the Gulf, and Iraq. Haswani was hit with European Union sanctions in March, which among other things disclosed that HESCO was jointly running a natural gas production facility in Tabqa with IS. Haswani has appealed the E.U. sanctions, but the fact that Assad and IS are de facto partners in the running of Syria’s energy market is hardly a secret.

Syria’s refineries and power-plants, most now in IS-held territory, are run by regime specialists and IS takes a majority cut either in kind (often electricity) or in cash from the regime. Indeed, paradoxically, it is these areas of most direct cooperation between Assad and IS where they engage in some of their very few clashes because, as a Syrian oil executive explained, “This is 1920s Chicago mafia-style negotiation. You kill and fight to influence the deal, but the deal doesn’t end.”

The evidence that the Assad regime was hell-bent on mobilizing its old terrorist assets to make Salafi-jihadists the face of the insurgency has been available to anyone willing to see for many years—this blog had an evidence compilation in March 2014, and an update in September 2014. Assad’s intention in strengthening Islamic extremists within the insurgency—assisted by Iran and Russia—is to frighten the population into rallying around the regime and warding off international assistance to the rebellion (and perhaps even gaining international support in putting the insurgency down). Put simply: the current interest of Assad is making the IS problem worse. The regime will look to suppress IS eventually but only once, as in Algeria, the dictatorship has destroyed all non-extremist antagonists and discredited the entire idea of opposition by associating it with extremism and bloodshed. Whatever this makes the Assad regime, it isn’t a counterterrorism partner.


UPDATE: A serious estimate of IS’s oil income in October 2015 suggested that IS was producing 50,000 barrels of oil per day, of which 20,000 were bought by the regime. If true, this means the regime is responsible for 40% of IS’s oil income.
Source : https://kyleorton1991.wordpress.com/2015/11/29/how-assad-funds-the-islamic-state/

Etats-Unis : les Russes sont les intermédiaires dans la vente de pétrole de Daesh

Publié 27.11.2015 Mis à jour 27.11.2015

L’administration américaine a prouvé document à l’appui que la situation était tout à fait le contraire des accusations de Poutine dirigées contre la Turquie

Malgré que les tentatives du président russe Vladimir Poutine de mettre en rapport la Turquie avec la vente de pétrole de l’organisation de terreur Daesh, l’administration américaine a prouvé document à l’appui que la situation était tout à fait le contraire.

Selon les Etats-Unis, ce sont les Russes qui sont les intermédiaires dans la vente de pétrole de Daesh.

Le Trésor américain a mis sur la liste noire quatre personnes dont des Russes et six compagnies accusés de soutenir financièrement le régime Al-Assad et d’être des intermédiaires dans la vente de pétrole de Daesh.


Sur la liste, figure George Haswani, ainsi que sa compagnie, impliquaient dans la transaction du pétrole entre le régime Al-Assad et Daesh, est-il noté par le département américain du Trésor.

Un autre nom est celui de Mudalal Khuri, président du Conseil d’administration de la banque Financial Alliance en Russie et en plus représentant financier du régime Al-Assad en Russie.

Kirsan Ilyumzhinov, l’ancien président de la Fédération mondiale d’échecs et de la République russe de Kalmoukie, a été inscrit dans la liste noire des Etats-Unis en raison de ses relations avec en tête la Banque Financial Alliance, ainsi que les sociétés contrôlées par Khuri.

Le directeur du bureau de conseil Primax qui siège au Sud de l’île de Chypre, Nicos Nicolaou est aussi sanctionné pour ses contacts avec les firmes dirigées par Khuri.


L’année dernière, les Etats-Unis avaient inclus la banque russe Tempbank et son président Mikhaïl Glagolev, ainsi que certains hommes d’affaires du régime syrien dans la liste noire des personnes et compagnies sanctionnées pour leurs activités en rapport avec la Syrie.
Source : http://www.trt.net.tr/francais/asiepacifique/2015/11/27/etats-unis-les-russes-sont-les-interm%C3%A9diaires-du-daesh-405280

Cypriot included in State Dept sanctions of Assad financiers

November 26th, 2015 Cyprus

By Andria Kades

THE United States has imposed sanctions on a Cypriot national and three entities registered on the island in connection with supporting Syrian President Bashar Al Assad, it emerged on Wednesday.

They are Nicos Nicolaou and Ezegoo Investments Ltd, Primax Business consultants Ltd, and Hudsotrade Ltd registered in Limassol. The latter also has an address in Moscow.


Sanctions were imposed on a total of four natural persons and six entities – including a Russian bank.

According to a Treasury Department statement, “Nicos Nicolaou was designated today for materially assisting and acting for or on behalf of designated entities and individuals including the Government of Syria, Ioannis Ioannou, Piruseti Enterprises Ltd., and Khuri.”

Mudalal Khuri, the statement refers to, is believed to own or control five of the entities, assisting not only Syria’s government but it’s central bank too.

Ioannou, the Treasury said, served as a director and officer “for numerous Khuri-linked companies”

In 2014, Nicolaou, the director of Cyprus based Primax Business Consultants Limited, authorised it to open euro, U.S. dollar, and rouble bank accounts at a Russian bank for a company partially owned by Khuri.

He is also the director of Hudsotrade, also deemed by the Treasury of being owned or controlled by Khuri.

Additionally, Ezegoo Investments Ltd. is owned or controlled by Ioannou, Khuri, Nicolaou and Primax, that has also been sanctioned, the Treasury said.


Companies headquartered in Cyprus, Syria and Belize reportedly helped the Syrian central bank evade international sanctions.

Russian Financial Alliance Bank was also sanctioned, as well as its 19 per cent shareholder Kirsan Ilyumzinov.

One of the individuals includes Syrian businessman George Haswani who is accused by the US of facilitating oil purchases for Damascus through the HESCO Engineering and Construction Company, which the State Department said he controls.

https://www.treasury.gov/press-center/press-releases/Pages/jl0287.aspx
Source : http://cyprus-mail.com/2015/11/26/cypriot-includsad-financiers/

Pour rappel : Pétrole de l'EI : les Etats-Unis sanctionnent le chrétien syrien George Haswani

Trafics entre le régime d'Assad et l'EI (pétrole et gaz) : le rôle d'intermédiaire du chrétien syrien George Haswani

Voir également : Attentats de Paris : les caches grecques du terroriste Abdelhamid Abaaoud

Chypre : une plaque tournante du blanchiment d'argent sale

samedi 5 décembre 2015

Les Européens menacent d'exclure la Grèce de Schengen

"Grèce – Publié le 03 décembre à 11:23 – Mis à jour il y a 2 jours à 16:27

La Grèce critiquée par l'Europe sur la gestion de la crise migratoire


La Grèce est accusée par ses partenaires de faire preuve de laxisme dans la surveillance de ses frontière et la gestion de flux migratoires, mettant en péril l'existence même de l'espace Schengen. Des critiques rejetées par le gouvernement grec.

Déjà empêtrée dans une crise budgétaire interminable, la Grèce voit ses relations avec ses partenaires européens se ternir sur la question migratoire. Selon le Financial Times, Athènes fait perdre patience aux Européens, qui lui reprochent sa gestion de l'afflux de migrants.

Selon le quotidien économique, qui se base sur des sources officielles européennes, l'Union européenne s'agace des réticences de la Grèce à accepter une aide extérieure dans la gestion de la crise migratoire. Placé sur la route des réfugiés entre la Turquie et la Balkans, la Grèce s'oppose notamment au déploiement le long de la République de Macédoine d'une mission spéciale de Frontex, l'agence européenne de surveillance des frontières, au motif du respect de sa souveraineté nationale.

Le Financial Times note également que la Grèce a refusé 300 machines Eurodac, pour enregistrer et stocker les empreintes digitales des migrants.
(...)

Menaces sur Schengen

Les Européens mettent la pression sur Athènes, l'invitant à durcir les contrôles de ses frontières d'ici le Conseil européen des 17 et 18 décembre.


    Nous avons deux semaines pour réaliser des progrès tangibles sur le terrain. (Commission européenne)

En coulisses, la possibilité d'une exclusion de la Grèce de l'espace Schengen est régulièrement évoquée. Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, dont le pays assure la présidence du Conseil de l'Union européenne, l'a rappelé lors de sa récente visite à Athènes, selon le Financial Times.

La menace pourrait même concerner l'espace Schengen dans son ensemble, selon le quotidien économique qui s'est procuré un document de travail de la réunion des ministres européens de l'Intérieur qui se tient ce vendredi 4 décembre.

Le document pointe de "graves déficiences" à la frontière grecque, qui mettent en péril la stabilité de l'espace de libre-circulation, en vigueur depuis 20 ans. Le rétablissement de contrôles entre États membres pourrait s'étendre sur deux années."

Source : http://www.itele.fr/monde/video/la-grece-critiquee-par-leurope-sur-la-gestion-de-la-crise-migratoire-145609

Voir également : La Turquie arrête 400 migrants illégaux

La Grèce inutile se fait taper sur les doigts par l'Allemagne et l'Autriche au sujet de l'immigration clandestine

Immigration clandestine : l'UE enfin prête à sanctionner la Grèce laxiste et décidément inutile en l'expulsant de l'espace Schengen

Immigration clandestine en Autriche : 22 Grecs condamnés pour trafic d'êtres humains

Nicosie, capitale "européenne" des "mariages blancs"

lundi 30 novembre 2015

Attentats de Paris : les caches grecques du terroriste Abdelhamid Abaaoud

Attentats du 13 novembre : les caches grecques d’Abdelhamid Abaaoud

LE MONDE | 28.11.2015 à 10h52 • Mis à jour le 28.11.2015 à 11h51 | Par Adéa Guillot (Athènes, correspondance)

Ni démenti ni confirmation. La police grecque refuse toujours d’officialiser – sans pour autant les démentir – les informations révélées vendredi 27 novembre par l’ensemble des médias grecs, selon lesquelles Abdelhamid Abaaoud, le cerveau des attentats de Paris, était bien présent à Athènes au moins jusqu’au mois de janvier. Selon le principal quotidien grec, Kathimerini, des traces ADN lui appartenant ont été retrouvées dans deux appartements perquisitionnés en janvier.

A l’époque, une cellule terroriste vient d’être démantelée à Verviers en Belgique. Les enquêteurs belges remontent la piste d’un téléphone portable jusqu’en Grèce. Le 17 janvier, l’antiterrorisme grec investit un appartement situé dans le quartier de Pangrati, au cœur d’Athènes. Là, deux hommes sont arrêtés puis extradés vers la Belgique. Et des empreintes sont analysées. 
Questions sans réponse

Deux jours plus tard, de nouveau sur information belge, une deuxième opération est menée dans le quartier un peu plus excentré de Sepolia. L’appartement est vide, mais des papiers français y sont retrouvés, et de nouvelles empreintes prélevées. Qui correspondent notamment à celles trouvées à Pangrati. Seule conviction : la même personne a circulé dans ces deux appartements, sans que la police grecque puisse identifier de qui il s’agit.

Après les attentats du 13 novembre, la police française a fait parvenir à la grecque des échantillons génétiques d’un certain nombre de terroristes. En les comparant avec le matériel génétique des caches de Pangrati et Sepolia, la police scientifique grecque – qui refuse de commenter cette information, sans la démentir – aurait identifié Abaaoud.

Lire aussi : L’antiterrorisme français en état de mort clinique

Le 19 novembre, Bernard Cazeneuve, le ministre français de l’intérieur, avait déjà déclaré que « postérieurement aux attentats de Paris, un service de renseignement d’un pays hors d’Europe nous a signalé avoir eu connaissance de sa présence en Grèce ». Ce que démentaient jusqu’à aujourd’hui les autorités grecques. Comment Abaaoud est-il entré en Grèce alors que tous les services de renseignement le croyaient encore en Syrie ? Jusqu’à quand est-il resté à Athènes ? Est-ce de là qu’il a coordonné les attaques parisiennes ? Avait-il des complices ? Autant de questions pour l’instant sans réponse.
Source : http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/28/attentats-du-13-novembre-les-caches-grecques-d-abdelhamid-abaaoud_4819696_4809495.html

Pour rappel : La Turquie arrête 400 migrants illégaux

Grèce : le ministre des Finances Varoufakis accuse les créanciers de "terrorisme"

Voir également : Des Turcs parmi les victimes des attentats de Paris

Attentats de Paris : des relais du lobby arménien dérapent

Athènes : violences à l'occasion du match entre le Panathinaikos et l'Olympiakos

Grèce: des violences sur le terrain et en dehors du stade conduisent à l'annulation du derby Panathinaikos-Olympiakos (photos et vidéos)

Belga |

Publié le Samedi 21 Novembre 2015 à 21h26

Le match au sommet du championnat grec entre le Panathinaikos et l’Olympiakos a été annulé samedi avant le coup d’envoi par l’arbitre Andreas Pappas en raison des violences qui ont émaillé l’avant-match.

Une heure et demie avant le début du match, des affrontements ont éclaté entre des supporteurs du Panathinaikos et des policiers anti-émeutes à l’extérieur du stade Apostolos Nikolaidis à Athènes.

Des violences ont également eu lieu dans l’enceinte du stade, un policier a d’ailleurs été transporté à l’hôpital après avoir reçu une chaise en plastique lancée depuis les tribunes.

La violence est un mal récurrent dans le football grec. En mars dernier, une loi a été adoptée pour lutter contre ce fléau. Elle prévoit notamment l’annulation de rencontres sportives en cas d’incidents violents, comme cela a été le cas ce samedi à Athènes.
Source : http://www.nordeclair.be/1428664/article/2015-11-21/grece-des-violences-conduisent-a-l-annulation-du-match-au-sommet-panathinaikos-o
 
Publié le Lundi 30 Novembre 2015 à 16h55

Foot/Grèce - Violences: le Panathinaikos sévèrement sanctionné

La Fédération grecque de football a sévèrement sanctionné le Panathinaikos, infligeant au club athénien un retrait de trois points et match perdu sur tapis vert (3-0) contre l'Olympiakos, le derby athénien prévu le 21 novembre et finalement annulé à cause de violences dans et hors du stade. Le "Pana" a également écopé de quatre matchs à domicile à huis clos et 190.000 euros d'amende. Après ces sanctions, le Panathinaikos est désormais 5e du classement avec 19 points, à 17 longueurs du leader l'Olympiakos. Le club a la possibilité de faire appel. Le 21 novembre, l'arbitre du match Panathinaikos - Olympiakos avait pris la décision d'annuler le match après des violences ayant éclaté aux abords du stade Apostolos Nikolaidis deux heures avant le derby, puis dans le stade à dix minutes de l'heure du coup d'envoi prévue.

AFP
Source : http://www.lunion.com/607397/article/2015-11-30/foot/grece-violences-le-panathinaikos-severement-sanctionne

Voir également : Racisme anti-slaves en Grèce : des hooligans grecs attaquent des supporters croates au cours d'un match

Limassol (dans la partie grecque de Chypre) : violences grecques lors d'un match entre les équipes de volleyball féminin chypriote-grecque et turque

Nicosie : une équipe de basket turque victime du hooliganisme chypriote-grec

mardi 10 novembre 2015

La question chypriote : une résurgence de la question d'Orient

Stéphane Yerasimos, "L'obsession territoriale ou la douleur des membres fantômes", in Semih Vaner (dir.), La Turquie, Paris, Fayard, 2005, p. 52-56 :

"La polarisation provoquée par la guerre froide contribua paradoxalement à ouvrir la Turquie sur le monde extérieur. L'arrivée de nouveaux réfugiés des Balkans fuyant l'établissement des régimes communistes suscitait un rappel qu'il n'était plus de mise de dissimuler, puisqu'il se légitimait par la nouvelle vocation du pays : celle d'avant-poste de l'OTAN et de champion de l'anticommunisme. L'alliance avec les Etats-Unis lui conférait également une dimension régionale qui ne pouvait pas ne pas évoquer, et remettre en valeur, le rôle hégémonique qu'elle avait joué dans un passé récent. Son admission à l'OTAN, en même temps que celle de la Grèce, semblait par ailleurs devoir définitivement sceller une alliance esquissée entre les deux pays dans les années 1930.

LA RESURGENCE DE LA QUESTION D'ORIENT : DE LA QUESTION CHYPRIOTE...

C'est alors qu'est survenue la question chypriote. Cette résurgence de la Question d'Orient peut être considérée à l'origine comme étrangère à la conjoncture des deux Etats impliqués, la Grèce et la Turquie, comme au contexte régional. Il s'agit en effet d'une affaire chypriote, chypriote-grecque comme chypriote-turque, dans laquelle les deux nations mères se sont trouvées entraînées. La cession de l'île à la Grande-Bretagne, en 1878, l'avait placée à part de la Question d'Orient, évitant son inclusion dans la recomposition nationale qui avait suivi l'effondrement de l'Empire ottoman. Dans le cas contraire, on aurait vraisemblablement assisté à une solution à la crétoise, annexion de l'île par la Grèce et éviction brutale ou graduelle de sa population musulmane. Si cela ne s'est pas déroulé ainsi, c'est que la Grande-Bretagne a voulu conserver le plus longtemps possible cette île ancrée au large du Moyen-Orient ; ce n'était pas par manque de zèle des Chypriotes grecs, tout aussi imbus du grand dessein de l'hellénisme que leurs « compatriotes » du domaine égéen.

La période de réflexion et de recomposition entreprises par la Grèce et la Turquie à l'intérieur des frontières fixées en 1923 abandonnait les Chypriotes à leurs rêves et, si ceux-ci furent ravivés au début des années 1950, ce fut bien moins à l'origine à cause d'un regain d'irrédentisme dans les mères patries que dans le cadre de la vague de décolonisation qui secouait le vieil Empire britannique.
Ce sont donc plutôt les Chypriotes grecs qui ont sollicité les gouvernements d'Athènes, soucieux de ne pas effaroucher les grands protecteurs occidentaux grâce auxquels ils venaient de gagner la guerre civile contre le communisme, mais désireux en même temps de redorer leur blason, après les désastres de ce conflit, par une nouvelle victoire de l'hellénisme. Ce sont de même les Chypriotes turcs (obsédés par le précédent crétois) qui ont entraîné Ankara, avec la bénédiction cette fois-ci de la Grande-Bretagne, qui trouvait ainsi le moyen de prolonger sa présence en devenant arbitre du conflit d'intérêts qui se profilait.

Ainsi, Chypre, un des rares endroits de la région à n'avoir suscité, pendant la grande recomposition du XIXe et du début du XXe siècle, ni guerre, ni révoltes, ni massacres, ni nettoyages ethniques, devint-elle la scène d'un remake de la Question d'Orient.
Si dirigeants et opinions publiques grecs et turcs se sont pris de passion pour leurs frères chypriotes, au point d'annihiler en un rien de temps les patients efforts de réconciliation en marche depuis deux décennies et de ressortir tous les griefs accumulés depuis la chute de Constantinople, c'est surtout parce que la revendication chypriote permettait aux uns et aux autres de conjurer une défaite. La « catastrophe » de 1922 pouvait ainsi ne plus signifier pour les Grecs le renoncement définitif au grand dessein de l'hellénisme. Les Turcs pouvaient enfin démontrer qu'ils étaient capables d'arrêter l'éternelle fuite vers l'Anatolie.

La conséquence inévitable de ce processus, inconsciemment guidé par le souci d'en découdre avec le passé que de ménager l'avenir, fut que la question chypriote s'envenima d'étape en étape. Le compromis d'un Etat bicommunautaire en 1960 fut remis en question en 1963 et l'escalade aboutit à l'intervention militaire turque de 1974. Cette intervention, parce qu'elle était en même temps la première sortie en force turque hors des frontières de 1923, marqua un bouleversement complet dans les rapports de la Turquie avec le monde extérieur.
Entre-temps, la dimension régionale acquise par la Turquie dans le cadre de la guerre froide, l'arrivée au pouvoir de gouvernements conservateurs enclins à valoriser les traditions, mais aussi l'évolution de la question chypriote, avaient conduit à une révision du passé ottoman. Celui-ci cessait d'être un souvenir douloureux ou honteux pour évoquer une époque glorieuse. La grande période civilisatrice n'était plus celle, mythique, de l'Asie centrale, mais une pax ottomana porteuse de tolérance et de progrès. Plus encore, l'Empire perdait sa réalité multi-ethnique pour devenir une projection vers le passé de l'Etat-nation turc. Dans ce contexte, les territoires de l'Empire se muaient, pour la première fois, en « patries perdues ». Cette réinvention du passé fonctionnait en miroir dans le contexte de l'affrontement gréco-turc. La réouverture du conflit autorisait également la partie grecque à ne tenir la « catastrophe » de 1922 pour la fin de la Grande Idée. L'élaboration des « patries perdues » fut donc réciproque, ravivant griefs et inquiétudes. Pour les Grecs, la Turquie entrait indiscutablement dans une phase d'expansion néo-ottomane. Pour les Turcs, les appétits des Grecs montraient qu'ils ne pensaient pas que le processus de rétrécissement de l'Empire ait atteint ses limites et qu'une suite était donc possible. L'équilibre atteint en 1923 était rompu, au moins dans les esprits ; la douleur des membres fantômes s'installait.

L'intervention de 1974 confirma toutes les craintes, justifia toutes les appréhensions.
Pour la Turquie, cet acte était comme la démonstration nécessaire de sa volonté de ne plus reculer, même si le territoire chypriote n'avait jamais fait partie du Pacte national. Pour la Grèce, c'était une agression caractérisée d'un territoire de l'hellénisme, même si Chypre n'avait jamais fait partie d'un Etat grec. Plus encore, cet événement porta vraiment la question chypriote sur la scène internationale où l'intervention turque fut presque unanimement condamnée comme une agression contre un Etat souverain. Cela suscita aussitôt dans l'opinion publique turque des réminiscences du passé ottoman, lorsque les grandes puissances retrouvaient leur unanimité pour réprimander la Sublime Porte. La crainte de l'« expansionnisme ottoman » chez les uns raviva la menace du « front chrétien » chez les autres.

La situation était mûre pour instrumentaliser ces représentations. La Grèce restait convaincue que seule la pression du « monde civilisé » pourrait faire reculer les Turcs. A cette vision s'ajoutait l'expérience du containment pratiqué par les Etats-Unis à l'égard de l'Union soviétique : une propagande patiente et soutenue présentant la Turquie comme une puissance agressive et maléfique, pour mieux l'exclure ou la marginaliser dans les instances internationales, devait pouvoir atteindre à terme son but. Dans cet objectif, la Grèce pouvait compter sur une alliance avec la diaspora arménienne. Celle-ci entendait mettre en avant le terme « génocide », institutionnalisé à partir de 1948 suite à l'Holocauste des juifs, afin de maintenir vivace son projet national tragiquement frustré en 1915.

Cette offensive puisa dans un terreau fécond, celui de la vaste littérature de la fin de l'Empire ottoman, et trouva une opinion occidentale largement ouverte à ces représentations. La vieille image du Turc n'eut donc pas trop de peine à se réinstaller dans les esprits. Côté turc, cela eut un double effet pervers. Se réimplanta le sentiment d'encerclement dominant pendant la dernière époque ottomane, et celui-ci fut instrumentalisé par les pouvoirs conservateurs, qui purent ainsi promouvoir un nationalisme sourcilleux et s'ériger en protecteurs d'un peuple présenté comme esseulé et menacé de toutes parts. L'emballement des dynamiques internes du pays, qui conduisirent au coup d'Etat de 1980, ne contribua pas à apaiser les tensions internes ni les représentations extérieures."

Voir également : Les relations gréco-turques : un bilan (jusqu'en 1980)

Le président chypriote-grec Nikos Anastasiadis invite à une réévaluation de l'histoire de Chypre
 
Turhan Feyzioğlu : "Chypre, la Grèce et le rêve de l'Enosis"
 
Jean Savard, "avocat de la défense"
 
Chypre : "Nul ne peut nier qu'il n'ait existé quelque chose d'irrationnel, de passionné, dans le choix du camp grec."

Quelques mensonges grecs ordinaires sur Chypre
 
Les causes profondes du conflit chypriote
 
Chypre : la question de la présence militaire turque
 
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Le nettoyage ethnique des Chypriotes turcs par les Chypriotes grecs (1960-1974)
 
Conflit chypriote : 500 Chypriotes turcs disparus en 1963-1974
 
Chypre, 1963 : le bain de sang de la "Semaine noire"
 
Chypre : la question du patrimoine culturel de l'île
 
Chypre : la question du patrimoine culturel de l'île (2)
 
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Le sort des Turcs tombés à la merci des Grecs
 
Charles de Gaulle était partisan de la position turque sur Chypre : la partition (taksim)

dimanche 8 novembre 2015

Grèce : malgré la législation répressive, Nikos Filis (ministre de l'Education) rejette publiquement la thèse du "génocide grec pontique"

(Video) Greek Education Minister Nikos Filis: Massacres Against Pontian Greeks “NOT” Genocide

By Gregory Pappas on November 3, 2015

In a controversial statement on Greek television, Greece’s current education minister Nikos Filis stated that although his government recognizes an official Pontian Genocide Day, he believes personally that the actions against Pontian Greeks in the early 1900s did not constitute a genocide.

Almost a half million Greek Pontians were massacred in the early part of the 20th century by Turks. Entire villages were wiped out in brutal campaigns, forcing a population of Greek-speaking residents of the southern shores of the Black Sea region known as Efxinos Pontos to relocate to mainland Greece.

Filis reiterated in the interview (see video below) that his personal opinions as an academic and a former journalist did not constitute official government policy and referred to seven years of research he had conducted.

In his interview, he did recognize the pain and blood shed, but reiterated that the events did not constitute a genocide.
Source : http://www.pappaspost.com/video-greek-education-minister-nikos-filis-massacres-against-pontian-greeks-not-genocide/

Greek Education Minister Rejects Pontic Genocide; Causes Uproar
By Philip Chrysopoulos -
Nov 3, 2015

Greece’s Education Minister Nikos Filis rejected the notion that the slaughter of Pontian Greeks by the Turks was a genocide.


The leftist minister appeared on Star television late on Monday night in an interview and debate with the audience. Specifically, Filis said that he recognizes the pain and suffering of Pontians and is saddened by the blood shed, but a line should be drawn between a “bloody ethnic cleansing and the phenomenon of genocide.”

After comments to the contrary by the show host and an audience member, Filis maintained his position saying that he had expressed the same exact opinion seven years ago as a journalist and reiterated that the killings “was not a genocide in the scientific sense.”

Filis clarifies that this was his personal opinion and does not express the opinion of the Greek government.

The minister’s comment created a controversy among Pontians and other Greeks, causing several lawmakers of the opposition to call for his dismissal or resignation.

Records show that in the aftermath of World War I, at least 350,000 Pontian Greeks were exterminated through systematic slaughter by Turkish troops, deportations involving death marches, starvation in labor and concentration camps, rapes and individual killings. Entire villages and cities were devastated, while thousands were forced to flee to neighboring countries.

The Ottoman government’s plan to annihilate the Christian populations living within Turkey, including Greeks, Syrians and Armenians, during World War I was set into force in 1914 with the decree that all Pontian men aged between 18 to 50 would have to report to the military. Those who refused to do so, were ordered to be shot immediately.

The Pontic genocide had officially been recognized by Greek Parliament in 1994. Also, an anti-racist law voted in September 2014 has sanctioned prison sentences for those who deny genocide as well as fines from 5,000 to 20,000 euros, and even stricter fines for public officials (10,000-25,000 euros).
Source : http://greece.greekreporter.com/2015/11/03/greek-education-minister-rejects-pontic-genocide-causes-uproar/

Ceux qui s'offusquent de ces propos, mettent en avant des chiffres farfelus, qui ne résistent pas à une analyse sérieuse :

"La publication officielle de l'état-major turc chiffre le nombre des combattants tués dans les accrochages avec l'armée régulière à 11 188, tandis que le nombre de villageois turcs tués par les bandes grecques est fixé à 1 817. Mais comment dénombrer les morts en déportation et ceux des massacres des irréguliers ? La population grecque du vilâyet de Trabzon était estimée en 1914 à 350 000 personnes. Si on y ajoute celle des vilâyets de Sivas et de Kastamonu, on arrive aux environs de 475 000 personnes. Parmi eux, près de 86 000 personnes se sont réfugiées en Russie pendant la première guerre mondiale et 322 500 personnes sont arrivées en Grèce lors de l'échange des populations en 1923. La différence donne 65 à 70 000 personnes, dont un tiers concerne les hommes en armes et les deux tiers la population non combattante disparue soit en 1916-1918 soit en 1921-1923." (Stéphane Yerasimos, "La question du Pont-Euxin (1912-1923)", Guerres mondiales et conflits contemporains, n° 153, janvier 1989, p. 33)

Les déclarations de M. Filis sont importantes, à plusieurs titres :

1. elles constituent un véritable défi pour la législation répressive mise en place en Grèce (mais aussi dans la Chypre grecque) pour sanctionner la contestation des allégations génocidaires visant la Turquie ;

2. cette thématique du "génocide pontique" suit de près la "reconnaissance" internationale du "génocide arménien" et les pressions liberticides qui vont avec (cf. le cas de Valérie Boyer en France), or on voit ici qu'il n'y a pas d'unanimité au sein même de l'intelligentsia grecque (voir également les écrits de Dimitri Kitsikis et Georgios Nakratzas) ;

3. l'Etat grec avait amplement participé à l'instrumentalisation de la question arménienne, dans les années 70 (cf. Stéphane Yerasimos, "L'Europe vue de la Turquie", Hérodote, n° 118, 2005/3, p. 73).

Voir également : La question grecque-pontique

Le séparatisme grec-pontique, le panhellénisme de la Megali Idea et le plan du "front chrétien"

Trabzon, une pomme de discorde entre les nationalismes grand-grec (Megali Idea) et grand-arménien (Miatsial Hayastan)

L'impasse calamiteuse de la Megali Idea
 
La Megali Idea, une "grande idée"... criminelle

Le témoignage de Lord Saint-Davids sur la politique de la terre brûlée accomplie par l'armée grecque en Anatolie
 
La guerre gréco-turque de 1919-1922 : le témoignage capital d'Arnold J. Toynbee sur le nettoyage ethnique commis par les Grecs en Anatolie occidentale

Les Grecs en Asie mineure (1919-1922) : une défaite annoncée

L'antisémitisme sanglant des nationalistes grecs
 
Le nettoyage ethnique, principe fondateur du stato-nationalisme grec

Sources bibliographiques sur le contentieux gréco-turc

Le Parlement arménien refuse d'entériner les allégations génocidaires ridicules des Grecs pontiques et des Assyro-Chaldéens

Une cadre du parti SYRIZA admet la responsabilité du PASOK et de la ND dans les politiques discriminatoires à l'encontre de la minorité turque de Thrace occidentale

Le président chypriote-grec Nikos Anastasiadis invite à une réévaluation de l'histoire de Chypre

lundi 21 septembre 2015

La Grèce, « ventre mou » de l'Europe (1984)

Ilios Yannakakis, "La Grèce, « ventre mou » de l'Europe", Est & Ouest, n° 2, janvier 1984 :
Pour l'opinion publique, la situation politique de la Grèce ressemble à une image d'Epinal : la dictature des colonels, la restauration de la démocratie avec Caramanlis, la victoire électorale du Parti socialiste d'Andréas Papandréou dans la foulée de celle du P.S. et de F. Mitterrand en France. A l'instar de la France, du Portugal et de l'Espagne, la Grèce se serait dotée d'un gouvernement socialiste qui ressemblerait à celui de Paris, moins les ministres communistes.

Les commentateurs politiques occidentaux, dans leur grande majorité, font eux aussi preuve d'une stupéfiante méconnaissance de l'histoire récente de la Grèce, du climat idéologique qui y règne, de la politique intérieure du gouvernement d'Athènes. Certes, de temps à autre, on peut lire dans la presse que, lors du coup d'Etat du général Jaruzelski, Andréas Papandréou adopta une position des plus ambiguës et fit condamner par son gouvernement les sanctions économiques prises à l'encontre de la Pologne. On peut aussi apprendre incidemment que la Grèce se montre hostile à l'installation de fusées Pershing en Europe et que le Premier ministre grec soutient ouvertement le mouvement pacifiste européen, qu'il a refusé de condamner l'Union Soviétique à la suite de l'attaque du Boeing sud-coréen. Ces informations n'ont nullement stimulé la curiosité des commentateurs qui n'ont pas essayé de savoir ce qu'elles révèlent de la réalité grecque.

Ainsi l'observateur attentif de la vie politique grecque se voit-il obligé de poser crûment la question de savoir si la Grèce socialiste du gouvernement Papandréou ne serait pas devenue le « ventre mou » de l'Europe, au moment où les gouvernements occidentaux amorcent une politique de fermeté à l'égard de Moscou.

Par voie de conséquence, on doit se demander si l'Union soviétique n'a pas réussi à « finlandiser » la Grèce, de manière inédite, en transformant, par le biais d'une mainmise idéologique, le P.A.S.O.K. en un instrument privilégié et malléable de sa politique de déstabilisation de l'Europe et de la Méditerranée orientale.


En effet, la Grèce présente aujourd'hui l'exemple d'un pays où un national-socialisme moderne, représenté par un Parti socialiste de type nouveau, permet la diffusion et l'implantation de idéologie soviétique sans l'intervention directe et ouverte d'un parti communiste, relégué au second plan.


Pour pouvoir esquisser les contours du national-socialisme grec, il est nécessaire de rappeler les conditions historiques de son émergence et de son développement.

« La malformation » de la conscience nationale grecque


La Grèce était, jusqu'en 1922, à la recherche de ses frontières. L'expédition militaire d'Asie mineure (1921 [1919]-1922) se transforma en catastrophe. Presque un million de Grecs qui y vivaient depuis des siècles furent chassés de leurs villages et se réfugièrent en Grèce, ce qui provoqua des bouleversements socio-économiques considérables et des traumatismes psychologiques appelés à marquer l'histoire contemporaine de la Grèce. Face au nationalisme triomphant de Kemal Attaturk [Atatürk], le nationalisme grec était en loques.

Le P.C. grec qui, à la différence de la plupart des partis communistes d'Europe, n'est pas né d'une scission du Parti socialiste, attira dans ses rangs un grand nombre de réfugiés d'Asie mineure, qui y trouvèrent la possibilité d'exprimer leurs frustrations et leurs traumatismes. La plupart des dirigeants et cadres du P.C.G, arrivés à sa tête lors de la bolchévisation, appartiennent à ce « monde de réfugiés ».

En outre, se développa en Grèce le sentiment que les malheurs du pays étaient dûs à la dépendance de la Grèce vis-à-vis d'une puissance étrangère, la Grande-Bretagne. Ce sentiment est devenu une constante de la mentalité grecque, nourrissant le magma idéologique de la gauche et d'une partie de la droite.
A noter aussi que le Parti socialiste grec n'a jamais présenté de réelle consistance politique.

Lors de l'occupation allemande, le P.C.G. devint le Parti de la Résistance, la principale force militaire et politique : il regroupa autour de lui des milliers de combattants et de civils luttant pour l'indépendance de la Grèce et, simultanément, pour des changements sociaux et économiques dans un pays archaïque et sous-développé.  Le premier acte de la tragédie du P.C.G. s'est joué durant la Résistance.La direction du Parti se trouva devant un choix malaisé : prendre le pouvoir à la Libération en profitant de sa situation de monopole ou bien accepter de Partager le pouvoir avec les forces gouvernementales en exil.

Les documents et témoignages ultérieurs révèlent que l'Union Soviétique laissa à l'époque le P.C.G. sans consignes précises, ce qui explique la première phase de la guerre civile grecque (décembre 1944) qui opposa les forces de l'E.L.A.S. (l'Armée de Libération Nationale contrôlée par les communistes) aux forces gouvernementales débarquées avec les troupes anglaises. Cette première phase se termina par la capitulation de l'E.L.A.S. en janvier 1945.

Le mythe de Yalta sur le partage du monde entre les grandes puissances fit naître l'idée que la Grèce avait été offerte par Staline à la Grande-Bretagne en échange de l'Europe orientale et centrale. En fait, il semble que Staline gardait en réserve la carte grecque pour plus tard, voulant d'abord consolider ses acquis territoriaux aux frontières de l'U.R.S.S. En dépit de cet échec, le P.C.G. parvint à maintenir ses forces et son prestige. Le retour de N. Zachariadès de Dachau, la préparation systématique, avec l'accord de Moscou, de la seconde phase de la guerre civile ravivèrent les passions. La Grande-Bretagne, épuisée par la seconde guerre mondiale, céda la place aux U.S.A. comme principal fournisseur de l'aide militaire et économique pour faire face à la guerre civile qui s'étendit à tout le territoire (1947-1949). Cette guerre civile se termina par la défaite du P.C.G. et par le départ de milliers de ses partisans vers les pays de l'Est, notamment vers l'Union Soviétique. Les conséquences de la guerre civile furent incommensurables. En particulier, le P.C.G., mis hors la loi et exilé, se reconstitua sous le sigle de l'E.D.A., parti légal se présentant comme parti de gauche. En outre, l'E.D.A., tout en se réclamant du marxisme, devint le lieu où s'exprima le nationalisme refoulé des Grecs et l'anti-américanisme virulent (corollaire du nationalisme) d'une grande partie de la population.

Cependant, l'E.D.A. fut bridée par sa dépendance organique vis-à-vis de la direction du P.C.G. en exil, qui traversait une crise majeure, qui connut des luttes intestines et qui entra bientôt en décomposition. Cette crise aboutit en 1968 à la scission du P.C.G., scission qui se répercuta intensément au sein de l'E.D.A. La période 1949-1968 fut aussi intéressante d'un autre point de vue : n'arrivant pas à résoudre la crise interne du P.C.G., les dirigeants soviétiques ne purent trouver de relais fiables en Grèce même. Ils avaient compris que, sur le plan international, leur meilleur cheval de Troie était désormais le nationalisme socialisant du Tiers monde, mais ils ne disposaient pas de l'équivalent en Grèce. Moscou ne comprit même pas à temps que le national-socialisme grec actuel était en gestation parmi les forces du centre gauche, surtout parmi la nouvelle génération de l'intellingentsia grecque, qui commençait à assimiler les théories et idéologies marxistico-tiers-mondistes en vogue dans les capitales occidentales. L'Union Soviétique était plutôt encline à rechercher son cheval de Troie parmi les militaires fauteurs de coups d'Etat un peu partout en Afrique, en Amérique Latine, au Moyen-Orient.

C'est là une des raisons majeures de la sympathie non déguisée que les Soviétiques éprouvèrent pour les colonels qui prirent le pouvoir en 1967. Moscou, dans un premier temps, crut avoir trouvé ce nationalisme qui lui permettrait de prendre pied en Grèce. Les colonels grecs, quant à eux, profitèrent de ce climat de sympathie pour développer leurs échanges commerciaux avec l'Union Soviétique, laquelle inonda le pays de produits « made in U.R.S.S. ».
De la dictature nationaliste des colonels au national-socialisme du P.A.S.O.K.

Les sept années de dictature marquèrent un tournant dans l'histoire de la Grèce. On peut affirmer sans exagération que cette période ouvrit la voie à la pénétration soviétique, laquelle fut favorisée par plusieurs facteurs apparemment contradictoires.


Sur le plan économique, des entreprises d'import-export dirigées par des communistes ou des ex-communistes se développèrent et proliférèrent grâce au développement du commerce entre la Grèce et l'U.R.S.S. et les pays de l'Est, à un moment où l'Europe occidentale détendait ses liens économiques avec la dictature des colonels. Ces entreprises permirent, lors de la chute de la dictature, d'une part de financer un P.C.G. devenu légal et d'autre part, d'influer sur la politique économique de la Grèce en général. Le P.C.G. est aujourd'hui devenu une puissance économico-financière digne des grands partis frères occidentaux. La dictature accéléra en outre la décomposition du P.C.G. en exil, déchiré par des luttes de personnes et par des règlements de compte ayant pour prétexte les « erreurs politiques » du passé.

La marginalisation du P.C.G. eut pour conséquence de laisser le champ libre à la formation d'un mouvement de gauche, qui donnera lui-même naissance au P.A.S.O.K. Et les nouvelles générations, qui n'avaient pu s'exprimer sous la dictature, trouvèrent dans ce P.A.S.O.K. le lieu privilégié de leur engagement politique. Du point de vue idéologique, ces générations se nourrissent d'un anti-américanisme viscéral, succédant à un nationalisme refoulé d'autant plus exacerbé que la Turquie focalisa ce sentiment avec l'invasion de Chypre et avec la prétendue menace d'une guerre avec la Grèce. La Turquie, alliée privilégiée des Etats-Unis, membre de l'O.T.A.N. comme la Grèce, a servi dans un premier temps, lors de la chute de la dictature, à mobiliser le pays autour de Caramanlis. Celui-ci s'est servi à son tour de cette « menace » pour éloigner l'armée des villes en l'envoyant aux frontières, ce qui a permis la consolidation de la démocratie. L'équation Turquie = U.S.A. = O.T.A.N. accéléra la coloration anti-américaine du nationalisme. En outre, le tiers-mondisme marxiste de cette génération put s'exprimer dans toute sa confusion et dans toute sa plénitude hors du contexte rigide du P.C.G., d'où l'importance du P.A.S.O.K. en tant que « champ d'expression libre » de cette vulgate nationalistico-socialiste.

A la chute de la dictature, les deux P.C.G, celui de « l'extérieur » et celui de « l'intérieur », ne pesaient pas lourd dans la balance électorale. Cependant, le P.C.G. de « l'extérieur » se débarrassa rapidement de ses dirigeants discrédités par les luttes fractionnelles de l'exil et il se dota de nouveaux cadres, qui donnèrent des gages de leur fidélité à Moscou.

De 1974 au début des années 80, l'Union Soviétique investit des sommes considérables dans le P.C.G, ce qui permit à celui-ci non seulement d'entretenir un appareil disproportionné avec ses effectifs et de construire un siège du Parti digne de celui de la place du Colonel Fabien à Paris, mais aussi et surtout de noyauter la presse, grâce à des agents d'influence largement rétribués, et d'attirer à lui artistes et écrivains, compagnons de route et hommes d'affaires. Cas unique en Europe, l'Union Soviétique finança, par l'intermédiaire de journalistes crypto-communistes grassement payés, le plus grand journal populaire de désinformation, « Ethnos » (la Nation), d'un tirage de plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires. A cause de ces moyens considérables, on peut parler, sans exagération, d'un véritable terrorisme intellectuel exercé par le P.C.G. sur les médias et le monde intellectuel de la Grèce.

Quant à l'autre parti communiste, dit « de l'intérieur », empêtré dans la nébuleuse de l' euro-communisme », amer de n'être pas reconnu par le mouvement communiste international, économiquement asphyxié, ne recevant que quelques subsides de la Roumanie, il ne séduit que des intellectuels tiraillés entre leur fidélité au camp socialiste et leur refus du môle soviétique. Politiquement parlant, le P.C.G. « de l'intérieur » est en voie d'extinction.
Le national-socialisme du P.A.S.O.K.

Le P.A.S.O.K. est le produit d'une conjoncture exceptionnelle. Il est apparu sur la scène politique grecque au moment où celle-ci se modifiait de fond en comble avec la chute de la dictature.

L'E.D.A., le grand parti de gauche antérieur à la dictature, disparut dans le tourbillon de la crise du P.C.G. Le Centre éclata, la droite traditionnelle se restructura autour de la forte personnalité de Caramanlis.

A. Papandréou était le seul homme politique à pouvoir s'opposer à Caramanlis. Héritier du prestige du « Vieux », de son père, chef du Centre, il avait lutté implacablement contre la dictature. Il utilisait un langage socialistico-tiers-mondiste et anti-américain. Il s'opposait à l'Europe, proclamait que la Grèce devait appartenir aux Grecs et surtout, grâce à son charisme, il faisait l'économie de congrès, d'élections des organismes dirigeants, de tendances, etc. Le P.A.S.O.K. est ainsi devenu un Parti-mouvement soumis à la cooptation de ses organes dirigeants selon bon vouloir du Chef.

La victoire électorale du P.A.S.O.K. en 1981 a permis au P.C.G de s'introduire dans l'appareil d'Etat et à la Radio-télévision, d'exercer une influence déterminante sur la presse et sur les organisations de masse, ceci en « collant » étroitement aux Gardes vertes, fer de lance formé de membres du P.A.S.O.K. placés dans les principaux rouages de l'administration. L'alliance objective du P.C.G. et du P.A.S.O.K., leur identité idéologique, ont permis à l'Union Soviétique de conquérir en Grèce une position sans précédent en Europe occidentale, en imprégnant le national-socialisme grec de sa propre idéologie.

L'Union soviétique et le national-socialisme grec

Dans cette idéologie, l'anti-américanisme, en tant que manifestation du nationalisme grec, est mêlé à toutes les utopies marxistico-tiers-mondistes et anti-européennes du P.A.S.O.K. A contrario l'Union Soviétique représente une puissance anti-impérialiste et socialiste qui défend la Paix. Aussi étonnant que cela puisse paraître de nos jours, le mythe soviétique n'a en effet pas été entamé aux yeux des Grecs. Aussi bien le P.C.G. que le P.A.S.O.K. ont dressé, au nom de l'anti-américanisme, un barrage autour de ce mythe pour le protéger contre toute tentative de démolition. En dépit des initiatives de quelques intellectuels lucides voulant éveiller la curiosité des jeunes générations sur la réalité soviétique, l'information ne circule pas. Toute publication « non-conformiste » est d'ailleurs boycottée par les librairies et les maisons d'éditions. La propagande soviétique est au contraire largement diffusée par la radio et la télévision, à la suite d'accords culturels entre la Grèce et l'Union Soviétique. Le mouvement pacifiste, largement financé par le P.C.G., reçoit l'appui massif du P.A.S.O.K. et du gouvernement grec.

Bien que le gouvernement d'Athènes ait reconduit l'accord relatif aux bases américaines sur le territoire grec, ce qui a maintenu intact le dispositif de l'O.T.A.N. dans cette région, sa politique extérieure soutient les prises de position soviétiques sur les euro-missiles, sur le problème du Liban, sur la Grenade, etc. L'Union Soviétique a très bien su comprendre, pour sa politique extérieure, l'importance du national-socialisme du P.A.S.O.K., qui fait de la Grèce un instrument propre à affaiblir l'Europe et à miner de l'intérieur la Communauté européenne.

Le rôle joué par les députés grecs au Parlement européen est de ce point de vue révélateur du poids de l'U.R.S.S. dans ce que nous nommerons la finlandisation idéologique du pays. Existe-t-il des antidotes à cette finlandisation idéologique ? Quelques indices permettent heureusement d'espérer que la Grèce va mettre un terme à sa dérive pro-soviétique. Mais ceci est un autre sujet.

Voir également : La Grèce, maillon faible de l'Europe (1985)

Cinq mois de gouvernement socialo-marxiste en Grèce (1982)

Cinq mois de gouvernement socialo-marxiste en Grèce (1982)

G. Georgalas, "Cinq mois de gouvernement socialo-marxiste en Grèce", Est & Ouest, n° 663, mai 1982 :

"Le 18 octobre 1981, le parti « socialiste » du PASOK gagna les élections en Grèce. Il remportait 48 % des voix et 172 sièges au Parlement, sur 300, s'assurant ainsi la majorité absolue. Le parti conservateur, qui gouvernait le pays depuis 1974, n'obtint que 36 % des voix et 115 sièges, et le P.C. dogmatique, 11 % des voix et 13 sièges. Le PASOK était donc au pouvoir et son chef, R. [A] Papandréou, devint Premier ministre. Donc, la Grèce, un pays membre de l'OTAN et de la Communauté européenne, a, depuis cinq mois, un gouvernement marxiste.

Le PASOK, selon les déclarations et les écrits de son chef, son manifeste et son programme, n'est pas un parti social-démocrate, mais un parti « socialiste-marxiste ». Il se différencie de la social-démocratie occidentale qu'il tient pour un « serviteur de l'impérialisme américain » et un « instrument du système ». Selon le PASOK, les partis sociaux-démocrates et socialistes de l'Europe occidentale ne veulent pas le changement du système, mais simplement son « embellissement ».

Se déclarant le parti du « changement radical » ayant pour but « la transformation socialiste de la société », le PASOK se différencie du P.C. et rejette le marxisme « doctrinaire » pour le « marxisme évolutioniste ». Il veut un régime socialiste, mais non « bureaucratique ». Son socialisme sera « un socialisme de participation ». M. A. Papandréou a même précisé que les buts du PASOK étaient identiques à ceux de « Solidarité » en Pologne.

Tout cela en théorie. En fait, le PASOK a prodigué les promesses. Il a promis tout à tous : augmentation des salaires, augmentation des prix des produits agricoles, diminution des impôts, baisse des prix aux consommateurs, amélioration de l'instruction et de tous les services publics, meilleure administration, grands investissements, une politique extérieure « fière » et « indépendante envers tous », une politique beaucoup plus décisive face à la Turquie et sur la question de Chypre, etc., etc. Et tout cela, non pas dans l'avenir lointain, mais presque pour l'immédiat. Son mot d'ordre était « ici et maintenant », et son objectif principal un « programme de 100 jours » pendant lesquels il apporterait les solutions ou les commencements de solutions à tous les problèmes de la société : de la pollution atmosphérique et du trafic jusqu'à l'inflation et la  crise des relations greco-turques.

Parce que le « programme de 100 jours » était magique et omnipotent (puisque les comités des « scientistes » et des « technocrates » du PASOK avaient étudié et trouvé des solutions pour tous les problèmes), le mal ne pouvait être que dans la « droite » qui ne voulait pas appliquer ces solutions par pure méchanceté et parce qu'elle est l'ennemie du peuple. Et c'est ainsi que le PASOK devint un parti populaire, marxo-socialo-fasciste et arriva au pouvoir.

Les 100 jours passèrent, 150 aussi, nous marchons vers les 200 jours. Et les problèmes s'aggravent dans tous les domaines.

EN POLITIQUE EXTERIEURE

Les thèses du PASOK étaient : « En dehors de l'O.T.A.N. ! », « Partons de la Communauté européenne ! », « Dehors les bases américaines ! ». Son gouvernement reste toujours membre de l'O.T.A.N. et de la Communauté, et les bases fonctionnent comme auparavant. Mais c'est une apparence, parce qu'en réalité, le gouvernement de Papandréou a choisi la méthode de lutter « du dedans » contre l'O.T.A.N. et contre la Communauté. Ainsi, la Grèce a refusé de condamner les événements de Pologne, rejeté les sanctions contre le régime polonais et l'U.R.S.S., et provoque systématiquement des problèmes à l'intérieur de l'O.T.A.N. et de la C.E.E. (1). Le résultat est que le pays perd des amis et des soutiens, s'isole, et que sa position internationale s'affaiblit. Et le Premier ministre déclare toujours que son but est l'éloignement des bases américaines, mais, explique-t-il, « nous devons procéder progressivement, avec des manœuvres tactiques ».

Le grand « atout » de la propagande du PASOK était « l'océan d'investissements arabes » qui devaient soutenir la drachme et financer largement le programme pour la transformation du pays en paradis socialiste. Un des premiers actes de M. Papandréou a été d'inviter M. Arafat ainsi que le vice-président d'Irak. Mais il n'y a pas eu une goutte de « l'océan d'investissements ». Or, les amis du PASOK sont attendus, malgré les amitiés arabes de M. Papandréou. Les Arabes riches (Arabie Séoudite et pays du Golfe) sont de la « droite » et pro-occidentaux et n'apprécient guère M. Papandréou. Ses relations ne sont bonnes ni avec les Arabes modérés, ni avec Israël, ni avec les Etats-Unis, ni même avec l'Iran. Lorsque, se pliant devant la nécessité économique, il a envoyé son ministre des Affaires étrangères en Arabie Séoudite pour tenter d'en ramener des investissements, celui-ci est revenu les mains vides.

LES RELATIONS AVEC LA TURQUIE

LE PASOK prônait la politique de la main forte à l'égard de la Turquie. Son chef avait même demandé au gouvernement de M. Karamanlis de « couler Mora » ! (le bateau turc qui faisait des recherches en mer Egée pour chercher du pétrole). Maintenant, les avions, les bateaux et les sous-marins turcs violent quotidiennement la région d'Egée que la Grèce considère comme sienne, sans autre réaction de la part du gouvernement que des protestations. Mais les relations avec la Turquie se détériorent dangereusement. La visite de M. Papandréou à Chypre a provoqué une tension sans précédent ; le président de la République, M. Karamanlis, a même parlé récemment d'un danger de guerre entre les deux pays. (...)

AUTRES DOMAINES

Le gouvernement « socialiste » a déclaré la guerre à l'Eglise. Il prend des mesures pour assujettir l'armée, la police, l'instruction publique. La Radiotélévision (il existe deux réseaux appartenant à l'Etat) est passée sous le contrôle non pas des marxisants socialistes du PASOK, mais des communistes vrais et purs qui l'emploient pour un « lavage de cerveau » massif du peuple. La propagande gouvernementale voit partout des « ennemis », des « espions », des « provocateurs » et cultive la haine aveugle contre la « réaction », contre la « droite » qu'un de ses propagandistes appelle « les loups » !

Après cinq mois de gouvernement le PASOK a perdu beaucoup de terrain. L'indignation augmente. Malgré le fait que les communistes soient ses alliés et qu'ils contrôlent avec le PASOK, les mécanismes de mobilisation les travailleurs ont déjà commencé à lutter pour survivre, seuls, sans direction, sans organisation, spontanément. (...)

(1) Le premier ministre grec salua la proposition Brejnev pour le « moratoire » atomique qui permet à l'U.R.S.S. de maintenir ses missiles, mais ne permettait pas à l'O.T.A.N. de développer les siens. A la session du Comité de planification Atomique de l'O.T.A.N. à Colorado Springs, la représentation grecque exprima expressément son refus aux « Euromissiles »."

Voir également : La Grèce, maillon faible de l'Europe (1985)

mercredi 9 septembre 2015

Le président chypriote-grec Nikos Anastasiadis invite à une réévaluation de l'histoire de Chypre

Greek Cypriot President’s speech a welcome re-evaluation of the past
August 27, 2015

Cyprus Mail newspaper which is published in the South Cyprus noted the discussions experienced in the Greek Cypriot side in it’s column. The Cyprus Mail noted the following views regarding the issue:

“Our politicians rarely deviate from the politically correct discourse of the Cyprus problem when speaking in public. They stick to the one-sided version of events, recycle the official rhetoric and speak as if they have a monopoly on the truth. Challenging and questioning ideas is avoided for fear of this being interpreted as weakness or a lack of patriotism and sparking criticism.
This was why Anastasiades’ speech at the opening of the conference for overseas Cypriots on Tuesday night was such a pleasant surprise. The president challenged several of the assumptions made by our side, questioning the logic and explaining that there was more than one way of looking at things.


For instance he took the issue of property and answered all those Greek Cypriots who had been expressing outrage because it was agreed a user’s rights would also be recognised. Should the rights of 160,000 Greek Cypriots that were users of Turkish Cypriot properties in the free areas be written off, he asked. It was a valid point that has never been acknowledged by our politicians who only speak about Greek Cypriot properties in the north.

He also brought up the sacred cow of the “Cyprus Republic”, pointing out that “the time had come for us to realise that the old times when we thought the “Cyprus Republic” was a Greek Cypriot Republic have no validity.”
He also highlighted the contradiction in the argument of those who want to maintain the “Cyprus Republic” while doing away with the treaties that set it up in the 1960s. The Republic will evolve into something new, he said and stated he would not allow “populism to lead to denials”.

It was about time someone made the point that these issues could not be simplified into black and white as has been the practice for the last 40 years. And there was nobody more suitable than the president to challenge the skewed way of viewing the national problem. He might not have convinced many people, but hopefully he may have encouraged them to be less dogmatic and more open-minded. This would constitute a positive step.

He will never convince the hard-line opponents of a settlement such as DIKO chief Nicolas Papadopoulos who told overseas Cypriots yesterday that our objective should be the maintenance of the “Cyprus Republic”, because its dissolution could “turn us into the Palestinians of the Mediterranean, a people without a state”. We will hear a lot more alarmist nonsense like this in the future, which is why it was so important for the president to start challenging the decades-old official dogmas.”
Source : http://mfa.gov.ct.tr/greek-cypriot-presidents-speech-a-welcome-re-evaluation-of-the-past/

Voir également : Quelques mensonges grecs ordinaires sur Chypre

Les causes profondes du conflit chypriote

Chypre : la question de la présence militaire turque

Chypre : la question des soi-disant "colons" turcs

Chypre : pourquoi l'intervention turque ?

Le nettoyage ethnique des Chypriotes turcs par les Chypriotes grecs (1960-1974)

Conflit chypriote : 500 Chypriotes turcs disparus en 1963-1974

Chypre, 1963 : le bain de sang de la "Semaine noire"

Chypre : la question du patrimoine culturel de l'île

Chypre : la question du patrimoine culturel de l'île (2)

La Megali Idea, une "grande idée"... criminelle

Le sort des Turcs tombés à la merci des Grecs

Charles de Gaulle était partisan de la position turque sur Chypre : la partition (taksim)

Un grand héros turc s'est éteint : Rauf Denktaş

jeudi 16 juillet 2015

Sources bibliographiques sur le contentieux gréco-turc

Livres :

Arnold J. Toynbee, The Western question in Greece and Turkey, Londres, Constable & Co., 1922

Robert Mantran, "Les débuts de la Question d'Orient (1774-1839)", in Robert Mantran (dir.), Histoire de l'Empire ottoman, Paris, Fayard, 1989

Robert Mantran, Histoire d'Istanbul, Paris, Fayard, 1996

Georges Castellan, Histoire des Balkans, XIVe-XXe siècle, Paris, Fayard, 1991

Serge Métais, Histoire des Albanais. Des Illyriens à l'indépendance du Kosovo, Paris, Fayard, 2006
 
Justin McCarthy, Death and Exile : The Ethnic Cleansing of Ottoman Muslims, 1821-1922, Princeton, Darwin Press, 1995

Stéphane Yerasimos, Questions d'Orient : frontières et minorités des Balkans au Caucase, Paris, La Découverte, 1993

Stéphane Yerasimos, Hommes et idées dans l'espace ottoman, Istanbul, Isis, 1997

Thierry Mudry, Guerre de religions dans les Balkans, Paris, Ellipses, 2005

Thierry Mudry, Histoire de la Bosnie-Herzégovine : faits et controverses, Paris, Ellipses, 1999

François Georgeon, Abdülhamid II. Le sultan calife (1876-1909), Paris, Fayard, 2003

Youssef Courbage et Philippe Fargues, Chrétiens et Juifs dans l'Islam arabe et turc, Paris, Payot & Rivages, 1996

Alexandre Toumarkine, Les migrations des populations musulmanes balkaniques en Anatolie (1876-1913), Istanbul, Isis, 1995

Henry Laurens, "Impérialisme européen et transformations du monde musulman", in L'Europe et l'islam : quinze siècles d'histoire (ouv. col.), Paris, Odile Jacob, 2009

Joëlle Dalègre, Grecs et Ottomans, 1453-1953 : de la chute de Constantinople à la disparition de l'empire ottoman, Paris, L'Harmattan, 2002

Joëlle Dalègre, La Grèce depuis 1940, Paris, L'Harmattan, 2006

Joëlle Dalègre, "Grèce : comment peut-on être musulman ?", in Xavier Bougarel et Nathalie Clayer (dir.), Le nouvel islam balkanique : les musulmans, acteurs du post-communisme, 1990-2000, Paris, Maisonneuve et Larose, 2001

Erik Jan Zürcher, Turkey : A Modern History, Londres-New York, I. B. Tauris, 2004

Christian Gerlach, Extremely Violent Societies : Mass Violence in the Twentieth-Century World, New York, Cambridge University Press, 2010

Dzovinar Kévonian, Réfugiés et diplomatie humanitaire : Les acteurs européens et la scène proche-orientale pendant l'entre-deux-guerres, Paris, Publications de la Sorbonne, 2004

Daniel Lefeuvre, Pour en finir avec la repentance coloniale, Paris, Flammarion, 2008

Stéphane Rosière, Le nettoyage ethnique : terreur et peuplement, Paris, Ellipses, 2006

Paul Dumont, Mustafa Kemal invente la Turquie moderne, Bruxelles, Complexe, 2006

Thierry Zarcone, La Turquie. De l'Empire ottoman à la République d'Atatürk, Paris, Gallimard, 2005

Nicolas Pitsos, "Pour une société plurielle : les communautés qui ont fait la Grèce", in Joëlle Dalègre (dir.), La Grèce inconnue d'aujourd'hui : De l'autre côté du miroir, Paris, L'Harmattan, 2011

Michel Bozdémir, La marche turque vers l'Europe, Paris, Karthala, 2005

Emel Akçali, Chypre : un enjeu géopolitique actuel, Paris, L'Harmattan, 2009

Semih Vaner (dir.), Le Différend gréco-turc, Paris, L'Harmattan, 1988

Gilles Bertrand, Le conflit helléno-turc : la confrontation de deux nationalismes à l'aube du XXIe siècle, Paris, Maisonneuve et Larose, 2004

Turhan Feyzioğlu, Chypre, mythes et réalités : documents sur le problème de Chypre : 28 questions, 28 réponses, Ankara, Institut de politique étrangère, 1984

Sophie Chautard, L'indispensable des conflits du XXe siècle, Levallois-Perret, Jeunes Editions, 2006

Georges Prévélakis, Géopolitique de la Grèce, Bruxelles, Complexe, 2006

Elise Ganem, L'axe Israël-Turquie : vers une nouvelle dynamique proche-orientale ?, Paris, L'Harmattan, 2005


Articles : 

Stéphane Yerasimos, "Les relations gréco-turques : mythes et réalités", Peuples Méditerranéens, n° 15, avril-juin 1981

Stéphane Yerasimos : "Ethnies et minorités en Turquie : quelques réflexions sur un problème insoluble", Les Temps Modernes, n° 456-457, juillet-août 1984

Stéphane Yerasimos, "La question du Pont-Euxin (1912-1923)", Guerres mondiales et conflits contemporains, n° 153, janvier 1989

Stéphane Yerasimos, "Caucase, la grande mêlée (1914-1921)", Hérodote, n° 54-55, 4e trimestre 1989

Stéphane Yerasimos, "Turquie : les choix difficiles", Hérodote, n° 58-59, 3e-4e trimestre 1990

Stéphane Yerasimos, "L'autre Alexandre", Politique étrangère, n° 2, 1992

Stéphane Yerasimos, "Chypre, un écueil sur le chemin de la Turquie vers l'Europe", Lignes, n° 13, 2004/1

Stéphane Yerasimos, "L'Europe vue de la Turquie", Hérodote, n° 118, 2005/3

Georges Prévélakis, "Le processus de purification ethnique à travers le temps", Guerres mondiales et conflits contemporains, janvier 2005/217

Jean Ganiage, "Terrorisme et guerre civile en Macédoine (1895-1903)", Guerres mondiales et conflits contemporains, n° 201, 2001/1

Jean Ganiage, "Les luttes entre chrétiens en Macédoine : Grecs et Serbes contre Bulgares (1904-1908)", Guerres mondiales et conflits contemporains, n° 202-203, 2001/2

Dimitri Kitsikis, "Nationalisme dans les Balkans : étude comparée des révolutions Turque de 1908 et Grecque de 1909", Historical Papers, volume 6, n° 1, 1971

Dimitri Kitsikis, "Le cas des réfugiés grecs", Annales. Economies, Sociétés, Civilisations, volume 20, n° 5, 1965

Erik Jan Zürcher, "Greek and Turkish refugees and deportees 1912-1924", Turkology Update Leiden Project Working Papers Archive, janvier 2003

Nikos Sigalas et Alexandre Toumarkine, "Ingénierie démographique, génocide, nettoyage ethnique. Les paradigmes dominants pour l'étude de la violence sur les populations minoritaires en Turquie et dans les Balkans", European Journal of Turkish Studies, 7 | 2008

Jean-Pierre Derriennic, "La "Question d'Occident" 70 ans plus tard : à propos de la crise bosniaque", Commentaire, volume 17, n° 67, automne 1994

Stéphane de Tapia, "Les réfugiés dans la construction de l'Etat-nation turc", Autrepart, volume 7, 1998

Turhan Feyzioglu, "Chypre, la Grèce et le rêve de l'Enosis", Le Monde, 21 septembre 1974

Jean Savard, "Avocat de la défense", Le Monde, 4 juillet 1975

Jacques Lafon, "Turquie-Occident, un jeu de miroirs", Etudes, volume 364, n° 6, juin 1986

Ilios Yannakakis, "La Grèce, « ventre mou » de l'Europe", Est & Ouest, n° 2, janvier 1984

Ilios Yannakakis, "La Grèce, maillon faible de l'Europe", Est & Ouest, n° 17, avril 1985

Jacques Soustelle, "La Turquie, bastion solide à l'est de l'Europe", Revue des Deux Mondes, novembre 1985

André-Louis Sanguin, "Nettoyage ethnique, partition et réunification à Chypre", Revue Géographique de l'Est, volume 45/1, 2005

Semih Vaner, "Chypre : petite île, grandes puissances", Politique étrangère, 50e année, n° 1, 1985

Semih Vaner, "Retour au différend gréco-turc", Cahiers d'études sur la Méditerranée orientale et le monde turco-iranien, n° 4, mai 1987

Michel M. Bozdemir, "Chypre, entre panhellénisme et panturquisme", Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée, n° 48-49, 1988

Ergün Olgun, "Chypre : mythes, réalités objectives et avancées possibles", Outre-Terre, n° 10, 2005/1

Maria Gravari-Barbas, "Le "sang" et le "sol" : le patrimoine, facteur d'appartenance à un territoire urbain", Géographie et Cultures, n° 20, décembre 1996

Jeanne Hersant, "Souveraineté et gouvernementalité : la rivalité gréco-turque en Thrace occidentale", Critique internationale, n° 45, 2009/4


Entretiens :

Lisa Montmayeur, entretien avec l'OVIPOT, 19 mars 2010


Voir également : Sources bibliographiques sur le contentieux turco-arménien