samedi 4 juillet 2015

Grèce : le ministre des Finances Varoufakis accuse les créanciers de "terrorisme"

Grèce : Varoufakis compare les créanciers à des terroristes
Le 04/07 à 10:34, mis à jour à 12:51

"Aujourd'hui ce que veut Bruxelles et la troïka c'est que le oui gagne pour pouvoir ainsi humilier les Grecs" , explique le ministre des Finances grec.


Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis accuse samedi les créanciers du pays de "terrorisme" et de vouloir "humilier les Grecs", qui se prononceront lors du référendum de dimanche sur leurs dernières propositions de réformes. "Ce qu'ils font avec la Grèce a un nom: terrorisme", accuse Yanis Varoufakis dans un entretien au quotidien espagnol El Mundo. "Aujourd'hui ce que veut Bruxelles et la troïka c'est que le oui gagne pour pouvoir ainsi humilier les Grecs", ajoute-t-il.

"Pourquoi est-ce qu'ils nous ont forcé à fermer les banques? Pour insuffler la peur aux gens. Et quand il s'agit de répandre la peur, on appelle ce phénomène le terrorisme", développe le ministre en parlant de la politique menée par les créanciers d'Athènes, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE) et l'Union européenne.
"La Grèce a besoin d'un accord"

"Quel que soit le résultat du référendum, le lundi il y aura un accord, j'en suis complètement et absolument convaincu. L'Europe a besoin d'un accord, la Grèce a besoin d'un accord, de sorte que nous arriverons à un accord." Pour le ministre des Finances, qui répète qu'en cas de victoire du oui il démissionnera, "aujourd'hui ce que veut Bruxelles et la troïka c'est que le oui gagne pour pouvoir ainsi humilier les Grecs".

Il accuse aussi ses opposants de vouloir faire de "la Grèce un exemple pour les autres" à l'heure où en Espagne le parti de gauche radicale Podemos, allié du grec Syriza, gagne en force à l'approche d'élections législatives. "Je crois que dans toute l'Europe il y a besoin de partis comme Syriza et Podemos, des partis à la fois critiques à l'égard du système mais en même temps pro-européens et démocrates. Ceux qui nous détestent veulent nous faire passer pour anti-européens, mais non, ce n'est pas vrai, nous ne le sommes pas."
Source AFP
Source : http://www.lesechos.fr/monde/europe/021186553604-varoufakis-accuse-les-creanciers-dathenes-de-terrorisme-1134469.php

A propos de "terrorisme", on rappellera que le ministre de la Défense (d'extrême droite) du gouvernement grec actuel avait menacé de submerger l'UE de djihadistes.

Voir également : Inversion accusatoire : le ministre des Finances grec Yiannis Stournaras blâme la zone euro pour la crise grecque

Le ministre des Finances grec Evangelos Venizelos accuse l'UE : la Grèce aurait été utilisée comme un "bouc-émissaire", "soumise au chantage et humiliée"

Le ministre des Finances grec Evangelos Venizelos nie l'évidence : "La Grèce n'est pas le paria de l'Union européenne, elle n'est pas une plaie et un problème permanents", mais un "pays équivalent, compétitif" (sic)

Ils ne peuvent pas s'empêcher de mentir : le parlementaire grec Simos Kedikoglou reproche à l'UE d'être responsable de la crise que traverse son pay
 
Le communiste fou Mikis Theodorakis dénonce un "complot international" visant à "exterminer physiquement" le peuple grec (sic)